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 Comme on se retrouve

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MessageSujet: Comme on se retrouve   Dim 11 Aoû - 16:15

Bon, c'est officiel, je ne serai jamais détective. Ou alors il va me falloir un sérieux entraînement. Parce que pour le moment, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est pas brillant : depuis qu'on est arrivés, je n'ai absolument rien trouvé qui puisse m'aider à retrouver Sonatine. Néant. Que dalle. Même pas la queue de l'ombre d'une piste. Bon, il faut dire que j'ai quelques excuses, en plus de mon manque flagrant d'expérience dans le domaine. J'en suis encore à découvrir mon "nouveau monde". Il a fallu un certain temps d’adaptation, et puis d'installation aussi. Maintenant j'ai une baraque, un boulot et tout et tout. Et même mon propre atelier, que je n'aurais jamais rêvé pouvoir avoir dans "l'autre" monde, dans mon ancienne vie. Alors bon, c'est déjà bien.

Mais il s'agit de faire en sorte de retrouver ma petite sœur maintenant. Parce que même si je lui en veux toujours de nous avoir laissés tomber comme des vieilles chaussettes, je m'inquiète pour elle. Je suis sure qu'elle a réussi à s'installer quelque part, elle aussi, et qu'elle va bien. Mais c'est encore qu'une gamine, et pas vraiment douée pour prendre soin d'elle-même. Elle a besoin de quelqu'un qui veille sur elle. Surtout avec sa maladie.

Donc, il faut que je la retrouve. Ce dont je me suis avérée tout à fait incapable. Donc, il me faut un coup de main. Bien sûr, je suis pas toute seule sur le coup. Requiem m'aide autant qu'il peut, et Hermès furette pour moi en distribuant le courrier. Mais clairement, ça ne suffit pas. Ce qu'il nous faut, c'est un professionnel. Ou au moins, quelqu'un qui s'y connaît un minimum. Justement, j'ai entendu parler de quelqu'un qui pourrait faire l'affaire. Une archiviste, ou quelque chose comme ça, qui joue aussi les détectives à l'occasion. J'étais pas trop convaincue au départ, mais plusieurs personnes m'ont parlé d'elle, il paraît qu'elle connaît son affaire. Et puis sa place aux archives doit lui permettre de grapiller des infos qui seraient pas accessibles à n'importe qui. Toujours utile.

Bref, je me suis donc décidée à rendre visite à cette mystérieuse Cobalt. Je sais pas grand-chose d'elle, à part son nom et son boulot, mais on m'a dit que je pouvais juste me pointer là-bas voir avec elle. Au pire si elle est occupée elle me demandera de repasser. C'est la première fois que je vais au château, et j'avoue que ça m'impressionne quand même un peu. Pendant un moment, je me demande si je vais pas me faire refouler à la porte, mais non. Apparemment j'ai tous les droits du monde de rentrer. Soit. Je demande mon chemin à un clampin de passage, qui m'indique le sous-sol. Logique.

Je réussis à ne même pas me perdre en route, et j'arrive devant une porte marquée "Archives". Je frappe, mais pas de réponse. Pourtant j'entends du bruit derrière. Peut-être qu'on ne pas m'a pas entendue ? J'attends un peu, et puis je me décide à rentrer. Au pire des cas, on me fichera dehors. Une fois à l'intérieur, je laisse échapper un petit sifflement admiratif. C'est bien plus grand que ce à quoi je m'attendais. Une grande salle, aux murs recouverts d'étagères remplies de rouleaux de parchemins, de volumes de cuir reliés et de tout un tas de trucs du genre. Pas que sur les étagères d'ailleurs, il y en a un peu partout, sur les tables qui parsèment la salle, et même par terre.

Je vois une silhouette qui s'agite un peu plus loin, sûrement la fille que je cherche. Je l'interpelle tout en m'approchant.

- Excusez-moi ? Je cherche Cobalt. On m'a dit qu'elle pourrait me rendre un... service, disons.

C'est à ce moment que je suis assez près pour repérer les cheveux verts, la dégaine familière, la figure pas si inconnue que ça.

- Toi ?!

