AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Mer 3 Avr - 22:24


❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie.


L'éternel réveil. C'est ainsi qu'on ouvre les yeux... Les prunelles rosées lourdes et une vision aussi floutée que la première d'une vie. Une silhouette craintive des troubles d'une nuit. C'est la fin du rêve, d'un songe éphémère. Et sous l'aurore chaleureuse, Sweety se libère. Se redressant avec souplesse ou était-elle ? Le corps luisant et fébrile, la nuit venait de l’inonder de sa lumière lunaire. Maintenant le soleil commençait a redessiner l’horizon. La pauvre poupée, une main tremblante dans ses cheveux roses, est encore haletante. Une goutte de sueur froide dessine son dos cambré par l’inquiétude, glissant avec malice, le long de ses cuisses, pour venir s'abandonner à ses pieds complices. La chaleur de l'aurore venait chauffer cette peau clair et délicate comme la caresse d’une plume. Un cauchemar sans doutes.

Crise matinale. Ou sont mes affaires ? Je suis dans quel endroit et cela depuis combien de temps ? Des incertitudes qui se devinent avec mûre réflexion. La question cruciale demeurait … Pourquoi suis-je ici ? Une bipolarité se subordonne avec des pertes de mémoires de temps en temps. Et cela n'aide en rien. Elle avait la fâcheuse manie de se submerger d'idées fantaisistes dont son imagination insatiable en était la marionnestiste. D'une ouïe attentive et circonspecte, elle pouvait facilement repérer ou elle était. En effet, le silence absolu, calme révolu, un empire perdu … Elle avait du somnoler dans les sous-terrains. Quelle misère. Cependant, errer dans la terre des exilés devenait presque récurant.

Mon royaume pour... Une brosse à cheveux. Oui, c'était la seule chose qui la préoccuppait sur le moment. Mettre un peigne dans cette tignasse. Elle n'était pas au stade ou on peut la comparer à un homme de cromagnon mais dormir par terre n'est pas toujours des plus agréables. (et des plus pratiques.) elle attrapa alors d'un geste vif et concis son sac à dos aux oreilles de lapin. Corps de jeune femme, âme d'enfant, paradoxe malsain qui se dresse au premier abord. Délicieuse décadence quand on creuse un peu plus. Passons ! Elle se saisit de son sac dont elle fouille de fond en comble pour en dénicher son bien. On était bien, dans ses tunnels en fait. Cette pensée la fit légèrement sourire.

Attention, cliché. Alors qu'elle s'adonnait à une quête sacrée : coiffer ses cheveux ondulant gracieusement le long de ses épaules jusqu'au sol, s'écrasant avec dramatisme comme des tentacules de poulpe rose. Passons. Sweety entendit un craquement de feuille, comme si quelqu'un osait interrompre sa lourde tâche. Pour une chef de troupe, elle paraissait bien inoffensive. Mais ne vous a t-on jamais dit de ne pas se fier aux apparences? Rangeant son instrument, elle tourna la tête vers la source du bruit. « Qui est là ? » la demoiselle fronça les sourcils avant d'afficher un air angélique, rassurant, adorablement vicieux. « Montre toi ! » Un ange autoritaire. Un lapin passa tranquillement à côté d'elle. Décidément...



eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Jeu 4 Avr - 8:59

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




Je cheminais sans vraiment avoir de but à travers les souterrains qui se déroulaient sous l'immensité des terres des exilés. Mes jambes me portait en ces lieux si calme, si apaisant et pourtant si oppressant. Je m'étais muni d'une lampe torche pour être sûr de ne pas me perdre dans ces couloirs rocheux si grand et pourtant, cette galerie-ci ne nécessitait pas de source lumineuse car quelques failles présente dans le plafond amenait ici bas une douce lumière par endroit seulement, ce qui était largement suffisant pour que je puisse continuer ma route sans crainte de m'égarer. Je passais parfois quelques instant à observer les murs, puis je scrutais les hauteurs de ces sombres couloirs comme pour essayer de comprendre où je pouvais bien me trouver par rapport à la surface, sans réel succès.
Tout en continuant ma marche, je pu remarquer, un peu plus loin devant moi, une silhouette assise au milieu de l'obscurité. Elle se tenait de sorte à ce qu'un rayon de lumière extérieure l'illumine, m'empêchant de mieux la voir. Il me fallait donc m'approcher un peu plus si je souhaitais savoir qui se tenait là. Mais mon esprit me ralentit aussitôt : Etait-ce une bonne chose que d'aller voir qui était cette personne ? Et s’il s'agissait d'un quelconque dangereux personnage, car après tout, qui pouvait bien se trouver dans un tel lieu ? Je pris de longues minutes de réflexion intérieure, pesant le pour et le contre une bonne dizaine de fois sans pour autant obtenir une réponse satisfaisante. Je décidai alors de mettre à profit la pénombre qui empoignait les souterrains, me mis au plus près des parois pour éviter tout rayon de lumière qui pourrait indiquer ma présence et j'avançai, sans pour autant être certain que cette solution était la meilleure. Je m'approchais doucement, apaisant tant bien que mal mes interrogations intérieures pour paraitre le plus calme possible et ainsi me faire le plus discret que mon corps le pouvait.
Lorsque que j'eu parcouru quelques mètres, je pu apercevoir sur cette fameuse silhouette une longue chevelure rose descendant gracieusement sur le sol. Toutefois, je n'arrivais à apercevoir que cette seule chevelure, mes yeux étant toujours trop loin de cette personne, bien que je puisse deviner sans trop de mal qu'elle me tournait le dos. Je me décidai à faire quelques pas de plus, pour espérer apercevoir un visage lorsque j'entendis comme le craquement d'une feuille sous mon pied. Je me plaquai contre les roches, maudissant ma maladresse et ma malchance et priant que la pénombre environnante serait suffisante pour me dissimuler.

- Qui est là ?


Ce fut une voix féminine qui parvint à mes oreilles, ce qui ne me rassura guère. J'aurai déjà eu du mal à comprendre qu'un homme veuille venir dans ces souterrains, alors pourquoi une femme ? Enfin, je me posais cette question idiote alors que moi-même, je me trouvai dans ces lieux si sombres et inhospitalier pour le commun des mortels. J'essayais d'imaginer en premier lieu à quoi pouvait bien ressembler cette jeune femme en examinant le ton de sa voix, mais je ne parvins à aucune conclusion satisfaisante.
Je tournai donc le regard dans sa direction, espérant qu'elle ait tournée la tête vers moi, et grâce au léger rayon de lumière je pu la détailler assez légèrement. Elle semblait aussi jeune que moi, remarque qui n'était pas d'une grande aide dans ce monde puisque la vieillesse n'avait pas d'emprise avant un âge bien avancé. Ainsi, cette femme aux longs cheveux pouvait aussi bien avoir mon âge qu'être mon ainée d'une dizaine d'années. J'observai alors son visage, qui semblait bien grave ; Sans doute devait-elle froncer les sourcils, ou montrer sa concentration d'une toute autre façon.

- Montre toi !


Cette phrase m'avait provoqué comme un léger frisson me parcourant l'échine de par son ton, calme mais autoritaire, mais surtout par le visage de cette jeune femme qui était devenu si serein et si doux qu'il en était presque inquiétant. On aurait pu penser voir un ange déchu car elle avait la pureté séraphique si caractéristique de ces créatures divines tout en diffusant autour d'elle une aura dangereuse et malsaine, un contraste terrifiant. Quelques secondes passèrent, silencieuse, puis je sentis quelque chose me frôler les jambes, me faisant sursauter. Dans la lumière, je pu me rendre compte que c'était un lapin, ce qui endormit la vigilance de la jeune femme.
Face à cette personne, je ne savais plus quoi faire. Mon corps tout entier m'hurlait de partir d'ici, mais mon esprit me demandait de me rapprocher de cette créature qui m'attirait autant qu'elle m'effrayait. Après une légère période de doute, je maudis ma stupide curiosité puis ferma les yeux l'espace d'un instant. Mon don risquait de m'être utile dans cette situation.

- Doppelgänger...

