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 dig up her bones but leave the soul alone ; pv le borgne

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MessageSujet: dig up her bones but leave the soul alone ; pv le borgne   Mar 11 Juin - 21:28

Il faisait noir. Sombre et plus encore. Impossible de savoir ce qui pouvait se trouver devant elle, devant ses pieds. Qui sait si une créature avide de chair fraîche ne l’attendait pas au tournant d’un de boyau de ces souterrains tortueux. Puis, ces crépitements et ces semblants de bruits, d’où venaient-ils ? Pour la plupart de son esprit, qui réagissait de façon irrationnelle à cette absence de lumière, cette ambiance étouffante. Chaque petit caillou dérangé, chaque craquement devenaient un bruit affreux, terrifiant. Elle aurait pu allumer la lanterne qu’elle possédait à la ceinture, oui. Mais Mórríghan aimait cela. Cette atmosphère glauque et promesse de bien des problèmes, de cauchemars. Dans le noir complet, une main plaquée conter le mur qu’elle sentait rugueux, même sous le cuir de son gant, elle ne voyait rien, et c’était reposant. Pas de fantômes. Ni de vivants, d’ailleurs. Elle se trouvait seule avec le silence et la peur, la plus primaire et bestiale qui soit.

Sur sa nuque, elle sentait ses cheveux s’hérisser quelque peu, quelques gouttes de sueur se faufilant contre son épiderme. A vrai dire, tout son être était alerte et réagissait au moins son, au moins mouvement ou ce qui pouvait en être un. Alors qu’au fond, elle était seule, surement. Et ne craignait pas les monstres. N’en était-elle pas un elle-même, vêtue de cadavres d’animaux tués de ses propres mains, fière de son apparence repoussante et hideuse ? Il n’y avait rien de mieux pour repousser les autres, et pour se rire de leur facilité à juger tout ce qui diffère de leurs standards trop bien établis et si peu souples. Elle haïssait l’être humain pour sa facilité à juger, comme s’il avait le droit de le faire, alors qu’au final, il n’était rien du tout. Une poussière dans un monde qui courrait à sa perte.

Oh, en voilà de sombres pensées, qui s’accordaient fort bien avec le lieu où elle se trouvait. Bornée au point de préférer se perdre dans ces souterrains peu accueillants plutôt que d’user de sa lanterne et se rendre à son rendez-vous. Oh, il était bien plus drôle de s’égarer, quelle question ! Définitivement, la native de la vallée du vent trouvait bien plus d’intérêt à trainer sa carcasse puante dans cet endroit tout sauf accueillant plutôt que de faire ce pourquoi on l’attendait. Oh non, aider autrui n’apportait que trop peu de satisfaction, bien moins que ce lieu. C’était vivifiant pour son âme, cette odeur âcre qu’elle ne saurait définir, ce sentiment d’effroi qui lui emplissait les veines et lui tordait les tripes. Car il fallait croire qu’elle aimait avoir peur, sale sorcière qui n’avait au fond, peut-être plus toute sa tête.

Son pied alors buta sur quelque chose. Dure. Étouffant un grognement contrit, elle fait encore quelques pas. Un caillou surement. Depuis combien de temps marchait-elle ? C’était une bonne question, à vrai dire. Oh, elle n’était pas encore perdue, d’autant plus que c’était la seconde fois qu’elle venait errer ici. Suivre ce mur était suffisant pour retrouver son chemin, mais elle le savait, elle n’aurait bientôt pas le choix que d’user d’un peu de lumière. Déjà d’ailleurs, elle sentait les battements trop rapides de son cœur atteindre ses temps, la troublant l’espace d’un soupir étouffé. L’amusement qu’elle trouvait dans la terreur qu’elle-même pouvait se causer, cette crainte de ce qu’elle ne pouvait voir, était difficile à comprendre. D’autant plus qu’elle ne trouvait pas cela drôle, non. C’était plutôt une besoin de se sentir en vie, comme une crainte profondément enfouie d’un jour ne plus ressentir quoi que ce soit, à force de se faire passer pour un monstre. C’est leur faute. Voilà ce qu’elle se répétait parfois. Ils l’avaient clamée horrible et sanguinaire. Inhumaine. Alors qu’au final, c’était eux, les êtres dégoutants.

