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 « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.

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MessageSujet: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Lun 1 Avr - 22:53



Je ne sais pas ce que je deviens. Chaque instant semble agir sur moi comme un changement immuable. Je me sens dépassée par les évènements. Les hésitations, les doutes, et les inquiétudes me rongent. Tout ce bruit, toute cette agitation n'aidait en rien cette perte totale d'identité que je vivais. Il me semble que le monde ne dort jamais, et cette pensée m'angoisse. Il me semble que je suis inférieure au commun, moi qui me repose. Alors, je me presse. Vite. Plus vite. Excès de vitesse, les limites se dévoilent ... Aussi rapide puisses-tu être, le temps te rattrape. Il te prend à la gorge, t'étrangle doucement ... Gentillement. Le temps te fait attendre. Te fait t'attendre. Tu te languis. Tu t'ennuies. Cherche-toi. Qui tu es ? D'où viens-tu ? Tu subis. Le souffle court, au bord de la suffocation. Choisis ta voie, saisis ta chance.
Soudain.
Quelle passion, quelle habilité. Il me semble voir un guerrier qui s'échauffe, un guerrier concentrée que rien ne peut arrêter. D'aussi loin que je suis, je sens son cœur guerrier s'adonner au combat. De sa volonté, de son mental d'acier, et d'une féminité touchante, ses mains s'agitent en actions humbles, et mesurées. Les yeux écarquillés, ébahie, j'admirais l'inattendu, mais tant espéré. Je décide d'avancer. D'un pas sûr, je me dirige vers la jeune femme à l'apparence, me semble-t-il, fragile en comparant sa force intérieure.

Meiname : « Veuillez m'excusez Mademoiselle. », dis-je en m'inclinant, « Je vous ai vu agir. Il me semblait reconnaître dans votre beauté d'action ces merveilleuses scènes de Maître Miyamoto Musashi, le grand guerrier Samouraï. Avec sincérité, je vous salue. J'aimerais en apprendre d'avantage sur vous. Puissiez-vous m'accorder cette faveur ? », j'interrogeais avec ce respect qui m'animait entièrement à chaque syllabe prononcée.






Dernière édition par Meiname le Jeu 23 Mai - 16:30, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mar 2 Avr - 1:07

Thé et mécanique.



Je travaillais depuis cinq heures ce matin là. Mon insomnie m’avait donné un peu de répit et j’avais dormir près de six heures cette nuit là. J’étais donc à l’atelier, j’avais travaillé sur quelques machines pendant la matinée puis je m’étais mis à travailler sur un moteur, sur l’établi. Puis je m’étais finalement mise à l’extérieur de l’atelier, près de la devanture du magasin, pour profiter du soleil. Je le sentais réchauffer ma peau et mes mais s’activaient, armes en mains, à réparer ce foutu moteur. J’étais assise sur une marche de béton, affairée. J’étais occupé à dévisser un boulon trop serré quand un ombre se projeta sur moi. Quelques secondes je fus encore affairée avec ma clef à molette puis, au son de la voix qui se fit entendre je levai les yeux.

Une jeune femme se trouvait devant moi. Elle semblait avoir mon âge. De longs cheveux noirs. Je lu sourit. Elle s’excusa. S’excuser de quoi ? Je ne saisi pas. Je la fixais désormais, délaissant mon moteur et son satané boulon. D’un ton très solennel elle complimenta mon travail. Je ne saisi pas la comparaison qu’elle fit à cet instant mais je me doutais que c’était très positif. Je la remerciai d’un signe de tête.

« J'aimerais en apprendre d'avantage sur vous. Puissiez-vous m'accorder cette faveur ? »

Je clignais des yeux en silence, pesant ses mots. Que voulait-elle dire exactement ? Posant mes outils je me levai prit mon moteur et entreprit de le ranger à l’intérieur. Je pris ensuite le temps de me laver les mains avant de retourner vers la jeune femme. Je lui souris.

« Avec plaisir Mademoiselle. Voulez-vous rentrer ? »

Je tendis la main vers la porte pour l’inviter à rentrer. Je débarrassai en vitesse la table centrale et apporta une chaise pour qu’elle puisse s’asseoir au besoin. Je la laissai s’installer puis me dirigea vers une petite plaque chauffante et mit de l’eau à bouillir, préparant deux tasses.