L'exclamation m'a échappée avant que je m'en rende compte. Vu l'air pas-tout-à-fait-ravi que je viens d'afficher, si jamais j'avais voulu jouer la diplomatie, c'est raté. Enfin, j'aurais probablement pas essayé de toute manière...
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Lun 12 Aoû - 21:40

Les étagères penchaient dangereusement et je me demandais sincèrement à partir de quand elles allaient s'effondrer dans un vacarme assourdissant. Ce moment ô combien désiré, je l'attendais depuis déjà un bon moment, je mourrais d'envie de le voir se produire. Tout d'abord, le bruit allait forcément alerter le château, leur ferait une petite frayeur et j'aurai pleins de visiteurs à mes portes. Certains découvriront même l'existence de la salle des archives, ce qui serait merveilleux. Et ensuite, la seconde raison bien plus intéressante à mes yeux, est que mon travail ici serait enfin considéré comme "dangereux" et je pourrai toucher des allocations supplémentaires pour combler les risques que je prends à chaque fois. Et la dernière raison, toute aussi bénéfique, était que depuis un moment, je réclamais des étagères neuves, sans termites ni autre bestiole néfaste. Mon rêve. Mais restrictions budgétaires obligent, je passe à la trappe et suis au fond de la liste des priorités. Oui, c'est ça la vie dans les sous-sols.
Mais j'aime cet endroit. J'aime respirer cette odeur du vieux parchemin datant d'on ne sait quand, ces effluves de terre humide qui me viennent par moment. J'aime cette sensation de sécurité qui règne ici, comme si je pouvais détenir tout le savoir, cette impression de sagesse qui imprègne la pièce. C'est une partie de mon univers. Ces particules de poussière qui se baladent à droite à gauche dans cette pièce sans fond, cet écho lorsqu'un bruit retentit et qui s'étend sans vraiment savoir quand s'arrêter mais qui s'atténue au bout de quelques secondes, et le silence qui envahit l'endroit dès que tout s'immobilise.

Je fixe toujours avec attention ces trois étagères, aussi hautes que ma taille doublée par trois. Ouais bon, aucun commentaire là-dessus, nous sommes d'accord. Je n'y peux rien si je suis petite. Pourtant, je n'ai jamais eu peur de grimper tout en haut, jamais eu peur de me prendre quelque chose sur la figure qui puisse m'assommer. On dit parfois que les plus petits ne peuvent accéder à certaines tâches, j'aimerai bien prouver à ce on qu'il a tord. Mais peu importe, je sais que je suis la meilleure ici, alors je me moque de ce que les autres peuvent dire. En attendant, si ils veulent connaître le passé des Royaumes, si il s désirent une quelconque information, ils passent ici, et qui est là ? Moi, Cobalt, la fille étrange aux cheveux verts, à la peau pâle qui pourrait préférer la compagnie des ordinateurs à celle des vivants. Bref, je suis cette gamine postée devant trois grands machins en bois sombre qui s'élèvent devant elle en se demandant à quel moment le tout se cassera la figure.

Au final, je me décide à bouger, parce que rester plantée au même endroit est mauvais pour la circulation sanguine. Et puis ça fait mal aux pieds aussi. Et après tout, je suis payée pour bosser, alors autant respecter le contrat. J'ai plusieurs tâches ici. Du tri, principalement. Si vous saviez le nombre d'ouvrage répertorié qui n'ont aucun sens hors contexte, qui ne sont pas rangés comme il faudrait et tout. A partir des documents, je crée aussi une base de données informatique qui permet à tous les officiels d'accéder à des dossiers, des renseignements plus rapidement. Cela permet aussi de conserver une partie des données si jamais la version papier disparaît. Oh bien sur, un bug informatique serait tout aussi dévastateur vu le nombre de fiches répertoriées mais pas autant que si les versions originelles venaient à ne plus exister. J'ai aussi une troisième fonction qui consiste pour certains ouvrages, les plus vieux surtout, de traduction. Que voulez-vous, le langage aussi évolue.

Il trône au sol une quantité démentielle de pages arrachées, volantes dont je me dois de retrouver les œuvres. Au dessus, une couche de livres, je ne mets jamais de parchemin au sol, occupe une partie de l'espace disponible. Sur les tables dispersées un peu partout pour les consultations, des piles de livres aux reliures joliment décorées ainsi que du papier vierge et de quoi écrire pour prendre des notes. Hé oui, j'ai pensé à tout, les gens peuvent être vraiment étourdis. Et encore, je suis polie. On pourrait se dire que ce travail me lasse, mais pas du tout en fait.
Je vais poser mon gilet sur mon fauteuil redoutablement confortable et me motive. Allez girl, une nouvelle journée commence !! Inutile de mentionner qu'il doit être aux alentours des 10h du matin, mais ce n'est pas grave. Un mince filet de vent agite mes cheveux et je respire un bon coup. L'air de la salle est frais pour maintenir à une bonne température la conservation des ouvrages.. Je me dis que pour rien au monde je n'échangerai ma place.

