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 ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]

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MessageSujet: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Mer 5 Juin - 17:06


❝ She burns our horizons, make no mistakes.


Rêve. Doucement, dans ses draps, elle pense à lui. Une goutte de sueur d'effroi dessinait la cambrure de ses reins. Un sourire ourla ses lèvres alors même qu'elle était inconsciente. Elle ne savait plus depuis combien de temps elle n'avait pas été plongé dans un rêve comme celui ci. Sweety n'avait que lui en tête depuis qu'elle lui avait envoyé cette lettre. C'était curieux comme sa silhouette armée d'un scalpel, prête à dessiner des traits linéaires sur sa peau blême, pouvait ainsi la hanter. Il s'approche soudainement, lui serrant le bras dans un rire aussi fou qu'elle l'est devenu et Sweety ouvrit d'un coup les yeux, son buste se redressant dans un spasme irrégulier. « Aaah ! » La jeune femme venait de s'extirper d'un songe qui ne lui était pas agréable, ni favorable. Elle posa sa main sur son front, encore tremblante. Heureusement que tout ceci n'avait rien de réel.

Réalité. Non, il ne pouvait pas la retrouver. Leur prochaine rencontre sonnerait celle de la vengeance, d'un rassemblement entre tous les exilés. C'était écrit comme ça... mais secrètement, elle voulait le revoir, espérant, que pris dans un élan de générosité, il veuille bien soigner les bugs qu'elle avait un peu trop fréquemment aux yeux de tous. Mais cette thérapie n'était qu'une utopie. Pourtant, elle espérait. Prolongeant un bâillement félin, la jeune femme s'étira. Ses courbes dénudées ne formaient qu'une silhouette sous les draps enrobés. D'un mouvement lassé, elle regarda le temps qu'il lui restait à soupirer. Encore heureux, encore assez. Sweety se leva alors gracieusement, traînant encore la fine couverture autour de sa taille, jusqu'à s'arrêter devant le miroir. L'ingénue se sourit à travers la glace, détaillant ensuite en grimaçant ses cheveux en bataille. En effet, ses longs cheveux roses et emmêlés tombaient en cascade dans le bas de son dos tandis que sa mèche rebelle acajou lui caressait la joue. Son mascara avait coulé pendant la nuit. 

Rêve. Elle songeait à plein de choses en ce moment. Déjà, comment faire pour réussir à conquérir la terre des noiraudes, sans devoir se confronter à Castiel l'entêté et Isaac l’aliéné. D'ailleurs, ça en revenait un peu trop souvent à lui. Sortant de la grotte ou elle avait dormi cette nuit là, elle se laissa inonder par le soleil matinal. Il tapait fort ce jour là. Elle avait cette délicieuse impression de brûler aussi fort que lui. Sortant son miroir de son sac, elle le mit sur un rocher pour se coiffer. Elle se fit alors ses deux longues couettes de d'habitude et regarda sa tenue. Un mini short moulant, ses petites baskets, un débardeur et c'était parti pour une journée importante. Oui, Sweety avait oublié quelque chose dans la maison dans l'arbre. Elle venait souvent y faire des réunions avec son clan, car de cet endroit on pouvait voir toute la terre des noiraudes, et l'endroit était étrangement insonorisé. C'était donc plus apte à ce genre de conspirations.

Réalité. La jeune enfant se mit à courir pour rejoindre l'endroit, se déplaçant rapidement, et protégé par son champ de force. C'était toujours comme ça qu'elle faisait pour ne pas être embêtée lors de ses trajets. Elle arriva donc au parc enfantin, il n'y avait pas un chat de si bon matin. Marchant calmement à travers les hautes herbes, elle entendit des bruits de pas, comme si quelqu'un d'autre était là. D'un réflexe, elle se baissa pour se cacher au sein des plantes pour ne pas se faire voir par l'inconnu. Comme une prédatrice, elle guettait sa proie, cachée, sans même oser respirer. Elle vit une silhouette se dessiner au loin qui se rapprochait. Ses bottes boueuses traçaient leur route à travers les herbes. Toujours sur le ventre par terre, planquée entre celles ci, elle releva la tête légèrement pour voir l'individu. Surprise, elle laissa échapper un cri qu'elle étouffa dans la seconde en plaquant sa propre main sur sa bouche. Choquée de le voir ici, elle qui ne l'avait pas revu depuis le jour ou elle s'était enfui, elle tremblait d'effroi. Il ne sembla pas l'avoir remarqué et passa son chemin. Alors quand il eut atteint quelques mètres plus loin, elle se releva d'un bon et courut monter l'échelle de la cabane dans l'arbre pour grimper à toute vitesse au sein de celle-ci. Une fois en haut, elle parcourut vite fait le jardin du regard pour le trouver mais il n'était plus là. Soulagée, elle se laissa tomber à l'intérieur, essoufflée. Elle était lâche d'avoir fuit ainsi.



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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Jeu 6 Juin - 16:31

❝She burns like the sun. i can't look away...

Isaac est un être sans aucun scrupule, dôté d'une folie sans nom, incontrôlable. C'est ainsi que cet homme est décrit dans la totalité des royaumes, d'autant plus au sein de la terre des Noiraudes. Initialement connu comme un exilé de la cité de Yubaba, il est immédiatement arrivé sur place avec une attitude supérieure. Etant la seule tête pensante de ce pauvre endroit, il était vu comme un sauveur. C'est alors que ses deux camarades les plus proches ont décidé de quitter son emprise afin de voler de leurs propres ailes. La folie d'Isaac a alors augmenté, atteignant un point que certains pourraient qualifier de non retour. Vous allez me dire, pourquoi vous raconter de telles choses ? Car ce jour est un jour différent des autres. Enfermé au sein de son laboratoire morbide, le fou reste figé sur son expérience, un regard écarquillé lui offrant un faciet de tyran dangereux. Avec précision, Isaac place son scalpel au niveau du ventre de ce pauvre animal déjà sans vie. Le sang coule avec lenteur, son sourire s'agrandissant avec ampleur. Dôté d'un élan teinté d'angoisse, le scientifique s'apprête à frapper plus fort le cadavre quand brusquement, un son sourd vient le sortir de sa transe.

« Qui ose me déranger ?! » Au moment où cette phrase est prononcée, l'homme frappe avec vigueur de son poing la table. Il ne met cependant pas longtemps pour reprendre ses esprits ; replaçant avec minutie ses manches, il passe par la suite une main dans sa chevelure dorée. Son faciet à quant à lui retrouver un calme angoissant. Les yeux plissés il retire ses gants puis tourne les talons en direction du son. Seul dans le laboratoire, ses pas forment de petits claquements, ceux-ci résonnant dans les couloirs emprunt de pénombre. Isaac découvre alors un petit sac remplie de quelques missives. Dans un soupir il l'attrape, le laissant trainer au sol, retournant dans cette petite pièce qu'il considère comme son lieu de vie. « Le courage n'est plus une vertu de nos jours. Même le livreur n'ose pas me croiser et se confronter à moi. Pathétique. » D'un ton plaintif, il atteint finalement son antre, jetant le sac contre l'une des étagères. S'apprêtant à poursuivre son carnage, ou plutôt son expérience, il se met brusquement à humer l'air, comme pourrait le faire un félin. Hypnotisé, comme si son corps était encore présent mais que son esprit l'avait quitté vers d'autres pensées. Cette odeur, cette sensation ; un fin arôme de caramel. Oui, Isaac en est certain, une lettre de cette sacoche possède cette odeur, la même que Sweety. Un pas puis un autre, avec hâte il approche, fouillant rapidement à la recherche de l'objet qui attise sa convoitise. Ses yeux semblent éteints, comme si sa vie dépendait dès à présent de cette lettre. C'est alors, qu'il la déniche enfin, l'ouvrant sans attendre. Ses pupilles tremblent, passant d'une ligne à l'autre ; la relisant encore et encore avec agacement.

