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 Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis

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MessageSujet: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Sam 26 Oct - 15:08

    Virginie avait le cœur qui battait aussi fort que si il voulait s'arracher de sa poitrine et partir en vacances. Elle était dans un état d'exitation et de peur assez poussé, un mélange dangereux si vous voulez mon avis. La dernière fois qu'elle était dans cet état, c'était dans la queue d'une attraction à taille minimum dans un parc d'attractions, et le pire, c'est que l'attraction en elle même ne faisait pas si peur que ça. Tout ça, parce qu'elle revenait de chez le docteur.

    Habituellement, Virginie n'allait jamais chez le docteur. Elle combattait ses rhumes en allant en short sous la pluie, et ses maux de ventre en faisant des pompes. On ne peut pas franchement dire que ses habitudes de vie soient parfaitement saines.
    Donc quand le vieux docteur de la vallée du vent (un paysan plutôt habitué à soigner des troupeaux de vaches que des humains en vrai) la vit arriver en trottinant, il se douta que quelque chose n'allait pas.
    Ce docteur, Virginie l'avait choisi parce qu'il était pas cher. Mais du coup, il était un peu nul. Mais assez compétent pour arriver à un verdict assez rapidement dans le cas présent.

    C'est un bébé.
    Plaît-il ?
    Vous êtes enceinte.

    Virginie battit des cils pendant quelques secondes sans rien dire.

    Je suis enceinte. C'est à dire ?
    C'est-à-dire que vous allez être maman.
    Nan mais enceinte, comment ça ?
    A vu de nez, je dirais trois mois.

    Il était con ou quoi ? C'est pas du tout la réponse qu'elle attendait. Elle voulait savoir comment. Enfin, elle savait bien comment, mais pourquoi ? Fichtre. Peut-être que quelqu'un avait lu sa lettre à Ace et avait exaucé son souhait. Bien sûr, elle voulait être maman, mais plutôt dans trois, cinq ou quinze ans, pas là tout de suite.
    Elle se gratta la tête, puis regarda son ventre encore étrangement plat, puis se gratta de nouveau la tête. Elle devait avoir l'air bien ahurie encore.

    C'est qui le père ?
    Comment je pourrais le savoir ?
    C'est vous le docteur !

    Le vieux la regarda d'un air exaspéré sous ses petites lunettes moches. Ignorant cette dernière remarque, il commença à énoncer des conseils débiles sur la maternité, dont Virginie ne retint pas un seul mot. Non mais non, c'est pas parce qu'elle avait un gamin dans le ventre qu'elle allait se comporter différemment.

    Merci docteur, je me casse.
    Bon, pour la consultation …
    Ouais, envoyez la facture au palais de Yubaba, bonne journée.

    Après quoi elle s'enfuit d'un pas joyeux.

    Bon, retour au présent. Virginie était paumée, stressée et excitée, la tête pleine de questions et malheureusement pas trop pleine de réponses. Un garçon ? Une fille ? Les deux ? Ni l'un ni l'autre ? Un alien ? Un chien ? Est-ce que Ratatouille était un nom acceptable ? Après tout elle avait vu des noms pires. De quelles couleurs allaient être ses pieds ? Est-ce qu'il allait seulement avoir des pieds ? Merde il fallait qu'elle trouve quelqu'un pour lui apprendre les maths. Et lui apprendre à lire et à écrire. Combien ça coûtait un truc comme ça ? Qu'est ce que ça mangeait ? Putain d'ailleurs elle avait trop faim. Elle voulait des fraises. Depuis quand elle aimait les fraises ?

    Il fallait qu'elle le dise à quelqu'un. Réfléchissons.

