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 Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]

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MessageSujet: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Mar 28 Mai - 22:29

Lundi, en général, j’ai pas mal de monde dans mon salon de voyance. Les gens veulent savoir ce que leur réserve leur semaine et leur Week End. Je ne fais pas payer trop cher. Disons que ça dépend… Ca dépend de la question posé, et de la réponse donnée. En général, cet argent, vu que j’habite chez mes parents, il sert à ma tirelire, ou à aider papa et maman à payer à manger et d’autres chose. Maman dit toujours qu’il faut savoir partager, même quelque chose qui nous appartient. Alors moi aussi, je partage ce que je gagne avec mes parents. Et j’aimerais faire autant pour ma sœur, Iule, mais… Elle me refuse pour l’instant. Elle ne m’aime pas je crois. Je vais lui laisser le temps… Après tout, je ne l’ai rencontré que la semaine dernière…
Mon salon est assez petit. Mais assez mignon. Il y a beaucoup de tapisserie, de rideaux, de tapis, et beaucoup d’objets de voyances. Tout ceci ne sert qu’à décoré. Je n’utilise pas le tarot, ni la boule de cristal. L’encens, c’est juste pour sentir bon, et la luminosité pour crée une atmosphère mystérieuse. Je suis une vraie voyante ! Mais j’aime bien ma décoration. On m’a dit que les terriens faisaient comme ça alors… J’ai voulu copié. Il y a une table, au centre de la pièce de consultation. Avec quatre chaises autour, et une petite boule de thésulah au centre. A savoir qu’une boule de thésulah n’est pas la même chose qu’une boule de cristal ! La boule de cristal, c’est en cristal. Mais la boule de thésulah, c’est en cristal de roche. Il paraît que la boule de thésulah sert à redonner leur âme aux morts. Je n’ai jamais essayée, rassurez-vous. Moi ? Ça me fait peur. Mais cette boule de thésulah est tellement belle que… Bref. J’ai craquée.

Enfin bref. Tout est de couleur violet dans cette pièce. Les rideaux, les tapis, les murs. Ornées de dessins bleus, verts, et or. Seules les chaises et la table sont en bois. Un bois assez clair et solide.
Mais on n’entre pas dans la pièce de consultation comme ça. Il faut passer par un couloir, et avant, entrée dans la salle d’attente. Dans ce couloir, c’est violet également, mais plus clair, et il n’y a que des tapisseries aux murs et des tapis sur le sol. Pas d’autres décors. Dans la salle d’attente, tout est de couleur rose. Un rose clair, qui repose les yeux et l’esprit. Il y a du blanc mélangé au rose, et des canapés violets pour attendre l’heure du rendez-vous. Une table basse au centre sert à poser les divers magazines ou journaux.

Bon. Tandis que vous racontait tout ça, plusieurs clients sont passés. Nous arrivons à midi. Je n’ai qu’une heure pour manger le Lundi. Trop de monde. Alors je fais vite et je continue à exercer mon métier toute l’après-midi, lorsque qu’arrive 14H (Il faut savoir que je commence à 8H et finit à 15H, en général. Parfois, il peut y avoir des heures supplémentaires, mais peu importes.), je vais chercher mon prochain client. J’ouvre mon agenda et…

« Mais… Vous n’aviez pas rendez-vous ? Si ? Je n'ai personne à 14H... » Demandais-je avec ma voix d’enfant à l’homme qui attend seul dans la salle d’attente.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Mer 29 Mai - 13:21

Tes pas t'avaient mené dans le centre-ville et tes yeux s'égarèrent devant cette boutique. Mais tu ne savais pas si tu pouvais vraiment nommer cela un magasin, vu que les produits qu'il proposait n'étaient pas vraiment palpables. La voyance, tu n'y avais jamais cru un seul instant, du moins quand tu étais encore de l'autre côté, mais ce monde avait changé tes croyances Onni. Le hasard t'avait conduit dans la resplendissante cité, enfin plutôt ton commerce. Même si tu avais dû marcher pendant quelques jours, tes ventes avaient explosé. Il y avait beaucoup d'acheteurs potentiels ici, c'était tellement plus vivant que dans les Landes. Heureusement que tu n'habitais pas ici, sans doute aurais-tu été fatigué de devoir gérer autant de personne en journée. Mais tu n'en toucherais pas un mot à qui que ce soit. Tu continuerais à clamer la beauté du royaume, alors que tu préférais nettement ta terre d'adoption. Mais au final, ce fut grâce à un client que tu connus cette étrange endroit. Par curiosité, tu avais voulu y jeter un œil, mais depuis que tu étais face à la bête, tu te demandas si tu ne faisais pas bien de faire marche arrière. Car au fond que pouvais-tu bien demander une voyante ? Tu ne désirais pas savoir ton avenir, tu avais trop peur d'y découvrir un destin tragique. Non, toi, ce qui t'intéressait, c'était… Tu te résolus à entrer, sachant qu'il y avait une grande chance que tu regretterais ce geste. Mais ton sourire était ta meilleure armure, même si tu venais à être dépité, personne ne pourrait t'obliger à le révéler .

