AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Mer 22 Mai - 10:37

* « J’ai une seconde fille. Une fille aînée Thélia. Elle s’appelle Iule il paraît. J’aimerais bien la retrouver, pour qu’elle sache que son papa ne l’a pas abandonné, mais que c’est sa mère qui ne m’a rien dit… »

« Je ne veux pas que tu revois cette femme, Thès. C’est hors de questions ! »

« C’est n’est pas la mère mais ma fille que je veux voir ! Essaie de comprendre ! »

Tandis que ses parents se disputaient à propos de cette découverte incroyable, Echo s’était caché derrière le mur de la cuisine pour mieux les entendre. Que racontait-il ? Elle ne comprenait pas cette histoire, hormis le fait qu’elle avait apparemment une grande sœur. Une grande sœur d’une autre maman. Iule. Curieuse qu’elle était et intrépide d’aventure, Echo pris la décision de partir aussi à sa recherche…

Mais revenons-en un peu à sa petite famille qui était son père et sa mère. Son papa, Thès, était un terrien venu ici il y a longtemps pour vivre en tant que Marin à la cité Yubaba. C’était un homme gentil, mais qui n’osais pas lever le ton, surtout sur sa fille et sa nouvelle femme. Oui je dis nouvelle, puisque dorénavant, ce ne sera plus un secret qu’il y est eu une autre femme avant… Mais à ce moment-là, on ne parlait pas de femme, mais d’aventure d’une nuit. Sa maman, Thélia, était aussi une femme venant dans l’autre monde. Mais elle n’avait que 15 ans d’ancienneté ici, par rapport à Thès qui en avait plus de vingt. Bref, cette femme qui avait été militaire sur terre, était fortement déçue de n’être qu’un Marin également. Elle n’était pas très maternelle avec Echo. Elle voulait toujours l’entraîné à être « Un bon soldat ». Mais Echo n’aimait pas la guerre… Parfois Echo avait l’impression que sa maman ne l’aimait pas, qu’elle se servait d’elle pour revivre son ancienne gloire. Son papa lui, était drôlement plus gentil avec elle ! Il lui lisait des histoires, lui faisaient des gâteaux, jouait avec elle, etc…


« Alors quoi ?! Tu sais déjà ce que je pense de ton ancienne relation avec cette femme ! Ce n’est pas correct ! »
« Désolé, mais je n’ai pas été élevé à l’armée, je n’ai pas les même valeurs que toi. »

Maman partie en colère dehors. Elle sortit son paquet de cigarettes qu’elle fuma de longues minutes. Maman faisait ça quand elle était fâchée. Papa avait soupiré dans la cuisine. Il aimait maman, et il n’aimait pas la mettre en colère. Moi j’avais presque tout compris. J’irais chercher ma sœur ! *

__________________________________

Tôt ce matin-là, il faisait frais, mais beau. Une journée idéale pour sortir ! Papa et maman étaient parti se balader, ils m’avaient dit de faire ce que je voulais de ma journée, qu’ils seraient absent toute celle-ci mais qu’il ne fallait pas que je fasse de bêtises. Moi j’avais l’intention de partir toute la journée à la recherche de ma sœur, Iule. Aujourd’hui je ne travaillais pas, on était Dimanche. J’avais mis une petite robe rose qui me tombait jusqu’aux genoux, avec un collant blanc et des chaussures décapotable(1) rose aussi. Par-dessus ma robe à bretelles, j’avais mis un pull léger blanc brodé. Encore par-dessus, parce que ce n’était pas suffisant, j’avais mis un grand gilet rose qui me tombait aux genoux. Il était beau ce gilet, je l’aimais beaucoup, il y avait de beaux dessins dessus !
Bref. Je sortie de chez moi et alla jusqu’au Chat-bus. Je payai mon billet pour aller jusqu’à La vallée du vent. C’est ici que mes recherches m’avaient emmené. En fait, ce n’était pas grand-chose. Je n’avais pas eu besoin de chercher beaucoup. Ces derniers mois, après cette découverte, à mon travaille quand quelqu’un venait me consulter pour son avenir, je demandais à la fin s’ils connaissaient une certaine Iule. Ce fut échecs sur échecs quand un jour… Un couple me parla de ma sœur. Ils m’indiquèrent la vallée du vent comme là où elle habitait. Je suivis donc cette piste. C’était plutôt rigolo ! C’était comme une chasse au trésor !

Le chat-bus mis quelques heures avant d’atteindre la vallée du vent. Il me déposa dans un village assez calme et assez mignon. Que c’était paisible ici ! Moi qui avais toujours eu l’habitude du brouhaha de Yubaba… Trop de fêtes tout le temps ça abruti ! J’eu tout d’un coup l’image d’une Cité Yubaba calme et paisible. J’éclatais de rire. C’était impossible ! Les villageois me regardèrent étrangement. Peut-être avaient-ils l’impression que je me moquais d’eux… Je rougis de honte à cette pensé.

« Heu… Heu… Monsieur ! Bonjour Monsieur excus… »
« Je n’ai pas le temps, mes champs m’attendent ! »
« Ah heu… Tant pis… » Fit-je avec déception.

J’avançais plus loin et demandais à d’autres personnes mon chemin pour trouver Iule. On me donna l’adresse d’une maison plus loin. Je fila vers celle-ci et frappa…

(1) Chaussures décapotables : Ballerines.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Mer 22 Mai - 22:52




Il faut donner du temps au temps, c’est tout du moins ce que dit le proverbe. Et là, apparemment, le temps avait décidé de prendre son temps, notamment ce qui concernait la réparation du chariot et le débloquement des routes, que ce soit par les gelés tardives dans les canyons enneigés que d’autres et diverses aléas climatiques qui l’empêchaient de reprendre sa route dans l’immédiat, la coinçant dans la vallée du vent pour un petit bout de temps. Il avait donc fallut s’établir quelque part, chose qu’Iule n’avait pas faite depuis plus de huit ans. Au moins. Continuer de loger chez Loûn, à l’œil avait été sa première option. Mais les conventions sociales faisaient qu’il ne fallait pas rester trop longtemps comme invité chez les gens, que c’était très impoli. D’autant plus que si l’ancienne caravanière vivait à l’extérieur du village, ce n’était pas pour rien. C’était la solitude qu’elle recherchait et Iule savait qu’elle avait la permission de troubler cette solitude de temps en temps, pour une courte durée. De toute façon, il avait fallu trouver un endroit pour travailler et gagner de l’argent, pas que ceux-ci venaient à manquer mais plus par soucis qu’avait Iule de faire quelque chose de rémunérer de manière régulière. Un temps sans argent qui rentrait dans les caisses constituait à ses yeux une faute impardonnable et un comportement indigne d’elle. Elle avait donc cherché un logement plus pérenne, trouvant à habiter chez une vieille femme qui louait une petite maisonnette dans sa cour, avec écurie, histoire de loger la ménagerie actuellement au chômage technique. Pour un prix abordable. On était à la vallée du vent, pas à Yubaba ou Calcifer. Ses premiers jours ici avaient été occupé par l’emménagement. La remise en état de la petite écurie dont le toit de chaume partait au premier coup de vent, la remise en état du pré attenant et de ses barrières. Son avance de loyer, toujours demandée où que l’on soit avait été en fait payé en menus travaux de restauration de la maison principale de la grand-mère et de la maison qu’elle-même occupaient. Il avait fallu la meubler succinctement, ranger tout son barda, la vieille femme avait beaucoup ri, doutant un instant que les livres, les fioles et les bizarreries entre dans les pièces . Iule l’avait contredit en organisant une chambre et une salle à vivre à l’étage, avec tout le confort espéré, et au rez de chaussé un petit laboratoire derrière une porte dérobé pour la fabrication de ses remèdes, une salle d’attente et un bureau. Car oui, la blondinette s’était installée comme médecin, après tout, c’était tout à fait dans ses compétences .Elle avait suffisamment pratiqué et lu pour se considérer comme telle. Elle avait fait un peu de publicité, vantant des prix correct et abordable pour des gens de la vallée du vent (c’est-à-dire complétement dérisoire pour les autres royaumes), la nouveauté du cabinet et donc le peu de temps d’attente, sa proximité , ses horaires (ouvert le dimanche jusqu’en milieu d’après-midi ) et ses compétences. La clientèle avait affluée naturellement et Iule s’était rassurée elle-même .L’argent ne viendrait pas à manquer