Petite merdeuse, comment oses-tu me narguer ouvertement ? Tu es ce que tu es aujourd'hui uniquement grace à moi et au temps que j'ai daigné te consacrer. Tu te permets de m'écrire ainsi, comme si de rien était. Ma petite poupée de cire, tu te sens en sécurité n'est-ce pas... ? Tu peux bien gambader tranquillement dans ta forêt tu sembles oublier quelque chose, ma belle. L'obscurité persiste, le méchant loup n'est pas parti. Il ne faisait que dormir avant de contre-attaquer. Tu peux d'ailleurs être fière de toi, du fait de ta stupidité, me revoilà en scène. Il est temps pour moi de revoir la lumière du jour. Tu vas l'avoir ta réponse.

Une magnifique journée ensoleillée, nonchalant Isaac se contente de marcher, les yeux légèrement fermés devant la lumière scintillante de l'astre solaire. Voilà de nombreux mois qu'il n'avait pas pris la peine de quitter son laboratoire pour profiter de l'air de la terre des Noiraudes. Du moins, celui-ci ne le conçoit pas ainsi ; l'ambiance de ses terres ne sera jamais à son goût. Il la déteste, pour sûr. Une immense cape noire sur le dos, seules ses bottes sont visibles, ses mains finement cachées sous l'épaisse couche de tissus. La bise est-elle aussi présente, faisant virevolter les vêtements du scientifique. C'est alors qu'il parvient à ce qui semble être un parc pour les enfants. Des êtres que notre aliéné à sainte horreur. Cette phase où un humain est un être vivant incapable de tout, aussi bête qu'un rocher. Le constatant, il finit par faire demi-tour, un long soupir quittant ses lèvres. Il fait quelques pas, prêt à quitter les lieux avant de se figer sans attendre. Lui qui se pensait seul, il laisse alors un petit rire indescriptible quitter sa bouche, emprunt une nouvelle fois de cette folie dont lui seul à le secret. Un pressentiment ? Non, il ne sait comment le décrire mais, il en a conscience, elle n'est pas loin. L'odeur de caramel qui lui rappel son doux visage de marionnette provient jusqu'à ses narines. Il ne peut pas l'oublier et celle-ci est figée au sein de sa mémoire. Aussi furtif qu'un faucon guettant sa proie, il avance dans de petits pas en direction de la cabane, restant en dessous de celle-ci, tâchant de rester en dehors du champs de vision d'une probable personne à l'intérieur. Posé contre le tronc, il prend la parole avec une teinte d'amusement dans sa voix.

« Ma douce petite sucrerie ! Pourquoi te caches-tu ?
J'ai fait un long chemin pour toi. Tu ne vas tout de même pas me forcer à monter, voyons !
»

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Jeu 6 Juin - 18:27


❝ And I'll hide from the world. Behind a broken frame.


La lâcheté. Elle avait été incapable de se montrer, de l'affronter. Pourquoi ressentait elle tant d'oppression ? Pourquoi se cachait-elle derrière une lettre ? Sweety devait descendre le chercher et lui dire en face, oui, lui avouer yeux dans les yeux, qu'elle ne serait plus jamais à lui. Elle était prête à se battre. Cependant, secrètement, elle désirait qu'il la répare, car elle ne supportait plus ses bugs permanents. Comment pouvait elle le convaincre de faire cela tout en acceptant de la laisser partir ? Non, cet homme était fou, aucun dialogue n'était possible. La jeune femme sortit son miroir de sa poche et se contempla. La poupée ne voyait la que le reflet d'une turpitude, des yeux ravagés par l'inquiétude. Elle avait un clan à mener, une troupe à protéger. Elle ne pouvait pas se laisser vulgairement capturée par l'ennemi. Surtout après ce qu'elle avait osé faire. Répétons le... déjouer les plans du grand et démoniaque Isaac.

La peur. Elle replia ses genoux contre sa poitrine, adossée au mur, voulant attendre quelques minutes avant de descendre. Une voix s'éleva alors d'en bas et elle se figea, son sang ne faisant qu'un tour avant de se glacer également. Lui ?! Il n'était pas censé être reparti de l'autre côté. Décidément... il n'avait pas changé. Sa voix résonnait dans sa tête comme des tambours. Tremblante, elle ne bougeait pas. Son cœur battait de plus en plus fort au creux de sa poitrine. Si fort... qu'elle aurait cru qu'il allait exploser. « Non... » Son créateur était tout prêt, trop prêt. Mais il ne pouvait entendre de la ou il était les gémissements plaintifs et craintifs de la demoiselle. « Bordel... putain de bordel.. » elle se leva, et se mit à genoux pour ramper vers l'entrée de la cabane. Sortant à peine sa tête, cambrée en deux, une goutte de sueur perla au creux de ses reins tandis qu'elle vit sa petite tignasse blondinette adossée contre l'arbre cyclopéen.

La lâcheté.
Que faire ? Descendre et se rendre ? Renoncer et capituler ? Ou bien tenter de fuir et subir... Elle était forte, elle était vaillante, elle avait su rassembler les exilés pour la paix. Elle se battait pour un idéal, il ne fallait pas le mettre en péril. Mais comment le vaincre lui ? Après tout il connaissait presque mieux son corps qu'elle même. Cette pensée la fit rougir. Et si elle osait avouer ça à son bourreau, dieu sait combien il aurait rit. D'ailleurs, elle se souvient encore de son rire. Si délicat, si monstrueux. Cette démence dans ses éclats de folie devant les impécunieux. Elle le haïssait de tout son être. Mais le craignait encore plus qu'elle ne le laissait paraître. « Jamais ! » cria t-elle de tout son souffle. Merde, merde, merde. La pression qu'elle se mettait à elle toute seule était inouïe. Puis tout à coup, elle se figea, comme si elle avait été mise sur pause, son bras se leva dans un couinement mécanique qui s'échappa de ses lèvres pulpeuses.

La peur. Encore ce sentiment, quand tout va mal, quand on se détraque peu à peu. Elle revint à elle quelques secondes plus tard. Il fallait qu'elle le fasse fuir, qu'elle lui montre à ce scientifique de malheur, destructeur génésiaque de son existence. Avec le peu de courage qu'il lui restait elle lança un champ de force dans sa direction qui le heurta de plein fouet tel une onde de choc. Il devait sûrement avoir été projeté quelques mètres plus loin. Il fallait qu'elle en profite pour descendre et s'enfuir. Tant pis, elle l'affronterait une autre fois ! Descendant l'échelle avec célérité, elle rata la dernière marche et se coinça le pied dedans, et s'écroula en bas de l'échelle. Gémissant de douleur, elle essaya de se protéger d'un champ protecteur au cas ou mais elle était tellement névrosé qu'il se brisa instantanément. « Non ! C'est pas vrai ! » qui d'autre que lui pouvait lui faire perdre son sang froid?




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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Ven 7 Juin - 10:48

❝She burns like the sun. i can't look away...