Le temps coule, mais peut-il courir autant qu'il le souhaite, je ne le vois pas passer. Un roman particulièrement passionnant sur la découvertes de certaines molécules de ce monde m'est tombé entre les mains et je suis tout à fait absorbée par la capacité du roi de l'époque à rejeter toute nouveauté scientifique qui serait nuisible à son statut, allez savoir pourquoi, et par le combat et les expériences menées par le scientifique pour arriver à ses fins. Je ne connais absolument pas ce composant et il m'intrigue. J'étudie donc avec précaution tout ce qui s'en rapproche. Si ma mémoire est bonne, j'avais rangé un parchemin mathématique avec des équations similaires... Bordel, mais oui bien sur !!!! Je fis un bond hors de mon fauteuil, laissant mon bureau en plan avec une petite lumière et allai vers l'ordinateur central. J'avais certainement répertorié une partie de la formule... Oui, voilà. Allée 2, rangée 4, division 5 et étage 12. Cool, j'allais devoir grimper à l'échelle !!! Mon don ne me servait en rien pour ce travail et je préférais jouer le petit singe. Je montais donc et m'emparai tout d'abord du parchemin concerné avant de remarquer un "Manuel des apprentis mathématiciens des temps actuels" qui pourtant ne datait pas d'aujourd'hui. Bien plus gros et plus lourd, j'utilisai une poulie pour le descendre.
Au sol, je le pris dans mes bras et titubais légèrement. Je me concentrai pour avancer droit, mes bras frêles supportant avec difficulté le poids du livre, quand une voix interrompis mes pensées.

SBAAAAAF !!! Le manuel s'écrasa lamentablement sur mon pied droit, arrachant une grimace de douleur à mes lèvres. Les larmes me virent immédiatement sous l'effet de la surprise. Que fichait cette fille, et surtout comment avait-elle fait pour me retrouver ?! Je repris le livre avec peine, maudissant les intellectuels de l'époque et me rapprochais de la demoiselle qui semblait tout aussi surprise que moi.

"Cobalt c'est moi. Je n'ai pas un rond sur moi et NON, je ne rembourserai pas les frais de réparation de ton instrument. Maintenant, laisse moi passer j'ai à faire. Les particules du passé ne sont toujours pas reconnues à leur juste valeur et je vais tout faire pour les sortir de l'obscurité."

Après cette tirade sur un ton sec, je passai devant elle. Au fond je m'en voulais un peu. Cette fille était tout de même venue me voir pour... Un service ?! Voyons d'abord comment elle allait réagir face à mes propos et j'aviserai après.

(Faut que j'arrête d'écrire en musique xD)
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Mar 13 Aoû - 13:14

Cobalt, c'est elle. Bien sûr que Cobalt c'est elle. Pourquoi ce serait pas elle ? Il fallait que ce soit elle, cette espèce de vandale complètement marteau qui rentre par effraction chez les gens juste pour le plaisir de tout détruire. EVIDEMMENT que c'est elle. Qui d'autre ? Parce que bien sûr, tout était beaucoup trop simple justement. Ça ne suffit pas que ma sœur ait décidé de se tirer sans prévenir personne et sans une pensée pour qui que ce soit, qu'elle soit perdue dans la nature et que je me retrouve dans ce monde bizarre, sans espoir de retour, à devoir la retrouver. Bien sûr. Il fallait qu'en plus, quand je trouve enfin qui pourrait m'aider, ce soit cette fille en particulier.

- Hey, est-ce que tu as la MOINDRE IDEE du temps que j'avais passé sur ce violon ?!

J'ai répliqué presque en criant, avant même de m'en rendre compte. Et puis mon cerveau daigne reprendre le contrôle. Je serre les poings, ferme les yeux, prends une grande inspiration. Plusieurs, même. Calme-toi ma fille, c'est pas en commençant une engueulade que tu vas régler tes problèmes. Les poings toujours serrés et les yeux toujours fermés, je reprends un ton plus bas.

- C'est pas pour ça que je suis là, de toute façon. Je suis venue voir Cobalt, je savais pas que c'était toi. On m'a dit qu'elle... que tu pourrais m'aider à retrouver ma sœur...

J'entends ma voix trembler sur la fin. Trop d'émotion, trop d'un coup. Comme si tout ce que j'ai accumulé depuis le départ de Sona me retombait dessus tout d'un coup. L'inquiétude, la colère, la fatigue, Sona, cette petite peste qui se croit tout permis. Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire de particules du passé de truc de... quoi déjà ? D'un coup je me sens sur le point de craquer. J'ai mal à la tête, je suis fatiguée, j'en ai marre de tout, et je crois bien que je suis à deux doigts de chialer. Mais hors de question de me laisser aller à ça devant cette petite teigne. Je suis peut-être en miettes, mais il me reste ma fierté. Mal placée, diraient certains, mais ça fait longtemps que j'ai arrêté d'écouter ce qu'on me disait de toute manière.

