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 garden&rain - Samson

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MessageSujet: garden&rain - Samson    Ven 17 Mai - 17:40

enfant


On ne se confesse jamais, dans ton cas. On vit dans la frustration, dans le recul de toutes vies parce que différentes de la tienne. On y grave une pierre dans la poitrine, un caillou à l'encre indélébile pour les péchés commis et avec le temps, ça s’alourdit.

Tu ne t'es jamais sentie d'une foi pour quoi que ce soit, Concubine. Il y avait toujours ta barrière, celle qui bloque le monde et le tien, ce peu de relation, ce retrait à l'être. Or dans l’immense ego que tu t'es forgée après les années de compagnionage, il avait su naître en toi ce brun d’humanité que ta peau grise cachait trop souvent.

Concubine était une femme. Concubine, tu es une femme, et même si le corps n'est plus de ta possession, l'insigne « humain » est toujours au dessus de tête. Tu ne frôles pas le titre de dieu, tu n'as pas réponse à tout. Et des fois, toi aussi, il te vient des envies que tu aurais repoussé si ta faiblesse n'était pas aussi ample dans ton cœur de pierre.

Personne ne savait, pour toi et le jardin. Comme toi et tes sourires. Tu redevenais la jeune Concubine, la fille du bidonville de Cuba. L'enfant et sa casserole, le cœur en une matérialisation humaine. Cette personnification presque parfaite.
C'était une faiblesse que ce sourire sur tes lèvres près des chemins fleuris. Cette délicatesse, ces cheveux dans le vent, combien de fois ne t'es-tu pas demandée ce que le monde aurait pu penser de toi à cet instant ? Que la forte et catin Concubine, cette chute de rein et ce regard aguicheur, n'étaient en rien une personnalité définissable à cent pour cent.

Le fait était là : il restait un cœur dans la pierre, dans ce coffre prit dans les murs d'une prison de béton.
Tu t'es perdue dans le vaste jardin, attirée par les parfums, par les couleurs qui excitaient tes iris. Tu voulais t'y rouler comme un animal, en définir ton parfum, revenir avec ces fleurs dans tes cheveux comme le faisaient les enfants autrefois. Combien de fois venais-tu ici ? A peine une fois par mois. Sans doute pour une question, une remise en cause. Sans doute était-ce ta manière de concevoir la religion : assise devant un parterre de fleur violette, les cheveux reposant contre le sol.

Ainsi était venue ta prière, dans le silence naturel. Personne à l'horizon par une soirée comme celle si : personne ne sort quand il pleut, l'eau est trop destructrice de sentiment pour ce pays. Alors t'es t'es allongée, accroupie, dans cette terre qui de boue ferait certainement des siennes sur tes vêtements. Mais qu'avais-tu à y perdre ?

Tu étais une putain, personne ne questionne jamais les vêtements d'une putain.
Surtout d'une putain comme toi.

Tes yeux sont longtemps restés à regarder la pluie mourir sur la fleur que tu avais décidé comme dieu. Ils en suivaient la trace, de cette course folle, de cette bataille entre le ciel et la terre. Tu posas ta joue contre le sol, contre la terre humide même, pour écouter l'eau tomber dans ton cou. Pour se souvenir de ce sentiment comme d'une bénédiction.

Le vent soufflait à tes oreilles comme celui des plages de Cuba. Tu ne te souviens pas de Cuba. Tu as mémorisé cette note continue, fermée les yeux et dans un soupire tu as souris.