J'avais prononcé ce mot si faiblement que même un murmure serait plus audible. Je rouvris les yeux et les dirigeai lentement sur ma droite, voyant apparaitre du sol comme une ombre qui voulait prendre forme humaine. Une seconde passa, et une parfaite copie de mon corps se tenait debout en face de moi, un mince sourire se dessina sur ses lèvres. Je l'observai un instant, contemplant avec mépris mes traits trop particulier, puis je souris à mon tour, satisfait de l'utilité qu'allait m'être ce don.
Ma copie voyait par mes yeux, et je voyais par les siens. Sa voix était la mienne et ses paroles étaient celles que j'avais l'habitude de prononcer en temps normal. Oui, tant que j'étais dans un bon état physique et mental, le doppelgänger ne serait qu'un simple et docile double copiant ma façon d'être à la perfection. Ainsi, je pourrais sans crainte rester en retrait tout en m'approchant de cette jeune femme car si elle se révélait être un être un tant soit peu dangereux, mon autre moi ne craindrait rien à part une disparition sans réelle souffrance. Et moi, dissimulé à ses yeux, j'aurais ainsi pu profiter d'une telle diversion pour faire demi-tour sans risquer de m'attirer un quelconque problème. Ma copie si réaliste s'approchait alors de l'individu en question, en reproduisant la même démarche et les mêmes gestes que ceux que j'aurais effectué moi-même. Après tout, comment une partie de mon âme pourrait-elle se mouvoir autrement qu'en imitant mes propres habitudes ? Il arriva de sorte à ce que la jeune fille puisse bien le détailler tout en restant à une distance respectable, pour sa propre sécurité.

- Toutes mes excuses, Mademoiselle. Je passais dans ces souterrains sans savoir que quelqu'un d'autre s'y trouvait, et je ne souhaitais absolument pas vous déranger. Toutefois, maintenant que nous sommes face à face, pourrais-je connaitre votre nom, ainsi éventuellement que la raison de votre présence ici ? Ces lieux sont plutôt sombre pour une jeune femme, non ?


Toujours tapi dans l'ombre, j'observais la scène en silence, impatient de connaitre la réponse qu'elle allait pouvoir me donner.

Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Jeu 4 Avr - 21:32


❝ Dirty little secret, Dirty little lies, Say your prayers and call me rare. Save your soul tonight !


L'inquiétude. La demoiselle entendait des bruits se rapprocher autour d'elle. Qui pouvait bien vouloir s'infiltrer dans ce lieu lugubre et si peu fréquenté ? Sweety comptait bien le découvrir. Un sourire malsain s'afficha sur ses lèvres pulpeuses. Son air angélique se transforma durant un laps de secondes pour laisser se dérober une mine sombre et effrayante. La jeune femme rangea ses affaires et se redressa, droite, tenant toujours sur ses pieds nus, caressant la terre aride par l'humidité. Pourquoi n'avait-elle pas de chaussures demanderez vous... Et bien je vous répondrais simplement que cette une fille qui laisse ses pieds respirer.

La décrépitude. Elle arrêta soudainement de penser lorsque des bruits de pas se rapprochèrent d'elle. La jeune femme se figea totalement, et ferma les yeux, comme pour sentir la souris s'approcher lentement du piège du chat. Petite, discrète, prudente, elle saurait courir vite si le danger venait à surgir. Mais les griffes de Sweety sont celles d'un carnivore. D'une prédatrice, aussi douce pouvait-elle se révéler. Repliée sur elle même, la demoiselle au rire singulier ricannait doucement de sa propre démence, comme si la folie personnifiée venait lui chuchoter des mots doux à l'oreille. Puis soudain, une voix la sortit brutalement de son songe euphorique, la tirant avec agonie vers la réalité, la mélancolie.

La similitude. Cet air vagabond, ce sourire rassurant, cette distance de sécurité. Elle ne le connaissait pas mais pouvait en dire déjà beaucoup rien qu'en le détaillant. Ça ne pouvait être qu'un exilé. Cependant elle ne l'avait encore jamais croisé. Elle espérait secrètement qu'il ne soit pas relié ni à Castiel ni à Isaac. Parce que ça serait parti en cacahuète. Elle opta donc pour la prudence des plus totales et se mit en tête d'utiliser le fait qu'il est bien plus facile de s'en sortir pour une fille. D'un air doux et rassurant, presque trop adorable, elle répondit à son approche d'une voix faible. « Sweety... voyez vous je me suis perdue m'sieur et donc j'ai dormi là, toute seule. Vous allez m'aider à retrouver mon chemin ou m'abandonner ici sans défense ? »

La pleinitude. Jouait-elle vraiment la comédie ? Pas sûr, pas sûr. Elle s'approcha de l'inconnu mais pas trop, pour ne pas le faire fuir non plus. Le lien social, ça se forme avec confiance et se détruit avec manipulation. Sweety se mit à rire d'un ton cristallin et finit par tendre sa main vers la joue du jeune homme qui sûrement reculera sa tête. Quoique ? Murmurant d'une voix à peine audible, elle plongea ses prunelles saumons dans son regard carmin. « et toi preux chevalier, c'est quoi ton nom ? » Avant que ses doigts fins n'atteigne son visage, elle se rétracta. Car comme on le sait tous, Sweety et sa timidité, c'est une grande histoire d'amour.



eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Jeu 4 Avr - 23:24

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




- Sweety... voyez-vous je me suis perdue m'sieur et donc j'ai dormi là, toute seule. Vous allez m'aider à retrouver mon chemin ou m'abandonner ici sans défense ?


Observant à travers les yeux de mon double, je vis le visage de cette Sweety prendre un air doux, calme et sympathique. Un peu trop, peut-être. Je n'avais toutefois pas grand-chose à craindre, car elle ne se doutait certainement pas que j'étais toujours dissimulé à sa vue, situation qui me plaisait grandement. Ainsi, toujours camouflé, j'arrivais à voir Sweety, à entendre ses mots et même à sentir son odeur, odeur qui me faisait penser à ces sucreries que l'on donne aux enfants, comme du nougat, du caramel ou toute sorte de bonbons. Je m'amusai alors à remarquer à quel point cette femme pouvait faire penser à une enfant, aussi bien par ses paroles que par son corps tout entier.
Me faire appeler Monsieur était également une chose amusante, ce qui fit sourire ma copie d'un sourire fin mais élégant. Après avoir prononcé ces mots, la jeune fille aux longs cheveux roses s'avança de quelques pas, mais mon doppelgänger resta sur place, reprenant ainsi à la perfection ma conduite ce qui me rassura. J'avais toujours le dessus sur mon don, tout comme je l'avais sur cette femme. Du moins, pour l'instant.
Je me surpris moi-même à éprouver une certaine confiance dans cette situation, ce qui assombrit légèrement mes pensées. Je ne me sentais en confiance qu'en étant dans l'ombre d'un autre et en m'assurant que rien ne pouvait m'arriver, ce qui était assez risible, car on ne pouvait même pas vraiment appeler cela de la confiance. C'était plutôt une preuve de ma faiblesse, et au plus profond de moi, je commençais à croire que jamais je ne pourrais m'en débarrasser.
Un éclat de rire me tira de mes songes et me força à recentrer mon attention sur la scène. Sweety s'était approché davantage encore du Sitri qui se tenait devant elle et avait approché sa main du visage du doppelgänger sans pour autant le toucher, plongeant son regard dans le sien. Elle n'était nullement intimidé par l'étrange couleur de mes iris, sans doute car les siens avait eux aussi une teinte particulière. Elle marmonna ensuite quelques mots d'une voix très basse, si basse que de ma position, je n'aurais rien entendu si je ne partageais pas les sens de ce Sitri qui se tenait dans la lumière.

- et toi preux chevalier, c'est quoi ton nom ?


Son rapprochement, sa main, sa voix basse ainsi que le fait qu'elle commençait à me tutoyer si soudainement m'aurait fait reculer à coup sûr tant elle m'aurait inquiété. Pourtant, le doppelgänger n'avait pas bougé d'un cil. Au contraire, il avait fait un pas en avant, s'était saisi de la main qui n'osait pas le toucher pour attirer Sweety encore un peu plus près, démontrant ainsi son assurance dans cette situation. Il la toisait, elle qui lui semblait si petite et un sourire amusé lui étira les lèvres sans pour autant lui faire perdre de son élégance, élégance que jamais je n'aurais pu égaler.

- Je suis Sitri, jeune demoiselle. Et j'accomplirai bien volontiers mon rôle de beau chevalier si tant est que tu te sois réellement perdu. Car tu dégage quelque chose de si intimidant que j'ai du mal à croire que tu sois aussi inoffensive que ce que tu essayes de me faire croire, je me trompe ?


Les deux êtres étaient si proches l'un de l'autre que l'on aurait pu croire qu'ils s'agissaient de deux amants, mais l'aura si inquiétante qui se dégageait de chacun d'entre eux m'effrayaient plus qu’elles ne m’émouvaient.
Mon double commençait à agir comme bon lui semblait, profitant sans doute de l'instant de faiblesse que j'avais eu juste avant que Sweety ne me demande mon nom pour s'immiscer plus profondément en moi. Complétement perdu, je restais camouflé dans le noir, attendant de voir comment la situation allait évoluer.


Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Ven 5 Avr - 13:56


❝ Oh Alice dear, where have you been ? What have you heard, what have you seen ? Please Alice ...



Petite princesse. Elle affichait un sourire rassurant, adorablement étrange. Et c'est avec ce précieux petit minois qu'elle comptait s'en sortir dans la vie. Ses pomettes s'empoupraient par la distance entre eux qui diminuait à vu d'oeil. Qui était ce jeune homme qui semblait prendre ses aises tout à coup ? C'était elle qui d'habitude menait le jeu. Alors pourquoi donc là tout semblait si inversé? Comme si le joueur en question avait décidé soudainement de changer les règles. Et ça, elle ne le supportait pas. C'était son jeu, donc son règlement. Son oeil perfide et malicieux fixait le jeune homme avec avdité tandis que son sourire se fit de plus en plus doux.

Petit prince. Il était plutôt grand, ou alors c'était elle qui était petite. De par sa grandeur vertueuse s'érigeait un paradoxe malsain. Sweety était décidément quelqu'un de difficile à atteindre de par son côté versatile. Mais à contrario, un rien pouvait la toucher et la mettre hors courses. Trouvez ce « rien » maintenant. Une fois de plus, le jeune homme, nommé Sitri la tira de ses pensées. Une main serrait désormais la sienne, ce qui la perturba un peu, surtout qu'il l'avait tiré vers lui. La jeune femme ne se déroba point, malgré la tension qui s'émanait de cette proximité. De là ou il se situait par rapport à elle, il parassait cyclopéen, ce qui faillit la faire flancher. Oui, cette fille voue un véritable complexe sur sa taille.

Sauve moi. Sweety continuait de son sourire, collant son buste contre lui, ainsi que sa poitrine, jusqu'à ce que le torse du jeune homme épouse ses formes. D'une voix douce, elle répliqua de sa voix mélodieuse. « Intimidante ? Que devrais-je dire de toi pauvre petit. Mais je suis bel et bien perdue dans ces tristes tunnels … qui assèchent mon coeur de leur aspect nébuleux. » Quel beau laïus qu'elle venait de lui offrir. Presque poétique. Elle se déroba de son emprise, éblouie par son assurance que trop impudente. La souris s'était rapproché du chat... elle pouvait alors montrer ses crocs prédateurs et carnassiers. Elle s'approcha de lui, les poings serrés, prête à se jeter sur lui. Or, …

Sauve toi. La douce Sweety reprit le dessus, comme si elle était tombé de la chaise. Reprenant un air angélique, elle s'arrêta et partit ramasser son sac, l'air neutre et gentillet. Totalement inoffensive. « En réalité, j'ai dormi là. Mais ma tête me joue des tours et je ne sais plus vraiment par ou j'suis entrée. Mais j'aurai bien fini par trouver en cherchant. Et toi ? Que fais-tu là ? » La mine à la fois enjouée mais fermée, elle déposa un baiser sur sa joue, susurrant d'une voix sensuelle à son oreille. « Suis moi, si tu le souhaites. » Une invitation ? Un remerciement ? Un piège ? Peut-être rien de tout cela, elle le contourna pour faire quelques pas.



eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Sam 6 Avr - 23:23

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




De ma planque, je pouvais voir que Sweety se collait le plus possible à mon doppelgänger, leur offrant une complicité presque érotique. Alors que cette proximité m'aurait sans doute gêné, l'autre Sitri ne parassait absolument pas troublé, gardant son sourire malsain et attirant. En me concentrant un peu sur son esprit, je compris rapidement qu'il prenait un malin plaisir à observer toutes les réactions de la jeune femme, s'amusant d'un rien comme d'un simple haussement de sourcil.

- Intimidante ? Que devrais-je dire de toi pauvre petit. Mais je suis bel et bien perdue dans ces tristes tunnels … qui assèchent mon coeur de leur aspect nébuleux.


Et cette réponse l'avait diverti bien plus que n'importe quoi d'autre. Elle n'était nullement impressionnée, au contraire on aurait presque pu penser qu'elle voulait le provoquer encore plus. Elle arriva à se défaire de son étreinte et semblait s'approcher de plus en plus de ma copie. Observant par les yeux de mon alter ego, je pouvais constater qu'elle avait serré les poings, chose pas vraiment rassurante. Mais mon doppelgänger ne semblait pas avoir la moindre inquiétude. Au contraire, je sentais une certaine excitation naître chez lui. Il était prêt à réagir face au danger, se préparant à voir tout types de réactions...

- En réalité, j'ai dormi là. Mais ma tête me joue des tours et je ne sais plus vraiment par ou j'suis entrée. Mais j'aurai bien fini par trouver en cherchant. Et toi ? Que fais-tu là ?
Il s'attendait à tout, sauf à cela. Et moi non plus d'ailleurs. Sweety semblait si redoutable il y a encore une seconde, prête à bondir comme un félin bondirait sur une pauvre souris. Et voilà qu'à présent, un enfant aurait eu l'air plus menaçant. Elle avait récuperé un sac orné d'oreille de lapin, ce qui lui fit perdre toute crédibilité. Je sentis le plaisir qu'éprouvait mon double redescendre au point mort. Tout l'intérêt qu'il lui portait avait disparu, ne laissant là qu'un ennui mortel, ce qui me permit, à ma grande surprise, de regagner un semblant de contrôle sur ma copie. Jamais encore une telle chose ne m'était arrivé. Toutefois, je n'allais, pour une fois, pas me poser plus de question et uniquement profiter de l'occasion. Je décidai donc de continuer la conversation avec cette petite, en essayant cette fois-ci de garder le contrôle du début à la fin. Mon double allait répondre, avec une phrase qui me correspondait tout à fait lorsque Sweety s'approcha de moi et déposa un baiser sur ma joue avant de reprendre.

- Suis moi, si tu le souhaites.


Mon doppelgänger n'avait pas cillé face à ce petit baiser, ressemblant plus à un remerciement d'enfant plutôt qu'à un vrai baiser. Cette Sweety me laissa si perplexe de par ses actes que l'envie de la suivre pour essayer d'un peu mieux la découvrir, et surtout savoir à quel point elle pouvait être dangereuse. Car je n'écartais pas l'hypothèse que ce changement brutal d'attitude ainsi que cette invitation aurait pu être un piège.

- Je ne faisais que vagabonder par ici, cherchant un endroit à explorer. Et c'est ainsi que mes pas m'ont guidé jusqu'à toi. Mais je ne comprends pas... Ta tête te joue des tours ? Comment cela ?

L'autre Sitri avait prononcé tous les mots que j'aurais moi-même prononcé, à un détail près. Il n'avait rien dit sur ce brutal changement de comportement, tandis qu'à sa place, mon inquiétude m'aurait poussé à en savoir plus. Ainsi, je n'avais pas récupéré un contrôle total de mon don, ce qui m'agaça fortement. La situation portait à croire que mon double, qui n'était qu'une fraction de mon âme, me tenait sous sa coupe, ni plus ni moins.

- Et je pense te suivre, car malgré mon désintérêt soudain, tu à un quelque chose vraiment intriguant.

C'était la seule preuve dont j'avais besoin : Mon double agissait encore à sa guise, tout en me faisant croire, par instant, que j'avais le contrôle. Cela me troubla légèrement, mais je décida de ne rien faire de particulier. Le doppelgänger semblait agir d'une façon assez raisonnable, pour une fois, et il n'y avait rien de mal à le laisser continuer un peu.
Mon alter ego repris sa marche, Sweety à ses côtés et moi suivant discrétement derrière, tout en m'assurant de ne pas me faire repérer.

Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Mer 17 Avr - 21:02


❝ You're such an idiot, my beautiful idiot ♥


La confiance. Oui, elle se sentait bien. C'était bien étrange d'ailleurs... Car Sweety ne se sentait jamais en sécurité, ses sens étaient en éveil permanent et donc par la même occasion ils ne lui permettaient pas de se reposer. Mais là étrangement, la demoiselle aux cheveux roses avait baissé sa garde pour redevenir l'enfant adorablement douteuse qu'autrefois. Peut-être parce que la personne qui l'accompagnait n'était pas tout à fait … humain ? La jeune femme eut un sourire disgracieux, malsain. Son sac lapin sur une épaule et une main dans la poche de son mini-short en jean, elle mâchait un chewing-gum à la menthe. Puis au bout de quelques minutes, elle finit par prendre la main de ce dénommé Sitri. « J'ai peur dans le noir tu sais... » Bien sûr elle mentait mais elle adorait fixer ses réactions, finalement, peut-être qu'elle n'avait jamais changé de comportement...