Je me pince l'arrête du nez en serrant les paupières, prends plusieurs grandes inspirations, me masse les tempes pour essayer de déloger la migraine qui a l'air de vouloir s'installer sous mon crâne. Ça va un peu mieux.

- Mais de toute évidence, c'était une mauvaise idée. Tu as l'air d'avoir beaucoup à faire avec tes... particules. De... truc. Bref. Je vais pas te déranger plus longtemps, je trouverai bien quelque chose. Je te laisse à tes activités, et on pourra faire comme s'il ne s'était rien passé et continuer à se détester cordialement.

Sans attendre qu'elle réponde, je me retourne et me mets en marche vers la porte. Le bon côté de tout ça, c'est qu'au moins maintenant je sais où la trouver. Je pourrai revenir lui parler de ce pauvre violon qu'elle m'a démoli. Et encore, elle a de la chance que ça ait été un que j'étais en train de fabriquer et pas mon violon, parce que si ça avait été le cas, je crois même pas que j'aurais été capable de me contenter de lui gueuler dessus en la voyant...
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Dim 25 Aoû - 14:22

Honnêtement, j'ignore ce qui m'a pris de prendre ce ton aussi sec et tranchant pour lui parler. Oooook, je suis rancunière, je peux avoir un très mauvais caractère et tout le tintouin, mais avais-je raison d'agir ainsi ? Je sentis la morsure de mes dents sur une partie de mes lèvres qui me fis bien plus mal que je ne l'avais imaginé et remarquai que mon interlocutrice n'appréciait pas non plus mes propos. Oups ?! En même temps, je la comprends. Tomber sur quelqu'un qu'elle ne peut pas voir sans s'y attendre, alors qu'elle pensait surement trouver quelqu'un de gentil qui l'aiderait avec vélocité... C'est déjà pas tout les jours que ça se produit, et en plus c'est une très mauvaise surprise.

Puis vint la remarque presque instantanée concernant ledit instrument que j'ai violemment et bien sur sans le faire exprès, soyons francs, lancé du 2e étage, le tout avec un rictus sadique aux lèvres. Ah tient donc, c'était un violon ? Ce machin ? Oui peut-être, je n'avais pas trop fait attention à ce qui m'était tombé entre les mains. Je décidai de ne pas riposter à cette question à laquelle je n'avais pas de réponse car j'ignorai parfaitement combien de temps prenait la fabrication d'un instrument.
Alors que faire.

J'examine mes options dans ma tête, attendant une quelconque réponse qui tardait à venir, mais qui j'en restais persuadée, n'allait pas tarder. Cette fille ne le sait pas, mais j'apprécie beaucoup la musique. Pas la soupe de pop-star qu'on nous sert sur toutes les radios de l'autre monde, non. La musique, les symphonies délicates et apaisantes mais aussi le rock à l'état brute qui me motive plus que tout. Mais je suis sur qu'elle s'en fiche totalement car ses seules pensées sont tournées vers notre relation ô combien cordiale. Je la vois, un peu plus loin avec une partie d'elle cachée par l'ombre, tenter de se calmer. Puis je l'entends parler, beaucoup plus calmement ce qui a l'effet magique de me détendre légèrement. Elle est là pour la Cobalt officieuse. Pas pour l'officiel, pas pour l'archiviste chiante. Alors forcément, là, ça me titille l'esprit. C'est pour ça qu'elle a parlé d'un service.
Et c'est là que je percute la personne qu'elle doit rechercher et c'est comme une vague de remords qui surgit en moi. Sa soeur. L'émotion ressentie dans sa voix me montre à quel point elle tient à elle et je n'y suis pas insensible. Mes propres souvenirs remontent en surface. Ma propre soeur, disparue du jour au lendemain sans rien laisser derrière elle. Et puis mon frère Todd que j'ai moi même abandonné. Que j'aurais voulu le faire venir ici. Il est seul, là bas. Alors oui, je la comprends que trop bien cette fille qui veut récupérer sa soeur. Elle ne s'en doute absolument pas.

Finalement, elle renonce. Elle essaye de se souvenir du nom de mon livre, mais j'imagine que c'est impossible à apprendre d'un coup. Mais moi. Dois-je me poser des questions ? Suis-je donc si peu aimable ? Donc oui, j'ai des doutes et je me dis que je pourrais peut-être faire quelque chose. Je la regarde faire demi-tour lentement, comme si elle attendait un dernier espoir. Je ne l'aimais pas. Elle me paraissait insupportable. Elle me contredisait. Elle s''était opposée à moi.
Pourtant, c'est vrai.
Je vais tenter le coup.
Au fond, je suis gentille.