« Ma douce petite sucrerie ! Pourquoi te caches-tu ?
J'ai fait un long chemin pour toi. Tu ne vas tout de même pas me forcer à monter, voyons !
»

La bouche du scientifique s'ouvre et se referme avec lenteur tandis qu'il prononce ses quelques mots à destination de sa proie. Un fin rictus vient d'ailleurs décorer ses fines lèvres. Le silence persiste en réponse à la question d'Isaac mais il reste persuadé qu'elle est bien dans cette cabane, à se cacher bêtement de son emprise. Lentement, il vient craquer chacun de ses doigts un à un dans de bruits sourds puis commence à fredonner une chanson dont lui seul connaît la signification. Cette petite mélodie qu'il s'évertuait à faire pendant qu'il s'occupait du cerveau de cette pauvre fille. Alors qu'aucune réaction ne se fait entendre de sa part, l'homme commence peu à peu à s'impatienter. Lui qui s'attendait à mieux, le voilà fichtrement déçu devant tant de peur et de couardise. Perdant espoir face à le non réponse de Sweety, il lève avec vivacité la tête en direction de cette petite demeure en bois. Prêt à hurler pour la menacer de représailles, il finit par stopper net son intention, un rire machiavélique venant baffouer son calme. Il se fige, le regard ciblé sur la porte de cette cabane, bloqué au sein de ses pensées tumultueuses.

Voyons, pourquoi souhaiter la déranger dans son petit moment de méditation ? Elle est là, dans cette pauvre demeure, à sombrer dans une peur panique de faire face à mon immense talent. Les cauchemars de son passé en ma compagnie sont en train de frapper son âme de plein fouet. Autant me délecter de cet instant de plaisir intense. Je la sens, ma supériorité suprême. Alors ma douce petite friandise, tu ne sais plus quoi faire ? Ecrire cette lettre était un jeu d'enfants mais faire face à ma personne est une toute autre histoire. Je t'attends pourtant. Que vas-tu faire à présent ?

Un craquement puis un autre, la personne présente dans la cabane paraît bouger, incitant d'autant plus Isaac à conserver son attention vers elle, prêt à tout afin de voir la jolie frimousse de cette gamine. C'est alors qu'en un instant, le scientifique se retrouve projeté à quelques mètres de la cabane. Un champ de force, un art dont elle seule à le secret. Il aurait dû s'y attendre mais au moins, son pressentiment s'avère véridique ; il s'agit bien de Sweety. Affalé au sol suite à l'impact, il ne cesse de rire, aux anges de constater qu'il s'agit bien d'elle. Les yeux écarquillés, les veines de son oeil d'une couleur rouge sang, il ne quitte pas du regard la cabane, restant bêtement allongé au sol. Faire mine d'être désavantagé, ainsi était son plan et dieu sait qu'il adore prendre les gens pour des imbéciles, encore d'avantage quant il s'agit de quelqu'un comme elle.

C'est alors, tel un mirage, qu'elle apparait enfin. Le scientifique pose avec précision son regard sur la brebis, l'observant de haut en bas avec un intérêt susceptible de faire naître la peur dans l'esprit de certains individus. Au rythme de sa descente, son sourire s'accentue peu à peu pour ne donner qu'un large rictus. C'est alors qu'elle chute de l'échelle, se retrouvant prise au piège. Dans un rire amusé, Isaac finit par enfin se relever, la cape pleine de boue et de saletés. D'un geste gracieux, il la retire pour la jeter sans aucun intérêt à sa droite, dévoilant sa tenue encore en parfait état. Comme à son habitude, le voilà habillé d'une manière frôlant la noblesse, des gants de cuir noir placés sur ses mains. Autre point important, il possède une canne qu'il utilise faussement pour marcher. Il n'en a en apparence aucune utilité, semblerait-il. Celle-ci est décorée à son sommet d'une tête de corbeau en métal noir, accentuant la fausse impression de sang noble chez Isaac. « Je vais finir par croire que tu souhaitais intentionnellement me faire du mal, ma belle. » dit-il tout en avançant avec nonchalance en direction de Sweety, le pied encore enfermé dans l'échelle. Approchant très lentement de manière volontaire, il paraît prendre un malin plaisir à faire durer le plaisir. « Beau champ de force, tu as un talent inné remarquable, je te félicite. »

Le scientifique parvient finalement à la hauteur de Sweety, s'arrêtant les pieds joints. Il se penche un peu vers elle, mains tendue pour l'aider à se redresser. Figé, son regard dans sa direction, il persiste à ne pas bouger, accentuant l'angoisse qu'il pourrait faire naître dans l'esprit de sa proie. Un petit sourire en coin ne quitte d'ailleurs pas ses lèvres, un amusement massif dans le regard. « Traîtes-tu tous les visiteurs de cette manière ? Moi qui suis venu uniquement afin de répondre à ta lettre. Tu étais bien plus poli avant de me quitter. » Achevant sa phrase il lâche un petit rire, faussement inoffensif. « J'ai pourtant passé de nombreuses heures à vous éduquer, mon doux Castiel et toi. » Il finit par se redresser avant même qu'elle est eu la possibilité d'attraper sa main pour se relever. Isaac fait par la suite deux pas en arrières, posant son fessier sur l'une des balançoires. Jambes croisées, il la pointe de sa canne sans aucune animosité, son sourire ne quittant pas son visage. « Maintenant que nous sommes présents tous les deux, autant discuter, hahaa. Je suis très inquiet, tu sais. Comment vas-tu depuis la dernière fois ? » De sa main libre il vient montrer sa tête, son doigt disparaîssant presque dans sa chevelure dorée. « Et ta tête, des nouvelles ? »

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Ven 7 Juin - 18:40


❝ And I'll burn forever. i can't face the shame


Inquiétude. Sweety n'était pas du genre à fuir le danger. Droite, vaillante, fière. C'était une jeune femme plein d'assurance. D'ailleurs, c'est grâce à ce talent qu'elle avait réussi à monter à la tête d'un clan. Mais... alors pourquoi fuyait-elle devant lui ? Ce n'était qu'un homme... fou mais la folie n'a grâce que des esprits les plus forts, incompris. La douce s'en voulait, de montrer tant de bassesse devant son pire ennemi, devant l'homme dont elle aurait aimé arraché la tête. Une vengeance utopique qu'on fredonne, idyllique. Alors qu'elle avait essayé – vaillamment précisons le – de s'enfuir pour éviter un quelconque affrontement, le destin en eut décidé autrement. D'un champ de force mesurez dans la figure, elle avait projeté son bourreau hors de son chemin pour descendre l'échelle quatre à quatre. Or... son pied était resté coincé et là voilà prisonnière d'un piège aussi ridicule soit-il. Et son rire mauvais au loin tandis qu'il se relevait augmentait encore plus l'adrénaline qui la faisait divaguer. « Merde, merde... »

Dystopie. Elle le maudit, comme elle peut. Le piège se referme sur elle sans qu'elle ne puisse rien faire. Sweety eut peur. Mais pas un coup de stress comme ça. De la vraie peur, celle qui fait bouillir votre sang, qui vous paralyse. Dos à lui, elle entendait ses pas. Tout son accomplissement lui traversa l'esprit. Allait-elle devoir retourner dans ce laboratoire ? Cette pièce sombre ou la famine se moque, ou le scalpel vous provoque, ou dans le noir, on suffoque. Non elle fallait qu'elle lui montre, à cet homme, ce qu'elle était devenue, qu'elle n'avait plus aucune crainte à son égard. Mais ça serait un mensonge non ? « Ne t'approche pas de moi... » susurra t-elle alors qu'il était maintenant devant elle, tendant ses bras. Elle aurait presque cru à un preux chevalier pour l'aider. Son cœur loupa un battement, ce charisme despotique... il n'avait vraiment pas changer. Ce petit air ironique dans la voix, qui la faisait fondre. Il la félicita sur ses progrès, elle voyait cela comme un avertissement.
Douce paranoïa psychotique qu'il aura réussi à faire naître avec le temps...