Maintenant que tu étais à l'intérieur, tu te demandas si tu n'étais pas tombé dans le monde de Barbie. Tout ce rose... C'en était presque écœurant, pourtant tu agrandis ton sourire, comme si cela pouvait sauver tes pupilles de cette horreur. Tu t'installas sur l'un des canapés et tu sortis de ton sac une petite sphère de métal. Tu récupéras aussi ton masque lisse que tu mis avant de commencer à déformer l'objet. Tu ne souriais plus, ton visage était plus froid que la glace, mais tout cela était dissimulé derrière ce voile de bois blanchi que tu gardais sans cesse quand tu travaillais. Peu à peu, l'oeuf éclot, donnant vie à Cerbère, chiens des Enfers. Voici ton vrai sentiment Onni. Que tu le veuilles ou non, ce lieu t'inspirait la peur, celle de découvrir ce que tu avais toujours voulu nier. A la fois apeuré et fasciné, tu étais comme celui qui faisait face à une falaise...

Mais ta concentration faillit à l'instant où une voix fluette te rappela à l'ordre. Tu sursautas , laissant tomber ton œuvre sur la table basse. Heureusement que ce n'était pas du verre, tu aurais été bien idiot dans ce cas. Alors que tu récupéras ta sculpture, tu entrepris à lever la tête afin de voir qui t'avait sorti de tes pensées. Ce qui te marqua le plus, c'était sa jeunesse. Elle n'était qu'une frêle adolescente, portant encore un peu les rondeurs de l'enfance. Qu'était-ce ce royaume qui faisait travailler aussi jeune ? Mais tu restas muet, plantant tes pupilles émeraude dans les siennes. Alors c’était-elle la voyante ? Maintenant tu doutais de la fiabilité de l'information. Tu te levas, rendant la demoiselle encore plus minuscule. Tu entrepris de lui répondre courtoisement, ta voix faisant un étrange écho :

«  Je vous prie de... Ah ! Excusez-moi un instant. »

Tu avais oublié le masque. Tu desserras les lanières de cuir, délivrant ton visage. Tu dessinas un sourire chaleureux, comme si tu voulais déjà t'excuser du dérangement. Alors que tu rangeais tes affaires, tu continuas joyeusement :

«  Voilà, c'est un peu plus poli sans le masque. A vrai dire, je suis un voyageur, alors j'ignorai qu'il fallait prendre rendez-vous J'aurais aimé savoir si vous répondez au question sur des événements passés. Si c'est le cas, j'en débourserai le prix. Je sais que c'est une demande un peu inhabituelle. S'il le faut, je prendrai rendez-vous, cependant je repars ce soir donc j'imagine qu'il faudra attendre quelques mois... »


Oui, tout ce qui t'intéressait, c'était le passé Onni. Il y avait une question que tu n'avais jamais pu répondre par toi-même. Ta mère t'avait-elle aimé ne serait-ce qu'un instant ? Tu l'ignorais, tu n'avais pu jamais lui demander. Bien sûr, tu ne poserais pas la question ainsi, tu n'étais pas assez bête pour te dévoiler ainsi à une enfant -qui en passant ne devait pas avoir plus de cinq ans de différence avec toi. C'était ton seul espoir de savoir, même si c'était une arnaque. Car tu avais besoin d'être rassuré plus que n'importe qui Onni.


Dernière édition par Onni le Mer 29 Mai - 19:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Mer 29 Mai - 14:01

« Je vous prie de... Ah ! Excusez-moi un instant. »

Il ôta son drôle de masque. Je regardais l’homme. Il avait un visage très doux. Il afficha un sourire qui me fit sourire aussi.