    Les yeux de Virginie s'illuminent, elle a enfin vu la lumière. Bien sûr, Carlos ! Après tout, il était policier, et un policier, ça sait tout. Elle décida donc d'aller rendre directement visite à Heis chez lui, à sept heures du matin, avec sa bonne nouvelle.
    Elle était déjà allée chez Carlos. Dont une fois par effraction. Il avait pas trop apprécié, mais c'était super marrant. Bref, elle déboula sans même sonner à l'intérieur, défonçant à moitié la porte au passage, et gueula :

    CARLOS ! C'EST QUI LE PÈRE ?
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MessageSujet: Re: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Dim 27 Oct - 22:20

I’m waking up to ash and dust,
I wipe my brow and I sweat my rust



    Avant qu’elle ne débarque chez lui, ce début de journée s’inscrivait comme tous les autres dans le train-train quotidien du policier. Nous étions en pleine semaine et il était 7h. Si quelque fois Heisenberg décidait de son propre chef de s’accorder un jour de repos, ce n’était ici pas le cas. De ce fait, il n’avait profité que de quatre ou cinq heures de repos avant de se faire brutalement réveiller par un machin beaucoup trop bruyant à son goût. Et quatre ou cinq heures, c’est peu. Trop peu.

    Le monstre à l’origine de ce drame avait déboulé chez lui dans un fracas infernal, risquant même de provoquer chez Heis une crise cardiaque. Celui-ci s’était immédiatement redressé sur le canapé qui lui servait trop souvent de lit, sans tee-shirt, sa main droite ayant par réflexe attrapé son arme à feu, et il la pointait maintenant vers l’intruse. Puis, entendant le nom de Carlos, le flic avait relâché son flingue et était allé se masser les yeux, endoloris par la lumière du jour qui pointait directement dans sa gueule. Il connaissait dorénavant l’identité du coupable, et grogna un juron sûrement tout à fait imperceptible pour la personne à qui il était destiné.

    Et cette personne, c’était Virginie. La présence de Virginie à un endroit annonçait toujours une mauvaise nouvelle, sans exception. Alors, qu’elle se présente chez lui à une heure pareille, c’était à coup sûr le présage que le flic allait passer une horrible journée. Et ça, ça le mettait clairement en rogne. Tellement, qu’il se serait bien allumé une clope si la lumière si perçante d’une matinée comme celle-ci ne l’aveuglait pas autant. Il laissa néanmoins échapper une phrase à l’attention du bourreau en face de lui.

                  « Putain, toi, encore. »

    Il attendit une dizaine de secondes, après quoi il leva vers Virginie des yeux fatigués, à demi-ouverts, et haineux au possible. C’était la deuxième fois qu’elle s’introduisait chez lui de cette façon. Il se promit d’ailleurs de remplacer un jour la porte d’entrée. En attendant, il repoussa son envie de la foutre dehors dans un coin de sa tête, et se leva pour se passer de l’eau sur le visage. Il ressemblait déjà plus à quelqu’un d’humain. Enfin, il considéra la question qui venait de lui être posée de manière assez violente. Il y répondit par une autre interrogation :

                  « Le père de qui, bon sang ? »

    Il ne lui proposa pas d’entrer -ce qu’elle avait de toute façon déjà à moitié fait, puisqu’il n’avait pas l’intention de la laisser rester longtemps.

                  « J’espère que tu as une excellente raison de me réveiller de la sorte, Virginie. » ajouta-t-il immédiatement après, tout en allant se poster devant elle, attendant des explications. Ou plus précisément, attendant une bonne raison de ne pas l'envoyer chier tout de suite.

    La fixant de ses yeux noisette, il esquissa finalement un petit sourire narquois. Une idée venait de lui traverser l’esprit : elle avait dû se faire engrosser par le premier type venu. Pauvre Heisen. Tu étais cependant bien loin d’imaginer que c’était bel et bien le cas.