Cette journée avait débuté comme toutes les autres. Iule s’était levée sans grande conviction peu avant le lever du jour, habituée à ses horaires de voyageuse. Elle avait passé un pantalon moulant noir, lui remontant jusque sous la poitrine et refermé par deux boutons, un chemisier blanc impeccable, et elle avait noué autour de son cou, un nœud de soie bleu ciel. La présentation était indispensable dans ce travail. On ferait toujours confiance à un médecin bien habillé qu’à une personne mal fagoté. Ses cheveux blond avait ensuite était tressé en une seule natte lâche lui descendant jusqu’en haut de la hanche. Ils étaient décidément trop longs. Un petit coup de maquillage rapporté de la cité Yubaba, elle avait toujours rêvé de s’en mettre, histoire de voir ce que cela faisait comme changement (et si l’inscription publicitaire sur l’emballage n’était pas mensongère mais bien véridique. Curiosité professionnelle dans une possible idée d’exportation). Pas de bijoux. Elle avait enfilé ses bottines noires et avait commencé sa journée en engloutissant une énorme brioche sucrée offerte par son hôte qui avait su trouver très vite son point faible. Puis elle avait nourrit le chat en ouvrant une boite de thon sous son regard envieux et désireux, il se léchait les babines, l’animal. Elle l’avait caressé son poil alors qu’il ronronnait de bonheur, lui racontant la météo que le pommier du champ lui avait prédit hier. Elle s’était ensuite occupé des chevaux , les amenant au champ tous les deux , leur causant du nombre de pigeons qu’elle avait dû envoyer pour signaler à ses clients son inertie pour au moins un mois , due aux différents problèmes et des réponses qu’elle avait reçu , la remerciant et lui demandant de signaler sa prochaine remise en activité . L’avantage d’avoir du renom, c’est que les gens ne vous font aucun reproche. Elle avait ensuite salué sa logeuse, cette dernière s’étant aussi improvisée avec joie hôtesse d’accueil du cabinet et secrétaire à ses heures perdues, contente de voir défiler tout ce beau monde et de pouvoir vanter la présence dans sa maison. Puis Iule avait ouvert le cabinet

La journée est maintenant bien avancée. La pause déjeuner et sieste juste terminée et les gens emplissent doucement la salle d’attente. C’est la vielle dame qui ouvrit à Echo, lui offrant un grand sourire


« Vous venez pour la consultation ? Entrez, Entrez, il n’y a pas encore beaucoup de monde, les gens sont encore aux champs à cet heure ci. »

Elle la fait s’assoir, ne quittant pas son grand sourire. La salle d’attente est vide, colorée face au ciel terne qui trône dehors. Elle est décorée de carte, de croquis de paysage et d’aquarelle. La bibliothèque est emplie de livre aux couvertures multicolores, traitant de nombreux sujets. Les chaises cannées semblaient confortable et en grand nombre, laissant jugé de l’activité du cabinet en heure de pointe. L’attente est courte et Iule fait entrer la petite fille dans son bureau, la dévisageant, la jaugeant. Jolie robe en bon étoffe. Coupe impeccable. Teint frais et blanc. Yubaba. Donc riche. Donc possibilité de raquer plus ou moins un maximum, quitte à envoyer la facture aux parents. Iule inspire en la fixant et en lui tendant la chaise.


« 150 xxx . Payable d’avance. »

Elle patiente, attendant que cette dernière sorte l’argent, décidant de faire avancer la consultation


« Que puis-je faire pour vous ? »




[Ne te fie pas à la longueur, c'est juste que c'est le premier post et que j'ai pleins de chose à dire è_è ]
[Les xxx , c'est parce que je ne connais pas la monnaie à Skies Kingdom [quelqu'un ? è_è]]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Ven 24 Mai - 22:19

« Vous venez pour la consultation ? Entrez, Entrez, il n’y a pas encore beaucoup de monde, les gens sont encore aux champs à cet heure ci. »
« Heu… Mais… »

J’entrais dans la pièce indiqué par la vielle dame. Une pièce pour le moins coloré. L’attente fut très courte. Si tôt entrée, si tôt emmenée dans une autre salle. Je regardais la jeune femme qui m’avait escorté dans l’autre pièce. Elle me regardait d’un air calme. Finalement, elle lâcha après m’avoir observé :

« 150 xxx . Payable d’avance. »

Un silence de quelques secondes pris place. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivais.

« Que puis-je faire pour vous ? »
« Je… Je n’ai pas beaucoup d’argent sur moi… Je ne suis pas là pour voir un médecin pardon, je voudrais simplement retrouver ma sœur. On m’a dit que je la trouverai ici… C’est un petit village peut être savez-vous de qui il s’agit ? Elle s’appelle Iule ! S’il vous plait aidez-moi ! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 19:06




