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 Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}

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MessageSujet: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Sam 31 Aoû - 17:59


Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés




En reconnaissant l’écriture sur l’enveloppe, Castiel s’était demandé s’il valait mieux qu’il l’ouvre ou qu’il la renvoie directement à l’expéditrice histoire de lui faire comprendre tout l’intérêt qu’il portait à ses lettres. Après avoir fait tourner plusieurs fois la missive entre ses doigts, il s’était résolu à la décacheter proprement et en avait tiré une simple feuille blanche sur laquelle s’égaraient quelques mots :

Cher Castiel,
J'avais juste besoin que tu sache que je te méprise profondément.
Amitiés,
Hell'


La lecture lui prit deux secondes et lui tira à peine un haussement de sourcil. Il commençait à avoir l’habitude des charmantes attentions dont le gratifiait Hellhound. Celle-ci avait d’ailleurs le mérite d’être gratuite : cela faisait au moins deux mois qu’il ne lui avait nui en aucune façon. Ou alors il ne s’en souvenait plus. Castiel aurait pu répondre sur le même ton, ou ne pas répondre, du moins pas dans l’immédiat ; car il était certain qu’elle attendait qu’il lui rende la monnaie de sa pièce, et que ne pas céder à sa provocation l’irriterait un tant soit peu. Mais le ciel bleu et la brise douce l’encouragèrent à choisir une troisième option : c’était une belle journée, qu’il allait prendre plaisir à gâcher à la rouquine.

Castiel avait ouï dire que l’homme qui faisait office de gardien du Château Ambulant était alité, pour un motif obscur qui ne l’intéressait pas le moins du monde. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il pénétra avec une facilité surprenante dans la bâtisse mouvante. Il en était presque déçu. Se dire qu’il pourrait -s’il le voulait- saccager l’emblème des Landes et endommager à jamais son subtil mécanisme n’aurait eu quelque chose de grisant que s’il avait fallu quelques efforts pour en arriver là. Néanmoins, il n’allait pas cracher sur une opportunité de nuire à ce bon vieux Black. Il décida que s’il trouvait la salle des machines avant de tomber sur Hellhound, il ne se priverait pas d’y apporter quelques « retouches » de son cru.

Mais après avoir traversé quelques pièces avec une discrétion irréprochable, il reconnut dans l’encoignure de la salle suivante la chevelure caractéristique de la rouquine. Sans plus se soucier de faire du bruit, il s’approcha nonchalamment de l’intéressée. La toisant de toute sa hauteur, il tira d’un geste fluide la lettre de sa poche et lui tendit avec un sourire torve.

« J’ai beau savoir qu’être mécanicienne ne nécessite pas d’avoir fait des études bien poussées, je dois te dire que les fautes d’orthographe ont tendance à décrédibiliser le fond d’un message. Fort heureusement, ta lettre étant de toute façon dépourvue de contenu, l’absence du « s » à la fin de « que tu saches » ne gâche pas grand-chose. Cela dit, ma chère Hell’, je te conseillerais d’ôter un peu tes mains du cambouis histoire de pouvoir empoigner un livre de grammaire. »



Spoiler:
 


Dernière édition par Castiel le Dim 8 Sep - 21:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Dim 1 Sep - 0:17


Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés
Castiel & Hell


Sur son bureau étaient restés le crayon et le papier à lettre qu’elle avait utilisé il y a quelques jours de cela. Depuis qu’elle avait envoyé ce mot rédigé en quelques secondes à Castiel elle n’avait pas pris la peine de ranger son bureau. Il faut dire qu’elle avait pris à peine le temps de l’écrire, cette lettre. Sans prendre même la peine de s’asseoir, elle s’était juste penchée sur le meuble pour rédiger ces quelques mots, les foutre dans une enveloppe et quelques minutes plus tard elle chargeait à quelqu’un de s’occuper de donner ça à un pigeon à sa place. Dans le fond, elle aurait aussi bien pu ne pas arriver à destination que cela ne l’aurait pas dérangée plus que ça. Voilà des mois qu’elle n’avait ni vu Castiel ni eu de ses nouvelles par courrier. Ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait commencer à y faire cas.