Je la vois s'approcher de la porte, je la regarde, j'attends. J'ai le coeur qui bat, je doute. J'hésite, encore. Alors que je ne devrais pas. Oui, c'est ça. Je sais. Je bondis vers mon ordinateur et m'empresse de pianoter. Plus de questions. J'accède rapidement à la page que je voulais. Je dois la retenir encore un peu.

"Hé ! Elle s'appelle comment ta soeur ? Tu ne me l'as pas dis !"

Sans attendre la moindre réponse, je lui laisse tout de même un certain temps de réflexion, je vais chercher un gros pavé semblable à un trombinoscope. Plus ou moins. Les systèmes ne sont pas forcément à jour mais tout est toujours répertorié ici. L'essentiel, c'est de savoir où.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Dim 25 Aoû - 19:12

Sa voix m'interpelle juste au moment où je franchis la porte. Elle me demande le nom de ma sœur. Je m'arrête. Est-ce que ça veut dire qu'en fin de compte, elle va bien vouloir m'aider ? On se déteste, pourquoi elle ferait ça ? Pourquoi elle voudrait me rendre service après avoir volontairement bousillé un de mes instruments dans un accès de rage ? Peut-être pour se faire pardonner justement. Ou peut-être juste qu'elle est pas aussi peste qu'elle en a l'air. Ou alors c'est un traquenard pour trouver un moyen de me taper encore plus sur le système... Dur de savoir.

J'hésite. Immobile sur le pas de la porte, pendant plusieurs secondes. J'avouerais que je ne meurs pas d'envie de raconter mes problèmes à cette fille. Impossible d'être sure qu'elle ne va pas s'en servir contre moi à la première occasion. Et puis même si j'étais persuadée qu'elle le fera pas. Disons que c'est pas la personne qui me donne le plus envie de me confier dans ce monde... Mais c'est peut-être une des seule qui puisse m'aider. Finalement, la nécessité prend le pas sur la fierté.

- Lucy. Lucy Adams

Je finis par me retourner, et je reviens vers elle. Elle s'est installée sur un ordinateur, sur lequel elle pianote frénétiquement. C'est marrant j'avais pas vraiment imaginé que cet endroit était informatisé. Enfin, je m'étais pas vraiment posé la question non plus.

J'ai répondu par réflexe, sans réfléchir, et je mets quelques secondes à me rendre compte que c'est sans doute un peu idiot. J'ai pas encore le réflexe des surnoms. Encore une habitude. Remarque, peut-être que l'information lui sera quand même utile... Peut-être qu'ils archivent nos anciens noms quelque part ici. Est-ce qu'on m'avait demandé le mien quand je suis arrivée ? Je m'en souviens même pu...

- Enfin, c'était son nom. Avant. Maintenant... Je sais pas. Elle est arrivée ici avant moi, alors je sais le nom qu'elle a pris en arrivant.

J'arrive même à ne pas laisser ma voix trembler. Je veux bien demander de l'aide, mais pas question de lui donner l'impression d'être faible. Et puis me concentrer sur autre chose m'aide. En l'occurrence, réfléchir au surnom que ma petite sœur a pu choisir en débarquant ici. J'ai beau me creuser, je n'en vois qu'un de plausible. Même si elle est du genre imprévisible, il y a certaines choses que je sais sur elle. Et je suis presque sure qu'elle a fait pareil que Requiem et moi pour trouver son nouveau nom.

- Sonatine, je pense.

Soit ça, soit Requiem a raison, et elle nous a complètement oubliés. Mais elle l'a pas fait. Je sais que j'ai raison.

- Tu crois que tu pourrais la trouver avec ça ?
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Dim 1 Sep - 11:41

Je la sens douter et je suppose qu'un combat a lieu dans sa tête. Pourquoi me ferait-elle confiance d'abord ? Parce que je suis une belle saloperie qu'elle ne peut pas voir en peinture ou parce que je lui tiens tête ? Parce qu'on a jamais pris le temps de se dire autre chose que "Tu as tort, j'ai raison" ? A sa place, je serai redoutablement méfiante. On peut facilement séduire ses ennemies par les points faibles, et je venais d'en trouver un, même si à proprement parlé elle venait de me le servir sur un plateau. Je relève la tête et la vois, dos tourné à moi. Je meurt d'envie qu'elle s'en aille, et de ne pas avoir à régler ses problèmes. J'ai mon manuel scientifique qui m'attends fichtre !! Pourtant, il y a ce petit élan de gentillesse au fond de moi qui veut vraiment l'aider, pouvoir retrouver ceux du passé. Parce que j'aimerai moi aussi qu'on me retourne ce genre de service, j'aimerai moi aussi pouvoir être auprès de ceux avec qui j'ai grandi. Je me souviens des rires, des souvenirs. Je me souviens des pleurs, des mots.
Je le ferai.