Ce fut suite à un sursaut de haine inattendu qu’elle porta sa main à la ceinture, allumant sans plus attendre la fameuse lanterne, qui ne tarda pas à éclairer les lieux de sa lueur blafarde et vacillante. Un souffle lui échappa une seconde fois. Elle n’était pas si loin, apparemment. Quelques pas encore, qu’elle ne compta pas, sa main gantée poussant lentement une porte déjà ouverte. Peut-être que celui qui l’attendait lui en voudra de son regard plus ou moins important. Ou peut-être pas. Elle savait juste qu’il était tard, après tout. Et ce n’était pas pour lui qu’elle était là, avançant avec une nonchalance certaine, trainant sur son dos cette tenue sale et immonde qui en faisait fuir tant. Oh non, c’était pour cette bestiole ni vivante ni morte qu’il gardait avec lui. Fascinante petite créature que celle-ci ! Cela faisait déjà plusieurs jours qu’elle occupait toutes ses pensées, et que sans cesse elle retournait la question. Une telle chose, réellement possible ? Dans ce monde fou, tout était du domaine du possible, à vrai dire. Mais cela ne lui enlevait nullement de son intérêt, au contraire. Et même, idée folle, elle voulait trouver un remède.

Et elle était là, attendant. Debout de toute sa hauteur immonde, mensonge habilement ficelé. A ses pieds, un sac déposé, et qui jusque-là dormait sur son épaule, contenant fioles et herbes diverses. Qu’il ne la fasse pas trop attendre, à présent.
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MessageSujet: Re: dig up her bones but leave the soul alone ; pv le borgne   Ven 21 Juin - 16:57

« Rencontre avec la sorcière. »


Les yeux sans vie du félin luisaient faiblement à la faveur de l'obscurité de la pièce. Installé sur un carton en hauteur, le chat paraissait attentif à toutes les actions de son maître, son regard suivant le moindre de ses gestes, sa queue se balançant lentement derrière lui, tel un pendule. Le-dit maître venait d'emménager depuis seulement quelques jours dans sa nouvelle bicoque, un bar. Il y avait à l'étage ses propres appartements et, à l'arrière boutique, quelques pièces qui servaient de réserves de nourritures et de boissons ou de dépôts de meubles et de diverses autres choses. Le jeune homme était actuellement en train de chercher à tâtons l'interrupteur de la pièce. Grommelant quelques paroles qui n'étaient apparemment pas assez convenables pour être prononcées à voix haute, il finit par y arriver. La lumière se fit alors dans toute la pièce. Vacillante, elle pendait au plafond, fil à nu, et n'était pas très puissante, mais suffisait à distinguer ce qui se trouvait là : de nombreux cartons fermés, dont le contenu était précisé sur chacun par quelques inscriptions marquées à la va-vite. Se tournant vers les cartons, le jeune homme se gratta pensivement la joue.

- Tu ne voudrais pas descendre ? Ca me faciliterait grandement la tâche.

Evidemment, l'homme ne parlait pas aux cartons, mais au seul être restant dans cette pièce, si on exceptait les insectes et autres nuisances -dont le jeune homme niera sciemment l'existence-, son chat. Ce dernier, toujours perché sur sa pile en équilibre plus ou moins stable, continuait d'observer son maître sans aucune réaction, ce qui eut le don de faire ressortir une petite veine sur la tempe droite de notre jeune ami. 

*Soyez prudent et surveillez ce que vous faites.*

- Nom de...