« Voilà, c'est un peu plus poli sans le masque. A vrai dire, je suis un voyageur, alors j'ignorai qu'il fallait prendre rendez-vous J'aurais aimé savoir si vous répondez au question sur des événements passés. Si c'est le cas, j'en débourserai le prix. Je sais que c'est une demande un peu inhabituelle. S'il le faut, je prendrai rendez-vous, cependant je repars ce soir donc j'imagine qu'il faudra attendre quelques mois... »

Je lui fis signe de la main pour qu’il me suive et entrais dans le long couloir pour atteindre ensuite le petit salon de voyance. Je m’assis sur ma chaise, et l’invita à s’asseoir également.

« En général, je préfère prendre sur rendez-vous, mais comme je n’ai personne et qu’il me reste du temps… Je veux bien vous prendre. Pour votre question, oui, je peux lire le passé aussi, mais c’est plus rare que l’avenir. Comme vous dites, c’est assez inhabituel qu’on me demande ça. » Rigolais-je sans grande méchanceté.

Je réfléchis un instant. Je le regardais et m’apprêtait à lui expliqué comment se déroulait mes séances.

« En fait, mon don est assez aléatoire. Je ne le contrôle pas vraiment. Imaginons que vous teniez savoir ce que vous réserve la journée de demain, mais qu’il ne se passe rien de particulier demain, mais que quelque chose se passera après demain, mon don me renverra sur après demain, et non pas demain. C’est pareil pour le passé, bien que ce soit plus délicat. Imaginons que vous voulez savoir ce qui s’est passé à un moment de votre enfance, mais que ce moment est de loin bien moins importants pour vous qu’un autre moment de votre passé, c’est celui qui sera le plus conséquents pour vous que je verrais. »

Je fis une pause. J’essayais de resté le plus professionnel possible. Mais devant l’incompréhension de mon client, je repris en souriant avec mes mots à moi.

« Je vais vous donnez des exemples. Vous venez aujourd’hui à ma consultation pour voir ce que vous réserve demain. Seulement, demain, je ne voie rien d’extraordinaire dans votre vie. Par contre, après demain, vous allez avoir un accident de… Travail, par exemple. Mon pouvoir me permettra de voir cet accident de vous prévenir, donc. Pour voir le passé, c’est autre chose. Vous venez me voir pour que je revois un moment de votre passé que vous avez oublié et que vous voudriez vous rappeler. Seulement, dans votre cœur, ce n’est pas ça que vous cherchiez réellement. Mon pouvoir me permettra de revoir la scène qui répondra à la réelle question que vous vous posiez intérieurement, conscient ou pas. Vous comprenez mieux ? »

Je posais mes mains sur le dos sur la table, et l’incitait à poser les siennes dans les miennes. Je lui expliquais ce geste.

« Pour que je puisse voir ce que vous voulez, il faut que nos mains soient en contact. Sinon, ça sera compliqué. Le prix, je le fixe en fonction de la question posée et de la réponse donnée. En reprenant l’exemple d’avant, si c’est effectivement demain que vous voulez voir, et que je ne voie qu’après demain, le prix sera moins cher puisque ce ne sera pas exactement ce que vous vouliez. Vous voyez ? Si vous avez compris tout ceci, on peut commencer. Il faudrait que vous me disiez ce que vous recherchez exactement, que je puisse avoir une prémonition. »
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Mer 29 Mai - 19:06

Tu l'avais écouté jusqu'au bout, comme si, s'il t'avait manquait un élément, tu aurais provoqué la fin du monde. Finalement, la voyante avait l'air bien plus professionnelle qu'elle te le paraissait lors de votre rencontre, ce qui te rassura un peu. Au moins, tu ne dépenserais pas ton argent pour rien, mais paradoxalement tu appréhendais davantage ce qu'elle pourrait découvrir. Les moments les plus importants de son passé, il y en avait peu, à vrai un seul t'avait suffisamment marqué pour que tu en rêves Onni. C'était cette journée où tu courus après un rêve, une réponse que tu n'aurais jamais.