Elle finis par me dire le nom de sa soeur. Lucy Adams. Ce nom ne me dit rien. Je continue de la fixer, elle se retourne. Je croise son regard. Un peu perdu, avec des reflets tristes. Des yeux légèrement humides. Je déglutis et c'est une vague de culpabilité qui surgit. Comment ai-je pu l'envoyer promener dès le début ? Maudit caractère rancunier. Mais j'ai quand même une petite grimace et déduis qu'elle n'est pas là depuis bien longtemps. Ce que je voulais moi, c'est plus un surnom. Oh bien sur, je peux très bien me contenter du prénom et du nom de l'autre monde, mais la recherche est moins évidente. Les fichiers de conservations des dossiers n'ont pas des moteurs de recherche très puissants et y trouver un prénom comme ça est moins évident qu'un surnom. Je commence à taper le prénom dans le logiciel quand j'entends sa voix dans mon dos. Mon hypothèse est vérifiée, elle est novice ici. Sa voix tremble, je le remarque. Mais aucun commentaire ne sort de ma bouche, j'ai peur d'être méchante, d'être blessante.

"Sonatine" lâche-t-elle dans un murmure. J'ai un faible sourire aux lèvres et lève la tête vers elle. C'est original comme surnom, doux et musical. Elles ne sont pas soeurs pour rien. Une autre question suit, et pour une fois j'ignore la réponse. Est-ce que je vais pouvoir trouver ? Oui normalement. Mais ça prendrait du temps. Il fallait faire quartier par quartier. Même ne serait-ce qu'un prénom était déjà une avancée, mais ce n'est pas tout. Je ne sais pas quoi dire. Mon regard dévie sur le trombi. Ouais, elle pourrait m'aider là-dessus... Je lui tends l'épais volume.

"Tiens, ici il y a toutes les photos de chaque habitant. Je le mets à jour dès que possible, mais il n'y a pas d'ordre spécifique. eut-être que tu trouveras une photo de ta soeur. Tu pourrais m'en dire plus sur elle ? Du genre son caractère, ça pourrait m'aider à déterminer dans quel quartier elle aurait pu aller, tu vois ?"
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Dim 1 Sep - 20:11

Dès que je lui ai donné un nom, elle se met à pianoter sur son ordinateur. C'est peut-être une peste, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle lambine pas. Elle me regarde en souriant quand je finis par lui donner le surnom que je pense qu'a choisi ma petite sœur, et ce sourire me donne presque envie de lui faire confiance. Enfin, c'est pas comme si j'ai vraiment le choix de toute façon, mais disons... Je sais pas trop, j'ai l'impression qu'il y a comme quelque chose qui passe, un genre de compréhension ou un truc comme ça...

Par contre, elle ne répond pas à la question que je pose ensuite. Elle pourrait simplement ne pas l'avoir relevée, évidemment, mais j'ai plutôt l'impression qu'elle l'évite. Ce qui chez moi peut soit vouloir dire "Non" soit "J'en sais foutre rien". Mais si c'était non, je pense pas qu'elle s'amuserait à perdre son temps pour moi... Alors je vais opter pour la deuxième option. On fera avec. Après tout je préfère encore une absence de réponse plutôt qu'elle me mente carrément et me donne de faux espoirs... C'est plus franc, en quelque sorte.

À la place, elle me tend un énorme bouquin et m'explique que les photos de tout le monde y sont rangées. C'est vrai que je m'étais faite tirer le portrait en arrivant, j'avais presque oublié tiens. Ça doit être un sacré boulot de tenir ça à jour... Et puis elle m'interroge sur Sonatine, son caractère, pour savoir où elle aurait pu aller. Je réfléchis à ce que je peux bien lui répondre tout en feuilletant le trombi rapidement. Ça va plutôt vite, j'ai juste à m'arrêter sur les photos de jolies blondes je peux passer le reste.

- Mhh, elle est... Exubérante, pour commencer. Toujours à se faire remarquer, à jacasser ou faire des clowneries... Gentille aussi, même si elle s'énerve assez facilement et que dans ces cas là elle a tendance à devenir plutôt agressive... Lunatique... Plutôt égoïste aussi... Mais obéissante. Respect de l'autorité et tout ça. Organisée aussi. Voire limite obsessionnelle. Elle aime bien que tout soit bien rangé, bien préparé à l'avance, tout bien à sa place comme il faut...