« Je vous prépare un thé ? Un café ? Autre chose ? … Au fait, comment dois-je vous appeler ? »



Dernière édition par Phane le Ven 5 Avr - 1:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mar 2 Avr - 14:56



Phane : « Avec plaisir Mademoiselle. Voulez-vous rentrer ? »
Acquiesçant, je suivais ces indications. Son garage était désorganisé, mais spacieux pour le peu que j'en voyais. Dirais-je, au nombre d'outils, et de rangements. Il me semble, en effet, large d'espace. L'essence tapait l'odorat jusqu'au système nerveux. C'était enivrant, et stimulant. La jeune fille s'activait énergiquement, et méticuleusement à débarrasser la table centrale. Dans le silence apaisant qui s'installait peu à peu dans mon esprit, elle lança une connexion.
Phane : « Je vous prépare un thé ? Un café ? Autre chose ? … Au fait, comment dois-je vous appeler ? »
Meiname : « Un thé, s'il vous plait. Je suis Meiname, et vous ? »
Elle me répondit succinctement qu'elle s'appelait Phane. Et, en réaction à ma réponse elle se mit à chercher le nécessaire pour satisfaire ma demande. Alors, assez déroutée de ne m'être pas présentée en premier. Je la priai d'excuser ce manque de délicatesse. J'ajoutai que loin de moi était l'idée de la bousculer, pleine d'espoirs de ne l'avoir dérangée dans son travail. Il me semblait qu'elle s'affairait à quelque chose d'important. N'est-ce pas ce qui m'avait amener à la questionner. C'est assez rare de rencontrer des personnes de cette trempe.
Meiname : « Il y a une relation singulière entre vous, et la machine. C'est une relation de maître, et d'élève, bercée par un amour d'ami. La machine semblait vous apprendre à chaque instant autant que vous lui enseignez la voie du juste réglage. Un échange du cœur, et pas uniquement de l'esprit. Vous aimez ce que vous faites, je me trompe ? », dis-je sur un ton sérieux, et sincère.






Dernière édition par Meiname le Jeu 4 Avr - 13:26, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mar 2 Avr - 17:29

Thé et mécanique.


« Un thé, s'il vous plait. »

Je m’affairais alors à trouver ce qu’il fallait pour lui préparer ce thé. Il est vrai que le désordre régnait dans cette pièce. Pourtant je retrouvais toujours ce que j’y cherchais. Au prit d’un certain effort de recherche parfois, c’est vrai, mais je finissais toujours par trouver ce qu’il me fallait. Je finis donc par trouver cette boite de thé en métal, du « earl gray » disait Les lettres cursives rongées de rouilles mais toujours imprimées sur le métal. Un des meilleurs thés à mon avis. Je replis dont la théière de ce délicieux mélange et le posant sur la table, je servais la jeune femme.
« Je suis Meiname, et vous ? »

« Phane » répondis-je dans un sourire.

Elle s’excusa à nouveau, de ne pas s’être présentée cette fois. Je retins un léger rire. Oh, pas moqueur, loin de là. Mais cette délicatesse de toujours s’excuser et ce avec tant de sincérité, c’en était presque mignon. Je lui souris attendrie. Elle voulait s’assurer qu’elle ne m’avait pas dérangée. Je lui assurais que non, précisant que je travaillais sur un projet personnel au moment où elle m’avait abordé. De toute façon j’aurais eu largement le temps par la suite de terminer. Et puis, ça n’était pas dans mes priorités. C’était plus un passe temps qu’un projet à long terme.

« Il y a une relation singulière entre vous, et la machine. »

Je souris de nouveau. Elle n’avait pas tord. Je l’écoutais avec attention, cherchant le sucre au milieu de tout de fouillis.

« Un échange du cœur, et pas uniquement de l'esprit. Vous aimez ce que vous faites, je me trompe ? »

Nouveau sourire, je me tournais vers elle, déposant le sucre sur la table ainsi que quelques gâteaux. Ce qu’elle affirmait était juste. Si juste que je pouvais affirmer qu’elle aussi entretenait cette relation avec un ou plusieurs objets elles aussi.