Ton père avait toujours été silencieux au sujet de ta mère. Il n'aimait pas parler d'elle, en même temps qui aimerait relater la vie d'une personne qui vous avait abandonné ? Alors, tu n'avais pu que les traces de son passage en guise d'unique témoignage. Un mascara tombé derrière l'évier, un album photo à moitié déchiré par ton père, puis rien. Alors, maintenant que tu avais rejoint le salon violet qu'elle avait fini ses explications, tu t'installas devant elle, hochant simplement la tête en signe de compréhension. Tu parlais doucement, comme si tu avais peur de troubler les esprits en ce lieu magique où les objets de médium s'entassaient :

« Je vous remercie d'avoir pu répondre à ma requête, je vous en serai redevable en tout cas... C'est assez clair maintenant. »


Enfin tu suivis ses consignes, frôlant ses mains de tes doigts. Tu trouvais amusant à quel point tes paumes dissimulaient celle de la jeune fille. Combien de fois n'avait-elle pas été prise au sérieux par ses clients à cause de cette physionomie d'adolescente ? Tu t'en voulais presque d'avoir été de cette espèce, mais tu es encore nouveau dans le royaume. Tu clignas tes paupières avant de poser tes pupilles sur son visage. Tu étais radieux, comme à chaque fois que quelque chose te peinait. Au final, tu n'étais même plus certain de différencier le bonheur de la tristesse. Tu repris la parole, posant l'unique question que tu avais tourné mille fois dans ta tête :

«  Qu'est-ce qui a causé le malheur de mon père ? »

Ainsi, tu ne dévoilais pas la véritable interrogation qui avait tourmenté ton enfance. Tu continuais de sourire inlassablement, mais tu réalisas que c'était trop suspect de ne rien ajouter d'autre. Les personnes qui venaient dans le temple de la magie occulte était rarement connu pour leur discrétion. Déjà, demander de l'aide à la magie avait le goût d'une défaite, c'était du moins comme ça que tu le percevais. Tu tremblais légèrement, à force de tendre tes bras dans le vide. Tu te décidas enfin à véritablement poser tes mains, avouant qu'à demi mot tes pensées :

« Je ne viens pas d'ici, alors il ne m'est plus possible de répondre à cette question. Je vous prie de m'excuser pour le dérangement occasionné. Sans doute aurais-je du m'y prendre plus tôt pour y répondre. »


Aaah, tu mentais comme tu respirais. La réponse, tu l'avais toujours cherché, si c'était toi ou elle qui avait créé cette mélancolie chez ton père. Mais tu connaissais déjà la solution au plus profond de toi, comme une parole scellée entre les lèvres. C'était l'autre facette, l'autre monde que tu avais construit derrière ta bonne humeur. Celui où une pile de vérité s’agglutinait et que tu ne voulais pas entendre. Alors tu ris légèrement, diluant ainsi le malaise du silence. Que faisais-tu là ? Pourtant tenais-tu tant à savoir ce que tu redoutais. Peut-être ne voulais-tu plus fuir, peut-être qu'ainsi tu te forcerais à faire face. Le temps s'était comme arrêté dans le salon. Ton cœur battait lentement, comme le sien. Tu n'aimais pas vraiment qu'elle puisse aussi entendre le tien. Tu savais très bien ce que tu risquais, peut-être qu'une partie de tes mensonges seront percés à jour. Mais tu voulais prendre un nouveau départ. Si tu pouvais exorciser ton ancienne vie, alors il ne te resterait plus rien, et enfin tu pourrais renaître.

C'était pour cela que tu souriais à demoiselle de la cité. Mais de là à savoir si c'était par joie ou par tristesse, tu ne le savais plus depuis longtemps.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Mer 29 Mai - 22:42

« Je vous remercie d'avoir pu répondre à ma requête, je vous en serai redevable en tout cas... C'est assez clair maintenant. »

Je me contentais de sourire. J’aimais aider les gens avec mon don. Parfois… Ca ne leur plaisait pas, j’avais même le droit à des « Ce n’est pas vrai, vous mentez, vous n’avez pas vu ça, je ne vous paierez pas ! » Mais j’arrivais toujours à rattraper le coup en baissant mon prix, en négociant avec le client. Les gens préfèrent ne pas accepter les faits, ils préfèrent faire l’autruche… Surtout quand ça ne leur plait pas. Il frôla de ses mains les miennes. J’attendais en silence. Il était hésitant…

« Qu'est-ce qui a causé le malheur de mon père ? »

Je le regardais toujours. Je n’étais qu’une petite fille, mais malgré tout, je n’étais pas idiote, et avec le don de voyance en plus, savais reconnaître une réponse floue. Ce n’était pas précis. Oh, ce n’était pas un problème pour moi ni mon don, mais… C’était un problème pour le client, de ne pas dire la vérité. Je me demandais parfois pourquoi les gens venaient pour me mentir sur la véritable nature de leurs questions… j’avais droit à de drôles de surprises parfois. Il finit par les poser finalement sur les miennes.