Briser la glace. Elle jubilait comme une sale gosse. Depuis qu'ils avaient commencé leur marche dans ses longs tunnels tous les deux, l'exilée avait prit le soin de les entourer d'un champ de force protecteur pour qu'aucun autre individu ne puisse se rapprocher d'eux. Et elle pouvait sentir le nombre exact de personne qui se trouvait dans cette fameuse zone. Son niveau de réjouissance atteignit alors son paroxysme lorsqu'elle se rendit compte qu'ils étaient trois, à l'intérieur de son champ de force. Son instinct ne lui avait donc pas menti. La belle retroussa son nez et cligna des yeux pour ensuite regardée Sitri qui se tenait toujours à côté d'elle. Elle s'occuperait de l’intrus plus tard. Tant qu'il n'attaque pas, il pouvait bien les suivre. Donc elle allait répondre à ses questions.

La folie. Qui pouvait bien être plus dément qu'elle ? Voyons, regardez ses yeux, des prunelles luisantes et rosées, vous fixant avec attention, vous dénudant avec détail. Regardez son sourire, mauvais et effronté, comme s'il allait vous murmurer l'heure de votre mort. Regardez ces courbes, vous rattachant d'une indécence concupiscence, dressant vos envies. « Ce que je veux dire par là ? » Elle passa sa langue sur ses lèvres, comme amusée par la réflexion qui suivit tout de suite après. « Je ne t'intéresse plus ?  Oh quel dommage... je vais pleurer si tu dis des choses comme ça.. » oui elle était douée pour manipuler les gens hihi. Cependant, elle devait restée sur ses gardes. La Sweety prédatrice était de retour, et elle avait décidé d'en profiter. Elle prit les bras de son compagnon et le plaqua violemment contre la paroi du tunnel – qui était étroit, cela fut plus facile donc – et lui sourit avec charme. « Je ne t'intéresse plus... Tu me vexes. J'espère que celui qui est dernière nous est moins vilain que toi. »

Bas les masques. Elle se mit sur la pointe des pieds et glissa sa tête dans son cou pour y déposer un baiser en son creux. Puis elle recula pour se tourner face à la pénombre ou l'individu non identifié demeurait sournoisement caché. Comme pusillanime, il n'osait se montrer. Sweety afficha un air bienveillant et prit une voix frêle et douce. « Je sais que tu es là alors montre toi. Je ne te ferai pas de mal, enfin sauf si toi tu en as l'intention. » C'était clair et concis, pas besoin d'en dire plus. Oui, ce genre de personnes, c'est comme les lapins. Il faut savoir s'approcher avec douceur sinon ils se faufilent dans leur terrier. « De toute façon, tu es sous mon champ de force, impossible de t'enfuir... » elle tendit sa main.  « Alors viens avec nous, d'accord ? »



eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Sam 20 Avr - 23:29

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




- J'ai peur dans le noir tu sais...

Cette phrase, prononcée par une bouche presque déformée par un sourire malsain, me mit mal à l'aise pendant un instant. A travers les sens de mon double, je pouvais observer et détailler Sweety. Son sac à dos était orné d’oreilles de lapin, lui donnant un air enfantin presque charmant. D’un autre côté, son sourire inquiétant m’empêchait de croire que cette jeune fille puisse, un seul instant, avoir l’innocence de l’enfance.
Elle avait pris la main de mon double et fixait son visage pour quelles attitudes il allait prendre. J’aurais été en face d’elle, elle aurait pu lire une kyrielle de réaction toutes plus différentes les unes que les autres qui aurait trahi mon malaise, mon manque de confiance et encore tant d’autre chose. Mais mon Doppelgänger, lui, savait gérer la moindre de ses émotions. Et je pouvais sentir à travers lui que son visage n’avait pas fondamentalement changé, mis à part l’apparition d’un faible sourire presque aussi malsain que celui de Sweety.
Je me mis à les suivre à travers les couloirs sombres et sinueux des souterrains, m’assurant de ne pas trop m’approcher d’eux sans pour autant les perdre de vue. Car bien que je puisse en principe toujours retrouver mon Doppelgänger, où qu’il se trouve, ce don était bien trop incontrôlable pour que je prenne le risque de le laisser hors de ma vue une seule seconde. Ainsi, tout en restant camouflé dans l’obscurité, je me mis à réfléchir sur ce curieux personnage qui était devant moi. Alors que je me demandais pourquoi elle n’avait pas répondu à la question de ma copie, elle prit à nouveau la parole, à croire qu’elle avait pu lire dans mes pensées.

Ce que je veux dire par là ?


Les yeux de mon double me révélèrent qu’elle était en train de passer sa langue sur ses lèvres, montrant une fois de plus qu’elle n’était pas étreinte par l’enfance pure et innocente.

Je ne t'intéresse plus ? Oh quel dommage... je vais pleurer si tu dis des choses comme ça…

Cette phrase était prononcée avec une rare sensualité qui aurait suffi à faire sombrer dans le péché n’importe qui. Moi-même, qui ne l’avait pas vu directement, me sentais encore plus mal à l’aise. Mais ma copie, elle, n’était pas n’importe qui. Son intérêt pour cette jeune fille était soudainement réapparu et son sourire s’était allongé. Il ne pensait pas aux formes voluptueuses que dissimulait ses vêtements, mais biens aux formes plus complexes que renfermait son esprit. Il était tellement concentré sur cette si singulière personnalité qu’il ne se rendit pas compte qu’elle l’avait plaqué contre la paroi du souterrain en lui agrippant les bras. A vrai dire, lui comme moi ne se doutait pas que Sweety pouvait avoir une telle force. Elle fixa mon Doppelgänger et lui adressa un sourire charmeur avant de poursuivre.

Je ne t'intéresse plus... Tu me vexes. J'espère que celui qui est dernière nous est moins vilain que toi.

Mon sang ne fit qu’un tour. Comment avait-elle pu se rendre compte que j’étais là ? Elle ne pouvait pas m’avoir vu, car à aucun moment elle ne s’était tournée dans ma direction. Peut-être m’avait-elle sentit arriver ? Son don l’avait sans doute permis de comprendre que je me situais là. Mais savait-elle qui j’étais ? Que la personne en face d’elle n’était que le reflet de la personne dissimulée plus loin ? Et surtout, quelle conduite devait adopter à présent ? Devais-je me rapprocher d’eux, devais-je m’enfuir maintenant pendant que mon double pourrait la retenir ? Je ne savais plus quoi faire dans cette situation, et mon Doppelgänger semblait lui aussi perplexe. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle puisse comprendre qu’une troisième personne les suivait. Ou peut-être était-il vexé que Sweety se soit désintéressé de lui pour se soucier de moi. Elle avait déposé un baiser dans le cou du sosie puis avait lâché son emprise pour se mettre face à moi. J’étais persuadé qu’elle ne pouvait pas me voir car j’étais toujours dissimulé dans la pénombre, et pourtant c’était bien dans ma direction qu’elle se tournait. Par prudence, je n’osais pas me montrer, ignorant encore de quoi la jeune femme était capable.

Je sais que tu es là alors montre toi. Je ne te ferai pas de mal, enfin sauf si toi tu en as l'intention.

Est-ce que je pouvais la croire ? Vu les étranges changements de comportement qu’elle avait eu depuis le début de la rencontre, il m’était impossible de lui faire confiance. La meilleure solution dans l’instant présent était une retraite stratégique. J’allais me retirer discrètement lorsque Sweety reprit la parole.

De toute façon, tu es sous mon champ de force, impossible de t'enfuir... Alors viens avec nous, d'accord ?

Un champ de force ! Voilà comment elle était au courant de ma présence. Mais depuis quand savait-elle que j’étais présent ici ? J’allais me perdre en un flot continuel d’interrogations lorsqu’un rire me tira de mes pensées. Un rire masculin qui aurait pu être le mien.

Tu es vraiment intrigante. Un champ de force, hein ? Joli tour de passe-passe, je suis bluffé.

Il s’approcha de Sweety, lui saisit le bras qu’elle était en train de tendre de mon côté et la plaqua à son tour contre le mur, aidé par la dimension très réduite du couloir dans lequel il se trouvait.

Tu es vraiment intéressée par celui qui se cache ? Tes champs de force ne doivent pas te donner beaucoup de renseignement. Mais bon, si tu tiens vraiment à le voir, pourquoi pas.
Il tourna lui aussi la tête dans ma direction, sans que je puisse le contrôler. Mon don commençait à nouveau à reprendre le dessus sur moi pour mon plus grand malheur. Mon Doppelgänger commença à hurler dans ma direction.

Oh ! Tu peux sortir, elle sait que t’es là. Je doute vraiment qu’elle te fasse quoi que ce soit, elle semble assez calme malgré qu’elle paraisse dangereuse. Et au cas où, je peux toujours la retenir, donc ramène toi.