Iule fronce les sourcils, en lève un, puis l’autre. Si elle n’est pas là pour un médecin, pourquoi est-elle entrée ici. Si elle n’est pas là pour une consultation, elle ne va pas payer. Et est donc en train de lui faire perdre son temps, donc de l’argent et cela rendait Iule furieuse, comme toutes les choses qui lui faisaient perdre inutilement de l’argent. Les gamins de la cité Yubaba n’ont-ils donc rien d’autre à faire que déranger les gens qui travaillent des autres royaumes. Iule s’apprête à la chambrer sérieusement et à la chasser sans autre forme de procès quand le discours hésitant prend un sens audible. Pardon ? Iule ouvre de grands yeux étonnés, faisant briller le bleu zinzoliné de ces yeux. Tout allait très vite. Yol. C’était un coup de Yol. Pourtant, elle croyait que sa grossesse, celle d’y a plus de vingt ans, celle qui l’avait amené elle, Iule, ici, au royaume du vent, lui avait servi de leçon, et qu’on ne l’y reprendrait plus. Dans quel pétrin t’es-tu encore fourré. Et puis, c’est qui le père de cette gamine ? Un paumé ? Avec lequel elle a passé une malheureuse nuit ? Idiote de mère papillon. La jeune femme fulmine contre cet être irresponsable avant de tenter de se reprendre. Réfléchis, Iule, Réfléchis. Elle ne ressemble en rien à Yol, cette gamine. Il lui manque les yeux. Elle n’a rien d’une gamine issue de Yol, elle a l’air en parfaite santé mentale, elle n’a pas l’air non plus très dégourdie. Et puis, elle vient de Yubaba, probablement d’une famille stéréotypé aimante, avec un père, une mère, un animal de compagnie, peut être une grand-mère bienveillante. Alors pourquoi se prétendre être sa sœur ? Si c’était une blague, elle était d’un extrême mauvais gout. Cette déclaration avait eu la conséquence de la déstabiliser un instant. Elle l’avait aussi maudire Yol pour rien, même si elle avait probablement du tuer cette femme dans son esprit une bonne centaine de fois pour diverses raisons. Il allait falloir parler et réprimander, et Iule avait une sainte horreur de ça. Parler d’abord. Parce que c’était perdre son temps, faire marcher des mécanismes qu’elle ne connaissait que trop mal et brasser beaucoup d’air. Quand à réprimander, Iule n’en était pas encore rendu là dans ses livres sur l’éducation des enfants. Cas de force majeur, Iule, cas de force majeur

« Je ne sais pas si c’est une nouvelle technique pour obtenir une ristourne à Yubaba, se prétendre être de la famille du commerçant ou du médecin que l’on veut consulter mais cette technique est détestable. »


Voix forte et grave, tonnante dans la pièce, résonnante. Colère grondante, frémissante qui empourpre un instant ses pommettes. Avant de reprendre un masque froid. Son regard par contre, son regard s’enflammait, lançait des éclairs à la gamine. Ses poings se serraient avant de se relâcher. Reprendre la parole. Difficile. Elle organise ses mots, essayant d’aller au plus rapide afin de mettre celle qu’elle considère comme une sale gamine, une sale gosse de riche, dehors. Pour après sortir de la pièce et aller se blottir contre le Chat, inspirer et expirer pour reprendre son rôle. Celui de Iule, le médecin peu bavard (et d’ailleurs peu enclin à la discussion) mais compétent.


« Tu as peut être une sœur, mais elle n’est surement pas à la vallée du vent et elle ne s’appelle encore moins Iule. Iule, c’est moi et je n’ai pas de famille, tu m’entends ?! Ni mère, ni père, ni sœur, ni frère, ni grands parents, ni oncle, ni tante, ni cousins ou tout ce que tu veux . Mon géniteur ne doit même pas savoir que j’existe et ma génitrice n’est qu’une pauvre … . Alors, tu vas sortir d’ici, attraper le prochain chat bus et aller te blottir dans les jupons de ta chère maman qui doit t’attendre avec un bon petit plat sur le feu. Et je ne veux plus jamais, jamais, jamais, te revoir ici, est ce que c’est clair ?! »


Elle aurait voulu se montrer moins émotive mais tout ce qui abordait la famille la rendait mal à l’aise et la perdait tout son calme et sa contenance. Son talon d’Achille. Son point faible.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 20:02

« Je ne sais pas si c’est une nouvelle technique pour obtenir une ristourne à Yubaba, se prétendre être de la famille du commerçant ou du médecin que l’on veut consulter mais cette technique est détestable. »
« Quoi… ? » soufflais-je.

Que racontait-elle ? Qu’elle technique ? Je la regardais avec des yeux étonnée et une mine perdue. Je voyais bien que ma demande l’avait fâchée. Je ne voulais pourtant aucun mal à cette femme, médecin d’après ce que j’avais compris, et encore moins à ma sœur. Je voulais simplement la connaître… Les gens de la vallée du vent étaient-ils tous aussi renfermé ? Je baissais la tête malgré moi. Elle m’impressionnait un peu avec son regard foudroyant. J’étais mal à l’aise, autant vous le dire.

« Tu as peut être une sœur, mais elle n’est surement pas à la vallée du vent et elle ne s’appelle encore moins Iule. Iule, c’est moi et je n’ai pas de famille, tu m’entends ?! Ni mère, ni père, ni sœur, ni frère, ni grands parents, ni oncle, ni tante, ni cousins ou tout ce que tu veux . Mon géniteur ne doit même pas savoir que j’existe et ma génitrice n’est qu’une pauvre … . Alors, tu vas sortir d’ici, attraper le prochain chat bus et aller te blottir dans les jupons de ta chère maman qui doit t’attendre avec un bon petit plat sur le feu. Et je ne veux plus jamais, jamais, jamais, te revoir ici, est ce que c’est clair ?! »

Plus elle parlait, plus je m’enfonçais dans mon siège. Plus elle parlait, plus les larmes me montaient aux yeux. Plus elle parlait, moins j’avais envie de restée… Je n’aimais pas les gens qui criaient. Surtout que je n’avais rien dis de mal… J’en étais persuadée. C’était donc elle, ma grande sœur. Médecin à la vallée du vent. Et… Méchante avec moi !

« Pourquoi tu me crie dessus… Je ne t’ai rien fait… Je voulais juste te connaître… C’est ta maman qui a dit à notre papa qui tu étais, et je t’ai cherchée pour que tu sache que tu avais une petite sœur, et… Moi je voulais qu’on soit une famille… Tu en a une de famille, tu as moi, et papa, papa aussi il veut te connaître ! Il est gentil papa, mais ta maman lui à jamais dit que tu existais, il l’as vu y’à quelques temps et c’est là qu’elle lui a dit mais… Je ne voulais pas t’embêté… Ne me crie pas dessus je n’ai rien fait de mal… S’il te plait… »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 22:08




Et la voilà qui se mettait à chouiner, ne bougeant pas de sa chaise, s’y enfonçant même pour ne plus faire qu’un avec la chaise en bois. Bois qui commençait à frémir sous la colère de Iule et à reprendre vie même, dotant les jambes de la chaise de petites branches qui se couvraient brusquement d’un feuillage abondant, qui grossissait, grossissait jusqu’au à ce que Iule s’en aperçoive et l’arrête. Il fallait qu’elle se calme. Il fallait qu’elle reprenne le contrôle d’elle-même. Parce qu’elle commençait par redonner vie au bois du meuble et terminait généralement par faire pousser sans le vouloir un platane centenaire au centre de la pièce. Elle aurait aimé se calmer, elle faisait tout pour. Elle se détourne d’Echo, la laissant ses larmes et à ses explications, tentant de l’ignorer, de passer outre. Mais non, non, ça ne se passait pas comme. Ce qu’elle ressentait se mélangeait en une mixture informe, imbuvable et mauvaise qui la rendait malade et incompréhensible, elle qui avait déjà tant de mal à la base à ressentir et analyser. Là, ça mettait tout à mal. Et Echo pleurait. Et c’était absolument insupportable. Et ça l’énervait encore plus. Alors, c’était normal ? Normal de débarquer comme ça devant une fille qu’on ne connait ni d’Eve, ni d’Adam, de lui déclarer qu’on était sa demi sœur parce qu’issu du même père et exploser en larme parce qu’on se fait gronder d’avoir fait une mauvaise, très mauvaise blague. Mais qu’est ce qui l’empêchait de la sortir de force ? Quoi ? La possibilité qu’elle ait raison. Iule tente de rassembler ses esprits et de se souvenir des soirs où Yol, trop ivre pour faire quoi que ce soit et n’ayant pas d’amants devenait bavarde au sujet de l’homme qui lui avait, je cite « fichu un boulet pareil ». Il venait de de Yubaba, il était marin, d’origine italienne, il avait les yeux verts et les cheveux blonds. Comme la gamine qui se trouvait devant elle. Non, ne pas aller trop vite en besogne, il y a beaucoup de gens qui ont les yeux verts et les cheveux blonds. Si seulement Yol avait lâché un jour son nom. A moins qu’elle l’ait oublié, parmi d’autre. Répondre. Répondre. Iule retourne vers la gamine, prends appui sur les accoudoirs de la chaise, son visage à quelque centimètres de celui de la petite, ses yeux zinzolins plongés dans les siens.