En réalité, depuis, elle n’avait plus même posé un œil sur son bureau et ne revenait à sa chambre que pour dormir. Kaiju lui avait refilé un sacré boulot, mine de rien. Elle préférait voir les choses ainsi plutôt que de se dire qu’il avait bien minimisé les dégâts. C’était toujours plus rassurant de se dire qu’elle avait du boulot parce que lui n’avait pas fait correctement le sien. Elle pouvait ainsi le lui reprocher à loisir. Lorsqu’elle en aurait le temps. Car actuellement, elle passait son temps dans les rouages, divers instruments à la main.  Elle n’avait plus le temps de penser à quoi que ce soit.

Pas même à cette lettre qu’elle avait envoyé à Castiel quelques jours plus tôt.

C’est la raison pour laquelle elle était loin de s’attendre à entendre la voix de ce jeune homme s’élever à ses côtés, alors qu’elle avait entendus des pas s’approcher. Fort concentrée dans la réparation d’un vieil engrenage, elle n’avait pas daigné lever la tête. Une moue enfantine et boudeuse s’était affichée sur son visage alors que sa tête était encore cachée par les rouages. Comme si elle allait prendre pour lui le temps de faire attention à son orthographe. C’était d’un ridicule.

Elle le laissa en plan les quelques minutes suivantes, prise de tout son être par son boulot qu’elle tenait tellement à cœur. Ces mots, à ce moment-là, étaient encore trop lointains pour attendre sa petite personne. Mais lorsqu’elle se recula et se redressa enfin pour faire face à son interlocuteur, les mains effectivement souillées de saletés. D’ordinaire, elles les auraient essuyées sur un chiffon toujours attaché à sa ceinture lorsqu’elle travaille. Mais là, elle n’en fit rien. Parce que les mots que l’on venait de lui adresser venaient effectivement de la percuter de plein fouet.

On ne peut dire qu’ils n’avaient pas touchés sa pauvre fierté. Mais, d’un autre côté, venant de lui elle le prit moins mal que venant de n’importe quelle autre personne. Un petit sourire s’afficha sur ses fines lèvres rosées. D’un pas félin elle sépara la distance entre eux deux pour venir presque se coller à lui, et pris son visage entre ses mains, tachant ainsi sans aucun remords et avec un petit plaisir malsain son beau visage.

« Et moi je te conseillerais d’être sur tes gardes lorsque tu viens ici me provoquer ouvertement. Tu sais que j’aime te rendre la monnaie de ta pièce après tout. » Elle retira ses mains et contempla quelques seconde son œuvre. « Pas mal. »

Elle afficha un petit sourire en coin, visiblement satisfaite de son premier coup. Ne jamais commencer trop fort. Cela lui laisse le temps de savourer la joute qu’elle alimente.
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MessageSujet: Re: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Dim 1 Sep - 17:37


Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés




Les minutes s’étirèrent sans que la rouquine ne daigne faire mine de l’avoir remarqué. Castiel ne s’en offusqua pas. Il ne doutait pas que sa tirade avait produit son petit effet, et voulait bien lui laisser le temps de réfléchir à sa parade. Il laissa négligemment tomber la lettre; elle virevolta quelques instants, sous l’effet d’un courant d’air venu de Dieu sait où, avant de se déposer délicatement sur le sol, presque avec grâce.

Enfin elle se leva. Castiel en profita pour la détailler de la tête au pied. Bien sûr, elle était belle. D’une beauté brute, sans fard ni artifice. Il l’admira sans s’émouvoir, la contemplant comme il aurait contemplé une œuvre d’art particulièrement réussie. Il avait beau se moquer, c’était purement pour la forme : même la saleté de ses mains n’ôtait rien à son charme. Malheureusement pour lui, cette réflexion  survint un peu trop tard pour qu’il ait le temps d’éviter que les mains noires de cambouis de la jeune fille atterrissent sur son visage.

Elle avait l’air tellement fière de sa réplique qu’il ne voulut pas lui faire  davantage plaisir en manifestant son agacement. Se rapprochant à son tour, une lueur de condescendance dans le regard, il siffla :

« Si tu as besoin de me tartiner de tes saletés pour avoir l’impression d’être sur un pied d’égalité avec moi, à ton aise, ma jolie mécanicienne. »

Il passa un bras autour de son cou, l’attirant à lui. Ses lèvres vinrent effleurer les siennes tandis que sa main libre descendait jusqu’à sa taille. Pour se refermer sur le chiffon qui y pendait. Il la repoussa aussitôt, un sourire amusé aux lèvres, et entreprit d’essuyer soigneusement son visage à l’aide du morceau de tissu. La saleté en elle-même ne le dérangeait pas beaucoup, mais il aurait été regrettable –car ridicule-  que les traces sèchent et qu’il se trouve obligé d’arborer ce semblant de peinture tribale jusqu’à ce qu’il accède à un point d’eau pour s’y débarbouiller.