Et voilà qu’à présent, le simple reflet de mon âme me donnait des ordres comme si de rien n’était. Mais je n’avais plus d’autre choix que de lui obéir maintenant, bien à contrecœur. Je n’avais aucune échappatoire et me présenter à Sweety était vraisemblablement ma seule possibilité. Je sortis donc de la pénombre et me mis aux côtés de mon double, montrant ainsi à la jeune femme la ressemblance parfaite de nos deux êtres. Et cette fois-ci, ce fut à mon tour de prendre la parole.

Je reprends la présentation : Je suis Sitri, jeune demoiselle. Et celui qui te plaque contre ce mur est Sitri également.


Naturellement, un flot de questions envahit mon esprit me faisant douter de moi et de mon intervention. Toutefois, je me sentais rassuré de me tenir ainsi aux côtés de mon double, comme si j’étais en présence d’une personne capable de me protéger de n’importe quoi. Encore fallait-il qu’il en ait l’envie pour ensuite me protéger, bien sûr…


Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Ven 26 Avr - 13:20


❝ You know i'm not one to break promises, i don't want to hurt you but i need to breathe.


Don't. C'était si intriguant que ça en devenait presque excitant. Voilà ce qu'elle pensait, tournée vers l'inconnu, caché dans la pénombre. Elle pouvait seulement sentir sa présence et non connaître son identité. Mais vu qu'il n'était qu'un simple rat piégé dans son filet, elle n'allait pas tarder à le découvrir. Au fond, elle n'était pas méchante, juste un peu dérangée. Mais c'est ce qui fait son charme n'est-ce pas ? Enfin, ça n'était pas le sujet. Comme une héroïne, elle était planté, mains sur les hanches et sourcils froncés, sourire d'ange, vers celui qu'elle venait d'interpeller. Cependant comme il ne se montrait toujours pas, elle soupira et se tourna vers Sitri qui lui parlait. « Hum ? » Sweety, sans s'y attendre, se mit soudainement à rougir par ce qu'il disait. « intrigante vraiment ? Je savais que tu t'étais trompée sur mon compte. » secouant la tête négativement dans un mouvement vif et jovial, elle lui répondit par un large sourire.

Break. Mais il se saisit de son bras, grossière erreur mec. A peine elle eut le temps de dire ouf et les positions étaient inversées. Merde, elle n'apprécia pas beaucoup, ne voulant malheureusement pas être en posture de faiblesse ou de dominée face à celui qu'elle avait invité à les rejoindre. « Gniih, lâche moi. » Le jeune homme continua de lui parler, abordant son champ de force, dénigrant les aptitudes de son pouvoir. Mais elle arqua un sourcil quand il parlait de cet inconnu d'une incongrue familiarité. « Que.. » mais la jeune femme aux cheveux roses n'eut pas le temps de réfléchir qu'elle le fixait avec un étonnant mal à l'aise. Sitri parlait bien à celui qui se cachait dans l'ombre ? Donc ils se connaissaient ?! Sweety haussa le ton. « Comment ça, j'ai peur de ne pas comprendre... Et je t'ai dit de me lâcher ! » pauvre petite, elle ne supportait vraiment pas d'être dominée ainsi.

My. Tout tournait autour d'elle d'habitude... et là, étrangement, tout tournait autour de cet inconnu. Alors son cœur loupa un battement quand celui qui la tenait fermement lui pria de venir. Ils se connaissaient fortement, c'était sûr et certain, comme joué d'avance. Sweety pencha la tête pour mieux apercevoir l'individu détecté vers la gauche au fond du tunnel. Oui, ses prunelles rosées détaillaient avec une lueur presque malsaine celui qui se rapprochait timidement. Et quand il apparut devant ses yeux, elle eut un léger choc... de voir une réplique parfaite de celui qui la tenait encore contre cette paroi humide. « Mais c'est impossible ! » jamais à Skies kingdom. « Des doubles ? » elle était fort perspicace la gamine et vérité et dans ce genre de moment fort compliqué, son cerveau tournait à cent à l'heure. Elle était rongée par la curiosité. Et surtout … par un sentiment de trahison. Elle avait donné sa confiance à un individu qu'elle ne connaissait pas et voilà le résultat !

Heart. La demoiselle fronça alors les sourcils pour les dévisager tour à tour. Il fallait qu'elle en sache plus, même si elle devait le faire parler par la force. Oula... mais à quoi elle pensait là en fait ? Déjà, il fallait qu'elle se dégage de l'emprise de l'autre Sitri. « Enchanté Sitri 2.0 » Mince ! Qui était le vrai au jute ? Elle se mordit la lèvre, sans réussir à le savoir. Ça devait être lui, alors. Mais il était si couard que ça pour envoyer un double lui tenir compagnie ? Ou alors c'était lui le double et dans ce cas, Sitri avait placé son clone à la suite pour les surveiller. Non non. Elle s'embrouillait ! Mais ils étaient quand même deux pour une simple fille. Tordu le gars. Sweety ferma les yeux et créa une barrière autour d'elle, qu'elle fit reculer d'un coup pour éloigner le Sitri qui la tenait.  « Me retenir ? Moi ? Non mais je rêve là ! » elle eut un rire fielleux et se jeta sur le Sitri qui venait d'arriver. (dur de les dénommer autrement) et le tint par le col, le soulevant presque. « T'es qui ? Tu viens d'ou ? C'est qui le vrai ici ? Pourquoi tu nous suis comme ça ? Tu sais que c'est vraiment malsain ? Répond ou je te casse les dents ! » ça avait le mérite d'être clair, la jeune femme le jeta par terre, hors d'elle et posa son pied sur son dos pour l'empêcher de bouger, sans se soucier de ou était le deuxième Sitri, elle était juste en mode furie impitoyable et c'était parfois dur de l'arrêter. Mais... vous pouvez essayer mes amours ♥

eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Dim 28 Avr - 22:26

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




- Enchanté Sitri 2.0

Sweety possèdait un certain sens de l’humour, voilà ce qui me traversa l’esprit durant une seconde. J’observai ses réactions, et je pouvais déceler sur elle une certaine gêne depuis que mon Doppelgänger la bloquait contre le mur. Etait-ce lié au fait d’être entravé ? Ou alors à l’incompréhension de voir deux fois la même personne ? Bien qu’absolument tout puisse arriver dans ces terres, voir en double la seule et même personne peut toujours être un fait troublant. Alors que je me questionnais sur ses futures réactions, je pouvais voir mon double qui prenait un malin plaisir à se délecter du visage troublée de la jeune femme.
J’arrivais même à sentir, au plus profond de mon âme, la joie malsaine qu’éprouvait en cet instant mon sosie. Ce sentiment me fit frissonner un bref instant. Un instant très court jusqu’à ce que Sweety, décidemment mal à l’aise, s’agite plus que de coutume.
La seconde d’après, mon double se retrouva projeté contre la paroi situé un peu plus loin derrière lui et s’écrasa lamentablement sur le sol. Encore un champ de force, voilà la conclusion qui me vint tout de suite à l’esprit. Après tout, il est vrai que j’avais été très imprudent. Alors que je connaissais la nature de son pouvoir, je n’avais pas fait en sorte de pouvoir répliquer au cas où.

- Me retenir ? Moi ? Non mais je rêve là !

Juste après avoir prononcé cette phrase, Sweety eut un éclat de rire peu rassurant, puis elle se rua dans ma direction et m’agrippa par le col. Un geste qui aurait pu me faire sourire, suite à notre différence de taille assez flagrante. Mais l’expression sur son visage m’effrayait plus qu’autre chose, surtout lorsqu’elle parvint à me soulever à quelques centimètres au-dessus du sol.

- T'es qui ? Tu viens d'ou ? C'est qui le vrai ici ? Pourquoi tu nous suis comme ça ? Tu sais que c'est vraiment malsain ? Répond ou je te casse les dents !

Je n’eus même pas le temps de commencer à réfléchir à une réponse qu’elle me jeta violemment au sol, me laissant retomber sur le ventre, et elle me plaqua dans cette position en m’écrasant avec son pied. La surprise fut la première émotion qui parvint à mon esprit, car jamais je n’aurais pu me douter que la jeune fille, qui par moment semblait douce et fragile, pouvait avoir une force si colossale. La douleur parvint ensuite à mon cerveau, comme véritable signal d’alarme m’avertissant de l’état de mon corps après ce si dangereux lancer.
Tout en sentant un poids m’écrasant sur les roches des souterrains, j’arrivais à sentir que mon Doppelgänger se relevait péniblement. Mais je n’arrivais pas à être rassuré. Allait-il vraiment venir à mon secours, ou préférerait-il assister à la scène en tant que simple spectateur ? Pire encore, comme je ne connaissais pas réellement mon don, comment être sûr qu’il n’allait pas profiter d’un tel moment de faiblesse pour prendre le dessus sur mon âme et même sur mon corps ? Alors que mes inquiétudes allaient en s’empirant, je pris le risque de prendre les sens de mon sosie et ainsi de voir par ses yeux. Et qu’elle ne fut ma surprise de voir qu’il s’approchait assez rapidement de Sweety, qui par ailleurs ne semblait plus le remarquer, et lui mis un coup de poing assez brutal, qui la fit virevolter contre la paroi de l’étroit couloir dans lequel nous nous trouvions tous les trois. Puis ma copie s’approcha de moi et m’aida à me relever, sans vraiment faire attention à mon état.