« Je ne viens pas d'ici, alors il ne m'est plus possible de répondre à cette question. Je vous prie de m'excuser pour le dérangement occasionné. Sans doute aurais-je du m'y prendre plus tôt pour y répondre. »

Je l’observais attentivement. Sans sourire enfantin, sans sévérité non plus. Je voulais voir si je pouvais sonder son regard, et y découvrir la vérité… Peut-être mon don allait-il plus loin ? Mais non. Rien n’y fit. Finalement, je décidais de me concentrer. Je ne fus pas tarder à être emmener dans l’histoire que mon flash me présentait.

Il y avait une femme, elle se disputait avec un homme. Les parents de son client. C’était plutôt violent. La femme disait qu’elle ne voulait pas d’enfants, que c’était la faute de l’homme et qu’elle avait découvert sa grossesse trop tard. Echo n’eut pas le temps d’en voir plus, que déjà sa prémonition l’emmenait ailleurs. La même femme regardant au loin son fils apparemment, jouer. Echo ressentait les regrets de la mère, et sa tristesse.

Je revenais à la réalité. Un temps de quelques secondes fut nécessaire à mon corps et mon esprit pour retrouver place aussi dans le réel.

« … La réponse donnée n’est pas celle espéré. Votre mère vous à rejeter quand elle était enceinte de vous, une violente dispute entre vos parents à suivit ce refus d’avoir cet enfant, vous. J’ai ensuite vu quelque chose d’autre, plus tard, vous étiez petit, je dirais dans les 3 ou 4 ans, votre mère à regretter son geste. Elle aurait voulu resté avec vous. »

Je prenais une pause de quelques secondes ou je regardais intensément le jeune homme, puis je repris.

« La vérité sort toujours à un moment donner… Vous ne m’aviez pas dit votre réelle question. N’était-ce pas sur votre mère, que sur votre père ? » Demandais-je avec douceur.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Jeu 30 Mai - 22:26

Soudain, tu ne pus nier son professionnalisme. A l'instant où son sourire fondit, tu compris où elle allait. L'adolescent allait être harpé par le passé, ton passé, ou plutôt celui de tes géniteurs. Elle eut un instant de transe, là où tu ne pouvais avoir accès. Que tu aurais aimé être à sa place, tu aurais pu ainsi voir le visage de ta mère autrement que par une photo ou un vague souvenir de sa fuite. Tu détestais que quelqu'un d'autre ait accès à une part de ton histoire, mais tu n'étais pas assez fort pour porter cela, Onni. C'était sans doute ce qui finirait par te perdre. Alors, devant ta totale impuissance , tu souriais. Quitte à être pitoyable, tu préférais à être le seul à le penser. Ainsi, tu pouvais sceller ton désarroi.

La voyante revint à elle, et elle te révéla la vérité : Ta mère ne t'avais pas voulu de toi, c'était donc ton existence qui avait mené la séparation de tes parents. Tu pouffas, comme si c'était une chose pour laquelle il fallait rire. Ah , l'entendre était plus douloureux que prévu. Tu sentais les larmes venir à toi, mais tu les refrénas, comme tu le faisais toujours quand tu étais en face d'un de tes compères. Et puis il y avait cependant une chose que tu appris, c'était qu'elle avait regretté son geste. Sa présence à la sortie de l'école n'était pas un hasard ou une question de pension. Au final, peut-être que si ton père n'avait pas été si rancunier, peut-être qu'elle aurait été autre chose qu'une vision au bout d'une ruelle. C'était cela la solution. Mais pourquoi avais-tu aussi mal ?