La phrase de son horoscope revint en mémoire du barman. Ce n'est pas qu'il y croyait mais... on ne savait jamais. Il n'allait pas s'amuser à grimper sur les cartons, il risquait de faire une chute et de casser les objets fragiles qu'il n'avait pas encore sorti. Et il doutait de l'efficacité d'attirer le petit fauve avec quoi que ce soit, ou bien de le déloger de là avec un bâton. Il n'y aurait aucune réaction, comme à chaque fois. Le jeune homme n'était pas mécontent d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui pourrait l'aider. Enfin, s'il parvenait à lui montrer son chat, ce qui n'était pour l'instant plus à l'ordre du jour. Le barman respira un grand coup, puis décida de s'affairer à autre chose, en attendant de trouver une solution à ce problème-là. Après tout, il avait encore une bonne heure devant lui.

Notre homme nettoya donc le bar qu'il avait fermé quelques instants auparavant pour être tranquille, essayant de faire briller au mieux les tables et le comptoir, chassant les impuretés sur les verres et la poussière des coins et recoins. Il fit également un tour dans la pièce où il recevrait en premier la personne pouvant lui venir en aide, ou plutôt venir en aide à son animal. Il tenta également de donner un vent de fraîcheur à la pièce, mais y parvint avec moins d'efficacité. Une table avait été mise là, avec quelques chaises, les cartons étaient bien rangés dans les coins, mais le manque de décoration de la pièce donnait un air vide à l'endroit. 

- Pas le temps de fignoler.

Il pourrait toujours l'emmener au bar, même si le lieu serait moins adéquat à ce qui s'apprêtait à se passer. Le jeune homme n'avait en tout cas surtout pas l'intention d'emmener la personne chez lui, où il lui aurait fallu bien plus d'une heure pour tout ranger. Surtout que la-dite personne était une fille et que c'était très impoli de l'emmener dans un endroit insalubre tel qu'était actuellement son... gourbi.

S'arrêtant dans son rangement, il contempla le résultat. Il y avait pire. Il y avait beaucoup mieux. Il se promit qu'il ferait plus d'effort pour les prochaines fois. Puis cette personne ne serait peut-être pas la seule à lui rendre une visite.

- Hum...

Le jeune homme fit soudain volte-face. Il avait entendu un bruit étouffé ainsi que quelques sons de verres entrechoqués. Son hôte était déjà là. En fait, il était plus que l'heure et il n'avait pas fait attention. Figé, le barman mit quelques secondes avant de réagir. Il faut dire que le physique de la personne qui se tenait à quelques mètres de lui avait de quoi laisser perplexe n'importe qui. Il fallait bien qu'il finisse par s'y habituer pourtant. Un sac était posé par terre, aux côtés de la nouvelle venue, et était sans doute ce qui était tombé et qui l'avait fait réagir.

- Bonsoir. Bonne route ? Il va falloir patienter un peu. Le fauve est parti se planquer dans son repaire haut perché et... je ne sais comment l'en faire descendre. Etrange, pour un animal qui est apparemment mort. Je ne comprends vraiment rien à ce petit sauvage... vous voulez boire quelque chose, peut-être ?

Les paroles étaient sorties toutes seules de la bouche de notre homme, sans qu'il ait pu les contrôler. Aller prendre un verre, bien sûr, quand on voyait son invitée, on était sûr que c'était son souhait le plus cher à son coeur.
codage par Junnie sur apple-spring
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MessageSujet: Re: dig up her bones but leave the soul alone ; pv le borgne   Sam 29 Juin - 16:00

Il était fort rare pour elle de se déplacer pour un client, préférant habituellement que ce soit ce dernier qui vienne à elle, autant pour des raisons pratiques que pour une certaine flemme qu’elle n’avait aucune honte à admettre. Sauf que lui, il avait quelque chose de suffisamment intriguant, mystérieux pour qu’elle accepte sans autre de trainer sa carcasse puante jusqu’à lui. Pas sûr que ce soit un honneur, qui plus est, ni même quelque chose de fort plaisant en soi. Après tout, la Mórríghan n’avait rien d’une charmante créature à la présence ravissante. Elle était plutôt aux antipodes de cette vision, lorsque l’on y réfléchissait bien. Pas besoin même de devoir beaucoup se pencher sur la question pour s’en rendre compte.