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MessageSujet: Re: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Lun 28 Oct - 11:03

    Virginie n'avait pas trop de mal à considérer Heisenberg comme un ami. Elle était bien consciente qu'il s'agissait d'une amitié à sens unique, mais c'était pour elle bien suffisant. Quoi que l'autre puisse en dire, il lui avait été utile à de nombreuses reprises, et elle avait en lui une confiance presque inébranlable. Elle n'était pas encore assez stupide pour s'imaginer que l'inspecteur appréciait sa présence, mais elle lui imposait de toutes façons.
    Il était bien là, à moitié endormi, torse nu et pointant sur elle son flingue, ce qui ne la fit pas bouger d'un centimètre. Pour le coup, c'était de la pure imprudence. Jamais Carlos n'oserait lui tirer dessus pas vrai ? Et dans le doute, il était de toutes façons trop pété pour pouvoir viser correctement. Quand l'homme baissa son arme, probablement en la reconnaissant, elle prit ce geste comme une invitation et entra définitivement dans la pièce.

    Alors Carlos, faut dormir la nuit !

    Son ton était joyeux, malgré les insultes que grommelait le flic à son intention, des insultes pas très jolies. Il avait l'air d'aussi bonne humeur que d'habitude. Pendant qu'il allait se passer de l'eau sur le visage, elle alla s’asseoir sur le canapé qu'il venait de quitter, clamant son droit d'être là, et rendant plus difficile l'acte de la jeter dehors. Elle regarda autour d'elle. Il était tellement bien le bureau d'Heisenberg. Plutôt bien rangé par rapport à chez elle, et il avait des meubles normaux. Virginie n'avait pas de canapé. Ni de lit. Elle ne s'en servirait pas de toutes façons, vu qu'elle s'endormait souvent la tête contre son établi. Après au réveil, elle avait de superbes marque sur les joues. En attendant qu'Heis revienne, elle se saisit du flingue comme la bonne cleptomane qu'elle était, et le tripota quelques instants, regardant dans le canon, jouant avec la gâchette, avant de le jeta par terre quand son propriétaire fut de retour dans la salle.

    Virginie roula des yeux d'un air exaspéré après la série de questions de l'inspecteur.

    Duh. T'es pas très éveillé dis moi Carlos. T'as du passer sous des bureaux pour rentrer dans le métier. Le père de lui !

    Elle pointa du doigts son bide comme si c'était l'évidence la plus basique du monde.

    C'est une bonne raison non ? Bref j'ai besoin de toi, ok ? Le docteur dit que ça fait trois mois, mais c'est un abruti, alors on va dire que ça fait entre deux et quatre mois. Je me rappelle pas trop ce que je faisais il y a quatre mois, alors je t'engage. Tu vas me trouver type, je sais que tu peux le faire. Je sais pas moi, interroge des témoins, relève des empreintes, fais des test ADN, t'es inspecteur, alors inspecte !

    De toute évidence, Carlos allait objecter. C'était sans doute trop gros pour lui tout ça. Mais Virginie était parée à toute éventualité. Elle lui lança un regard larmoyant de jeune mère en détresse, qui la convaincrait presque elle-même.

    Il faut absolument retrouver le père. Il faut que quelqu'un apprenne à ce gosse à poser des divisions et tu sais très bien que ça peut pas être moi.




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MessageSujet: Re: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Lun 28 Oct - 16:41


    Le flic avait pris l’habitude de ne plus relever les piques que lui lançait sans arrêt Virginie. Si bien que même se faire appeler Carlos était tristement devenu quelque chose qu’il supportait plutôt bien à présent. Vouloir imposer une certaine forme de respect à cette énergumène était de toute façon un objectif beaucoup trop ambitieux, gardons tout de même en tête qu’il s’agissait là de Virginie. Passer sous le bureau était d’ailleurs une expression qui s’appliquait bien plus aux autres qu’à lui, mais ça, c’est une autre histoire.