« Oui. La mécanique est mon métier mais aussi ma passion. Je peux passer des heures à ne faire que ça. Et heureusement car sans ça mes insomnies seraient insupportables. Mais et vous, quelle est votre passion ? A vous entendre je crois reconnaître la parole d’une personne tout aussi assidue que moi. Qu’est ce qui occupe votre temps au point de mêler temps libre et travail ? »



Dernière édition par Phane le Ven 5 Avr - 0:58, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mar 2 Avr - 20:17



Phane : « Oui. La mécanique est mon métier mais aussi ma passion. Je peux passer des heures à ne faire que ça. Et heureusement car sans ça mes insomnies seraient insupportables. Mais et vous, quelle est votre passion ? A vous entendre je crois reconnaitre la parole d’une personne tout aussi assidue que moi. Qu’est ce qui occupe votre temps au point de mêler temps libre et travail ? »
Je lui affirmais que ma passion était dans le surpassement de soi, dans l'effort, et la volonté à faire face aux difficultés. La recherche de la perfection en toute chose, l'humilité au quotidien. L'amour de la simplicité. Le combat immédiat contre les démons qui nous habitent, ces voix, et ces chuchotements vicieux du cœur que l'on peut percer. Nous sommes en proie à ces doutes qui tonnent dans notre tête, qui nous guettent, et espèrent nous voir tomber pour s'abreuver de notre haine. J'expliquais le savoir faire hérité, les méditations, les entrainements. Le corps doit être en adéquation avec l'esprit, et le cœur. Il est l'arme première de l'homme. Tout en disant cela, je savais qu'elle comprenait ce que je signifiais en ces termes. Elle me l'avait prouvé quelques instants plus tôt. Les projections au delà de moi-même, et les contemplations de la Nature des heures durant. Faire le vide. Étape nécessaire, et utile pour celui qui souhaite apprendre à se contrôler, et connaître l'harmonie. Pas seulement, il y a aussi cette mise à nue de l'âme en vers soi-même. Il y a la tentative de porter un regard neuf à l'égard de soi-même, et des autres ; afin de tremper à l'infime dans l'erreur. Pour autant l'accepter. L'équilibre étant la base du code qui m'est inculqué.
Réalisant que j'oubliais de mentionner ma profession, j'ouvrais la bouche pour formuler ces mots.
Meiname : « Je suis la femme de main de la Reine Batilda. Garde, et servante. Je la protège, et satisfais ses précieux souhaits. Dans le but de la servir au mieux, j'émets les plus grands efforts. La Reine est si bonne qu'elle me permet de vaquer régulièrement à mes occupations, déchargée de mes fonctions. Comme aujourd'hui. Où, si je ne vous avez pas rencontré, je serai enchainée à la lassitude des errances en ville. Assez parlé de moi. », souriant, je reprenais avec bienveillance « Quelle est donc votre perception de la Vie ? »





Dernière édition par Meiname le Jeu 4 Avr - 13:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mer 3 Avr - 9:33

Thé et mécanique.


Je pris plaisir à écouter sa tyrade. Ses mots n’étaient que passion et respect. Chacun de ses msyllabes étais prononcées avec tant de vigueur et de passion qu’il était impossible de ne pas sourire à un tel discours. Un sourire non pas moqueur mais un sourire béat d’admiration. Une telle passion ne pouvait qu’être appréciée et quiconque avait cette demoiselle à son service se pouvais qu’apprécier un tel dévouement. Parlant de son employeur, elle en fit presque l’éloge. Tout ces mots dans sa bouche sonnaient si vrais. A ses dires la reine Batilda semblait d’une bonté incroyable, et comment la contredire ? Elle était si sincère que n’importe qui ne pouvait qu’approuver, le sourire aux lèvres. Je savais pourtant qu'elle n'était pas sans défauts, mais aux lèvres de Meiname, les mots était si forts que je ne puis qu'hocher la tête.
 
« Quelle est donc votre perception de la Vie ? »
 
Je la fixait un moment, sans relever. J’étais tellement plongée dans ses paroles que la question m’échappa un instant. Mais le silence qui la suivit me ramena bien vite sur terre. Je fixais d’un air interrogateur, presque choquée par silence. Je fis un effort de mémoire, et fronçant les sourcils et reflechit.

« Pardon ? »

Je la priait de repeter sa question.

« Ah. Hé bien ... Je ne saurais vraiment vous dire. Je dirais que je vis au jour le jour. “Carpe diem” comme on dit. » Dis-je en souriant.

Je prit le temps de reflechir un instant.

