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 [pv Iule !] Le truc c'était de pas regarder en bas... oups.

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de la Vallée du Vent
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MessageSujet: [pv Iule !] Le truc c'était de pas regarder en bas... oups.    Lun 17 Juin - 23:27





Il n'était pas repassé par chez lui, d'ailleurs il n'avait prévenu personne de son retour dans les Landes. Quel intérêt ? Avait-il pensé. Son cœur s'était serré à cette idée, bien sûr. Il avait repensé au moins trois nuits de suite a la monstruosité de son silence ; ses parents avaient sûrement envie de le revoir. « repasse quand tu veux ! » lui avaient-ils dit, alors qu'il prenait la route déjà quelques années plus tôt. Il avait une bien étrange impression, ce jour. Céans, il ne savait que ressentir. Le lac était pareil à ses souvenirs, bien qu'il n'y allait pas tous les jours durant son enfance, il avait retenu les détails basiques, sa forme, sa couleur. De jour, comme de nuit où il restait clair, a la différence des autres lacs de la région, et même du monde, supposait-il. Est-ce que tous les lacs brillaient comme ça la nuit ? Se demandait Eärendil, durant de nombreuses nuits, de nombreux jours passés a voir les voyageurs passer devant et être surpris. C'était étrange pour eux, et commun pour lui. Ce n'était qu'un lac, et les rochers l'illuminaient comme devaient le faire bien d'autres rochers dans bien d'autres lacs dans le monde.

Il avait découvert que non, et la noirceur des profondeurs partout ailleurs n'avait cessé de lui dire qu'il n'était pas chez lui.

Aussi, que faire dès son retour dans sa région natale ? La question ne se posait pas. Il y avait toujours quelque chose a voir, a faire selon lui. C'était pas sur de trouver quelqu'un qui aurait besoin d'une carte détaillée du lac ou d'un endroit plus précis.

Une ruine se tenait, a demi détruite, a quelques mètres du rivage, alors que l'eau n'atteignait que quelques centimètres. Le jour était clair, la chaleur n'était pas encore très présente alors que le soleil s'élevait lentement dans le ciel, dix heures , a tout péter, se disait le cartographe, sac contenant cahier, crayons, boussole et tout ce bordel dont il se servait habituellement sur le dos.

Les ruines consistaient en un reste de bâtiment -comme beaucoup de ruines. Il n'avait pas encore identifié leur période exacte, mais leur architecture ressemblait a tout ce qu'il avait pu voir près de chez lui durant son enfance. C'était bien le problème car il y était habitué, et cela ne lui disait absolument rien. Il ne décelait pas les différences dans le bâti, car pour lui toute différence se faisait en fonction de ce style propre aux landes de Calcifer. La Vallée du Vent en avait un différent, et Yubaba, alors, se défiait de toute comparaison.

Quel radotage. Quel radotage inutile ; autant se concentrer sur où grimper. Non, Eärendil ne se contenterait pas d'un dessin fait de loin, il avait envie de voir ce que cette vieille bâtisse cachait ; des sceaux, des linteaux de porte gravés, n'importe quoi qui pourrait indiquer quelque chose ! Dans son carnet, il y avait un tas de croquis divers, qu'il pouvait revendre en cas de disette, des fois ça plaisait aux gens. Il pourrait s'en servir dans un livre sur l'histoire de telle architecture, également. Ce genre de chose était la pierre de jaspe dans le filon de cuivre. C'était son ave maria, son « te deum » a lui. Autant dire qu'il irait le chercher loin, son linteau pourri par l'eau et le lierre.

Car le lierre, autant le dire, y'en avait plein sur le mur, il l'agrippait fermement pour se hisser dans le trou d'une fenêtre qui avait disparu depuis longtemps. Il lança son sac sur le haut du mur d'en face. Puis il continua, s'arrêtant peut-être une dizaine de secondes pour souffler ; non, fallait pas s'arrêter en plein élan sinon il y serait encore demain ! Alors il continua, et...

Malchance on volonté du ciel ; le lierre craqua ; les yeux du jeune garçon s’écarquillèrent alors qu'il se sentait basculé, attrapé en traître par la gravité.