Ironie. Les bras tendus vers elle, Sweety leva ses petites mains, hésitantes. Pouvait-elle le toucher ? Devait-elle l'effleurer ? « Non... je n'accueille pas tous le monde comme ça, il n'y a que toi en vérité. » elle esquisse un petit sourire arrogant. « A vrai dire, cela t'ai même réservé. Ça t'conforte dans ton rôle … spécial ? » Elle regarda la corde et lança une onde de choc afin de brûler la corde et ainsi libérer son pied. D'un regard meurtrier, elle fit un léger mouvement de tête pour lui offrir. Un regard de braise qui traduisait sa haine. Ce n'est que quelques secondes qu'elle tilta qu'il avait parlé de lettre. Il l'avait finalement reçu ? Sweety fut quand même – et paradoxalement – heureuse qu'il fasse le déplacement uniquement pour lui répondre. Quoique, si ça ne se terminait pas en jeu de mains, c'est que la vertu du dialogue et de la paix se serait éprise du scientifique. Pour un chef de clan qui désire la guerre, cela serait quand même fort ! La jeune poupée se leva pour lui faire face. « tu as donc reçu ma lettre à ce que je vois... » et croisa les bras, hautaine. « J'ai été poli. Connard. »

Turpitude. C'était sorti ! Depuis le temps qu'elle voulait le sortir celui là ! Bien sûr, comme une enfant, elle baissa tout de suite les yeux. « Hum... » Quand elle les redressa, il était parti s'asseoir sur les balançoires. Elle n'allait pas fuir ! Non ! Tant pis si elle en venait à se battre, elle le ferait pour sa liberté et pour les exilés ! Elle savait au fond d'elle qu'il ne souhaitait qu'une chose, la ramener au laboratoire et faire de même avec Castiel s'il devenait trop gênant. D'ailleurs, il fallait qu'il en vienne à lui aussi... « Ne me parle pas de cet imbécile ! Tu crois peut-être qu'il va t'obéir longtemps ? Ne t'inquiète pas, je compte bien lui faire ouvrir les yeux. » elle fit un pas en avant, le regardant de haut. « Et a nous deux, on t'écrasera. » menace, avertissement ? Crise d'autorité ? Puis elle écarquilla les yeux lorsqu'il fit allusion à sa tête. Détournant le regard, elle serra les dents et les poings, crispée. « Pas vraiment. » Cela lui arrachait la bouche, cela crispait son corps de femme, quelle humiliation de devoir ainsi avouer son point faible. « J'ai... j'ai besoin d'un traitement. » Restez calme, sereine. Surtout, ne pas montrer de signe de faiblesse. S'avançant encore d'un pas, elle s'assit sur lui, provocante, tremblante. Douce enfant qui essaye désespérément de s'affirmer... « Je ne te supplierai pas. »



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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Sam 8 Juin - 10:30

❝She burns like the sun. i can't look away...

Comme enfermé dans un autre monde, Isaac ne quitte pas du regard la jeune fille, pas un seul instant. Il jubile, prend un intense plaisir à l'observer tenter de se montrer à la hauteur ou bien, finir déstabiliser par un petit nombre de ses questions. Son sourire carnassier vient d'ailleurs s'accentuer certains moments, comme instinctivement avant de retrouver un rictus normal. Elle l'insulte même mais il ne daigne montrer absolument aucune réaction à ses attaques. Elles sont futiles et répondre ne serait-ce qu'à une d'entre-elles ne serait qu'une perte de temps et surtout, elle l'empêcherait d'atteindre son but, celui qu'il cherche à toucher avec cette rencontre. Il le sait bien, elle n'est pas comme les autres personnes qu'il possède dans la paume de sa main. Cette gamine, Sweety, elle le connaît bien mieux que la majorité des gens ; la duper ne servira très certainement à rien. Il faut autre chose, un fait qui pourrait faire pencher la balance en sa faveur. Pas de la manipulation, non ; mais bien du chantage. Il ne peut remporter la victoire par les mots que de cette manière.

Il le ressent pleinement dès qu'elle se met à s'approcher de lui. Son allure et les mots qu'elle emploie ; la poupée de cire qu'il aime tant n'est plus la même. Quelque chose a changé et le fait qu'il ne soit capable de dire avec précision de quoi il s'agit l'agace. Devenir une pseudo chef d'un clan lui aurait fait pousser des ailes ? Pathétique, c'est ainsi qu'il le perçoit. Tandis qu'elle fait un pas supplémentaire, elle le menace ouvertement. Que dit elle... oh oui qu'ils vont l'écraser. A cette allusion, le scientifique ne retient pas un nouveau rire, la détaillant du regard, s'arrêtant sans aucune discrétion sur chacun de ses atouts féminins. « Si tu tentes de m'annihiler aussi bien que tu descends d'une échelle, je n'ai aucune inquiétude à me faire. » Il accentue un peu son sourire à ses mots avant de poursuivre sans attendre. « Il ne faut pas non plus oublier que tout ce que vous savez, vous le détenez de ma personne. Ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. Vous avez signé votre fin dès que vous avez quitté mon laboratoire. » Il achève ses quelques mots, totalement conscient qu'ils ne changeront rien. C'est pourquoi il ne perd pas de temps, abordant le sujet de la tête de Sweety.

Son sentiment de plaisir est à son comble. Elle paraît déstabilisée quelques secondes. La gamine le connaît bien mais lui encore plus. Les problèmes de l'esprit de sa poupée, c'est ainsi qu'il peut la déstabiliser et conserver sa supériorité. « Bien entendu que tu as besoin d'un traitement. Ton visage en porcelaine est dôté de nombreuses fissures que moi seul peut réparer. » Ah, voilà ensuite qu'elle reprend du poil de la bête, approchant, elle se place carrément sur lui, en signe d'affirmation qu'il s'amuse à ne pas prendre comme tel. « Encore heureux que tu ne vas pas me supplier. La déception serait trop grande si tu te rabaissais à cela. » dit-il en murmurant doucement à son oreille. « Tu peux d'ailleurs te tranquilliser ma douce ; je ne suis pas venu pour te ramener avec moi, plus besoin. » Il vient par la suite la serrer lentement dans ses bras sans aucune animosité, comme le ferait un enfant avec une peluche avant d'aller dormir. Puis, cherchant à conserver le mystère sur ses paroles précédentes, il vient changer de sujet dans un petit rire de son cru, frôlant la folie. « C'est donc ici que tu vis, amusant. Je dois néanmoins avouer que la luminosité est bien plus importante quand dans mon chez moi. La cachette parcontre... je suis déçu. » Il effectue ensuite un regard circulaire, sa chevelure blonde virevoltant au gré de la bise ambiante. « Tu es bien entourée au moins ? » finit-il avec nonchalance, son faciet conservant son sourire en coin.