« La vie est un cadeau, j'en profite en faisant ce qui me plait. Mais pas au mépris de toute règles, bien sur. ... Je crois que c'est plus ou moins ça. »

Je me reservi du thé et, en proposant de nouveau à la jeune femme, je remis de l'eau à chauffer. Je prit ma chaise, me rapprochant d'elle, désirant l'écouter avec la plus grande attention.



Dernière édition par Phane le Ven 5 Avr - 0:56, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mer 3 Avr - 10:50



Phane : « Ah. Hé bien ... Je ne saurais vraiment vous dire. Je dirais que je vis au jour le jour. “Carpe diem” comme on dit. » dit-elle tout sourire. Fronçant les sourcils, le regard intrigué, je pensais quelle étrangeté.
Phane : « La vie est un cadeau, j'en profite en faisant ce qui me plait. Mais pas au mépris de toutes règles, bien sur. ... Je crois que c'est plus ou moins ça. », finissant cette déclaration, elle se resservit du thé, et m'en proposa. J'acceptai.
Loin d'être impassible, je cogitais. Ce témoignage avait un air familier, et pourtant je ne parvenais à en saisir l'impression. "La vie est un cadeau", fit résonance. Quelque chose me vint, c'était les paroles de Santoka Taneda. Ce poète, et moine vagabond qui perdit sa mère si jeune, recueilli au bord du suicide par un monastère bouddhiste zen, où il recouvre un semblant de paix. Toute la sagesse d'un homme qui fut confronté plusieurs fois à la mort circulait dans les mots de cette jeune fille. De l'étrange à l'étonnement ! Voyant qu'elle revenait près de moi, je la laissais s'installait sur sa chaise. Elle me faisait face, comme prête à entendre ma réplique, j'employai de divulguer ce que j'avais en tête.
Meiname : « 'La sagesse est de voir le nouveau dans l'ordinaire, en s’accommodant du monde tel qu'il est. Il y a des trésors cachés dans l'instant présent.', dit Santoka Kanada, poète de Haiku japonais du XIXème siècle. », lançais-je spontannément. « Tu m'as convaincu ! Tu es bien une guerrière de la nouvelle ère. C'est impressionnant de voir comme les temps peuvent changer, et amener d'aussi belles choses. Je te remercie de m'instruire ta sagesse. Il me semble découvrir ces trésors cachés dans l'instant, lorsque je te parle. »
Phane m'inspirait plus que de l'intérêt, une considération tant forte, et si intense, qu'elle aurait pu égaler celle que je portais à mon maître, au dojo familiale.
Meiname : « Je ne suis pas de ton métier, mais ai-je, peut-être, quelques talents qui pourraient te contenter ? Je m'engage à te les divulguer, s'il t'en convient. », par cette annonce, j’espérais lui être d'une quelconque utilité.





Dernière édition par Meiname le Mer 22 Mai - 14:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Jeu 4 Avr - 23:08

Thé et mécanique.


Je ris doucement. Moi, une guerrière ? C’était drôle. Quoique je partais toujours à l’assaut des problèmes mécaniques armée de mes outils. Oui, dans un sens je pouvais peut être y ressembler. Et puis, c’était dit avec tellement de sincérité, de persuasion. Pas une persuasion malsaine, non. Elle en était juste tellement persuadée que cela se diffusait autours d’elle et qu’on avait envie d’y croire un peu nous aussi.

« Je te remercie de m'instruire ta sagesse. Il me semble découvrir ces trésors cachés dans l'instant, lorsque je te parle. »

Je souris de nouveau.

« Merci, c’est très flatteur ce que vous me dites là. Je suis aussi très contente d’échanger avec vous. Vous êtes aussi une personne très intéressante et très ouverte à ce que je vois. Cela ne rend la discutions que plus agréable. »

Je me tu, la fixant. Elle avait vraiment illuminé ma journée. Découvrir une telle personne était vraiment quelque chose d’agréable.

« Je ne suis pas de ton métier, mais ai-je, peut-être, quelques talents qui pourraient te contenter ? Je m'engage à te les divulguer, s'il t'en convient. »

Je pris un instant pour réfléchir à ce qu’elle me disait. Se proposait-elle pour m’aider dans mes travaux ? Il n’était pas vraiment dans mes habitudes d’accepter de l’aide mais je ne voyais pas bien comment lui refuser. Et je ne voyais pas non plus, d’ailleurs, pour quelle raison lui refuser : elle semblait assidue, calme, patiente, méticuleuse et forte.