La gravité, son propre pouvoir, eut-il le temps de penser.

Quelques pierres atterrirent sur son corps inerte qui avait frappé les quelques pierres émergeant de l'eau. De son sac, qui ne garda pas bien longtemps son équilibre sur une ruine de mur, s'échappaient quelques feuilles qui flottaient avant de se gondoler dans l'eau.


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MessageSujet: Re: [pv Iule !] Le truc c'était de pas regarder en bas... oups.    Mar 18 Juin - 16:41





Elle avait avancé toute la nuit. Depuis qu’on l’avait prévenue que les cols étaient débloqués et que la neige avait fondu, elle n’avait plus qu’un objectif. Partir. Loin de la vallée du vent, loin d’endroit où Echo, cette petite demi sœur intempestive, sortie comme un diable de sa boite pourrait la trouver facilement. Iule avait donc éliminé Yubaba de ses premières destinations, ne voulant pas tomber par hasard sur son père et sa femme actuelle. Elle ne voulait pas non plus rester dans la vallée du vent, de peur de tomber sur Yol et sa langue de vipère ou même de conserver le regard pesant que lui destinait son ex-logeuse. Elle avait donc rendu sa clé, avait fait un détour par chez Loûn pour récupérer des meubles à vendre et spécifier les exigences et choses à dire au futur commerçant distributeur des Landes de Calcifer .Elle avait aussi récupérer quelques matériaux rares pour ses onguents et des potions de miracles. S’était ajoutés colis, étoffes en laines colorées et brodées. Elle avait aussi profité de sa nouvelle richesse, médecin, ça rapporte bien quand même, même dans la vallée du vent, pour changer sa garde-robe de voyage ainsi que les draps et couvertures qui lui servent de lit dans sa carriole, ainsi qu’un nouveau coussin pour le chat qui avait longuement marqué son territoire avant de s’y installer en ronronnant de bonheur. Le réparateur avait aussi profité du changement de roue pour vérifier que tout allait bien et avait changé les pièces défectueuses. Le harnachement avait été vérifié lui aussi, les fers des sabots des chevaux changé … Tout avait été remis à neuf pour le long périple auquel elle se destinait de manière impatiente. Le stock de nourriture avait été fait en dernier. Elle était donc partie sans regrets ni remords. Se diriger vers les Landes lui permettrait de faire de nombreuses affaires avant de se diriger vers Yubaba qui serait un passage obligé pour vendre certains meubles de Loûn, destiné à une clientèle fortement aisée qui peuplait la cité en majorité . Et puis il n’y avait qu’eux pour s’intéresser aux étoffes de soies tissées mains, si belle mais si fragile, aux bijoux brillants de mille feux et toutes ces choses. C’est le luxe, vous comprenez ? Non, Iule ne comprends pas. Elle sait juste qu’on la paie très cher pour des choses n’en valant surement pas le prix et qu’elle peut se faire une bonne marge.

Elle avait essentiellement roulé de nuit pour profiter de la fraicheur, vieux truc de caravanier enseigné par une certaine personne. Le chat avait dormi, comme pendant ses 18 heures quotidiennes. Les chevaux avaient avancé sans broncher. Ils avaient été choisis pour leur endurance plus que pour autre chose. Le poney fjord a beau être lent, il tirerait son barda jusqu’au bout du monde s’il le fallait. L’akhal Teke quant à lui est trop content de reprendre la route pour éprouver la fatigue. Iule par contre s’endort peu à peu sur son dos, fatigué, plus habituée à ce genre de voyage. Décidément, sa capacité d’adaptation à différents mode de vie laisse à désirer. Elle se redresse brusquement, secoue la tête et se met une baffe, espérant ainsi se maintenir un peu. Son lieu de pause n’est plus bien loin .Près des étangs fleuris. Pas grand monde passe par là, c’est un endroit magnifique. Elle en profitera pour finir les livres qu’elle doit rendre à Ink pour en emprunter d’autres. Depuis son absence, il y avait surement de nouveaux livres édités sur des sujets susceptibles de l’intéresser. Des heures et des heures de lecture où elle emmagasinerait un maximum de savoir qu’elle s’efforcerait à retenir. Peut-être trouverait elle une réponse à ses questions sur le comment se comporter avec Echo ? Comment lui faire comprendre qu’elle arrive trop tard. Ou encore quelque chose qui ferait oublier à la gamine ce qu’elle sait. Et déjà les papillons noirs reviennent devant les yeux d’Iule. Fatigue encore. . Elle est à l’étang fleuri, elle peut donc s’arrêter. Tirant sur la bride de Hugin , elle fait descendre sa caravane ans la prairie , loin de la route .Elle détache les chevaux , met le frein à la carriole avant de sortir de quoi se faire une tente de fortune, tirant une toile du bord du chariot , la tenant à l’autre bout par des piquets , procurant un peu d’ombre . Il était déjà six heures du matin à sa montre à gousset. Elle s’endormie sans se faire prier.