Son apparence tenait plus du cauchemar macabre que du conte de fées.

Ah. Elle rirait toujours face aux réactions des gens envers son apparence. Leurs faciès se décomposant, leur tête soudainement rentrée dans les épaules. Puis, cette envie de fuir qu’elle lisait dans leurs yeux et qui faisait trembler leurs jambes. Le dégoût, par-dessus tout. Comment ne pas en être amusé ? Après tout, c’était intentionnellement que depuis plus d’une décennies déjà elle s’était changé en monstre hideux et puant, pour le simple plaisir de faire fuir les foules et agiter chez eux des comportements qu’elle haïssait au plus profond de ses tripes. Elle n’avait cure d’être haïe ou qu’on puisse la craindre. Oh non, c’était même plus plaisant. Provoquer la crainte chez autrui donnait un sentiment de puissance certain. Ce n’était pas l’absolu qu’elle cherchait, mais cela prouvait une fois de plus que l’être humain était bien pathétique, craignant tout ce qui n’était pas comme lui.

Mais elle n’était pas là pour ça, non. La sorcière n’était pas venue dans les terres des exilées pour jouer à l’épouvantail et faire pleurer les enfants. C’était un tout autre but qui l’avait poussée à guider ses pas dans ces souterrains sombres, privés de toute lumière. Baignés dans une humidité puante qui en ferait presque frémir ses plumes.

Debout dans cette pièce approximativement rangée, décorée d’un empilement de cartons dont elle n’avait que faire et une table. Sommaire, le simple nécessaire. D’autant plus qu’elle n’avait pour l’heure aucune idée de ce qu’elle allait faire. L’homme, lui finit enfin par réagir, lui faisant présentement face. Muet, comme beaucoup avant lui. La vilaine retint un ricanement grinçant, attendant simplement autre chose que le silence pesant de l’endroit.

Il se mit d’ailleurs à parler. Bien trop, tiens. Du moins pour elle qui était adepte du peu de mots. Trop peu parfois. Alors, elle secoua simplement la tête, quelques petits os suspendus à son masque s’entrechoquant légèrement.

« Ca ira. » Pas de merci, rien.

Elle récupéra ensuite le sac, se rapprochant de la table, sa tenue couvert de peaux et de plumes trainant jusqu’au sol, donnant presque l’impression qu’elle ne marchait pas mais flottait ou glissait sur le sol.
La sacoche de cuir usé fut déposée sur ladite table, alors qu’elle en sortait quelques fioles, mais aussi ce qui ressemblait à une clochette. Après tout, la créature qu’elle venait observer était un chat. Et même mort, ce genre de choses risquait fortement de l’attirer.

« S’il ne vient pas avec ceci, tu vas devoir aller le chercher. » Après tout, elle n’avait pas de temps à perdre.

Et sans attendre plus longtemps, un tintement qu’on pourrait presque qualifier d’un peu rouiller se fit entendre. Quelque chose qui sembla intéresser la bestiole qui bien que douée de mouvement n’était plus habitée par la vie. Pas à proprement parler, en tout cas. Soit était-ce le bruit, soit le faible scintillement du petit objet métallique, mais il y avait bien quelque chose qui attirait son regard vitreux. Jusqu’à finalement descendre de son perchoir, avec une agilité surprenante pour une bête morte.

Oh oui, ça allait être passionnant. Follement.

Une fois le chaton à portée de main, elle demanda à son « maître » de le saisir et de le poser sur la table, attendant presque patiemment qu’il s’exécute. Avec un peu de chance, il ne lui filerait pas entre les doigts cette fois-ci. Manquerait plus que ça. Elle n’allait pas non plus y passer trois semaines, et puis quoi encore. Oh oui, il avait intérêt à être efficace.

« Et il est comme ça depuis combien de temps ? » Il le lui avait peut-être déjà dit, mais elle avait déjà oublié.
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