Soudain, la blondinette se manifesta de nouveau, cette fois pour pointer ton véritable objectif. Tu fis mine d'être surpris, comme si tu ne t'attendais pas à cette question. Tu étais découvert. Pourtant tu ne perdis pas ton sang-froid, comme si cette plaie béante que tu venais d'ouvrir te donnais un prétexte pour encore plus te protéger dans cette carapace. Tu penchas la tête et tu fermas les yeux, relevant davantage tes lèvres. Ta voix était posée, contrôler à la perfection, ainsi tu pus mentir avec cette aisance presque trop naturelle :

« Hélas ce n'est pas le cas, je désirai vraiment savoir pour mon père. Mais il semble simplement qu'une autre question s'est manifesté. C 'est assez amusant comment la voyance peut ouvrir des horizons. »

Tu n'y allais pas de mains mortes. De là à nier le fond de ta pensée, tu ne le faisais que très rarement. Simplement parce qu'il y avait plus de chance de se faire repérer. Mais ce que tu disais n'était pas totalement faux, ce que ton père avait pu endurer avec cette séparation, tu n'avais jamais pu te le cacher . Au moins tu avais répondu à cet interrogation au passe. Tu mis fin aux contacts entre vos paumes, ajoutant simplement.

«  Toutefois, j'ai eu ce que je désirai, je ne peux donc que vous remercier. Je souhaiterai vous offrir une sculpture en guise de service rendu en plus du prix. Qu'est-ce qui vous ferez plaisir mademoiselle? »

Les bonnes âmes n'existaient et tu ne faisais pas dérogation à la règle. Ce n'était pas pour promouvoir ton commerce, tu n'étais quand même pas quelqu'un d'aussi mesquin. Il fallait que tu pleures Onni, car cette révélation te lacérait de l'intérieur. Mais tu ne pouvais pas l'extérioriser comme tout le monde, tu avais perdu cette faculté à force de toujours faire semblant. En même temps, il fallait bien que cela arrive un jour. Ta gentillesse était égoïste, tu le savais plus que n'importe qui. C'était pourtant avec joie que tu sortis de ton sac une de ces sphères uniformes. Finalement, tu avais opté pour un verre légèrement violacé, afin de t'accorder à ton environnement. Tu semblais rayonnant, la regardant avec une sympathie certaine . Celle que tu offrais à tous ceux qui croisaient ton chemin. Mais peut-être était-il moins faux que tu le croyais cette fois. Car tu lui étais redevable.

L'orbe au creux de ta main, tu attendais son souhait avec ta bonne humeur naturelle. Pourtant, tu t'impatientais. Tu savais que tu allais craquer, mais tu ne savais pas quand.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Jeu 30 Mai - 22:57

« Hélas ce n'est pas le cas, je désirai vraiment savoir pour mon père. Mais il semble simplement qu'une autre question s'est manifestée. C’est assez amusant comment la voyance peut ouvrir des horizons. »

Je le regardais, septique. Je n’avais pas ressenti ça comme ça. A mesure que je réfléchissais, je trouvais son hypothèse bonne, et finit par le croire. La voyance était un don merveilleux, mais incontrôlable et surtout imprévisible.

« Toutefois, j'ai eu ce que je désirai, je ne peux donc que vous remerciez. Je souhaiterai vous offrir une sculpture en guise de service rendu en plus du prix. Qu'est-ce qui vous ferez plaisir mademoiselle? »
« Un cadeau ? » Demandais-je surprise mais souriante.

Je le fis former quelque chose de violet. Je tapais dans mes mains ravie.

« Serait-il possible d’avoir un chat en sculpture ? » Rigolais-je oubliant complètement que c’était un client.

Je me levait et m’approchait de lui pour observer cette chose qu’il avait créé.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Ven 31 Mai - 19:08

Elle était mignonne, ce fut ce que tu pensas en la voyant ainsi se réjouir. Elle était encore une enfant, elle avait encore cette ignorance significative. Celle que tu avais perdu à force chercher des raisons là où tu ne pouvais pas en trouver. L'enfance, c'était quand les explications qu'on te donnait te suffisait, quand un rien t’émerveillait encore. Depuis quand tu ne ressentais plus cette flamme de passion pour les choses communes ? Tu étais devenu un adulte sans t'en rendre compte, ce qu'il restait de ta jeunesse, c'était ces peurs insensées , et ces excès de sentiments que tu devais exorciser. Heureusement, tu n'avais plus beaucoup de temps à supporter cela.