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Dernière édition par Isaac le Mar 18 Juin - 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Dim 9 Juin - 21:25


❝i will kill you my dear, dear father.


Mystère. Leur relation était décidément quelque chose d'incompréhensible. De beau certes mais... de si ambiguë. Elle était comme une enfant, sur ses genoux, à croire qu'il pourrait être peut-être un peu plus tendre avec elle. Elle voulait croire à la paix entre les factions, elle voulait croire à ce qu'il puisse la réparer, sans rien ne lui demander en échange. C'était décidément une utopie fort insolente aux yeux du monde. Assise sur lui, elle demeurait immobile. Pas lourde, elle ne devait pas l'écraser et même si c'était le cas, tant pis pour lui. Elle se sentait étrangement sous hypnose, sous l'effet d'un quelconque produit illicite. Une douce euphorie, lente agonie...

Sincère. Elle en venait presque à se perdre dans les méandre de la sympathie, avec cet homme qui fut pire qu'un monstre avec elle. Elle était si faible à ses côtés. Sweety ne possédait que l'art de fuir et de lui tenir vaguement tête pendant quelques secondes. C'est tous ce qu'elle avait en main. Dos à lui, elle fixait le jardin fixement, pour ne pas le regarder. Elle savait une présence toute proche d'elle, sans vouloir admettre son identité. « Isaac... » elle baissa les yeux tandis qu'elle les faisait se balancer frénétiquement. « Notre fin... C'est plutôt toi qui va mourir bientôt. » elle disait cela d'un air vide, presque nonchalant.

Princesse. Se faire désirer tout ça... c'était pas du tout son truc. Elle voulait lui échapper mais c'était vraiment trop dur de résister à ses murmures, à ses enjolivures. « Me réparer ? Laisse moi deviner, tu ne ferais pas cela gratuitement n'est-ce pas ? » elle serra les poings sur ses cuisses, serrant les pans de sa jupe plissée. La jeune poupée écarquilla alors les yeux et tourna sa tête pour le regarder suite à ce qu'il avait dit – sûrement – pour la rassurer. « Quoi ? C'est vrai ? Tu ne veux pas me ramener avec toi ? » soulagement divin, mais méfiance quand même. La douce enfant ne savait plus que croire. Il la prit dans ses bras, ce qui la fit carrément perdre le contrôle. C'était comme un père. Il l'avait créé, il est le responsable de ce qu'elle est aujourd'hui. « Arrête.. » Elle finit par baisser la tête. « S'il te plait arrête... »

Détresse. Sweety était légèrement crispée sous son étreinte. Relevant le menton sur la cabane, sans se détacher de lui, elle sentit son odeur tout prêt d'elle, sa tête contre son dos. « Si tu crois que mon repère est ici, tu te trompes lourdement ! Et si tu crois un jour le découvrir, tu te goures également. » elle était tellement frustrée qu'elle n'arrivait même plus à user de la bonne répartie. « Oui, je suis plutôt bien entourée... ils sont... vraiment gentils et tous solidaires. » elle finit remuer un peu pour se dégager, voyant qu'elle n'y arrivait pas, elle s'entoura d'un léger champ de force qui eut un effet d'onde de choc sur lui. Ainsi elle fut projeté en avant et lui projeté en arrière. Prise d'une crise de folie – ou un bug ou ce que vous voulez – la demoiselle sortit son flingue et le pointa dans sa direction. « toi... je vais te... » ses orbes exorbités le fixaient avec véhémence et rage. Mais était-ce Sweety ? Plutôt Dark Sweety qui venait de se réveiller. Si vous voyez ce que je veux dire...

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Lun 10 Juin - 13:42

❝She burns like the sun. i can't look away...

Le sourire du scientifique ne cesse de s'accentuer et déformer son mignon visage au fil de la conversation. La jeune fille est-elle enfermée dans son étreinte faussement emprunte de tendresse tandis qu'il aime constater qu'elle la déstabilise au plus haut point. D'autant plus lorsqu'il aborde le sujet qu'il n'est pas venu pour la ramener avec lui. Isaac est un manipulateur, un homme sur qui personne ne peut compter. Un individu avec lequel il faut analyser la totalité de ses mots, un à un. Mais cette fois-ci — et c'est là qu'est tout son amusement — il ne ment pas. De la même manière que la lettre de Sweety l'a torturé et même poussé à quitter son laboratoire, il veut la voir perdre patience pour ne plus parvenir à distinguer le mensonge de la réalité. Elle fait frôler ses pieds au sol, la balançoire commençant à se mouvoir avec frénésie. Isaac ne réagit pas vraiment bien qu'il conserve une certaine attention sur la scène. Il connaît bien l'esprit de cette poupée torturée, elle et sa facette ténébreuse. L'opportunité est trop grande, elle ne laissera pas cette occasion s'envoler sans agir.

Il la serre un peu plus dans ses bras, munit de la tendresse qui lui est propre. Sur le point de déposer un doux baiser dans son cou, il s'arrête brusquement au moment où elle comprend qu'il ne fera pas cela gratuitement. Sweety le connaît bien, lui et ses facettes cruelles et manipulatrices. Le scientifique tombe dans le silence une poignée de secondes avant de lâcher un rire de tout son soûl. Dès lors, son magnifique petit minois se tourne en direction du blondinet, celui-ci ne retenant pas un sourire en coin lorsqu'il remarque que la situation ne la met pas du tout à son aise, loin de là. « Voyons, voyons, pourquoi te mentirais-je ? » lui balance-t-il avec vivacité, ne souhaitant pas s'étendre sur ce sujet. Elle ne veut pas le croire, pas même un instant, il le ressent sans aucune difficulté. L'homme jubile d'ailleurs de le constater, l'entendant même le supplier d'arrêter. Il approche sa bouche de son oreille afin de venir susurrer quelques mots, prolongeant le supplice. « Pourquoi arrêter ? Je ne dis que la vérité. »

Un peu plus crispée au fur et à mesure que les secondes passent, Sweety répond au scientifique du mieux qu'elle peut, la situation ne favorisant pas son état. Isaac paraît lui aussi changer son attitude. Perdant un peu son calme et la passivité qu'il s'évertuait à conserver depuis le début de la discussion, il semble brusquement se méfier. Le soleil de plomb persiste à les frapper tous les deux de ses rayons intenses, la petite bise continuant à les rafraîchir quelque peu. Les cheveux de la poupée au vent, elle semble s'agiter à la recherche d'une issue de secours. L'homme la connaît bien, dès qu'elle le pourra et ce, pour son bien être et sa survie, Sweety usera de son don. Ni une ni deux, elle ne perd pas une seconde pour créer un petit champ de force autour d'elle, repoussant le scientifique une nouvelle fois. « Humph... » Voilà le seul mot qui quittèrent sa bouche, projeté à une petite distance. Sur ses gardes, il parvient néanmoins cette fois-ci à se reprendre en atteignant le sol, appuyé de sa canne. Ne se retenant pas, il râle un peu tout en se redressant avec nonchalance. La chevelure en bataille, il dépose son regard sur elle, remarquant que son arme est pointée en direction de son corps.