« Vous voudriez m’aider ? Je n’y vois aucun inconvénient. Vous pouvez m’aider dans certains de mes travaux si vous voulez. En général je me débrouille toute seule mais au final, on n’est jamais trop de deux. Enfin, maintenant vous pouvez passez quand vous voulez. Ma porte vous sera toujours ouverte. »

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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Ven 5 Avr - 20:24



Phane : « Vous voudriez m’aider ? Je n’y vois aucun inconvénient. Vous pouvez m’aider dans certains de mes travaux si vous voulez. En général je me débrouille toute seule mais au final, on n’est jamais trop de deux. Enfin, maintenant vous pouvez passez quand vous voulez. Ma porte vous sera toujours ouverte. »
Ravie puis enchantée par l'annonce, dérobée de mes craintes, et amusée de l'absence de contraintes, mon corps s'inclinait, lorsque mon âme fut transportée. Elle me rendait ce que beaucoup d'autres me prirent, du bonheur. Quelque chose de poignant, une contraction forte agissait au fond de moi. Et, je la laissais s'exprimer.
Meiname : « Tendre, et délicate réaction. Merci Phane. Mais, peut-être que dans l'immédiat me solliciteriez-vous ? Puis-je me rendre utile, et honorer ma promesse ? Ou, souhaitez vous demeurer seule à vos affaires ? »
N'avais-je jamais entendu dire de moi que j'étais ouverte ! Le commun des Hommes m'assimilait souvent aux mules, têtue et disciplinée comme elle. Jusqu'à l'idiotie. Lorsque, je ne faisais que poursuivre mes rêves, et mes croyances. Cependant, je m'y étais habituée, ce qui compte est de parvenir à attraper les belles trouvailles abandonnées aux hasard des chemins. Phane en était. Cette proposition devait, impérativement, être. Cependant, je comprenais qu'une part d'elle même développait une certaine indépendance. Sans ignorer l'ennuie qui résulte d'un acte ôtant son autonomie ... Je ne survivrai que mal à une telle offense en vers celle qui m'apportait tant en si peu.
Meiname : « Notez bien que je ne vous force pas la main, je saurais m'effacer, et n'en recevrais aucun affront si vous souhaitez un peu de tranquillité, seule. Je connais bien ces situations, après tout nous avons tous les mêmes besoins. Néanmoins, je ne peux me résoudre à desceller la réponse à tous mes questions autrement que par la communication. »
J'ajoutai que je n'étais pas télépathe, sans ironie, ni mauvaise plaisanterie. J'en profitai pour révéler mes pouvoirs, en commençant par celui que je reçus de la Reine Batilda : "Pressentir le danger", utile à mon rôle de garde du corps. Quant au second, je pris soin de diriger son attention vers son réceptacle explicitant qu'il s'agissait de bien plus qu'un bijou, un vrai dragon se cachait derrière ces traits de collier. Accélérant ma vitesse de déplacement, me permettant de voler, mais aussi d'enclencher sur ordre une barrière protectrice. Ainsi, je lui fournissais les probables contributions en ma possession.





Dernière édition par Meiname le Mer 22 Mai - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Dim 7 Avr - 23:52

Assistance.


Je sentis tout de suite que ma réponse l’enchantait. J’avais bien fait de répondre ainsi. Et puis ça n’était pas le genre de personne qui m’aurait dérangée. C’était quelqu’un de civilisé et de bien plus polie que la moyenne. Quelqu’un de très agréable en somme, je n’avais vraiment pas fait un mauvais choix.

« Tendre, et délicate réaction. Merci Phane. Mais, peut-être que dans l'immédiat me solliciteriez-vous ? Puis-je me rendre utile, et honorer ma promesse ? Ou, souhaitez-vous demeurer seule à vos affaires ? »

Compliments, encore. Toujours. C’est agréable et gênant en même temps. Mais c’est si sincère aussi. Comme une habitude, un reflex de toujours être positive et avenante. Qu’importe l’origine, c’était plaisant. Je pouvais enfin apprécier une relation d’amitié et de respect sincère, non basée sur l’échange de quelque chose de valeur. Batilda me détestai presque, Amanite me tolérait et profitait mes services en échange de publicité … Rien de sincèrement agréable. La différence résidait là.