Je me rends compte qu'en parlant je me suis replongée dans mes souvenirs. Je me suis laissée aller. Attendrie, agacée, triste même pendant quelques instants... Je me secoue pour me reprendre, et relève le nez du trombi où j'avais laisser mon regard se perdre. Je regarde Cobalt, et me racle la gorge reprend d'un ton plus neutre.

- Euh voilà. Elle joue de la musique aussi, si jamais ça peut aider. Du piano. Y a des chances qu'elle se soit trouvé quelque chose dans le domaine, si elle a pu, je pense. Après, je sais pas trop quel genre d'infos peut t'aider, ou si tu peux déjà faire quelque chose avec tout ça...

Ma dernière phrase sonne plus comme une question. J'avoue que je suis loin d'avoir l'habitude des enquêtes ou de quoi que ce soit de ce genre, alors j'ai du mal à estimer ce qui peut être utile ou pas... Mais je suppose que je peux compter sur elle pour me demander ce dont elle aura besoin.
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Dim 15 Sep - 21:51

Mes questions sonnent un peu creuses je l'admets. Définir quelqu'un comme ça, je suppose que ça doit être assez compliqué surtout que j'attends une réponse précise et que c'est surement quelque chose de floue, plutôt vague qui va me tomber dessus. Alors je la laisse réfléchir un peu à quel type de réponse serait le plus approprié et je l'observe du coin de l'oeil feuilleter le trombinoscope avec un air concentré. Peut-être savait-elle à quoi ressemblait sa soeur à son arrivée. Mais si elle était "normale", sans un petit truc particulier, si elle était juste blonde, brune ou avec des yeux bleus ou noirs, ça prendrait plus de temps qu'une personne aux cheveux aussi verts que les miens ou chauve même. Mais ce n'était qu'un détail superflu, et à force de travail, nous finirions par la trouver. Peut-être même que je la connaissais cette fille, pourquoi pas ! J'avais pour habitude de donner des surnoms aux gens et j'avais tendance à oublier leur véritable identité. Mais Sonatine franchement, ça ne me disait rien.
Pourtant, j'ai le bras long. Les gens je les connais. De vue certes, j'arrive à les reconnaître dans la rue, à me dire "Oh toi je te connais, tu as telle ou telle caractéristique". Mais les prénoms, j'ai tendance à les oublier rapidement.

Quoiqu'il en soit, j'étais décidée à relever le défi, et c'était mon domaine. Je fais ce métier d'informatrice depuis mon arrivée et je ne vois pas ce qui pourrait me poser problème. Je l'entends essayer de répondre le plus précisément possible. Mais ce sont les souvenirs qui prennent le dessus et je remarque qu'elle tente de reprendre le dessus. Elle est forte, et sensible. Elle n'est pas aussi nulle que je le croyais. Elle se tait, je n'ajoute rien. J'attends d'autres détails. Soit, ce qu'elle m'a appris peut-être utile mais j'ai du mal à savoir à quel quartier peut appartenir ce genre de fille. Puis arrivent enfin quelques petits indices. J'écoute attentivement. Musique, piano... Voyons.
Je fais mentalement le tour des musiciens connus des Landes, rien. Je connais pas mal de monde en Terre des Noiraudes et je vois pas qui pourrait correspondre. Du côté de Yubaba, ya trop de musicien pour que je puisse savoir, piste à explorer. Et pour la Vallée du Vent, franchement je ne vois pas pourquoi les musiciens se retrouvaient là-bas. Il y en a surement, mais jamais à ma connaissance l'un d'eux n'a percé dans ce domaine. Ou alors en secret. Sur cette pensée amusante, je note quelques adresses utiles qui pourrait m'aider. Mais les conditions de vie actuelles ne seraient pour m'aider.
Je pose mon crayon et me tourne vers elle. J'avais lancé une recherche, en espérant des résultats mais il fallait attendre. Donc quitte à passer le temps, autant... Parler ?

"Tu es proche de ta soeur ? Enfin, vous étiez proches ? Je sais que ça n'a rien à voir avec la recherche, mais il faut attendre quelques minutes alors... Tu sais, je comprends que tu veuilles retrouver une personne qui t'est chère. Je ferais n'importe quoi pour retrouver mon frère. Alors, racontes moi un peu. Sauf si ça te dérange bien sur."

Je pousse un petit tabouret vers elle et écoute sa réponse avec un sourire compréhensif aux lèvres. Je ne pensais pas d'ailleurs pouvoir un tel sourire face à une personne qui n'était pas dans mes proches. Mais qu'importe. Un petit bip interrompt notre conversation suivit d'un bruit sonore désagréable. Un triangle rouge est apparu sur mon écran et clignote vivement. Un texte l'accompagne. Je lâche un flot de jurons, m'excuse juste ensuite. On m'interdit l'accès aux données externes aux Landes. Je n'avais pas prévu ça. Du tout. Je soupire et esquisse une moue désolée. Tout en m'acharnant sur mon clavier pour essayer de passer le barrage, j'adresse quelques mots à ma visiteuse.