Enfermé dans son mutisme, Isaac ne retient pas son envie de se recoiffer d'un geste de la main. Ensuite, et ce avec lenteur, il vient replacer ses manches puis ses gants. Son apparence est un point important, quelque chose qu'il ne veut laisser au hasard et la situation ne changera rien à cela. « Je m'excuse sincèrement de t'avoir fait attendre. Revenons-en à nos moutons. » Le danger est palpable, Isaac en est parfaitement conscient mais il conserve son petit sourire. Cette facette de Sweety est dangereuse mais la fierté du scientifique l'est encore plus. Jamais il ne montrera que quelqu'un à l'avantage sur lui, encore moins cette sale gamine. « Je viens afin de répondre à la lettre que tu as envoyé et c'est ainsi que tu me remercies ? » dit-il en pointant le bout de sa canne dans sa direction. « Tes fissures grandissent sans même que tu en es conscience. Où es-tu, véritable Sweety ? » Son regard figé dans le siens, il vient chercher une petite boîte dans sa poche, celle-ci contenant des bonbons. Son attention toujours ciblée sur elle, il vient placer l'une des sucreries dans sa bouche. « Tu en veux un peut-être ? » la questionne-t-il avec un petit rire avant de devenir sans aucune expression, aussi froid que de la pierre, en opposition au soleil ambiant. Isaac prend ensuite la parole, la voix neutre et figée comme si une autre personne avait pris possession de lui-même. « J'en viens au vif du sujet, Sweety. Je suis ici afin de te proposer un marché, quelque chose de concret. Je ne suis pas là pour mon bon plaisir comme tu t'en doutes. » Le corps du scientifique paraît réagir à un fait non identifié, comme paralysé, seule sa bouche semble encore capable de se mouvoir. « A toi de décider. Tu baisses ton arme afin que je puisses t'expliquer ma pensée ou je me retire simplement. Ta lettre n'aura été d'aucune utilitée. »

« Je t'écoute. »

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Dernière édition par Isaac le Mar 18 Juin - 12:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Ven 14 Juin - 11:07

❝i'm a woman without tomorrow  



Broken me. La demoiselle tenait le flingue dans ses mains, tremblante de tout son être. Ses doigts jouaient frénétiquement sur la détente, fixant son ennemi de ses globes souillés et exorbités. Le tuer et être libre ? Le laisser en vie pour mieux se détruire ? Un paradoxe qu'elle était seule à contrôler, du haut de son frêle corps, de son pauvre sourire perdu pendu aux lèvres. Elle coulait dans une eau profonde sans même vouloir nager vers la surface. Elle était faible et accroc à ses paradis artificiels, qu'il lui offrait. Voilà.
Il s'avança, solitaire et sincère. Froid et direct. Sweety circonspecte.
Sa canne tendu vers elle, la jeune femme se perd, ou est-elle vraiment ? Prisonnière de corps impur, de cet âme troublée. Elle est ravagée par la folie, dominée par la démence, droguée à l'euphorie. Le côté sombre de Sweety éclata d'un rire raillé. « Pauvre petit scientifique … regarde ce que tu as créé. Tu vas vite t'en mordre les doigts... père. » elle pencha la tête d'un sourire édenté et s'approcha, jouant d'une main avec l'arme qui tournait joyeusement autour de son index, créant ainsi une spirale angoissante.
La gamine à l'âme teintée de noir se rapprocha de son bourreau, se brisant toujours un peu plus à chaque pas en avant. La distance se réduisait à chacune de ses expirations. Et la peau grandissait dans son cœur à chacune de ses inspirations. Il était aussi addictif qu'une cigarette, qu'elle consomme, qu'il se consume.

Broken me. S'arrêtant devant lui, elle posa l'arme contre le ventre du jeune homme. « Et si j'explose tes intestins père, sauras tu te réparer ? » elle le sentait sur la défensive, et lorsqu'il porta une confiserie à ses lèvres et qu'il lui en proposa une, Sweety se réveilla, cachée au fond d'elle même. Torturée par cette douce odeur de sucre, par l'être si chaleureux d'Isaac, de sa gentillesse... dark sweety ferma les yeux et Sweety les rouvrit. Un sourire d'ange illuminait son visage innocent et des larmes coulaient sur sa joue. Tenant toujours l'arme dans sa main elle le prit dans ses bras. Oui, elle le serra contre elle une dernière fois avant de sauter dans le vide. Cet homme, le diable, elle serrait le diable. Et sweety était une femme sans lendemain.
D'une mine fermée, elle recula et le regardant toujours dans les yeux, elle tira vers sa droite son bras – droit – qui tenait toujours l'arme pour tirer dans une direction sans même en vérifier du coin de l’œil. On entendit alors un petit couinement. Un petit lapin tomba par terre, une mare de sang l'entourant. « Je ne manque jamais ma cible, père. » c'était dark Sweety qui lui disait au revoir.
Sweety tomba à genoux devant lui, une main sur son front et lâchant le flingue à côté d'elle. La jeune femme était tout simplement épuisée par ce conflit intérieur qui régissait son esprit. Surtout que cela semblait s'intensifier quand il était là. « J'accepte de t'écouter. Que veux tu ? » c'était le début de la fin. 

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Lun 17 Juin - 14:17

❝She burns like the sun. i can't look away...

La scène est emprunte de nervosité et d'angoisse. Sweety est envahit par ses peurs, son autre elle aillant pris possession de son corps, plus menaçante que jamais. Le scientifique tâche de garder son calme bien que son attitude défensive persiste. Il est bien placé pour connaître l'attitude de sa protégée, il en est le fabuleux créateur. Durant de longs mois il c'était occupé de la poupée, exerçant de son scalpel une forte pression sur son jolie visage. Tel un marteau qui frappait sa tête, il a détruit sa conscience à petit feu, voilà le résultat. Elle explose de rire sans interruption, le menaçant ouvertement sans réfléchir. Isaac ne retient d'ailleurs pas son sourire ravageur à ce moment, ravi de l'état qu'il a réussi à intégrer dans son esprit. « Magnifique... » Le seul mot encore apte à quitter la bouche du scientifique tandis qu'elle avance dans sa direction. La chaleur est pesante, une fine goutte de sueur coulant du front de l'homme. D'un geste évasif, il replace sa chevelure blonde, exerçant par la suite un mouvement répétitif de la main, recopiant à merveille l'action d'un éventail. Un pas puis l'autre, la jeune aliénée approche furtivement, le sourire d'Isaac devenant de plus en plus grand, aussi carnassier que la mâchoire d'un loup.

Une pression s'exerce au niveau de son ventre ; le pistolet est appuyé contre lui, la tension ambiante grandissant sans attendre. Le sourire du scientifique persiste tout de même, amusé au plus haut point. Oui, l'homme risque de perdre sa vie ici-même, au sein d'un parc d'enfants, sous ce soleil de plomb. Face à sa création, il paraît perdre toute notion de logique. Toujours aussi silencieux, il attrape la boîte de bonbons, plaçant l'un d'eux dans sa bouche de prédateur tout en lui proposant un. Elle le menace sans détour mais Isaac ne perd pas pour autant de vue son amour pour elle, sa création. L'une de ses nombreuses réussites ; la plus admirable. Alors que tout espoir semblait disparu, la haine de la poupée s'atténue, comme si un bouton stop venait d'être pressé. Le corps du blondinet se fige alors pour une raison inconnue tandis que celui de Sweety paraît sa calmer, comme déchargée de toute cette haine. Des larmes vont même jusqu'à couler de ses joues enfantines, le regard de l'homme figé vers elle. Son faciet est chaleureux, le même que pourrait posséder un père pour son enfant.