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MessageSujet: Re: garden&rain - Samson    Jeu 23 Mai - 14:40

☠ ☠ SIGHT

Elle avait levé la tête elle avait levé la tête

Le vent avait soufflé ça n'avait pas vraiment d'importance au fond tu sais le ciel se couvre les mœurs changent et ta conscience s'essouffle samson samson les poumons vides le dos appuyé contre le lourd nuage de ton être samson samson tu n'en avais plus envie n'est ce pas

elle aurait voulu simplement s'envoler très haut pour retomber et ne plus jamais exister
mais le cycle reprend et l'eau s'évapore la pluie se condense et tout recommence samson était condamnée à pleurer un peu plus de gouttelettes chaque jour chaque jour qui passe le vent soufflait un peu plus fort contre sa peau fraîche des champs qui bordaient sa fenêtre elle courrait samson courrait encore un peu plus vite dans le mur parjure elle se jure jure samson demain ça sera différent mais encore une fois
il pleut

alors elle souri c’est pas grave hausse les épaules et elle pleut elle aussi
c'est tant pis samson il n'y aura pas de prochaine fois les nuages sont bien bien trop bas et pourtant elle ne pouvait les atteindre elle tendait les bras si si fort que la foudre battait sous ses yeux mais il était trop tard
le vent avait soufflé samson s'était couchée vaincu abandonnée
il n'y aura pas de victoire aujourd'hui

elle avait recommencé à marcher samson un peu vide de toutes ces gouttes si vaines qui passaient leur temps à se suicider encore encore encore ENCORE oh samson était l'une d'elles sans but froide creuse futile qui brillait du soleil qu'on cachait à sa venue
un soleil dérobé aux beaux yeux voyants de quelqu'un d'autre un soleil qu'elle s'empressait de dévorer comme on l'avait dévorée elle
car après tout l'eau se boit comme elle se tombe dans le creux des doigts
on se sèche on l'oublie et pourtant on en a besoin de l'eau elle transparente stagnante elle ne bouge pas d'un pouce le vent la souffle la terre l'absorbe mais elle revient l'eau
ce n'est qu'un microbe l'eau sale et invisible qui s'étend le long des champs qui fait pleurer les fleurs qui nourrit ses peurs
car samson voudrait qu'il fasse soleil pour toujours

elle avait mal un peu mal du temps qui se déchaînait sur tous les royaumes elle avait un peu oublié le soleil de l'amérique et puis dalila si loin un soleil de moins il n'y avait plus que son propre sourire pour l'éclairer un peu sur le chemin nuageux de la vie qui s'étirait trop péniblement
mais elle continuait de sourire bêtement samson samson car elle avait besoin de lumière samson avait besoin de montrer ses dents pourries par le temps des soirées sombres pour rater encore un peu plus pour exister encore un peu moins

il n'y avait plus de comment simplement des pourquoi elle se penchait fermait les yeux samson voulait se coucher se coucher comme après un bad trip juste juste se purger sous le ciel qui la punissait d'être si mauvaise oh samson samson tu es si faible que même la pluie se tait quand elle se glisse sur tes épaules brisées elle chuchote meurt contre le froid de tes ongles sales de racler la terre encore racler comme un petit animal à la recherche de nourriture pour gaver dalila et son corps décharné
mais elle n'y arrivait pas samson elle ne savait pas comment on satisfaisait un homme
samson était une mauvaise chienne comme la pluie un mauvais temps

mais concubine savait elle
belle concubine plantée parmi les fleurs aussi colorées qu'elle
samson s'est arrêtée un instant les lèvres pincées le cœur un peu fou de cette inespérée rencontre elle s'était tue samson mais sa présence même hurlait
et la pluie s'était arrêtée.

Heu, salut. Tu. Enfin, pardon.

Samson n'avait jamais su comment l'averse faisait pour se taire
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MessageSujet: Re: garden&rain - Samson    Jeu 23 Mai - 15:32

enfantée


Traînait encore dans tes poches, cet argent de ton corps sur les autres. Traînait encore sur ton corps cette saleté de l'âme, cette répulsion que tu avais su adopter. Quand on n'avait pas de moral, Concubine, combien mettait-on de prix dans ton corps pour qu'il s'encastre dans un autre ?