C’est un bruit qui la réveille en contre bas. Un bruit de chute. Elle pense d’abord à une pierre puis consulte sa montre. Elle a dormi 4h. Cela suffira. Elle n’a qu’à continuer à se reposer un peu avant de prendre la route en début d’après-midi quand les bêtes seront reposées. Munin dort encore, Hugin étrangement semble en pleine forme et broute au loin. Iule exquise un sourire et passe la main dans la fourrure du chat qui lui offre son ventre qu’elle gratte, donnant suite à des ronrons sonores de l’animal, heureux comme un coq en pâte. Iule se lève cependant, passant une bride à Hugin pour l’emmener boire plus loin , et remplir la gourde pour espérer faire un déjeuner digne de ce nom . Elle avance calmement avant de se figer. Elle fronce les sourcils, distinguant une silhouette qui flotte sur l’eau, y associant le bruit de chute entendu précédemment. Elle retire sa tunique, laissant apparaitre le bandeau qui lui sert de soutien-gorge. Elle s’attache les cheveux en queue de cheval et avance dans le lac, suivit par le cheval qui ne bronche pas, heureux de se mouiller, l’entrainant vers la silhouette. Etre vénale et ne pas comprendre les sentiments ne veut pas dire cruel et sans sens commun. Elle examine rapidement l’homme, vérifiant qu’il respirait toujours avant de le hisser sur le dos du cheval et de sortir en grommelant, ramassant le sac et les feuilles au passage. Dire qu’elle avait vraiment pensé qu’il n’y avait personne ici. Rattrapant la tunique, elle se presse en tirant Hugin jusqu’au campement, préparant un lit de fortune sous la bâche à l’inconnu, le déshabillant sans gêne, avant de lui mettre un drap dessus. Elle l’examine, observant les plaies, le soignant d’onguents et de bandage, posant un linge humide sur son front, massant sa nuque pour éviter les douleurs avant soufflé. Il y a un truc sur terre, le serment Hippocrate, qui dit qu’un médecin n’a pas le droit de laisser mourir un patient, même si celui-ci ne peut payer les soins. Elle espère cependant qu’il ne se barrera pas sans payer comme le dernier. Soupirs. Iule vide le contenue du sac, mettant à sécher les vêtements et ce que contient le sac sur l’herbe mouille, conservant sa tenue le temps que son bas redevienne secs. Son regard s’attarde sur les cartes qu’elle examine avec attention, les laissant sécher comme elle sait les faires, reconnaissant certain endroit dessiné, avant d’aller chercher dans son bazar un vieux livre sur la région, comparant lieu dans le livre et lieux sur la carte, se prenant au jeu. Le chat revient vers elle pour miauler avant d’aller se blottir contre l’étranger, attendant qu’il se réveille.



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MessageSujet: Re: [pv Iule !] Le truc c'était de pas regarder en bas... oups.    Ven 21 Juin - 0:56



Si elle commençait pas bien, cette journée ! C'était le cas de le dire, même si la réalité était plutôt mitigée d'un point de vue extérieur. Temps relativement agréable, vent frais, soleil présent, c'était le temps que l'on pouvait espérer dans une journée aux Landes en fin de compte, le vent venait des montagnes, assurément, et rien ne laissait présager une tempête ou de la pluie (quoi que cela pouvait toujours changer). Eärendil avait songé que tout se passerait bien, mais Eärendil venait de se vautrer d'une ruine, poussé par sa propre curiosité. Monsieur Ronce Ecthelion quelquechosedanscegoutlà aurait pu mourir, comme ça. Oui, crever comme un rat, tout seul. Admettons qu'il ne se soit jamais réveillé, ou qu'il ne fut jamais secouru par l'âme la plus charitable qu'il soit ! Ou qui fut... enfin elle l'était toujours, non ?