    L’ex-allemand s’était assis en face de son interlocutrice, sur une petite table basse posée entre le canapé et ce qui semblait être un meublé télé, sans télé. Il avait suivi des yeux le mouvement de Virginie lui indiquant son ventre. Sur le moment, il ne prononça pas une parole, mais presque instinctivement, sa main gauche vint s’écraser sur son propre front. Face palm. Choqué ? Non, il ne l’était pas. Il était excédé. Cette fille était une gamine irresponsable, et elle avait un môme dans le ventre, qui deviendrait à son tour un gamin irresponsable et complètement attardé, et ça, ça le faisait grandement chier. D’autant plus qu’il ne supportait pas les enfants de très bas âge. Ces choses étaient des machines à bruit, et Heisenberg détestait les trucs bruyants.

    Il adressa à Virginie un regard emplit de dégoût pendant que celle-ci débitait tout un tas de choses qu’il n’écouta qu’à moitié. Mais quel était l’abruti assez fou pour se faire cette nana, sérieusement ? S’il s’agissait de quelqu’un de particulièrement débile, la chose qui sortirait de ce ventre serait encore plus retardée que ne l’est sa mère ? Holy hell.

                   « Parce que tu penses qu’il y avait des témoins ? » Cette question n’attendait pas de réponse sérieuse. En fait, il ne voulait même pas savoir. Il laissa échapper un long soupir avant de continuer. « S’il y en a eu plusieurs, ça ne t’aidera même pas à savoir qui est le père. Tu dois bien savoir avec qui tu t’es envoyée en l’air ces trois, disons quatre, derniers mois ? » Pause. « Et puis merde. Je n’ai aucune bonne raison de t’aider. »

    Sa main avait quitté son front. Il vit l’arme à feu gisant à ses pieds, songeant que là était peut-être la solution à tout ça. Il s’agirait d’un accident, et le paisible futur de la Vallée serait sauvé. Était-ce vraiment raisonnable de laisser cette créature vivre ? Après tout, non. Mais par la suite, il aurait des problèmes, et il en avait déjà assez comme ça. D’autant plus qu’il n’allait quand même pas se mouiller pour régler les problèmes que provoquait Virginie. Alors, il se dit que tabasser l’auteur masculin de ce massacre était sûrement une meilleure solution pour passer ses nerfs. Dans cette optique, il attrapa le poignet gauche de son interlocutrice avec toute la délicatesse dont il était capable en cette horrible matinée. Sans même la prévenir de ce qu’il faisait, il fouilla le passé de cette fille à la peau chocolatée.

    Et ce qu’il vit fut terrifiant. Il vit Virginie aller aux toilettes, écrire au stupide fromager de la Vallée, et tout un tas de choses qu’il vaudrait mieux ne pas étaler ici. Il haussa un sourcil, regardant par-dessus l’épaule de son interlocutrice, regardant par la fenêtre sans toutefois s’occuper de ce qu’il y voyait. Il ressemblait ainsi au médecin qui prend votre tension. Vous ne savez pas comment il fait, mais il le fait. Maîtriser son don et choisir ce qu’il voulait dans le passé des gens était un luxe dont il était privé. Il vit même Virginie hésiter entre enfiler une culotte et un boxer d’homme. Il ne chercha pas à savoir s’il s’agissait d’aujourd’hui ou d’il y a trois semaines.

    Et puis, ses yeux s’éclaircirent, comme illuminés par une vision divine. Sauf qu’ils avaient ce petit quelque chose de terrifié et de terrifiant. Oui, après avoir passé en revue un petit nombre de conquêtes et de positions diverses dans lesquelles Virginie avait pu passer du temps en leur compagnie, il vit quelque chose de monstrueux. De dégoûtant. D’étrangement familier, mais c’est une autre histoire, n’en parlons pas, n’en parlons plus.

                      « Tu... » Temps d’arrêt. Il la regarda dans les yeux. « Tu as osé faire ça avec Nath ? »

    Oh non. C’était la pire erreur du monde. Une infamie, une abomination, une ignominie. Cet enfant allait définitivement être profondément stupide, si jamais c’était lui le père. Il s’efforça de ne pas bafouiller malgré le choc. Balbutier, c’était pour les faibles.