Une fine tension persiste malgré tout, la jeune fille reculant peu à peu tout en ne quittant pas le loup du regard. L'amusement du scientifique se ressent d'ailleurs, comme figé il fait de même, son attention de prédateur placée sur elle. Une forte décharge se fait entendre brusquement ; elle l'a fait. Sans même se concentrer, Sweety a tiré non loin de lui, sur sa droite. D'un vif coup d'oeil il remarque le petit corps sans vie d'un lapin qui passait par là. Isaac mène sa main au niveau de son cou, faussement outré. « Quelle cruauté, si tes amis te voyaient traîter ainsi un pauvre grandes oreilles innocents... » lance-t-il dans sa direction, une pointe d'amusement perceptible dans la voix. Sans aucun mouvement excepté sa bouche, il poursuit. « Je te félicite mais n'oublie pas que je ne suis pas un petit lapin. Comme tu le dis, je suis ton père. Le seul et l'unique, l'inatteignable. »

Achevant sa prise de parole, elle semble soudainement dénuée de toute force, elle titube avant de finir au sol, sur les genoux. Isaac en profite afin de mettre les points sur les "i", ainsi qu'expliquer lentement le réel pourquoi de sa visite ; la décision est à présent dans ses mains. Ni une ni deux, la tête baissée, elle accepte d'écouter son bourreau, pour le meilleur et pour le pire. « Sage décision ! » La satisfaction du scientifique est palpable, s'apprêtant à poursuivre il se laisse lui aussi chuter au sol, appuyé en arrière sur ses mains, il croise avec une certaine lenteur les jambes. « Alors alors, où en étions-nous... oh oui je me souviens, ma proposition. » dit-il en accentuant le "ma", prouvant encore une fois avec jubilation qu'il tient les rênes, que la situation est totalement sous son joug. Placé avec nonchalance au sol, sa peau semble comme crispé, bien que son visage conserve son air faussement angélique. « Tu sais que je déteste le soleil de ce fait, je vais faire le plus rapidement possible... car à ce rythme je vais fondre. Je viens d'achever une expérience qui est un franc succès. Je suis parvenu à créer un antidote pour ta maladie psychique. Appelons-là ainsi, si tu veux ? » Son sourire carnassier aux lèvres, il ricanne un peu. « Il est très efficace mais doit être pris très régulièrement. Disons une fois par mois. Je suis prêt et ce, de bon coeur à te l'envoyer afin que tu ne souffres plus de cette... tare. En échange, tu dois promettre de ne jamais te mettre au milieu de ma route. Par route je veux bien entendu dire ma destruction des autres nations. Tu peux faire ce que tu veux avec tes... camarades mais au grand jamais de te mettre contre moi. Ne serait-ce qu'une tentative te serait interdite. Si tu venais à ne pas suivre notre marché, je cesserai immédiatement de t'envoyer cette boisson, tu retournerais alors dans cette folie qui est la tienne. Dangereuse et sanglante pour toi-même et tes nouveaux amis. » Achevant sa tirade il craque ses doigts un à un, son sourire disparaîssant peu à peu, le faciet neutre.

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Dim 23 Juin - 12:36

❝i can't, i'm sorry but i can't.  



équilibre. Elle ne sait plus. Qui elle est, ni pour qui, pour quoi. C'est une autre réalité qui l'entoure. Les souvenirs, les doutes... les peurs qu'elle avait renfermé pendant des mois et des mois. Son créateur, celui qui avait fait en sorte qu'elle devienne ce monstre qu'elle détestait tant. Il était là, un sourire maléfique ourlant ses lèvres charnelles, une posture droite et si significative. Pourquoi ? Pourquoi avait-il répondu à son appel ? Pour en tirer un bénéfice, c'était sûr et certain. Mais lequel ? La demoiselle était fatiguée... de se battre pour un idéal qui était toujours contredit de partout. Il voulait la guerre, elle voulait la paix.Et castiel dans tout ça, désirait se venger en usant de la révolution : un outil de guerre qui apporte la paix au final. Mais était-ce raisonnable ? Sweety ne désirait que protéger les exilés qui n'avaient pas envie de se battre, qui demeuraient dans leur solitude. Elle ne voulait au final qu'une cohésion entre tous, pour les plus faibles, renfermé dans leur mutisme. Mais cet homme, ces hommes, n'aspiraient qu'à la destruction. « père ou non, tu finiras bien par flancher isaac. Comme tous le monde. Ça sera un happy end tu sais. Et tu n'en feras pas parti. » elle avait dit ça dans le vide, sans forcément réfléchir.
Oui, elle était fatiguée.


Instable. Ce qu'il allait lui proposer allait bouleverser son ordre intérieur, sa foi en l'avenir et tout ce dont elle avait tenté vainement de construire seule et autonome. Sa proposition ? Elle fronça les sourcils en le voyant s'asseoir devant elle. Elle l'écoutait en silence, d'une oreille circonspecte. Un... antidote ? La jeune femme releva ses orbites écarquillés vers lui. « Quoi... ? » encore sous le choc de la nouvelle, son cœur battait de plus en plus vite, sa respiration se saccadait pour parfois devenir inexistante pendant quelques secondes. « mais c'est impossible.. » non rien n'était impossible pour lui. Elle le savait, elle l'avait toujours su. Ce chantage, elle aurait du s'y attendre, c'était abominable. Inhumain. Elle devait choisir entre son intérêt personnel et l'intérêt du groupe qu'elle avait réussi à monter. « Non mais c'est une blague... ? » Elle baissa la tête, tremblante, crispée, addictive, comme s'il venait de lui proposer une drogue qui allait réduire tout ses problèmes. « Do.. Donne.. » elle se mit à se rapprocher de lui, comme un simple corps souillé et en manque. « Donne moi.. donne le moi allez.. » Sweety ne se contrôlait plus, c'était sa raison ou sa folie qui parlait ? Paradoxalement, un mélange des deux. La jeune poupée grimpa presque sur lui, griffant son torse, un sourire dément au visage. « Donne le moi tout de suite ! » avant de secouer la tête négativement. « Non... je ne peux pas faire ça... » La demoiselle plaqua les poignets de son destructeur génésiaque au sol tandis que les larmes perlaient sur sa joue. « tu n'as pas le droit de demander ça... »

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Mar 25 Juin - 15:11

❝She burns like the sun. i can't look away...

Le doute, la peur et l'incompréhension. Le regard du scientifique est ciblé sur sa victime de toujours, sans aucune expression sur le faciet, il fait son possible afin de cacher ses véritables sensations. Au fond de lui, au sein de l'atmosphère glauque et de l'espace noirâtre de son âme, il se délecte du spectacle devant lui. Son annonce a fait l'effet d'une bombe dans l'esprit de Sweety, plus déstabilisée que jamais. Isaac était totalement conscient que ses mots si anodins pour la plupart des gens allaient représenter un changement phénoménal dans l'esprit de la petite poupée de cire. Dubitative puis autoritaire, l'attitude de la jeune fille passe d'un aspect à un autre tandis que ses petits pieds la font avancer en direction de son bourreau, l'homme qui tient en main la chaîne qui enferme sa conscience. Un sourire machiavélique vient peu à peu naître sur les lèvres du scientifiques, le visage dénaturé par la folie. Sa chevelure blonde au vent telle une crinière, il fait preuve de cruauté, profitant de son avantage indéniable sur la situation actuelle. Comme le ferait un oiseau contre les barreaux de sa cage infranchissable, la fille aux cheveux rosés vient s'agriper à Isaac. Il reste figé devant ses gestes, se contentant de l'observer sombrer dans cette folie qu'il chérit tant.