« Nous ne sommes pas une famille. Nous ne le serons jamais et ne l’avons jamais été. Combien même on serait lié de manière réelle par le sang. Si ton père avait voulu que nous soyons un jour une famille, il n’aurait pas mis vingt ans à se réveiller. D’ailleurs, vu que tu es là, tu vas pouvoir faire passer le message : Je ne veux pas vous voir, ni toi, ni lui, ni Yol. Jamais. Et …. »


Iule se redresse, la vieille dame est rentrée, Elle fixe la scène, la petite en larme, les pieds de la chaise en feuille, Iule en colère et soupire avant de faire signe à la jeune femme de s’approcher, lui murmurant à l’oreille qu’on avait besoin d’elle pour soigner des animaux de traits et des gens. Accidents de chariot, rien de grave heureusement mais il serait bon de s’y rendre. Iule saute sur l’occasion, attrapant une mallette, la remplissant de fioles, d’instruments et de bandages, la fermant avant de prendre son manteau. Elle se dirige ensuite vers l’écurie , n’adressant pas un regard à Echo , partant sceller Mugin, laissant seule la petite fille et la vieille dame , qui attrape un mouchoir de tissus dans la manche de sa robe et qui essuie les larmes de la blondinette .


« « Je ne sais pas ce que tu lui a raconté, mais on l’entendait jusque dans la rue. C’est d’ailleurs la première fois que je la vois sortir de ses gonds. Tu veux boire quelque chose de chaud pour me calmer ses larmes ? » »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 22:28

La peur. La peur. La peur… J’ai peur… Papa… Maman… J’ai peur… Ces branches me font peur, Iule est en colère… Après moi. Elle ne veut pas de moi… C’est injuste je n’ai rien fait ! Pourquoi cette colère ? Cette rage ? Elle a peur… Elle a mal j’en suis sûre, je crois le voir dans son regard.

« Nous ne sommes pas une famille. Nous ne le serons jamais et ne l’avons jamais été. Combien même on serait lié de manière réelle par le sang. Si ton père avait voulu que nous soyons un jour une famille, il n’aurait pas mis vingt ans à se réveiller. D’ailleurs, vu que tu es là, tu vas pouvoir faire passer le message : Je ne veux pas vous voir, ni toi, ni lui, ni Yol. Jamais. Et …. »

La vielle dame qui m’avait ouvert et accompagner dans cette pièce horrible fit son apparition. Je ne compris pas très bien ce qu’elle demanda à ma sœur, mais Iule parti sans un regard vers moi. Je pliais mes genoux et sanglotait doucement quand elle fut parti. J’avais mal… Tellement mal… Moi qui m’était fait une joie de la retrouvé, une joie de lui dire qui j’étais, et qui était papa… Une joie… Qui en quelques minutes étaient devenu regrets… Pauvre naïve que j’étais.

« Je ne sais pas ce que tu lui a raconté, mais on l’entendait jusque dans la rue. C’est d’ailleurs la première fois que je la vois sortir de ses gonds. Tu veux boire quelque chose de chaud pour me calmer ses larmes ? » Murmura la vielle dame en essuyant mes larmes, avec une grande douceur.

Je hochais la tête, aucun son ne voulant sortir de ma bouche. Je me levais et suivais la vielle dame. J’en voulais terriblement à ma sœur. Elle ne voulait pas de moi. Mais ce qui me blessait, c’était sa colère en apprenant mon existence… Comme si, elle m’en voulait de vivre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 23:05




Le galop du cheval se fit entendre dans la cour, régulier, les sabots frappant de manière régulière le sol. Iule était partie, on lui avait une porte pour qu’elle puisse fuir, cette situation imprévue qui la mettait tant mal à l’aise, face à laquelle elle était tout bonne incapable de réagir. Quelque chose dont elle avait rêvé toute petite , seule face à la solitude et à l’ignorance ou encore au colère de Yol . Un père qui lui tende la main et qui l’emmène loin, très loin de la vallée du vent, vers cette cité Yubaba qui lui semblait si magnifique et extraordinaire quand elle avait cinq –six ans. Qu’il la présente à une jolie famille, qu’elle soit choyée comme les enfants autour d’elle. Ces enfants avaient l’air heureux, entourés de leurs parents qui leur apportaient attention et amour .Que pouvaient-ils bien ressentir au juste. Comment savoir ? Comment comprendre ? Question sans réponse, qui le restera éternellement. Pourquoi ce sentiment de colère maintenant ? Si spontané, si irréfléchis ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi gronder Echo de ne pas être venue plus tôt. Parce qu’avant, la faute aurait été réparable ? Oublier. Il fallait oublier et se concentrer sur la tâche à venir. Soigner, sauver, se faire payer. Points. Voilà à quoi se résumait sa vie et son travail.

La vieille dame entraine Echo doucement à l’extérieur de cette pièce oppressante pour elle, l’emmenant dans la salle d’attente, puis à l’extérieur dans la maison d’en face. Elle est vite talonnée par le chat. Parce que le chat a faim et qu’il a besoin de manger, que sa proprio l’a laissé sans rien pour manger et qu’il est à la recherche d’une main nourricière charitable. Il se frotte contre les jambes d’Echo puis contre celle de la vieille dame en miaulant, qui le gratifie d’une caresse avant d’ouvrir la porte de la petite maisonnette, invitant la petite fille à prendre place et lui proposant de prendre une brioche avant de faire chauffer du lait , ouvrant une conserve de poisson pour le chat qui la gratifia d’un miaulement sonore avant de manger goulument. Elle chantonne en attendant que le lait bout , passant une main dans ses cheveux bruns . Cette dame est âgée d’âme, son corps éprouvant encore une jeunesse rafraichie. Le sort de jeunesse faisait encore effet, difficilement, mais sa coiffure d’un style vieillissant et sa longue robe laissait deviner son âge. Posant une tasse de chocolat chaud devant la petite, elle s’assoit en face d’elle, lui caressant la joue, heureuse que ce gros chagrin sont passé, dévoilant ses dents blanches dans un sourire.