                    « Cela ne veut pas dire que c’est lui le père, évidemment, je ne suis pas en mesure de le savoir. »

    Le flic avait violemment lâché le poignet de Virginie pour sortir une clope qu’il alluma tout aussi vite. Il avait besoin de s’alléger l’esprit après une telle épreuve.


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Dernière édition par Heisenberg le Mer 30 Oct - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Lun 28 Oct - 19:38

    Pendant que Virginie insistait sur la nécessité d'éduquer son gosse correctement, Carlos regardait le flingue comme si il allait se coller ou balle. Ou lui coller une balle à elle. Dieu sait ce qui passait par la tête de ce malade. En tout cas c'était pas très poli de l'ignorer comme ça, elle parlait d'un sujet sérieux là, l'avenir de cette pauvre chose ! Peut-être qu'Heis allait se porter volontaire pour lui apprendre à additionner des nombres ? Sûrement pas !

    Je te trouve pas très respectueux d'abord. On dit pas « s'envoyer en l'air ». C'est la nature. Et comment tu veux que je me rappelle de ça, je sais même plus ce que j'ai mangé hier.

    Bon, c'était un mensonge. Elle se souvenait très bien, c'était un steak super saignant avec plein de poivre et aussi un ananas entier. Super repas. Mais ça donnait plus d'impact à ses paroles si elle prétendait de pas se souvenir de ça.
    Mais c'était la vérité ! Concernant les mecs en tout cas. Ce genre d'aventures passait largement au dessus de la tête de Virginie, qui les oubliait très vite.

    Les actes de Carlos et ses paroles se contredisaient, comme toujours. Il prétendait qu'il n'allait pas l'aider, mais à l'instant d'après il lui saisissait le poignet avec la délicatesse d'un hippopotame pour faire son truc de médium trop stylé. C'était encore mieux que ça technique de flic. Contrairement à la plupart des gens, Virginie n'avait pas grand chose à faire que Heis s’immisce dans son intimité. Si ça pouvait l'aider, elle se fichait bien qu'il la regarde sous sa douche ou autre. Sacré Carlos !
    Pendant qu'il se faisait sa petite séance diapos, Virginie lui faisait la conversation.

    Oui ça me fait plaisir que tu m'aide finalement. Si tu veux tu pourras être le parrain. On pourra l'appeler Carlos junior. Je suis nulle pour les noms pas vrai ? Heureusement que j'ai pas choisi le mien. Et quand je serais occupée je pourrais le déposer ici comme ça tu lui apprendras des trucs cool. Genre tirer avec un flingue ou lire des dossiers. Imagine il devient intelligent ? Ce serait trop bizarre. Tu vois quelque chose ?

    En tout cas, ce qu'il voyait n'avait pas l'air de lui plaire tant que ça. À un moment, il s'écarta, l'air à moitié terrifié et pas très professionnel.
    Elle s’apprêtait à lui demandait si il avait vu la fois où elle avait assommé son voisin avec une pelle, mais c'était pas ça.
    Nath ?

    Ah bon ? Fit-elle d'un air un peu perdu.

    Elle fronça les sourcils avant de se rappeller de quoi il parlait.

    Ah oui ! Nath. J'avais oublié. Ouais c'était … enfin bref, donc … Attends, comment ça « t'as osé » ? Me dis pas que t'es jaloux mon pauvre Carlos, fallait me le dire plus tôt.

    Puis elle éclata de rire comme si elle avait dit une super bonne blague, mais sa joie n'était pas trop partagée par le flic qui faisait toujours la gueule. Peut-être que finalement, il était bel et bien amoureux de Nath. Bah, elle lui prêtait quand il voulait. Après tout entre amis, on partage tout.

    Mais c'est pas trop mal si c'est Nath. Au moins c'est quelqu'un que je connais. Bon, il a aucune chance de savoir faire des maths, mais au moins il risque pas d'être nain, pas vrai ?