Allez, lève-toi et reprends-toi. Vu l’état dans lequel elle se trouvait, il y a fort à parier qu’elle revienne à la charge. Va falloir profiter de notre supériorité numérique, où on risque d’avoir beaucoup de mal à sortir d’ici indemne.

J’effectuai un léger hochement de tête en direction de mon sosie pour approuver ces dires. Toutefois, je ne pouvais pas oublier la douceur du visage de Sweety à certains moments depuis le début de notre rencontre. Peut-être se sentait-elle à présent en danger, car je lui avais caché ma présence dès le départ. Et dans un tel cas de figure, répondre calmement à ses interrogations sans dégager aucune animosité serait la meilleure option. Ou alors, peut-être était-elle tout simplement dangereuse et dans ce cas, je risquais ma vie. Mais voir que mon Doppelgänger m’avait déjà apporté son aide me rassurait légèrement. Au moins arriverait-il à me sortir d’un mauvais pas, au cas où. Je m’approchai donc doucement de Sweety, comme on s’approcherait d’un lapin apeuré et sans défense, et je me baissai vers elle alors qu’elle commençait seulement à se relever. D’un signe de tête, je fis comprendre à mon double de rester en arrière, mais comme nous partagions nos pensées les plus simples, il se préparait toutefois à bondir à la moindre anomalie.

Je reprends donc. Je me nomme Sitri, je suis le vrai et je viens des terres des Noiraudes, refuge des exilés. Je te demande pardon pour cette approche malsaine, comme tu dis, mais comprends-moi : Dans ces lieux, on ne peut pas vraiment savoir sur qui on va tomber. Et pour être franc, je préfèrerais que tu évites mes dents. Elles sont très bien là où elles sont, je te l’assure.

J’avais essayé de lui répondre d’une voix la plus calme possible, mais je sentais au fond de moi que la peur prenait le dessus. Comment allait-elle réagir ? Ses champs de force ne pouvait-il que me repousser, ou allait-il m’arriver quelque chose de pire encore que ce qui était arrivé à mon double ? Étais-je en sécurité ?
Et plus les doutes s’insinuaient en moi, plus je sentais que mon Doppelgänger était satisfait, comme si il se nourrissait des doutes et des peurs que je pouvais abriter. Même de dos, je pouvais comprendre qu’il souriait à nouveau d’un de ses sourires carnassiers dont lui seul avait le secret.


Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Dim 26 Mai - 10:56


❝ i've sent my heart away, like heroes in the rain.


Pression. Que faisait-elle ici déjà ? Pourquoi était-elle venu en ces lieux si c'était pour que cela finisse comme ça. Dans la tête de Sweety, tout se mélangeait, des idées aux intérêts opposées étaient en conflit, lui donnant une affreuse migraine. Pourquoi réagissait-elle aussi mal d'un seul coup alors qu'il y a seulement quelques secondes, elle n'était que la douce jeune femme au cœur pur, au visage innocent. Cette brutalité dans son changement de comportement était typique lorsque montait la colère en elle, ou juste la révolte. Mais ce type en valait-il la peine ? Sweety se le demandait en fin de compte, alors qu'elle écrasait son pied avec une véhémence sur son dos, sentant les articulations logées entre ses côtes craquer sous sa force insolente. La jeune femme affichait un large sourire sadique, comme pour masquer la confrontation qui avait en ce même moment lieu dans son esprit. Ses neurones se vouaient une guerre sans merci pour savoir qui aurait le contrôle de ce pauvre petit corps détruit.

Douleur. Et alors qu'elle attendait les réponses de ce pauvre petit bout d'homme, ses sens réagirent d'un écarquillement de prunelles pour lui rappeler la présence de l'autre individu. Merde ! Sans avoir le temps de réagir, les phalanges contractées du sosie vinrent heurter dans un craquement mélodieux son nez, ce qui la projeta en arrière, rajoutant à la symphonie morbide, le son de son dos contre la paroi. La jeune femme n'avait alors qu'étouffé un cri et reposait dignement au sol, son visage mordant la poussière, privé de lumière, épousant la terre et la terreur mortuaire. Ouvrant un œil, sa vision était encore floutée et elle ne voyait alors que les jambes des deux individus et leurs chuchotements résonnaient dans sa tête. « Taisez vous putain... » elle serra ses mains si fort que ses doigts craquèrent et elle se redressa pour se mettre à quatre pattes, toussant fortement. Des jambes se dirigèrent avec mépris vers elle, Sweety sentait cette turpitude qui la rongeait. « Ne t'approche pas de moi. »


Tension. Il allait payer. Ils allaient payer. Mais lentement, sûrement, inexorablement. Restant sur ses genoux et les mains sur le sol, elle fixait celui-ci alors que des gouttelettes de sang s'écrasaient dans la poussière du sol. « Sitri tu dis ? Quel joli nom. » elle toussa un peu. « Tu es donc un exilé aussi... » elle se releva, sans vraiment avoir réagi comme quoi elle perdait du sang et semblait étrangement calme. « Je vois. » d'un revers de main presque aussi mécanique qu'un réflexe, elle s'essuya le nez ou l'hémoglobine s'échappait à flot. Sweety regarda alors son bras tâché de sang et sembla 'bugué' soudainement. Voilà ce qu'Isaac avait fait d'elle, voilà ce que le monde avait fait d'elle, leurs histoires, leurs querelles, leurs vengeances à coup d'hirondelle. « Putain de bordel de merde. » elle releva ses prunelles vers le sosie de Sitri, mauvaise.  « Toi... » elle sortit son flingue de sa poche, le faisant tourner avec une agilité malsaine à travers sa main et le pointa dans sa direction avant de bondir vers lui pour plaquer l'arme sur sa tempe. « 5 secondes pour t'excuser de m'avoir abîmé. »

Torpeur. Jetant un œil au véritable Sitri elle fit le décompte rapidement. « 5, 4, 3, 2... » et rangea son arme. « Non c'était une blague en fait ! » Oui, elle faisait peur. Elle lui tourna alors le dos, et alla vers le vrai Sitri. « Je comprends ta réaction p'tit. Tu peux avoir peur de moi, je le conçois. Mais je suis une des chefs des 3 clans des exilés. J'assure la sérénité et la paix dans la terre des noiraudes. » Elle éclata de rire, bercée par l'absurdité même de ses propos qui sonnaient faux après son comportement si brutal. Pourtant ce qui était drôle justement, c'est que c'était la vérité. Sweety leva sa tête vers le plafond, un air songeur au visage. « Je n'en ai tout de même pas fini avec vous... » Elle serra les dents, le goût de l'hémoglobine entre ses lèvres pulpeuses et d'une main activa son champ de force pour qu'il les enferme tous les trois ensemble. « Vous voulez jouer avec moi ? ~ »



eden

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Mar 4 Juin - 16:46

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




- Sitri tu dis ? Quel joli nom. Tu es donc un exilé aussi...


Sweety se relevait alors avec un peu de mal, son sang coulant sur le sol. Je ne pouvais m'empêcher de ressentir un peu de crainte à chaque mouvement qu'elle effectuait. Ses sautes d’humeurs semblaient assez violentes, et elle avait l’air d’être capable du meilleur comme du pire.

- Je vois.

Suite à cette phrase, elle s’essuya le sang qui coulait le long de son nez d’un geste qui tenait plus de l’automate que de l’humain. Mon Doppelgänger conservait toujours son sourire malsain sans la quitter des yeux. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement lorsqu’il vit, tout comme moi, que la jeune femme aux cheveux roses avait stoppé tout mouvement en observant son bras. Seule sa respiration prouvait encore le fait qu’elle était bien vivante.

- Putain de bordel de merde. Toi…

Elle avait soudainement relevé les yeux dans la direction de mon double, puis avait pris un revolver de sa poche. Un revolver ? Elle le fit tourner avec habilité dans sa main avant de bondir vers mon sosie. Une fois à son niveau, elle plaça le canon du pistolet sur sa tempe.