Contre lui, tantôt violente puis dénaturée de toute sa vitalité, elle persiste à rester figer dans le doute. Une larme puis deux, elle plaque avec vigueur les poignets du profanateur de son esprit, prononçant ses quelques mots : tu n'as pas le droit de demander ça... Quittant finalement son aphasie, Isaac lâche un rire démoniaque, capable de faire naître des frissons à de quelconques personnes censées. Hilare, il finit par se calmer aussi vite qu'il était tombé dans son fou rire puis, dans un mouvement de tête lent et nonchalant, il approche ses lèvres de celles de Sweety, restant à quelques millimètres. « Oh mais, je ne te demande rien, il ne s'agit que d'une proposition de ma part. Ni plus, ni moins, ma jolie poupée. » dit-il dans de petits susurres. Il recule par la suite son visage, retrouvant sa position initiale, les yeux rivés dans ceux de sa proie. Il finit par émettre un soupir, secouant avec succinct la tête, comme blasé par cette situation. « Je ne comprends point cette indécision. Je viens te tendre la main mais tu persistes à douter. » Il grince des dents par la suite, agacé. « Toi qui veux me faire passer pour un fou dénué de coeur, tu ne réagis pas quand je viens agir avec bienséance. Tu es celle qui persiste à compliquer la situation de tes amis & toi. »

« Petite égoïste. » Ses quelques mots prononcés, la peau du scientifique paraît à nouveau se fissurer, comme craquelée. Son corps devenu froid et figé, excepté sa bouche, il prend une nouvelle fois la parole sur un ton monocorde. « Ne te fais pas des idées, je dois me forcer afin de te proposer une telle chose. Je souhaite placer les souhaits de mes camarades avant les miens, d'où ma présence. Contrairement à toi, je ne suis pas égoïste, je ne veux par voir mes amis se faire tuer dans notre bataille, à toi et moi. Bref. » finit-il sèchement, munit d'une froideur sans nom. Faisant claquer sa langue dans un son bref, il poursuit sur le même ton que précédemment. « Si tu me tues, tu ne pourras pas trouver le remède. Comme je te l'ai dit, tu dois te décider, je me retire simplement ou bien tu acceptes cette proposition. Ne sois dont pas égoïste et fais un choix. »


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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Ven 26 Juil - 18:28


❝ She burns our horizons, make no mistakes.




Indécision. Comment faire un choix raisonné en quelques minutes ? Il lui en demandait trop. Sweety avait peur, elle ne savait pas quoi faire. Il la manipulait à des kilomètres à la ronde, et le pire, c'est qu'elle s'en rendait compte et qu'elle ne pouvait absolument rien y faire. C'était alors le destin tragique de sa vie : faire un choix. Maintenant, tout de suite. Elle détestait qu'on la braque et là, on la tordait limite dans tous les sens. Comment osait-il faire ça, lui et son sourire arrogant, lui et ses lèvres aussi désirables que détestables... lui et son remède à porter de ses doigts, à porter de sa voix. Il ne lui demandait qu'une promesse. Quelque chose qui se bloquait au fond de sa gorge.

Oh Sweety. Ma pauvre Sweety... que vas tu faire ? Que crois tu faire ? Il faut que tu te décides. Toi … ou les autres. Les autres ...ou toi. « Petite égoïste. » sa voix raisonne dans ta tête. Son effluve enivrante te fait tourner la tête. Oh Sweety Sweety... décides toi, prends la décision de ta vie. Respire. Serre tes petits poings. Tu la sens cette hérésie qui cambre tes reins. Tu la sens, cette calomnie qui est en train de détruire les tiens. Fais un effort, tu sais que je suis dangereuse. Pour toi, pour eux. Pour nous. C'est lui qui m'a donné naissance... C'est lui qui t'a donné naissance. C'est lui qui veut te soigner, accepte Sweety... Ne sois pas égoïste voyons. Ne soyons pas égoïste.

Illusion. Sweety se releva. Elle le toisa d'un petit air hautain et méprisant. « Je te déteste Isaac. Un jour tu payeras. Je serais un jour plus forte que toi. Je te le jure. » Elle lâcha un soupire. « Ce que j'ai subi a fait de moi ce que je suis Isaac. » elle se rapprocha de lui. « Tu as été monstrueux avec moi. » Elle se mit sur la pointe des pieds et lui souffla sur le nez, ses pupilles se dilatant lentement. « Et tu as fait de moi un monstre. »
Elle ne cilla et approcha ses lèvres des siennes. « On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace nous sommes libres. Je suis libre Isaac. Je ne serais plus jamais dépendante de toi. » La poupée déposa un baiser sur les lèvres de son géniteur tandis qu'elle tourna les talons, grande, forte, imposante. Parce que Sweety est folle, mais c'est la folie qui sera l’œuvre de son retour sur la scène. Vengeance.

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MessageSujet: Re: ❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]   Dim 28 Juil - 10:48

❝She burns like the sun. i can't look away...

Il savait que son marché allait créer le désordre au sein de l'esprit de sa poupée. Peu importe sa réponse, il était sûr qu'il garderait les cartes en main, contrairement à elle, celle qu'il considère comme une pauvre âme en peine. Figé, il se contente de la regarder sans commenter la scène qui s'écoule devant lui. Il ne fera qu'un simple petit mouvement de la main afin de replacer sa chevelure. « Il fait chaud, je te prie donc de te dépêcher, Sweety. » dit-il sur un ton monocorde.

Tu sais que je ne supporte pas la chaleur, ma belle, il est temps pour toi de te bouger. Ma patience a des limites, j'ai même daigné venir te voir jusqu'ici. Tu n'as qu'à te contenter de répondre, peu importe ce que tu décideras, tu seras perdante sur toute la ligne. Mon amusement n'est plus, tu es devenue morne et sans aucune saveur pour mon palais parfait.

C'est alors qu'enfin elle se redresse, prenant un air faussement sûre d'elle, elle prend la parole. Un nouveau sourire vient apparaître sur les lèvres du scientifique, un peu plus à chacun des mots de Sweety, comme si la folie s'emparait de lui au fil des secondes tandis qu'elle continue de parler expliquant le pourquoi elle refuse, la raison qui fait qu'elle ne veut plus dépendre de lui, de cet homme si représentatif de ses peurs et angoisses. La poupée vient même jusqu'à s'approcher de lui, un peu trop d'ailleurs. La peau d'Isaac devient pierre, comme pour se défendre au cas où cette petite tenterait quoique ce soit. Le phénomène disparaît aussi vite lorsque ses lèvres touchent les siennes, son corps restant nonchalant, sans aucun mouvement de recul ou agressif. Un rire transcende le silence lorsqu'elle tourne les talons pour se retirer. « Tu te penses forte, n'est-ce pas ? Capable de refuser ma proposition, ma pauvre Sweety. Ton ennemi principal que je suis retire toutes les limites qu'il possédait avant cette rencontre. La guerre est déclarée de ce fait, préviens tes camarades que je les prends pour cibles au sein de la Terre des Noiraudes. Surtout, que je ne les croise pas. A notre prochaine rencontre, je te tuerai. » Il laisse son rire se poursuivre quelques secondes une fois ses mots prononcés. Puis, se redressant avec élégance il se retire de cet endroit en fredonnant.

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❝She burns like the sun. i can't look away. [ISAAC]

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