« Je crains … qu’il ne soit trop tard pour que tu rentres chez toi ce soir. Il va te falloir beaucoup de temps de retourner à la station du chat bus et personne ne pourra t’emmener, les travaux des champs accaparent presque tout le monde. Tu peux rester avec nous ce soir si tu le souhaite mais je pense qu’il serait bon de prévenir ton papa et ta maman par pigeon. »

Le chat monte sur la table agilement, ayant fini sa pitance et se blottit contre le bras d’Echo ronronnant fortement. La dame gratte la tête de l’animal qui ronronne fortement . Chat peu sauvage , contrairement à sa maîtresse


« Je ne suis … peut être pas la personne à qui tu souhaiterais parler en ce moment , peut être suis trop encore une inconnue … Cependant , si tu as besoin de parler et si tu le souhaite , tu peux m’expliquer la raison de ces larmes ? »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 26 Mai - 23:55

J’entrais dans dans la salle d’attente ou j’étais quelques temps plus tôt. Tout allait bien à ce moment-là… Comment les choses avaient-elles pu déraper aussi vite et aussi loin ? Tout en réfléchissant au problème, la vielle dame m’emmenait à l’intérieur de la maison d’en face. C’était mignon ici… Différent de chez moi. Mais c’était vaste, à la fois petit, et surtout, j’avais l’impression de respiré vraiment, et surtout, de l’air pur ici. C’était sans doute le calme qui y régnait, ça donnais une impression de liberté. Je comprenais que Iule s’y sente bien, et qu’elle prenne peur en me voyant débarqué de Yubaba. Mais… Je n’allais pourtant pas la forcée à venir vivre avec nous.

Loin de là, maman n’accepterais jamais de toute façon, et papa n’oserais jamais la contredire. Un chat nous suivait depuis qu’on était sorti. Il miaulait, la vielle dame lui donna à manger. Juste avant, j’avais pris timidement une tranche de brioche proposer par la vielle dame qui fit chauffer le lait. Je n’avais pas de grand-mère, c’était agréable de se faire chouchouter comme ça. C’était réconfortant après une tempête comme tout à l’heure… Le lait chaud, elle remplit une tasse de chocolat avec et me la posa sur la table. Elle vint s’asseoir ensuite en face de moi. Elle me caressa tendrement la joue. Je rougis. Je n’étais pas habituée à tant de tendresse. Maman me prenait pour une recrue de l’armée, et papa, bien qu’il soit la gentillesse incarné, il avait peu de temps pour moi et la plupart du temps, lorsqu’il s’occupait de moi, c’était juste pour jouer ou lire des livres. Il n’avait que peu eu de tels gestes.

« Je crains … qu’il ne soit trop tard pour que tu rentres chez toi ce soir. Il va te falloir beaucoup de temps de retourner à la station du chat bus et personne ne pourra t’emmener, les travaux des champs accaparent presque tout le monde. Tu peux rester avec nous ce soir si tu le souhaite mais je pense qu’il serait bon de prévenir ton papa et ta maman par pigeon. »

« Je… »

Je ne pus finir la phrase car le chat monta sur la table en ronronnant. Il voulait des caresses. Oubliant ce que je voulais dire, je caressais le chat en écoutant ce que la vielle dame me disait.

« Je ne suis … peut être pas la personne à qui tu souhaiterais parler en ce moment, peut être suis trop encore une inconnue … Cependant, si tu as besoin de parler et si tu le souhaite, tu peux m’expliquer la raison de ces larmes ? »

Je souris doucement en regardant la vielle dame. Une boule dans la gorge, la voix tremblante, je commençais à raconter mon récit.

« Il y a quelques temps, j’ai découvert que j’avais une demi-sœur. Je me suis mise à sa recherche, et il s’est avéré que cette personne est Iule. Mais je crois qu’elle ne veut pas me croire… Quand elle l’a su, elle m’a dit des choses atroces. Qu’elle n’avait pas de famille, que je n’étais pas sa sœur, que je lui faisais une blague de mauvais gout et j’ai bien senti qu’elle aurait voulu que jamais je ne vienne… Je crois que je l’ai blessé madame. Je m’en veux. Mais je lui en veux aussi, elle n’a pas été gentille avec moi… Je n’ai pas fait exprès de l’embêté. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Mar 28 Mai - 23:57




La femme écoute attentivement, ne quittant pas son sourire bienveillant. Il est vrai que Iule est un sacré personnage, elle l’a bien remarqué, depuis le temps qu’elle la loge. Cependant, elle semble chercher dans son esprit, le temps d’un silence, comment expliquer. Si les deux femmes se sont vites « entendue », c’est parce que l’une comme l’autre savent communiquer avec le silence et le trouve préférable aux mots, surtout quand ils sont de trop .On est à la vallée du vent, ici, les silences sont un lieu commun que les habitants savent exploiter et profiter. Tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. On a bien le temps ici où tout va si lentement. Mais pour Echo, qui vient de Yubaba, c’est bien plus compliqué. La vie et le bruit ne s’arrête jamais là, tout va tellement vite. Les gens qui viennent de là-bas savent rarement attendre et prendre leur temps parce qu’habitué à l’opulence et à consommer vite. Yubaba est bien une dictature qui ne tient que parce qu’elle occupe ses sujets à la fête et aux plaisirs pour les empêcher de penser politique. Ligne de conduite simpliste mais terriblement efficace visiblement vu que le régime est toujours en place. Comment expliquer à Echo ce qu’elle sait, par rumeurs et par ce qu’elle a déduit du comportement de sa locataire ? Comment faire comprendre que si en effet , elle veut créer ce lien avec cette demi sœur, il va falloir s’armer de patience et de compréhension . Comment expliquer la réputation sulfureuse de la mère, Yol, qui habitait un peu à l’écart d’ici et qui se rapproche toujours un peu plus des villes, cherchant à tarir sa soif de liberté, comme elle l’interprète elle ? Elle tente un sourire avant de caresser une autre fois le chat et de prendre la main de la petite. Il va falloir être bavarde et explicite.


« Je suis pas sûre … de ce que j’ai vu de ta sœur depuis qu’elle est ici , de ce que j’ai entendue d’elle et des fois précédentes où je l’avais rencontré … Je ne suis pas sûre qu’elle maitrise le concept de gentillesse ou de méchanceté gratuite . Elle ne doit pas savoir ce que c’est ou en voir la moindre utilité. Ou les deux. Comme elle ne comprends pas un concept comme l’amour , l’amitié… ce genre de concept un peu compliqué que tu connais parce qu’on te l’a appris , tes parents les premiers , tes relations ensuite . C’est un peu comme si … Tout avait un prix pour elle. Tu le rends un service, elle te le rendra dès qu’elle le pourra. Tu la blesse, elle te le rendra tout autant. Mais l’être sans raison … Je ne sais pas, ce n’est pas naturel. C’est même un peu étrange, tu ne trouves pas ? »

Elle rit, avant de surveiller l’heure, se trouvant autant piètre oratrice que psychologue. Après tout, cela ne faisait pas partie de ses capacités. Son truc à elle, c’était faire pleuvoir et avoir le don de cuisine. Qu’importe, avoir Echo pendue à ses lèvres lui plaisait bien


« Tu sais … la maman de Iule … elle n’a pas très bonne réputation ici … Ce n’est pas quelqu’un de recommandable et il parait qu’elle ne s’est jamais occupé de sa fille, qui est partie dès qu’elle a pu .Certains disent même qu’elle battait sa fille quand elle était ivre, je ne sais pas si c’est vrai par contre. Cependant … Je pense que tu as compris pourquoi Iule refuse la famille et tout ce qui va avec et qu’elle préfère être seule. »