- 5 secondes pour t'excuser de m'avoir abîmé.

Je commençais à céder à la panique tandis que mon double, lui, restait étrangement calme. Après tout, la mort consistait simplement, pour lui, à retourner à l’intérieur de mon âme, rien de plus. Mais le problème était différent pour moi. Car si après avoir tiré sur mon Doppelgänger, Sweety souhaitait me tirer dessus ? Je ne pourrais rien faire pour l’en empêcher, et là je mourrais pour de bon. Elle me jeta alors un coup d’œil furtif avant de commencer son compte à rebours. 5. Qu’allais-je bien pouvoir faire pour m’en sortir ? 4. Demander à mon double de lui sauter dessus ? 3. Et si jamais il n’y arrivait pas, qu’allait-il se passer ? 2. La fuite, peut-être ?

- Non c'était une blague en fait !

Et elle avait vraiment rangé son arme. Une blague ? Mais de quel genre d’humour peut-il bien s’agir ? Un humour auquel je n’étais absolument pas réceptif dans tous les cas. Mon sosie, lui, semblait ne pas s’en soucier plus que cela. Elle s’approcha ensuite de moi et me regarda dans les yeux.

- Je comprends ta réaction p'tit. Tu peux avoir peur de moi, je le conçois. Mais je suis une des chefs des 3 clans des exilés. J'assure la sérénité et la paix dans la terre des noiraudes.

Elle fut prise d’un fou rire après avoir prononcé ces mots, chose que je ne compris pas sans l’aide de mon Doppelgänger. Selon lui, c’était la différence entre ses termes et ses actes qui la faisaient rire. Et il est vrai que ses agissements ne semblaient absolument pas correspondre à ses buts. Sweety leva la tête, perdu dans ses rêveries.

- Je n'en ai tout de même pas fini avec vous...


Elle serra les dents soudainement et nous fit face sans plus tarder.

- Vous voulez jouer avec moi ? ~

Qu’entendait-elle par jouer avec elle ? Vu à quel point elle s’était raidit avant de dire cela, tout portait à croire qu’elle voulait encore en découdre. Mais je n’en avais pas du tout l’envie. Après tout, si mon état physique empirait, je risquais de perdre tout contrôle sur mon Doppelgänger. Je fixai alors Sweety et me laissa tomber lourdement sur le sol, dans un long soupir. Elle ne semblait plus avoir l’envie de carnage qu’elle avait auparavant. Voulait-elle simplement s’amuser, ou son but était-il de se débarrasser de moi ? Après quelques secondes d’interrogations intérieures, je décidai enfin à donner la réponse qui me semblait le plus adapté à la situation.

- Sans façon pour moi, merci. Si je continue à me battre, je risque d’être trop fatigué pour pouvoir me contrôler. En revanche, mon double est là pour te satisfaire, si tu le souhaite.

- Merci de me demander mon avis. Enfin, je veux bien passer un peu de temps avec toi, petite. Viens qu’on s’amuse.

Mon double se plaça devant moi pour me séparer de Sweety, et se prépara à bondir sur cette dernière. Attendant que la jeune femme fasse le premier mouvement, je me replongeai dans mes interrogations. Ainsi, cette personne était une des chefs de clan. Une chef souhaitait la paix, qui plus est. Bien que ses actes ne soit pas des plus bénéfiques, son but était celui qui m’inspirait le plus. Je ne souhaitais qu’une seule chose : Etre capable de vivre sans être dans la peur constante de me faire dominer par ma partie obscure. Et ce fragment de mon âme pouvait prendre le dessus sur mon être lorsque je me trouvais dans des états de fatigue plus ou moins avancé. Et la paix me permettrait de ne jamais avoir à être exténué et ainsi, mon Doppelgänger resterait toujours tranquille. Mon choix était fait : Je me devais de rejoindre cette Sweety dans son but, tout simplement.


Revenir en haut Aller en bas
ancien Exilé
avatar

Messages : 842
Age : 23

Âge physique : 18.
Âge mental : 18 ?
Groupe : Exilée [Terre des noiraudes.]
Dons : Champ de force et Contrôle du sable.

MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Mer 5 Juin - 17:02


❝ Nous partirons dans la fumée mon amour les yeux fermés. Je respire et tu m’inspires jusqu’à nos expirations.


Doute. Elle se souvenait avoir frappé la première. Elle se souvenait avoir été la plus vulgaire. Ce pauvre type n'avait rien fait, à part sûrement se laisser faire. Son double semblait plus intéressant aux yeux de Sweety, déjà... parce que cela restait lui, au final et aussi parce qu'il demeurait le plus dominant des deux. Elle était déjà lassée de cet affront qu'elle avait elle même provoqué. Car oui, Sweety était lunatique, changeante. Des fois, aussi mordu qu'une tigresse, et des fois aussi douce qu'une sucrerie. Mais bon, il sembla lui même lui proposer de s'amuser. Alors pourquoi pas se divertir avant de parler de choses sérieuses ? Non ? La jeune femme passa une main dans ses cheveux tandis qu'elle regarda le véritable Sitri s'asseoir par terre. « Je vois. Si tu as peur de la fatigue, je me demande même pourquoi tu t'es entrepris à visiter ces souterrains. Car c'est un véritable labyrinthe là dessous tu sais. Pauvre petit, tu aurais pu te perdre et mourir de faim... »

Sarcasme. Quoi ? Elle pouvait bien l'embêter un peu quand même ! Après tout, elle l'aimait bien ce petit jeunot. Malgré son léger problème de personnalité suite à son pouvoir – tiens tiens ça ne vous rappelle personne ? - elle ne pouvait que l'apprécier. Sweety était quelqu'un que l'on jugera de tolérant. Surtout, que, quand elle se regardait elle dans une glace, la reine de l'imperfection ne pouvait pas vraiment être en état de rabaisser qui que ce soit. L'amie des pauvres, à l'écoute des faibles, cette jeune femme n'élaborait qu'un triste marasme. Souriante, elle regarda les alentours, comme pour prouver son désinterêt soudain. « Hum... Tu m'as l'air bien sûr de toi... » elle s'adressait bien entendu à son double, qui semblait prêt à jouer avec elle. En temps normal, ce genre de défi n'aurait servi qu'à la stimuler mais elle était bien trop occupé à penser au Sitri original, assis dans son coin à réfléchir. Mais de quoi pouvait-il bien penser ?

Violence. Sweety plissa les yeux et se cambra légèrement en avant pour envoyer d'un mouvement vif et concis un coup de pied dans le ventre du double pour l'éjecter à quelques mètres plus loin. « Tseuh. » elle s'enferma alors dans un champ de force avec Sitri et lui tira la langue. « Hihi, viens m'attraper si tu peux. » bien sur, il ne pouvait pas ! Dommage pour lui. La poupée s'approcha de son interlocuteur et lui tendit la main. « Lève toi . » Un sourire ourla ses lèvres pulpeuses tandis qu'elle pencha la tête.  « Désolée de t'interrompre dans ta … profonde réflexion mais. J'ai une proposition à te faire. » Elle fronça les sourcils, sérieuse. « Accepterais tu de me rejoindre ? Tu sembles avoir de légers problèmes avec tes doubles, je me trompe ? Et... j'vais pas te cacher que ça m'arrive aussi d'avoir des... » à ces mots, elle se figea pendant quelques secondes, le regard robotique et leva sa main, tout aussi mécaniquement comme si elle allait le frapper... avant de reprendre conscience. « Que.. » elle secoua la tête négativement. « Merde... je ne sais plus ce que je disais.. »

Dialogue. Elle venait de comprendre qu'il avait été témoin de son corps défectueux. Les larmes lui montèrent aux yeux tandis qu'elle rougissait de colère. Sweety ne supportait vraiment plus ces bugs ou elle se mettait en pause. C'était tellement.. humiliant et pas pratique du tout. « Tss... je suppose que tu as vu. » elle soupira et supprima le champ de force et se tourna vers le double, prête à déposer sa colère sur lui. D'ailleurs, la jeune poupée le fusilla du regard et serra les poings pour prendre Sitri dans ses bras en pleurant à chaudes larmes. « J'suis désolée d'accord ? » Sweety qui s'excuse, il fallait vraiment qu'elle soit fatiguée. Il fallait vraiment qu'elle soit triste pour pleurer. Elle le serra fort contre elle, la voix tremblante. « Alors ? » avant même qu'il ne puisse répondre, elle donna un coup de pied dans le ventre au double qui s'était rapproché. Violence gratuite, ah ! Ça allait mieux !




eden



Avatar par Eraser ♥

❝ i've sent my heart away like heroes in the rain

True Story:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://euphemia.forumactif.org/
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   Lun 10 Juin - 22:16

Sur tous les mur j'écrirais je le jure, liberté chérie.