Tu sortis ton masque que tu attachas rapidement et le travail pouvait commencer. Maintenant que tu avais ce voile, tu étais libre. Tu écrasas l'orbe comme si c'était du beurre fondu et tu sentis la première larme couler. Cette tristesse débordait comme un vase trop plein, mais tu restas silencieux pour autant. Ton visage était tout aussi déformé que la pièce de verre. Tu n'aurais jamais du exister, il avait suffit d'un simplement coup du destin pour que tu existes. N'était-ce pas cela que l'on nommait erreur ? Enfin, le corps se forma, toi tu mordais la lèvre pour ne pas crier, de toute façon ne n'était pas si tu pouvais saigner, ta peau restais imprenable si tu te concentrais. C'était cela la magie de l'art : tu pouvais faire tourbillonner tes tourments et déjà ton cœur se calmait. Le félin prit forme, roulé en boule comme s'il était dans un profond sommeil. Mais finalement tu changeas d'idée. Minutieusement, tu lui fis ouvrir la paupière et tu relevas l'oreille. Dans ce lieu où le futur et le passé pouvait rejoindre le présent, sans doute que les animaux pouvait entendre eux aussi ce que les clients ne pouvaient ressentir. Il était si me petit ce chat, environ une dizaine de centimètre de diamètre, à la limite tu pouvais le faire passer pour un chaton miniature. Ton style épuré le transformait en une sorte de fantôme, une vague existence disparu depuis longtemps. Mais l'âme était là, c'était ce qui caractérisait tes pièces. Elles avaient ces sentiments que tu n'exprimais jamais. Ici, tu y avais mis ta méfiance à l'intérieur, aussi cette mélancolie à l'intérieur. Ainsi, tu pouvais dire adieu à cet ancien toi. Ainsi, tu pourrais continuer à sourire.

Tu décalas la sculpture loin devant toi, avant de détacher doucement ton masque. Tu fermas les yeux alors que la coquille tomba sur la table. Tu relevas très doucement tes paupières et tes lèvres, sortant d'une transe. Le calme résidait dans tes entrailles, tu n'avais plus maintenant à t'encombrer de tes parents. C'était du moins ce que tu ne cessais de te répéter, sans vraiment te convaincre. Tu tournas la tête vers la jeune diseuse de bonnes aventures, avant de déclarer avec chaleur :

«  Voici mademoiselle, je ne peux hélas faire mieux avec le matériel dont je dispose. Mais cela reste une humble bête n'est-ce pas ? »

Quelque chose avait changé dans tes yeux. Cette lueur ne chancelait plus, quelque part elle était plus vrai que tout le reste. Tu y croyais vraiment Onni. Ces sculptures étaient les choses que tu aimais le plus dans ce monde, bien plus que les humains. Tu les considérais tous comme unique, ces fragments d'émotions. Ils étaient tes enfants, l'unique chose que l'être factice que tu étais pouvait concevoir. Tu rangeas ton masque dans ton sac, sifflotant une mélodie que tu avais toi-même oublié. Tu ajoutas simplement en lui tendant la main :

«  Je ne me suis pas encore présenté, je me nomme Onni. Je me disais qu'il serait plus agréable pour vous de mettre un nom sur le visage de votre client. »

Ce n'était que par politesse et pourtant tu désirais peut-être savoir comment elle s'appelait. Elle avait quelque chose en elle qui faisait que tu étais un peu curieuse sur elle. Elle semblait tellement plus simple que toi, plus vraie. Comment tu pouvais envier ces personnes Onni, toi qui n'étais qu'un ramassis de compromis. Si tu étais vraiment toi, tu pourrais lui demander son nom plus directement, mais pas peur froisser, tu avais appris à rester vague sur tes vrais attentions, au point que toi-même tu finissais à ne plus savoir ce que tu faisais.

Elle était une jeune enfant qui t'avait aidé à être encore plus faux.
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Jeu 13 Juin - 17:57

-Je ne me suis pas encore présenté, je me nomme Onni. Je me disais qu'il serait plus agréable pour vous de mettre un nom sur le visage de votre client.

Je pris la sculpture entre mes mains et quelques instants, j’oubliais mon travail. De toute façon, les heures étaient finit bientôt. Je souris donc comme une gosse et me présentait à mon tour.

-Echo ! Je suis enchantée aussi !

Je me dirigeais vers une table plus loin ou j’y déposais le chaton. Je souriais encore, satisfaite.

-Il est vraiment beau ! Je l’aime beaucoup ! Dites Onni, à quoi il vous sert votre masque ? Demandais-je avec la curiosité d’une enfant.