Elle ébouriffe les cheveux d’Echo avec tendresse et son air goguenard ne quitte pas son visage

« Allez, jeune fille, assez bavardé. Tu vas m’envoyer ce message à tes parents avant qu’ils ne s’inquiètent. Par contre, à la vallée du vent, si tu veux ton repas, il faut travailler. Tu as déjà nettoyé des écuries ? Il faut nettoyer la paille salle, la mettre dans le chariot fait pour, récurer, rajouter l’avoine puis remettre de la paille propre. Il n’y a que deux box utilisés, tu m’as l’air en pleine forme, ça ne devrait pas trop prendre trop de temps. Allez zou . »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Mer 29 Mai - 12:26

« Je suis pas sûre … de ce que j’ai vu de ta sœur depuis qu’elle est ici , de ce que j’ai entendue d’elle et des fois précédentes où je l’avais rencontré … Je ne suis pas sûre qu’elle maitrise le concept de gentillesse ou de méchanceté gratuite . Elle ne doit pas savoir ce que c’est ou en voir la moindre utilité. Ou les deux. Comme elle ne comprends pas un concept comme l’amour , l’amitié… ce genre de concept un peu compliqué que tu connais parce qu’on te l’a appris , tes parents les premiers , tes relations ensuite . C’est un peu comme si … Tout avait un prix pour elle. Tu le rends un service, elle te le rendra dès qu’elle le pourra. Tu la blesse, elle te le rendra tout autant. Mais l’être sans raison … Je ne sais pas, ce n’est pas naturel. C’est même un peu étrange, tu ne trouves pas ? »

La vielle dame avait ri après cette phrase. Moi je ne rigolais pas, je la regardais attentivement et écoutait tout aussi concentrée. En savoir plus sur ma sœur me faisait très plaisir, même si ce n’était pas de sa bouche à elle.

« Tu sais … la maman de Iule … elle n’a pas très bonne réputation ici … Ce n’est pas quelqu’un de recommandable et il parait qu’elle ne s’est jamais occupé de sa fille, qui est partie dès qu’elle a pu .Certains disent même qu’elle battait sa fille quand elle était ivre, je ne sais pas si c’est vrai par contre. Cependant … Je pense que tu as compris pourquoi Iule refuse la famille et tout ce qui va avec et qu’elle préfère être seule. »
« Oui… » Murmurais-je doucement, comme s’il ne fallait pas que je parle.

Je comprenais qu’à moitié ma sœur. Certes elle n’avait pas eu un bon passé, ni une belle famille comme moi, et je comprenais qu’elle m’en voulait de me ramener comme ça, et de déballer mon histoire. Ça avait dû la brusquer, et la braquer qui plus est… Mais, d’un autre côté, même si la peur la consumait devant moi maintenant, je trouvais ça injuste qu’elle me rejette uniquement à cause de sa mère. J’étais sa famille aussi, c’était évident et surtout, elle n’y pouvait rien. Je pensais qu’elle n’avait pas le droit de rejeter l’amour qu’on lui donnait pour cette simple raison.

La vielle dame ébouriffa mes cheveux, cela me fit revenir à la réalité.

« Allez, jeune fille, assez bavardé. Tu vas m’envoyer ce message à tes parents avant qu’ils ne s’inquiètent. Par contre, à la vallée du vent, si tu veux ton repas, il faut travailler. Tu as déjà nettoyé des écuries ? Il faut nettoyer la paille salle, la mettre dans le chariot fait pour, récurer, rajouter l’avoine puis remettre de la paille propre. Il n’y a que deux box utilisés, tu m’as l’air en pleine forme, ça ne devrait pas trop prendre trop de temps. Allez zou . »
« D’accord. Merci de m’avoir parlé de Iule Madame. Merci de m’hébergé pour cette nuit également. » Dit-je avec un grand sourire heureux malgré ma mésaventure d’il y a quelques minutes.

J’écrivais ma lettre à mes parents pour leur dire que je dormais chez une amie ce soir, (je ne voulais pas dire que je dormais chez Iule, ils seraient venu me chercher, enfin, maman pour me récupérer et m’éloigner d’ici en m’interdisant de ne plus jamais la revoir, et papa pour rencontrer sa fille aînée, qui l’aurait aussi rejeter et non seulement il aurait été blessé par sa fille, mais en plus, il aurait été fâcher contre moi pour ne pas l’avoir prévenu plus tôt.) Bref. Une fois la lettre écrite, je la donnais à un transporteur qui partait avec pour la donner à mes parents.
Ensuite, j’allais à l’écurie faire mon travail. En premier lieu, l’odeur du box me leva le cœur. Je n’étais pas habituée à la campagne. J’enfilais une sorte de combinaison pour travailler, et mis des gants. J’attrapais ensuite une fourche pour entrer dans le box. Maladroite comme je suis, je fis peur au cheval qui hurla et me projeta sur le sol avec ses pattes.

« Mais arrête ! Je te veux pas de mal je viens nettoyer ta chambre le cheval ! » Le suppliais-je avant qu’il alerte Iule et qu’elle vienne me criée encore dessus.

Je ne voulais pas la décevoir. Le cheval une fois calmée par mes caresses, je commençais lentement et doucement mon travail pour ne pas l’effrayer de nouveau. Je faisais la même chose avec l’autre box. Je finis par me prendre au jeu et m’amuser en travaillant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Lun 3 Juin - 16:34




Il lui avait fallu quelques dizaines de minutes pour atteindre le lieu de l’accident. Déjà, tout s’envolait. Echo. Son Père, qu’elle n’arrive pas à appeler Leur Père. Même se dire « leurs » géniteurs communs était quelque chose de difficile. Cela signifierait qu’elle reconnaissait Echo en tant que demi-sœur et ça c’était … bien trop dure. D’abords parce qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle devrait ressentir normalement envers Echo, envers ce père inconnu. Elle avait fait accélérer le cheval qui s’en donnait à cœur joie, trop heureux de ne pas avoir à trainer ce feignant poney fjord qui lui servait de partenaire. De toute façon, la petite était probablement repartie, attrapant le dernier chat bus qui lui permettrait de rentrer chez elle et, au vu des paroles que Iule avait proférer, elle obéirait sagement, ne revenant plus jamais dans la vallée du vent, ne cherchant pas à la recontacter. Elle a surement compris la leçon et ce problème sera vite oublié. La gamine oubliera, préoccupée par son adolescence et d’autres choses. Peut-être que la vrai femme du père, la mère d’Echo, s’attachera à lui faire oublier cette incartades malvenue dans la vie de sa fille. Qui voudrait s’attacher à une nomade de la vallée du vent, vénale, dite sans véritablement de scrupule. Qui voudrait d’une fille handicapée socialement parce qu’elle ne sait mettre mot sur ses émotions et les gérer de manière correcte ? Pas une mère à la vie bien proprette de la cité Yubaba .Et puis, dans les livres, il disait que famille signifiait de revenir toujours au même endroit de manière régulière et prévenue, ce qui était parfaitement contre ses habitudes, Hime et son ventre arrondis en savait quelque chose. Qu’il fallait s’habituer à la voir débarquer en pleins milieux de la nuit, s’incrustant discrètement pour la retrouver le lendemain en train de préparer un petit déjeuner copieux, son chat se baladant dans l’appartement, les chevaux dans un pré non loin, la carriole garée dans une ruelle, occupant la place par l’étal. Oublie, Iule. Cette gamine qui est venue mettre un grand coup de pied dans tes aprioris, ta routine plan-plan et rassurante que tu t’es construite pour calmer des appréhensions face à cette vie sédentaire que tu ne connaissais plus. Oublie Iule, ça partira avec le temps .Ça guérira, comme toutes les blessures bégnines. Elle pose pied à terre, gardant son calme devant la situation désastreuse qui s’offrait devant elle. Cela aurait été catastrophique si elle avait été normale, sans aucun don ni connaissances. Mais avec son don, les jambes cassées des deux chevaux à terre ne les condamneront jamais à mort. La voilà débarrassée de la plus grosse contrainte d’un vétérinaire, savoir donner la mort. Du moins en partie.