Le visage de nouveau immaculé, il lança le chiffon à la jeune fille et alla s’appuyer sur une vieille commode élégante dont la présence à côté des engrenages huileux paraissait quelque peu incongrue.

« Je suis entré avec un facilité déconcertante. Je ne suis pas sûr que ton cher Président apprécie un tel relâchement dans la sécurité. Imagine : n’importe qui peut faire n’importe quoi dans ce château qui est tout de même l’emblème des Landes ! »

Il s’arrêta un instant pour observer la réaction de la rouquine, avant de lâcher négligemment, l’air indifférent :

« Par exemple, j’ai profité de ma visite improvisée pour retirer deux-trois boulons dans quelques mécanismes par-ci par-là. Ah, et il y a aussi cet engrenage dans lequel j’ai tapé accidentellement et qui s’est décroché sous le choc ; de la camelote, si je peux me permettre. »

Il acheva sa tirade sur un sourire  rayonnant. Bien sûr, il n’y avait pas un mot de vrai dans ce qu’il avait dit. Pas encore. Il ne manquerait pas de déglinguer ce gros tas de ferrailles dès qu’il aurait terminé cette charmante discussion.


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MessageSujet: Re: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Lun 2 Sep - 13:39


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Castiel & Hell


L’instant dont il se sert pour se rapprocher d’elle, elle s’autorise à se perdre dans son regard. Si profond. Elle aime ses yeux. Peut-être est-ce même ce qu’elle apprécie le plus sur ce joli minois qui, dans des instants comme celui-ci, lui fous bien la rage. Il serait simple, tellement simple par moment, de simplement lui foutre un coup de clé à molette dans la face pour le faire taire. C’est ce qu’elle ferait avec n’importe qui d’autre. Mais pas lui. Le jeu en perdrait sa saveur. De plus, si jamais les choses venaient à reprendre la même tournure que lorsqu’ils ont joué de charmes l’un avec l’autre –et cela finirait ainsi, que ce soit aujourd’hui ou dans un futur proche- elle ne voulait pas que son beau visage soit tout cabossé. Avec lui, les choses fonctionnaient différemment. Et c’était très bien ainsi.

Elle s’était laissé approcher, docile comme jamais. Elle l’avait laissé passer un bras autour de son cou et n’avait pas résisté un instant lorsqu’il l’avait attiré contre lui. Et, ses lèvres effleurant les siennes, l’espace d’une seconde elle s’était demandé comment les choses se finiraient aujourd’hui. C’est lorsque l’objet de sa convoitise fût entre ses mains et que la rouquine fut repoussée qu’elle fut fixée. Ainsi donc, aujourd’hui ce serait la guerre. Elle sourit en le contemplant essuyé son visage. Au moins s’amuserait-elle en cette douce journée empoisonnée.

Elle réceptionna le chiffon qu’il lui envoya en vol et entrepris à son tour de s’essuyer les mains, écoutant son discours d’une moue désintéressée. Ce qu’elle voulait paraître être, mais ce qu’elle n’était pas forcément. Car, bien sûr qu’elle était quelque peu agacé par ces paroles. D’ordinaire, Kaiju était un très bon gardien pour les portes du château. Misérable coup du destin, il était à présent alité, suite d’ailleurs à une parfaite application de son travail. Oh, voir Castiel ne déplut pas à la rouquine. Mais ce qu’il lui confia sur les engrenages, ça, en revanche, cela luit plut bien moins. En bonne mécanicienne qu’elle était, même sachant que c’était faux, cela ne lui aurait pas plus.

Et pourtant c’est radieuse qu’elle répondit à son sourire  par le sien. Hors de question de lui laisser ce plaisir que de la voir frustrée. Coup de bol, elle avait toujours été une très bonne comédienne. Elle fit quelques pas, pour aller récupérer une enveloppe abandonnée sur le sol qu’elle n’avait pas remarqué jusqu’alors. Elle la reconnue immédiatement et entrepris de venir s’appuyer sur cette vieille commode elle aussi, non loin de Castiel.