Je me rapprochais à nouveau. Je me rappelais d’un livre que j’avais lu au sujet d’un homme qui portait un masque pour cacher ses émotions auprès de son fils et sa femme. Les émotions d’un trop lourd passé…

Trop court. Désolée… ><
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   Dim 30 Juin - 23:17

Echo, quel divin nom. Elle était une adolescente entière, pleine de vie. Pourtant, l'écho n'était qu'une illusion d'un son lointain, résonnant sur les parois ternes des montagnes. Elle n'était pas cela, le  mirage d'une autre, ou du moins c'était ce que tu voudrais croire. Mais ta confiance était dur à obtenir, Onni. Elle restait celle qui avait eu accès à une partie de ton histoire alors elle était ton ennemie, et paradoxalement c'était par ton vœu qu'elle savait sur toi. Ce rapport avait une saveur exotique, peut-être un peu trop pour vouloir l'expérimenter une seconde fois. Pourtant tu prononçais ce « Enchanté » comme si vous étiez amené à vous revoir. Et ce n'était pas du tout ton attention, maintenant que tu avais ta réponse.

La demoiselle posa ton présent, comme si cela valait tout l'or du monde. Quelque part tu étais heureux que cela lui plaise autant. Ton art était la seule chose que tu aimais vraiment que ce soit pour toi, ou pour cette coquille que tu présentais aux yeux du monde. Elle s'enchantait du félin, et toi tu souriais doucement, une vibration sur la lac paisible. Cela aurait pu se terminer ici. Tu aurais dû partir, lui dire au  revoir qui aurait été un adieu et tu ne serais jamais revenu dans l'antre de la fille qui avait pu te rendre libre de ton passé. Mais son interrogation tomba comme un cheveu sur la soupe, et tu sursautas sans vraiment t'en rendre compte. Elle avait demandé pour ton masque, cette unique protection aux regards indiscrets sur ce que tu étais vraiment. Ou plutôt ce qu'il restait de toi. Pourtant tu restais serein, ce n'était pas la première fois que tu allais mentir à ce sujet. Tu répondis, pourtant sans grande conviction :

«  Un artiste doit pouvoir se retrouver avec lui-même disons... »


Quelque chose avait changé. Pourtant tu n'oscillais pas, tu avais remis tes artifices, pourtant tu ne pus mentir avec autant d'aisance. Sans doute parce qu'elle avait entrevu un de tes secrets sans qu'elle s'en rende compte. Finalement tu étais encore loin d'être sauf de tes démons Onni. Il te fallait fuir, le plus rapidement possible avant que le voile tombe. Alors tu ris simplement, passant ta main dans la chevelure de l'enfant de la Cité, comme tu l'aurais fait avec sa propre petite sœur. Mais tu étais fils unique pourtant. Enfin te le persuader ne te demander pas autant d'effort  que cela , tu n'étais plus à ton premier mensonge. Tu te baissas un peu, pour pouvoir chuchoter à son oreille :

«  J'espère que vous grandirez bien Echo. Si je repasse dans cette ville, je vous ferai une petite visite... »

Le ferais-tu vraiment ? Rien n'en était moins sûr, mais tu avais l'impression que cette fois ce serait le cas. Parce que cette petite avait été assez étrange pour lui faire perdre son sang-froid. Tu reculas, lui faisant un dernier geste discret de la main avant de saisir tes affaires.

«  Au revoir. »

Maintenant, tu ne te retournerais plus. Sinon, il était certain que tu allais être démasqué. Enfin à l'extérieur tu levas la tête vers ce ciel infiniment bleu. Il était tant de partir, cette ville te rendait malade. Les landes étaient bien plus agréables, il y avait beaucoup moins de monde, moins de regards à supporter. Bien moins de pression aussi. Alors tu sourirais inlassablement, alors que tes pas résonnaient sur les pavés du Royaume. Alors Echo était la voyante de cette fourmilière...  N'était-ce pas étrange de donner une telle responsabilité à une si jeune personne ? Pourtant tu n'avais pas pu nier son talent. Skies Kingdom avait encore bien des surprises à te faire découvrir. Tu étais maintenant de bonne humeur, même si les ombres continuaient encore de te suivre. Un jour, tu arriverais sans doute à oublier l'autre monde, pour l'instant tu n'avais fait qu'un pas de plus dans le déni.

Pour l'instant, il te fallait encore grandir.


[Fin du rp]
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MessageSujet: Re: Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]   

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Mais... Vous n'aviez pas rendez-vous, si ? [PV Onni]

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