Les sabots de Mugin ne frappent le sol de la cour que quelques heures plus tard, portant une Iule extenuée qui se laisse menée. Elle n’avait pas pensé se fatiguer autant en utilisant son don. La vie de ces bêtes est importante, bien plus que sa propre fatigue. Elle manque de s’écrouler quand elle pose pied à terre, se raccrochant aux rênes avant de tapoter ses joues et de secouer la tête pour se reprendre. La journée de travail est terminée et les paysans l’ont payée en nature. Elle a gagné une douzaine d’œuf, une bouteille de lait frais et un sac de farine plein à craquer ainsi qu’une livre de beurre. Ils ont dit qu’ils complèteront le lendemain. Quand elle a vu les mets, elle a tout de suite pensé à la recette des pancakes ou de la pâte à crêpe. Le livre de recette dit que ce genre de chose est un plat convivial qui donc par définition se mange à plusieurs. Mais Inviter signifiant donner gratuitement, Iule ne se soumettra jamais à ce genre de convention sociale sauf si elle peut en tirer bénéfice. Elle invitera sa logeuse, tiens. Si elle peut lui rendre l’invitation, ça lui permettra de manger à l’œil. Bonne idée. Iule hoche la tête à sa pensée puis se dirige silencieusement vers les écuries, flattant l’encolure de l’animal qui souffle avant de se figer, fronçant les sourcils. ELLE. ELLE était toujours là, s’occupant des écuries. Tous les oublis furent rappeler à sa mémoire, les questions sans réponses revenaient. Il lui reste une lueur de lucidité qui lui fait attacher sa monture, avant d’arracher la fourche des mains d’Echo.


« Dehors ! Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « Je ne veux plus te voir ici ! » ? Quoi ?!
-Iule ! »

La logeuse qui l’a aperçu rentrée intervient, s’interposant entre elle et la petite, Iule au bord de la crise d’hystérie, de larmes coulantes malgré elle sur ses joues. Corps incontrôlable. Qui la dégoutte. Elle menace de la fourche, sous le regard attentif et inquiet des chevaux

« Iule, c’est mon invit…
-Tout ce que vous voulez, mais elle ne m’approche ni moi, ni mes chevaux, ni mon chat, ni l’endroit où j’habite. Maintenant, tout le monde dehors ! »

Attendant qu’elle parte avant de s’écrouler dans un coin de l’écurie, tentant de reprendre son calme, sa fatigue la travaillant tout autant que ses émotions.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Jeu 13 Juin - 17:50

Je senti la fourche m’être arraché des mains, et deux yeux foudroyant de colère. Je tombais sur les fesses. Iule.

-Dehors ! Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « Je ne veux plus te voir ici ! » ? Quoi ?!
-Iule !

La dame qui m’avais donné du chocolat arriva et pris ma défense avant que ça dégénère. J’avais les larmes aux bords des yeux. Iule…

-Iule, c’est mon invit…
-Tout ce que vous voulez, mais elle ne m’approche ni moi, ni mes chevaux, ni mon chat, ni l’endroit où j’habite. Maintenant, tout le monde dehors !

La logeuse et moi sortions alors. Et je me mis à pleurer. Je fonçais dans les bras de la logeuse.

-Pourquoi ? J’ai fait quoi de mal ? J’ai voulu aider c’est tout ! Pourquoi Iule me déteste ? A cause de sa maman ? De papa ? Mais papa il n’y est pour rien dans tout ça !

Et alors que je pleurais à chaudes larmes, l’envie me vint de criée à mon tour sur ma sœur. Mais, trop effrayée encore, je n’en trouva pas le courage. Malgré la colère…
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 16 Juin - 20:53




Inspire . Expire . Reprends calme. Elle souffle bruyamment , une larme au coin de l’œil , tremblante . Elle n’arriverait donc pas à se défaire de cette gamine envahissante. Elle serait toujours là à réclamer un lien . Et puis d’abord, est ce que son histoire est vrai ? N’y a-t-il pas anguille sous roche . Une personne dans le mensonge aurait lâché prise depuis longtemps , serait rentrer chez elle . Pas elle . Mais se renseigner inclurait de revoir Yol , et ça , c’était absolument hors de question . Il n’était pas pensable qu’elle revoit cette femme . Et puis , elle n’avait aucune confiance en elle et en ses réponses, Yol pourrait lui répondre tout et son contraire dans l’unique but de la blesser ou de la mettre dans une situation inconvenable et désagréable . Elle ne pouvait donc demander à personne. Personne ne se souviendrait de l’amant d’une semaine de Yol, parmi les autres, personne . Il parait que sur terre, il y a un moyen de savoir si on est affilié ou non à quelqu’un grâce à une mèche de cheveux . Adn . Iule ne sait pas si c’est exploitable ici . Elle n’a pas le matériel pour . Peut être que quelqu’un sachant voir ce genre de chose , les liens familiaux , pourrait l’aider mais elle ne connait personne . Personne qui pourrait l’aiguiller, ou contre rémunération répondre à sa question . Cela devient compliquer , tout devient compliquer quand les choses nous échappe . Iule se lève , reprends le sens des priorité . Déharnacher le cheval puis mettre les deux comparses aux champs où il passeront la nuit  . Et ensuite ? Et ensuite plus rien . Sortir reviendrait à passer devant le mélodrame qui se passe en ce moment même à l’extérieur. Gamine pleurnicheuse, sans aucune retenue et courage qu’est cette possible demi sœur qui se tiens devant elle . Pourvu qu’elle ne soit pas deux dans la famille comme ça, ce serait vraiment la fin du monde . Ne pas sortir . Reste la solution dormir dans l’écurie . Cela ne serait pas la première fois qu’elle le fait . Mais ce serait bête ; son lit est à quelques mètres. Et si tu arrêtais de fuir , Iule . Maintenant qu’elle est là, cette gamine, que ses cheveux blonds t’ont fait réagir. Réfléchis aux choses qu’Hime tente de t’inculquer dés que tu viens la voir , au chose que tu as lu sur la famille, étant donné que tu ne sait pas ce que c’est . Réfléchir encore longuement . C’est sa naissance que tu es en train de reprocher à cette gamine. Pourquoi lui en vouloir, elle n’y est pour rien dans cette histoire . Elle n’est pas Yol, elle n’est pas son père , Elle n’y est pour rien . Naïve . Personne ingenue et crédule . Oui, c’est bien ça , Echo a été naïve . Elle a pensé se faire acceuillir à bras ouvert par cette nouvelle sœur qui s’offrait devant elle , pour aggrandir sa famille .