    Nouvelle séance de fou rire bien solitaire. Puis idée.

    Dis, Carlos, tu veux pas venir avec moi voir Nath ? Comme ça on va lui annoncer la nouvelle. Même si c'est pas vraiment lui, on va faire comme si.



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MessageSujet: Re: Comme une envie de fraises ✖ Virginie & Heis   Lun 11 Nov - 4:03

    Enième soupir en à peine une dizaine de minutes. La bonne humeur de Virginie était définitivement quelque chose de bien cruel et difficile à supporter pour Heis en ce début de journée. Celui-ci en était toujours à se demander comment deux énergumènes tels que Virginie et Nath avaient pu ne serait-ce que réussir à copuler. Oui, son estime pour ces deux-là devait se situer à environ -2 sur une échelle de 0 à 1. Il tenta d’évacuer les mauvaises images de leurs ébats qui se pressaient dans son crâne en tirant sur sa clope.
    Cela n’y fit tristement rien.

    Le flic s’était levé. Il passa dans une pièce voisine, une petite salle de bain d’où on entendit de l’eau couler, laissant son invitée toute seule un court moment. Bien que la voix de cette dernière continuait d’arriver jusqu’à lui, il ignora la majeure partie de ce que racontait Virginie. Un tas de conneries, comme à son habitude. Il valait sans doute bien mieux pour son état mental qu’il la laisse parler toute seule, sans y prendre part. Néanmoins, les derniers mots prononcés par Virginie le firent réfléchir.

    Aller chez Nath. En compagnie de Virginie. Une sacrée journée de merde, hein ?
    Cela dit, la proposition devait être prise au sérieux. Après tout, il n’aurait pas à refaire le chemin seul une autre fois pour assouvir son besoin de cassage de gueule, et du coup, il était sûr de se sentir bien mieux ce soir en se couchant. Parce que oui, il avait aussi très envie de mettre les choses au clair sur certaines lettres qu’il avait reçues. Ca le démangeait. Et puis, l’un des gardes de la frontière par où il passait habituellement, un bonhomme appartenant à la Vallée, lui devait du pognon. Le policier n’oubliait jamais qui lui devait quoi. Jamais. Du coup, le voyage s’avérait plutôt rentable, n’est-ce pas... ?

    Il était revenu dans la pièce principale, avait récupéré ce qu’il restait de sa cigarette dans son cendrier, et semblait même presque éveillé. Aussi, Heisen avait enfilé un tee-shirt gris -un peu froissé mais qui sentait bon, tenue assez rare puisque la plupart du temps, il ne sortait qu’en costume ou quelque fois en uniforme. Mais cette sortie n’était pas habituelle. Et elle ne valait sans doute pas la peine qu’il gâche une chemise repassée. Quelques secondes s’étaient écoulées depuis les derniers mots de son invitée -quelques précieuses secondes de silence, mais il répondit quand même, sur un ton glacial :

                    « Ouais. »

    Un seul mot. Pas besoin de plus. Dans l’idéal, la future maman allait être aussi concise pendant le voyage. Tu peux rêver. Quoi qu’il en soit, ayant déjà perdu toute patience, l’ex-allemand attrapa le bras de Virginie brusquement et, comme s’il la sentait incapable de se mouvoir toute seule, la dirigea vers la sortie, la poussant presque dehors. La délicatesse, c’était pas trop son truc, et encore moins avec les spécimens de type Virginie. Et comme pour le punir de cette façon de faire, le hasard fit qu’il reçut à nouveau quelques images de la... conception du bébé dans sa tête. Putain.

    Il attrapa sa veste, fouilla ses poches pour s’assurer qu’il avait son paquet de clopes, alla chercher son arme qu’il accrocha à sa ceinture, avant de claquer la porte d’entrée. Direction les landes.

    HRP:
     


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