"Aille... Je crois que ça va encore se compliquer un peu plus... Je n'avais pas prévu ça. Mais c'est quoi c'bordel... Pourquoi... Pfff, maudits conflits. Ecoute heu... Je t'enverrai une lettre quand j'aurais quelque chose, ok ? Désolée."
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MessageSujet: Re: Comme on se retrouve   Lun 16 Sep - 11:40

Elle écoute ma réponse, prend des notes, réfléchit. Je ne sais toujours pas si je lui ai donné les éléments dont elle a besoin, mais elle ne me demande pas de précision, alors j'en déduis que oui. Moi je suis toujours plongée dans le trombinoscope, sans résultat jusqu'ici. Et puis elle me pose une autre question. Pas une pour l'aider davantage dans sa recherche, non, juste... pour causer, j'imagine. Je relève les yeux du gros livre sur lequel j'étais concentrée, et je la regarde, surprise. Ça l'intéresse ?

Sachant qu'il y a moins d'une demi-heure, si je l'avais croisée par hasard je l'aurais volontiers étranglée, et que je me doute que c'est la même chose pour elle, la question a de quoi étonner. Mais il y a quelque chose dans le sourire qu'elle me lance. Dans sa voix quand elle mentionne son frère. Peu importe nos différends, il semble qu'il y ait au moins une chose qui nous rapproche, sur laquelle on peut se comprendre. Alors, pour une fois, je baisse ma garde. Je repose le livre, m'installe sur le tabouret qu'elle pousse vers moi, et répond en souriant, un brin de nostalgie dans la voix :

- Inséparables. On avait monté un groupe avec un... J'hésite sur le terme, décide de faire au plus simple, à défaut d'être le plus exact. Pas la peine que je me lance dans mes tortueuses histoires de famille, non plus... ami. Elle était au piano, lui à la batterie et moi au violon. On était tout le temps fourrés ensemble, tous les trois. Elle c'était... le rayon de soleil du groupe, en quelque sorte. Celle qui faisait régner la bonne humeur, qui nous faisait rire, qui nous empêchait de perdre la motivation de...

L'ordinateur décide de m'interrompre de façon bruyante. Par réflexe, je me tourne vers l'écran. J'y connais pas grand chose en informatique, mais j'imagine que le gros triangle rouge qui clignote n'est pas bon signe. Comme le confirme la moue de Cobalt, qui s'est remise à taper frénétiquement sur son clavier.

- Ah...

Mi interrogatif mi déçu, je l'ai laissé m'échapper sans m'en rendre compte. Je suis étonnée de me découvrir déçue, en fait. Après tout c'est pas comme si je m'étais attendue en entrant ici à ce qu'elle me fasse apparaître ma sœur d'un coup de baguette magique.

Je ne comprends pas tout ce qu'elle dit, mais je crois deviner que ce qui la gêne a un rapport avec les conflits politiques du moment. Auxquels je ne comprends de toute façon rien : les frontières ont été fermées juste après mon arrivée, et même maintenant je ne suis même pas sure de savoir pourquoi. Je secoue la tête à ses excuses et réponds machinalement :

- Tu fais ce que tu peux. C'est déjà beaucoup.

Ça aussi, c'est sorti tout seul. Mais c'est sincère. Même si on ne s'aime pas des masses – ou peut-être parce qu'on ne s'aime pas des masses, justement – je lui suis reconnaissante de ce qu'elle fait pour moi. Mais de toute façon je ne suis pas sure qu'elle m'ait entendue, concentrée comme elle est sur sa machine. J'espère pour elle qu'elle n'avait rien d'urgent à faire pour les archives, parce que j'ai l'impression qu'elle en a pour un moment avant de décrocher de ce qu'elle est en train de faire...

De toute manière, je peux rien lui donner de plus comme information, a priori. Donc, là, je ne sers plus à rien, à part éventuellement à la gêner. Temps de m'éclipser, donc. Avant de sortir, je me retourne quand même pour lancer :

- C'est sympa d'accepter de t'en occuper en tout cas... J'apprécie.

Pas de "merci", mais ça c'est pas parce que c'est elle, c'est juste pas un mot qui me vient naturellement. J'ai jamais trouvé que le choix des mots soit plus important que l'intention qu'on met derrière, personnellement. Et puis encore une fois, je ne suis même pas sure qu'elle m'écoute, de toute façon...
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