Iule s’occupe de l’akhal teke avant de faire sortir les deux chevaux . Inspire . Expire . Encore . Elle sort de l’écurie à pas lent . Elle la trouve là , enlacée par la logeuse qui tente de calmer ses larmes . Qui la regarde en tentant de prévoir son  prochain mouvement et parer aux éventualités . Respirer lentement . Tenter de se souvenir de son nom . Elle ne l’a pas donner . Il faudrait . Il faudrait demander pourquoi est ce qu’elle est venue se chercher une autre famille loin de chez elle . Pourquoi . Pas de prénom . Donc
« Eh Toi . »


Voix fatiguée et bien moins forte que tout à l’heure .

« Demain , à la première heure , on prends le chat bus et jte raccompagne chez toi . J'pense que j’ai les fonds pour payer un aller retour . Jte raccompagne , et c’est tout . Compris ? »


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Dim 23 Juin - 16:57

-Eh Toi.

Je me retournais. Que me voulait-elle encore ? Me criée dessus ? Ah non, sûrement pas, cette fois ci je ne la laisserais pas faire ! J’en eu assez de ses remontrances.

-Demain, à la première heure, on prend le chat bus et j’te raccompagne chez toi. J'pense que j’ai les fonds pour payer un aller-retour. J’te raccompagne, et c’est tout. Compris ?

Une vague de colère qui monte en moi. Ah non mais pour qui elle se prenait ? Elle me traite comme du n’importe quoi et elle ose me jeter dehors en plus ? Je sais bien qu’en fait, elle voulait faire des efforts. Mais moi, moi, j’en avais marre. Je regrettais ce voyage à présent !

-Non. Merci. Je ne veux pas. Je rentrerais seule. Désolée. Tu ne veux plus voir ta petite sœur, alors je m’en vais. Je ne reviendrais peut être pas. Libre à toi de venir ou non las bas.

J’avais mal. Un mal fou dans la poitrine. Je saluais ma sœur et me tournait vers la vielle femme.

-Je vais faire autre chose pour payer ma nuit ici. Je suis désolée pour tout ça. Je ne reviendrais pas vous embêté.

[HRP : On arrête là ? Tu répond et on clos ?]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   Sam 27 Juil - 22:55




Cela hurlait, cela grondait en elle. Cela la consumait, d’un feu ardent imaginaire. Cela faisait mal, mal, tellement mal qu’elle voulait vomir cette chose sur les autres, sur la gamine plus particulièrement. Cela blessait, comme si cette petite peste avait ouvert une plaie béante dans un endroit que personne ne peut atteindre. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Qu’est-ce que ça pouvait bien être ? Attribuer à ce « truc » qui grondait en elle un nom. Quoi alors ? Qui pouvait l’aider ? Personne, Personne ne pouvait l’aider. Et puis elle ne le demanderait pas. Parce qu’elle n’avait personne de confiance à qui demander. Parce que c’était trop tard. C’était fichu. Fichu. Mort .Et en plus. Et en plus, elle avait baissé sa garde. Ne jamais baisser sa garde face à une inconnue, surtout quand cette dernière se prétends être une demi sœur sortie de nulle part. Dire qu’elle avait fini par insérer l’idée l’espace d’un instant, commençant à réfléchir à ce père prodigue qui revenait dans un champ de vision. Ou venait, ce qui serait plus exact, elle ne l’avait jamais vu après tout. Cette gamine était là par caprice ou par envie de faire mal .Pourquoi ? Qu’y gagnait-elle ? Pourquoi agissait-elle ainsi ? Idées qui tournent, questions sans réponses, bazar intersidérale dans sa tête. Comment réagissent les gens normaux à cette situation ? Comment cela se passe dans les livres ? Avait-elle seulement déjà lu, déjà ouvert un livre traitant de la famille, de cette situation ? Elle en aurait lu un ? Peut être ? La vérité est écrite dans les livres, les livres sont importants. Aurait-elle mal lu, mal retenu ?

Reviens Iule. Reprends le contrôle de toi-même. Ce n’est pas cette petite idiote qui allait tout casser ? De sa routine ? De son bonheur ? Son « bonheur » ? C’était un mot sans âme, sans signification pour elle de toute façon. La routine c’est juste … rassurant … infiniment rassurant. Un peu de calme. Fermer les yeux. Chasser tout ce qui peut la faire douter de la justesse de ses actes actuellement, de sa capacité. Oubliée, la possibilité qu’Echo soit vraiment sa petite sœur, la possibilité infime qu’elles aient eu à un instant le même père biologique. Ce n’était plus rien qu’une petite punaise qu’il fallait chasser de son domaine actuel. Redire pour faire imprimer à cette gamine, Redire une seconde fois, faire attention à bien détacher chaque mot, chaque syllabe, pas comme d’habitude. Ne manger aucune lettre, ne raccourcir aucun mot. Parler comme dans les livres en fin de compte pour paraitre plus intelligente, plus sure d’elle.


« Tu n’es pas ma sœur. Parce que je n’ai ni père, ni mère, ni famille. Va donc arnaquer et abuser de la candeur de quelqu’un d’autre. Va donc jouer avec les blessures de quelqu’un de plus docile. Je me demande pourquoi t’es …. Pardon, tu es encore là, en fait. Tu y as cru, n’est-ce pas ? Tu y as cru que j’allais croire à tes sornettes, tu y as cru un instant que tu allais pouvoir me soutirer quelque chose ? Eh bien, tu te trompais, pauvre idiote, pauvre gourde. Rentre donc dans ta jolie cité aux habitants qui se croient important mais qu’ils ne le sont pas plus qu’un grain de poussière. Vas donc te réfugier dans les bras de ta chère maman qui doit se faire un sang d’encre que sa peste de fille ne soit pas rentrée pour le diner. »

Elle tourne les talons. Oui, oublier, blesser Echo sera la chose la plus simple pour faire une croix sur ce jour et tout oublier pour tout recommencer.

« Ah. Si. Dernière chose. La prochaine fois que tu m’adresse la parole, je t’empale sur un pin. C’est plein d’aiguille, un pin, ça fait plein d’écharde aussi. Tu mourras sur le coup mais tu te décomposeras sous mes yeux lentement que ce sera une joie. Oui, peut être que ce sera ça, la définition de ma « joie. » »


Fin de la première scène, premier acte


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...   

Revenir en haut Aller en bas
 

[PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [PV Iule] Sur les traces de ma grande soeur...
» F - Katherine Waterston - Une épouse et une grande soeur irréprochable
» 東方不健康 - Touhou Fukenkou Project
» Ayumi Sakura Moody, la grande soeur de Winnie débarque (Pru WO2)
» [PC/PSP] La série Corpse Party

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Grand manoir :: Village-