« C’est fort aimable à toi de t’arranger pour que je ne me retrouve pas dans la même situation que toi. »

Sans gêne aucune elle rendit sa lettre à Castiel en la glissant elle-même dans l’une de ses poches. Avec lui, il lui semblait impossible de se retrouver mal à l’aise d’une quelconque façon que cela soit, de toute façon.

« C’est sûr que le chômage ça laisse un sacré temps libre, mais tu aurais pu me répondre par lettre, tu sais ? Je ne me serais pas fâchée si tu avais autre chose à faire que de venir me voir. »

Sournoise, elle vint plonger son regard dans le sien, souriant toujours jovialement.

« Oh, à moins que tu n’as justement rien de mieux à faire que de venir me voir ? Ta vie actuelle est-elle vraiment si plate, mon beau Castiel ? »

Taquine, elle avait même un peu joué sur le mot beau, afin de le faire ressortir un peu plus.
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MessageSujet: Re: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Dim 8 Sep - 21:36


Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés




A les regarder côte à côte, souriant de toutes leurs dents et échangeant des propos sur un ton badin, on aurait franchement pu se méprendre sur la nature de la relation entre ces deux-là. Il fallait prêter un peu d’attention à la nature des paroles, au venin qu’elles distillaient l’air de rien pour réaliser que, sous ses airs de visite de courtoisie, c’était bien une confrontation –certes subtile-  qui se déroulait. Castiel serra les dents sous son léger rictus amusé. La pique quant à son apparente oisiveté, bien qu’étant un grand classique du genre, touchait un point trop sensible –sa révolution, son objectif ultime- pour qu’il prenne le parti d’en rire. Un point partout, balle au centre. Le truc, c’est que Castiel n’avait pas l’intention de se contenter d’un match nul. Il lui retourna un regard pensif.

« Mais je ne me souviens pas avoir dit que j’étais venu pour le simple plaisir de goûter à ta compagnie, Hell’ »

Ses lèvres s’étirèrent lentement en un sourire dépourvu de chaleur, cette fois-ci.

« Ce serait tout de même un sacré coup de chance que je m’invite sans le savoir précisément le jour où le gardien est incapable d’assurer son rôle, tu ne trouves pas ? Mais il ne faut pas trop croire au hasard, tu sais… »articula-t-il lentement, avec condescendance.

Il marqua une pause, attrapa familièrement une de ses mèches rousses, l’enroula autour de ses doigts.

« En l’occurrence, il n’y avait pas. Je me suis bien évidemment renseigné. »

Mensonge éhonté. Il lâcha la mèche pour en reprendre une autre.

« Et tu te doutes bien que je n’ai pas pris toutes ces précautions pour ôter deux boulons et un rouage ! Contrairement ce que tu fais mine de penser, je n’ai pas de temps à gâcher en voyages futiles. Si je suis ici, c’est parce que j’ai décidé qu’il était temps de frapper un grand coup. C’est pourquoi je ne suis pas venu les mains vides… »

Il s’arrêta de nouveau pour lui laisser le temps d’imaginer ce qu’il pouvait bien sous-entendre. Puis tira lentement sur la mèche qu’il avait toujours en main, jusqu’à amener doucement le visage de la jeune fille près du sien, juste assez pour pouvoir effleurer son oreille en lui murmurant, comme s’il s’agissait d’un secret inestimable :

« Il y a exactement six packs d’explosifs munis de détonateurs automatiques actuellement disséminés dans ton précieux château. »

Il regrettait presque que tout ça ne soit qu'un tissu de mensonges. Quelle joie cela aurait été de graver dans sa mémoire l'expression de la rouquine au moment où son tas de ferraille ambulant volerait en morceaux! Rien que l'idée lui tira éclat de rire authentique. Il se recula vivement, hilare, et jeta un coup d’œil sur sa montre avant de reprendre joyeusement :

« Mais ne t’inquiète pas, il nous reste une bonne demi-heure pour terminer notre discussion. Si tu veux en profiter pour songer à ta prochaine reconversion, ne te gêne pas ! »




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MessageSujet: Re: Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés {Hell'}   Lun 9 Sep - 21:45