« Notez bien que je ne vous force pas la main, je saurais m'effacer, et n'en recevrais aucun affront si vous souhaitez un peu de tranquillité, seule. Je connais bien ces situations, après tout nous avons tous les mêmes besoins. Néanmoins, je ne peux me résoudre à desceller la réponse à tous mes questions autrement que par la communication. »

Je souris. Ce souci de l’autre. Ce souci de ne pas déranger, c’être utile. C’était aussi ça qui était appréciable et différent des autres chez elle. Et malgré ça lorsqu’elle s’exprimait il en émanait une force incroyable, une assurance inouïe. Elle savait ce qu’elle voulait, forte et déterminée.

Elle prit ensuite soin de le détailler et de m’expliquer ses dons. Le premier était le pressentir le danger. Il lui seyait à merveille, et j’en fis la remarque au détour d’un sourire. Le second était bien plus impressionnant. Invoquer un dragon. Rien qua l’entendre ça semblait merveilleux et à la fois terrifiant. D’aucuns savait qu’un dragon n’était pas une peluche à câliner. Je fixais le pendentif avec intérêt, l’admirant en silence. Me je me redressai, souriant à la jeune femme.


« Hé bien, pour ce qui est du travail vous venir quand vous voulez. Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de bazar ici et le travail ne manque pas. Pour le moment j’ai terminé toutes mes commandes mais je pense qu’il faudrait que je range un peu. Je suis assez désorganisée, comme vous pouvez le voir … Alors si vous avez le courage et la bonté de m’aider je ne refuserai pas votre aide Mademoiselle. »




Dernière édition par Phane le Dim 14 Avr - 10:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Mer 10 Avr - 19:26



Phane : « Hé bien, pour ce qui est du travail vous venez quand vous voulez. Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de bazar ici et le travail ne manque pas. Pour le moment j’ai terminé toutes mes commandes mais je pense qu’il faudrait que je range un peu. Je suis assez désorganisée, comme vous pouvez le voir … Alors si vous avez le courage et la bonté de m’aider je ne refuserai pas votre aide Mademoiselle. »
Ce à quoi je répondis qu'il serait un plaisir de lui être utile. J'entrepris, alors, de suivre son pas à la mise en ordre des différentes besognes dispersées ici, et là. Méthodiquement, nous nous activions à l'ouvrage, sans se presser. Elle posait les outils dans leurs rangements ; j'essuyais la poussière, et les salissures inévitables qu'engendre un métier de force brute. Elle dans le savoir, et moi dans le soutient élémentaire. Comme une danse, une chorégraphie improvisée, les actions s'enchainaient sans grabuges. Un moment agréable, de partage, et de travail d'équipe. Je n'avais pas senti un tel sentiment depuis le départ d'Hana, l'unique amie que j'eus de mon existence. Un réconfort, bercé d'un doux sentiment de sécurité m'envahissait. Décidément, Phane était comme une bénédiction dont je ne comprenais pas l'origine. Le sourire au lèvres, j'achevais d'accomplir toutes les tâches qu'ils me restaient, sans pouvoir m'empêcher une curiosité :
Meiname : « C'est étrange, j'ai un sentiment familier depuis que je suis avec vous. Croyez-vous au destin, ou à quelque chose qui s'y rapproche ? »
Mon regard s'était perdue dans les dernières tâches que j'essuyais sur le comptoir, les voyant tantôt comme des flaques d'un liquide mystique, tantôt la brillance me rappelait à une infinité. Dans ces flaques je voyais le cosmos, à vrai dire. J'avais l'impression d'être si grande face au monde, qu'il s'en était réduit à une taille ridiculement à porté de ma vue. J'avais l'impression d'être passée de l'autre côté des frontières que l'on se pose. De retour à la réalité. J'étais maintenant hypnotisée par le geste que j'effectuais, volontairement, perdue dans mon agissement. Mon cœur était lui en suspend de sa réponse. Je patientais.


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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Dim 14 Avr - 10:32

Grand ménage.


Nous nous mîmes à ranger avec détermination. L’atelier en avait bien besoin. Bien qu’assidue et très attentive à mon travail, les objets s’amoncelaient, c’était inévitable. Je n’étais pas réellement désorganisée, je savais en permanence où tout était mais je n’arrivais jamais à me résoudre de ranger. C’était surtout que même pour un travail si sérieux j’avais besoin de bouger. De passer à l’établi puis à la table pour finalement aller dehors. Au passage je laissais ça et là des outils, des pièces. Ça n’était pas du laisser aller, juste un besoin de bouger.