- Je vois. Si tu as peur de la fatigue, je me demande même pourquoi tu t'es entrepris à visiter ces souterrains. Car c'est un véritable labyrinthe là dessous tu sais. Pauvre petit, tu aurais pu te perdre et mourir de faim...

Le sourire qu’arborait Sweety en cet instant était sarcastique, ironique… Rempli d’une envie de m’agacer. Mais il semblait que la jeune femme s’était légèrement calmée. Visiblement, même se battre ne l’intéressait plus vraiment. Son regard se portait désormais sur moi et en même temps qu’elle me dévisageait, je pouvais voir que son esprit n’était plus tellement focalisé sur ma présence en ces lieux. Non, elle semblait plongée dans de plus profondes pensées, mais je ne m’en souciais pas plus que cela car j’étais moi-même en pleine réflexion : Comment pourrais-je rejoindre cette effrayante fille ?
Tout d’un coup, ses yeux observèrent les environs et fixèrent au final ma copie, qui avait relâché sa garde depuis quelques secondes.

- Hum... Tu m'as l'air bien sûr de toi...

Ses paroles s’étaient adressées directement à mon Doppelgänger, qui se prépara aussitôt. Trop tard. Elle lui avait assené, d’un mouvement rapide, un coup de pied dans le ventre qui le projeta en arrière. Il tomba sur le sol rocailleux des souterrains et la sensation du contact des pierres contre sa peau se répercuta légèrement sur mon propre corps, me tirant durant un instant de mes pensées.

- Hihi, viens m'attraper si tu peux.

Aussitôt, mon double se précipita sur elle mais fut stoppé dans sa course rapidement, comme bloqué par une espèce de champ de force. Bien sûr, Sweety pouvait générer différent champs de force, sans doute s’était-elle entouré d’un d’entre eux. Puis la jeune femme aux cheveux roses tendit sa main vers moi dans un léger sourire qu’elle n’avait sans doute même pas sentit.

- Lève-toi. Désolée de t'interrompre dans ta … profonde réflexion mais. J'ai une proposition à te faire.

J’étais donc tant plongée que cela dans mes pensées ? Je perdais toute notion du temps à chaque fois que je partais dans mes profondes interrogations intérieures. Et quelle pouvait bien être cette proposition ? Je restais ainsi plongé dans mes doutes tout en me relevant et en la fixant.

- Accepterais-tu de me rejoindre ? Tu sembles avoir de légers problèmes avec tes doubles, je me trompe ? Et... j'vais pas te cacher que ça m'arrive aussi d'avoir des...

Elle venait de me proposer d’elle-même de la rejoindre ! C’était une occasion magnifique ! Mais que voulait dire sa dernière phrase ? Et pourquoi n’arrivait-elle pas à la finir ? La sensation que j’avais en la fixant à présent me rappela la même sensation que j’avais eue plus tôt lors de notre rencontre, lorsqu’elle changeait de caractère aussi vite que je pouvais douter de moi. Elle balbutia, murmura quelques mots, mais n’arrivait à rien du tout. Très vite, son visage commençait à rougir, la rendant adorable, et les larmes commençaient à lui monter aux yeux. Que lui arrivait-elle ? Souffrait-elle de perte de mémoire, en plus de souffrir d’une bipolarité voyante ?

- Tss... je suppose que tu as vu.

Bien sûr que j’avais vu. Mais il n’était peut-être pas bon pour moi de lui répondre. Elle semblait blessée dans sa fierté, mal à l’aise. Et vu ses changements de comportements, je ne pouvais me risquer à ce qu’elle en vienne aux mains avec moi. Déjà que mon double fulminait de ne pouvoir toucher sa cible, si jamais je venais à perdre son contrôle, ç’aurait été catastrophique. Tout d’un coup, Sweety me serra dans ses bras et commença à pleurer toutes les larmes que son corps pouvait verser. Mais pourquoi diable pleurait-elle ? A cause de cet instant d’absence ? Cela la travaillait tant que cela ?

- J'suis désolée d'accord ?

Et voilà qu’elle s’excusait à présent. Des excuses, des pleurs… J’avais réellement l’impression d’avoir en face de moi une petite fille en détresse. Je ne pus m’empêcher de la prendre en pitié pour le coup. Peut-être était-elle aussi perturbé que je pouvais l’être ? J’avais soudainement une grande affection pour elle… Mais je me gardais de trop le montrer : Je n’arrivais pas à la cerner mais j’étais à peu près certain que si je montrais qu’elle me faisait de la peine, qu’elle était en situation de faiblesse avec moi… Elle ferait vite en sorte de remonter la pente. Sans doute à mes dépends. Elle me demanda ensuite quelle était ma réponse par rapport à sa proposition, mais avant même que je puisse répondre à sa question, elle décocha un autre coup de pied à ma copie qui fut à nouveau projeté violemment en arrière. Cette fille était effrayante. Son visage montrait qu’elle était satisfaite de ce coup de pied, m’effrayant encore plus.
Mon sosie se releva, crachant un peu de sang et montrant de plus en plus son agacement. Mais il lui était toujours impossible de venir rendre ses coups à Sweety. Et je n’allais pas l’aider à rendre cette fille encore plus folle qu’elle ne l’était déjà.

- Petite garce… Tu te sens bien à l’abri derrière ton abri, hein ?

Et il l’insultait à présent. Il ne se posait vraiment pas autant de question que moi, c’était ahurissant de voir une telle différence de comportement. Ce genre de situation me faisait douter que ce double venait bien de mon âme : J’étais vraiment capable d’arborer un tel caractère ?

- Ecoute, ta proposition est vraiment intéressante, mais…

Je marchais autour de Sweety et soudainement, alors que je tentais de rejoindre mon Doppelgänger, je sentais comme un mur qui m’empêchait d’avancer. Un champ de force ? J’étais coincé, avec Sweety, dans le même champ de force qu’elle, mon double à l’extérieur ? Voilà qui ne m’arrangeait guère. Si je voulais aller plus loin, il me fallait une sorte d’assurance, une garantie me permettant de me sentir un peu plus à l’aise dans cette situation. Je claquais des doigts, et mon double disparut en se désagrégeant lentement, chaque morceau de son corps se transformant en ombre retombant lourdement sur le sol. Je n’étais pas trop épuisé, j’allais pouvoir faire mon petit tour de passe-passe sans crainte. Je m’approchais alors un peu plus de Sweety, m’habillant d’une parure d’assurance qui montrerait à cette jeune femme que j’étais capable d’être utile en temps voulu.

- J’aimerais savoir ce que je pourrais y gagner ? Comme je te l’ai dit, les situations trop exténuantes sont dangereuses pour moi, je me dois de les éviter. Mais je me doute bien que pour arriver à tes fins, tu devras te battre, non ? Et intelligente comme tu es, tu ne voudras pas t’embarrasser d’un poids mort comme moi ?

Tout en me déplaçant, je murmurais un mot, tellement faiblement que même moi j’eu du mal à m’entendre. Puis, la seconde d’après, mon double apparut à mes côtés, en sortant de mon ombre comme à son habitude. Il ne crachait plus de sang et ses vêtements n’était plus couverts de poussière. Son visage arbora très vite un sourire carnassier encore plus inquiétant que ceux qu’il lançait habituellement. Il dévisagea Sweety, son sourire s’élargissant de secondes en secondes.

- Alors dis-moi, que me proposes-tu exactement ?

Alors que j’achevais ma phrase, mon double se lança à toute vitesse devant Sweety et, alors qu’il allait lui asséner un coup de poing magistral, il retint son bras et projeta sa jambe vers elle dans un sublime demi-tour, frappant ainsi son flanc avec un sublime coup de pieds circulaire. Elle se retrouva projetée en arrière, en dehors du champ de force qu’elle avait elle-même créée.

- Ooooh, je t’ai fait mal peut-être ? Pardonne-moi, mais je pensais que tu étais plus prête que cela ! En tout cas, tu n'as plus l'air bien sûre de toi comme ça !

Son sourire était empreint de démence et cette fois-ci, il se tint prêt à encaisser une contre-attaque de la part de la jeune fille. Moi, en revanche, je commençais à m’inquiéter de quelle allait-être sa réaction. Peut-être que mon Doppelgänger était allé un peu trop fort ?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: ❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]   

Revenir en haut Aller en bas
 

❝ Sur tous les murs j'écrirai je le jure, liberté chérie. [SITRI]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Mise à jour Galaxie Life.
» Améliorez les murs
» Tous les donjons solotables par un panda
» On en a tous eu au moins un comme celui là
» gagner de l'argent tous les mois en visionnant des pubs!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Souterrains-