Je t'écrirai des jolis mots empoisonnés
Castiel & Hell


Hell était fière de sa dernière réplique. Et si elle était bel et bien consciente que son cher compagnon allait répliquer, elle ne s’attendait pas à ce que cela soit de la sorte. Pour le coup elle serre bien les dents. Ne rien montrer ne lui empêchait pas de ressentir cet agacement. Et peut-être cette crainte aussi ? Cette sale crainte qui lui dévorait l’estomac à l’idée que cela puisse ne pas être du bluff. Ne rien montrer. C’était avant tout son objectif. Faire semblant de rien. Montrer que l’on n’y croit en rien. Rester détendue. Elle pouvait le faire. Elle était une bonne comédienne après tout. Si elle avait pu feindre haïr Miles alors qu’il se trouvait devant elle, alors elle pouvait bien feindre ne pas croire qu’elle allait peut-être exploser dans une demi-heure. Et puis…Sa riposte se dessinait déjà dans son esprit. Si tant est qu’égaliser pour ne laisser aucun avantage à Castiel était vraiment nécessaire si tous les deux vivaient leurs derniers instants ensembles. Car oui. C’était bien là que tout se jouait.

« Ah. »

Mine désintéressée. Elle le contemple avec peut-être une petite pointe de curiosité dans le regard, mais pas davantage. Puis finalement, elle hausse les épaules et commence à rassembler nonchalamment ses cheveux pour les attacher en queue de cheval haute. Sans jamais trembler une seule fois.

« Intéressant. »

Elle lui tourne finalement le dos et commence à fouiller le premier tiroir de la commode. Sans avoir l’air agacée, mais simplement blasée, elle commence à balancer derrière elle tous les objets qu’elle y trouve et qui ne sont pas ceux de sa convoitise. En l’occurrence, ce sont ses outils. Tournevis. Jeu de clé. Sac de boulons. Etc.  Et si elle ne faisait pas vraiment attention à l’endroit où elle les balançait, elle faisait au moins attention à ce qu’ils n’atterrissent pas sur Castiel.

« C’est drôle tu sais ? Pas que je m’attendais pas à ça, hein, je m’y attendais, mais pas si tôt. Du coup tu m’excuse hein, j’ai rien préparé, il faut juste que je le retrouve… »

Retrouver quoi ? Même elle n’était pas capable de le dire. Si elle savait quel genre de tour elle voulait lui jouer, elle ne savait pas encore comment elle avait l’intention de s’y prendre.
Elle soupira et passa au second tiroir pour se lancer à nouveaux dans la même pratique. Avec cette fois des objets de tailles plus importantes. Agrafeuses, pièces de cuivres, huile…Et dire qu’elle ignorait que se trouvait là-dedans du matériel qu’elle aurait pu utiliser !

« Tu penses que tu pourrais faire quoi, toi, dans une autre vie ? Je te vois assez bien vendeur de carpettes… »

Et tout en alimentant la discussion de la sorte elle continuait à chercher. Jusqu’à ce que.

« Moi je sais pas. Peut-être que je… »

Jusqu’à ce qu’elle s’arrête en ouvrant le dernier tiroir. Un sourire illumina son visage lorsqu’elle fit face aux objets qui s’y trouvaient. Bon sang elle avait totalement oublié ça. C’était encore mieux que l’idée qu’elle avait simplement eu de l’attacher au château ambulant avec des menottes ou autre pour le regarder exploser avec elle. Ravie, elle prit les deux bracelets en main et en attacha un à son poignet, lui tournant toujours le dos.

Ce qu’elle rectifia immédiatement après en se tournant vers lui pour attraper son poignet et lui enfiler le bracelet. Suite à quoi les deux objets se resserrèrent autour de leur emprise. Fière d’elle, elle recula de quelques pas pour s’assoir sur le meuble. Elle se sentait victorieuse. Prenant un air sérieux et dur, elle reprit la parole de façon bien moins amicale.

« Laisse-moi t’expliquer le fonctionnement de ces petits bijoux. » elle leva son poignet pour bien désigner ce qu’elle venait de mettre. « Je les ai confectionné moi-même. Tu t’éloignes à plus de dix mètres de moi, et on explose tous les deux. Tu ne pensais quand même pas que j’allais juste te laisser faire une chose pareille n’est-ce pas ? C’est simple à présent. Le château ambulant explose ? Nous aussi. Il n’explose pas ? J’entrerais le code qui permet de désactiver les bracelets. Et n’essaye même pas de me trainer de force avec toi hors d’ici parce que tu sais comment je réagirais, Castiel. »

Elle reprit un sourire enfantin.

« Alors, où en étions nous dans notre conversation ? Ah, oui. Dans une autre vie je me vois bien factrice, t’en penses quoi ? »

Alors Castiel, comment vas-tu contre attaquer ?


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