En silence elle m’aidait, nettoyant et astiquant le moindre endroit, chassant la poussière avec dextérité. De ce fait le nettoyage fut moins long que ce à quoi je m’attendais, même en étant deux. Nous étions silencieuses et concentrées mais l’atmosphère n’était pas froide, au contraire. Nous partagions ce qui était pour moi un moment de complicité. Je ne laissais pas souvent accès à mon atelier et encore moins les gens toucher mes outils de travail.

Nous avions presque finit.

« C'est étrange, j'ai un sentiment familier depuis que je suis avec vous. Croyez-vous au destin, ou à quelque chose qui s'y rapproche ? »

Le regard un peu perdu, un léger sourire sur les lèvres. Je ne savais vraiment si cette question m’était réellement destinée ou s’il convenait de la laisser flotter dans l’air jusqu'à évaporation. Je m’étais arrêté dans mon affaire, la fixant, la bouche un peu ouverte. L’eau chaude coulait sur mes mains, me brulant presque. J’avais une tasse à la main, le liquide vaisselle dans l’autre. Je clignai des yeux, tentant de réfléchir plus clairement.

« … Je ne sais pas. Je pense que la vie se déroule comme elle le doit mais je ne suis pas fataliste pour autant. Chacun fait sa route mais on peut tous en dévier, c’est à nous de choisir. Mais il est agréable de se laisser porter par la vie parfois, non ? »

Silence. Un temps. Je réfléchissais à une meilleure façon de lui répondre car jusque là je n’avais pas totalement répondu à son interrogation. Je repris ma vaisselle, plus confiante.

« Hé bien. La vie suit son cours mais libre à nous de suivre le chemin tracé ou de s’en éloigner. Je ne saurais dire si on peut appeler ça le destin mais si c’est ce qui m’a permis de vous rencontrer j’en suis fort contente. »



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MessageSujet: Re: « Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.   Lun 15 Avr - 19:36



Phane : « … Je ne sais pas. Je pense que la vie se déroule comme elle le doit mais je ne suis pas fataliste pour autant. Chacun fait sa route mais on peut tous en dévier, c’est à nous de choisir. Mais il est agréable de se laisser porter par la vie parfois, non ? »
J'aurais voulu dire : "oui". Seulement, perplexe, cette question souleva d'autres interrogations. Je n'avais pas l'habitude de me laisser porter, enfin, cette phrase sonnait étrange à mon oreille. Je voyais où elle voulait en venir, laisser le temps faire les choses, je suppose. La vie est forgée par ma volonté, en venir à la conclusion que celle-ci puisse me porter par moments, interpellait mes croyances. Cela ne pouvait être qu'une parabole, comme "la lumière, et ses rayonnement qui nous réchauffent et nous indiquent la voie".
Phane : « Hé bien. La vie suit son cours mais libre à nous de suivre le chemin tracé ou de s’en éloigner. Je ne saurais dire si on peut appeler ça le destin mais si c’est ce qui m’a permis de vous rencontrer j’en suis fort contente. »
Je souris de cet ajout, niaisement. Il me semblait qu'elle se donnait du mal à répondre à mes questions, qu'elle cherchait au plus profond d'elle-même, me donnant ce qu'il y avait de meilleur. Ce qui me flatta. Rougissante, et pleine d'entrain, je lui dis à mon tour.
Meiname : « J'en suis persuadée à présent ! Comme vous l'avez dit plus tôt, la vie doit se dérouler selon un certain ordre. C'est ce que je définie comme le destin. Nous sommes liées à une destinée commune. Je ne sais pas laquelle, ni pourquoi. Mais, en avançant, je saurais quelle est mon rôle dans votre existence, et le votre dans la mienne. Et, je m'en réjouis aussi. Il ne peut être que bon, ce lien ! »
Je lançais ces mots le cœur gonflé de joie. La réponse pouvant être de tous genres, mon humeur n'en aurait pu être ternie ! J'étais euphorique, voire ivre de mes propres mots. Mes yeux semblaient rire aussi ! Mes joues contractées, et mes lèvres figées en un croissant de lune, suivaient le mouvement. J'étais émerveillée par Phane. Comme une enfant face à son héros.



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« Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors. » , dixit Tagore.

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