Mais il n'en était rien, ça, il ne le savait encore, mais il était sauf et hors de l'eau. Alors qu'il s'en rendait compte petit à petit et que les pensées retournaient en un flot de plus en plus continu dans sa petite tête, il recommença à formuler des songes précis. D'une vulgarité affligeante pour le garçon d'ordinaire poli qu'il était au départ, puis, de plus en plus alambiqués. C'était cool ; il ne lui manquait pas (ou peu) de neurones utiles et fonctionnels. Check up de la cervelle : checked too.

Restait a voir pour le reste mais c'était encore a venir. Dans le magma de pensées et d'inactions informe qu'il avait formé dans son inconscience, Eärendil n'avait ni agi, ni bougé, il ne savait pas vraiment ce qui s'était passé. Tout était noir. Un noir brumeux et vague, froid, qui n'avait pas changé pendant quelques minutes.  Lentement, néanmoins, durant un laps de temps dont il ne mesura pas la durée, tout se réchauffa. Son corps ? La température ? C'était encore trop précis a dire, ça. Bientôt, le noir laissa place a un rouge qu'il connaissait, qui lui fit fermer les yeux le plus fort possible. C'était celui du soleil derrière des yeux clos, qui forçait au réveil. Par pur réflexe, il leva son bras devant son visage pour s'en protéger, ça faisait mal, mais c'était toujours mieux que d'être ébloui. Dans son mouvement, il surprit un contact à son côté, chaud et curieux. C'était pas humain, trop petit. Alors que son esprit désormais a demi éveillé faisait le tour de la question, il se décida enfin a ouvrir les yeux. Félicitations mentales de lui a lui, pour une fois que ça se produisait.

Mais où est-ce qu'il était ?

Ah c'était bien le moment de se poser la question ! Petit pic de stress, peut-être qu'il était tombé sur un bandit qui lui avait tiré dessus depuis un buisson ! Pour récupérer de l'argent ! (manque de pot y'avait bien dix pièces dans son sac mais sinon, rien d'autre) Il était pas en train de se vider de son sang, ça allait... Oh, un chat ! Un chat tout contre lui, en train de faire le chat. Mignonne bestiole que c'était, il avait l'air de ronronner, en tous cas, il était calme.

Essayant de bouger, et se demandant comment c'était possible d'avoir aussi mal sans être mort, Eärendil se rendit compte que ses vêtement avaient disparus ; pensée du moment étant que heureusement, il avait une couverture sur lui.... Ça restait énormément gênant. Petit regard circulaire, il était sous une tente, tout était calme, et la lumière du soleil n'avait que peu changé, d'après ce qu'il pouvait voir de dehors. Mais en cette période, dur de dire s'il était dix heures ou midi, ou encore quatorze heures.. Autant abandonner l'idée de prédire le temps qu'il ferait ou de se situer par rapport à lui.

Le chat ne bougeait pas, est-ce qu'il attendait quelque chose ? C'était un peu gênant. Mais pas aussi gênant que la fait d'enfin croiser du regard son potentiel propriétaire, aka le deuxième humain de sous cette tente de fortune. Humaine, assurément, aux cheveux clairs, c'était la seule chose que le jeune homme pouvait bien évaluer dans cette situation,a  cette distance.

« Euh... il est a vous le chat ? »

Non, ceci n'était pas une pitoyable tentative de débuter une conversation. Vraiiiiment pas.

Enfin, peut-être que si, au fond.. Un peu.  
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MessageSujet: Re: [pv Iule !] Le truc c'était de pas regarder en bas... oups.    Mer 26 Juin - 19:42





Iule caresse les cartes avec intérêt, fouillant encore et encore, tentant de déterminer les endroits qu’elles représentent, en cherchant une du coin, la trouvant avec difficulté. C’est la première qu’elle avait dans ses mains depuis un bail, passant toujours par les mêmes chemins ou par les mêmes détours. Et puis, même si sa lecture faisait toujours et encore des progrès, elle était encore hésitante, surtout sur les mots compliqués. Raison pour laquelle elle n’avait pas encore fini les livres d’Ink, malgré l’ancienneté de son dernier passage. Pourtant, ces cartes … Elles n’étaient pas comme celle qu’elle avait l’habitude d’acheter avant, dans les librairies, dans les échoppes ambulantes. Plus précise, plus documentée peut être ? Avec des lieux qu’elle ne retrouvait que dans des bouquins qui parlaient de l’histoire des Landes. Le voilà, son paiement. Une richesse cachée. Peu importe la valeur affective que l’actuel propriétaire portait à ces cartes, c’est ce qu’elle souhaitait pour se faire rembourser du désagrément causés, les onguents, les pommades, le diagnostic et tout le tintouin. Ces cartes lui permettraient d’explorer d’autres endroits. Elle les sépare donc des autres papiers, les faisant sécher plus loin. Parce que les autres papiers, après les avoir survolé, elle ne trouve pas qu’ils aient une quelconque valeur. Peut-être pour les gens très savant, ce qui à son grand dam n’était pas son cas. Son savoir encyclopédique ne remplacerait jamais l’essence pure du savoir et de la réflexion qui lui était tout bonnement inaccessible. Même en lisant tous les livres du monde, il lui manquerait un professeur, quelqu’un qui pourrait lui transmettre les clés de compréhension qui lui manquait inexorablement. C’était bien dommage. Peut-être ailleurs dans une autre vie.

Iule sursaute. Le mort a parlé. Pardon. Le blessé a parlé. Elle se retourne, le dévisage. Soupirs de soulagement. Patient sage, il ne s’est pas redressé. Après une telle chute, ça aurait pu être très malvenue, pas fatale certes mais bon, de faire ça. Il n’empêche que ça aurait entrainé d’autres soins, ce qui l’aurait fait utiliser d’autre onguent d’autres sortes, d’autres cataplasmes, d’autres bandages, peut-être même des baffes, donc de l’énergie, ou l’utilisation d’une odeur forte pour le maintenir éveillé. Rien que ne peuvent payer les dix petites piécettes qui se baladent dans sa bourse et se battent en duel. Et cet imbécile. Non, c’est idiot d’Hippocrate qui l’empêche de le laisser agoniser aux bords de lac. Mais peut-être pas qu’Hippocrate d’ailleurs. Sens commun ? Truc dans le genre ? Le fait qu’elle soit humaine ? Pas sûre non plus. Non alors Hippocrate. Oui, Hippocrate est une parfaite excuse pour ne pas le laisser agoniser, argent ou pas. Hippocrate n’y connaissait vraiment rien en loi de l’offre et de la demande ou même en simple loi du mercantilisme. C’était une infini bonne poire ce type, quel que soit l’époque à laquelle il a vécu. Bref. L’assommé a parlé. Cela nécessite réponse. Surtout pour ça.

« Le chat n’est à personne. ’Suis juste son bout de chemin et l’garde-manger. C’tout. »


Pause alors qu’elle fouille dans sa poche, lui balançant une vieille montre à gousset dont le tictac sonore trouble le silence, la faisant atterrir sur son torse

« Tu te redresse pas assis avant 10 minutes. Debout après 30, j’pense. T’être plus. Soleil de Midi. »


Elle se lève, sortant de l’abris de fortune pour chercher de quoi faire la cuisine , revenant avec un peu de lard, des œufs , une botte de carotte, un oignon préalablement épluché et coupé dans un bocal et quelques pommes de terre , Elle pose une vieux réchaud à bois et une poêle devant le semblant de tente , faisant revenir les oignons avec une noisette de beurre, commençant à éplucher ses pommes de terre

« J’ai pris mon dû. Pour me payer. Les soins, tout ça. Et puis le repas. J’ai pris tes cartes. Tu fais quoi ici ? »




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