La pluie lavait ton âme. La pluie frappait ta peau, nettoyait ta chair, faisait sourire ce visage si durement habitué à l'air maussade du pays des noiraudes. Elle lavait tes mains, lavait ces cris et ces silences que trop longtemps tu avais voulu taire.
Le parfum emplissait tes narines, emplissait tes cheveux qui se faisaient fougue dans la terre, dans les roses et les pétunias que tu aurais pu embrasser pour redevenir cette enfant des quartiers de Cuba.

Cuba, la havane, Cuba et les plages. Cuba et les corps, les corps qui se chevauchent en demandant l'amour. En demandant la vie plus que tout autre chose, plus que la mort, plus que les insalubrités de tes quartiers rouillés. Là où l'amour s’achète, là où la vie est une contradiction avec l’écosystème de ton passé. On s'aime. On avorte. On s'aime. On s'aime ?

Quand on est toi, on n'aime pas.
On déteste, on demande l'amour. On n'aime pas.
Quand on est toi, on apprend à vivre sans aimer. On apprend à haïr plus qu'à aimer.
On demande l'amour, on le souhaite, on le veut, à l’intérieur.
Mais en aucun cas, on aime.

En aucun cas on aime autant que toi et les fleurs.

Concubine est une fleur fanée. Concubine est une fleur qui ne veut pas mourir. Elle veut, encore et toujours, ouvrir ses pétales pour être jolie. Encore et toujours afficher cet air dominant sur son visage dur. Ce sourire de prédatrice, ces seins ronds, ces hanches taillées dans le cristal...Rien ne te différencie des fleurs pendant la pluie. Tu tombes, tu arques ton corps, tu fléchies. Tu es faible devant la pluie parce qu'elle te lave de ta personne. Tu n'es plus Concubine.

Tu es une femme qui sourit entre les fleurs sauvages. Tu aimes tellement la pluie.

Mais le soupire entre tes lèvres est bien vite évaporé quand cette voix arrive à tes oreilles.

Heu, salut. Tu. Enfin, pardon.

Ton dos émet ce claquement sec, cette posture de la proie prise sur le fait. Oh, pour sûr que ton maquillage a coulé sur tes joues. Pour sûr que tu ne ressembles à rien, Concubine, avec tes cheveux en bataille et cet air perdu de l'enfant de Cuba. Qu'es-tu devant Samson, à cet instant même si ce n'est que l'ombre d'une misérable fougère ?

Tes bas lentement se retrouvent tachés de cette terre quand tu oses enfin relever le buste, le corps, ta taille devant la pitoyable Samson. La pluie s’arrête, mais ce n'est que pour te rendre plus forte ,Concubine. Devant le soleil, toi, tu es grande.

Mais Samson t'a vu. Samson t'a vu être l'enfant de Cuba.

Tu ne la regardes qu’après un long moment silencieux. Un moment que tu fais tenir pour te permettre de réfléchir. Coule dans tes veines, cette envie de la détruire rien que par le fait de t'avoir espionnée. Toi qui pensait pouvoir cacher cette nature, tu t'es fais prendre la plus inhumaine des créatures.

Alors enfin tu plantes ton regard dans le tien. Alors c'est là que tu reprends la partie.

La Camée. Toujours aussi sale que la terre. T'es sortie de ton trou à rat pour t'laver la face avec l'orage ou aujourd'hui t'as compris que t'enfermer dans un jardin pourrait être une bonne façon de cacher ta monstruosité à toute la planète ?

Ta langue se niche entre tes dents, heureuse de la répartie pitoyable que tu as pu sortir en ces trois secondes de réflexion.

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MessageSujet: Re: garden&rain - Samson    Sam 25 Mai - 9:43

☠ ☠ MOCKINGBIRD

Elle ne comprenait plus trop Samson

Alors elle volait décollait avec le vent qui se remettait à souffler elle devenait la terre samson celle qu'elle cultivait qu'elle dépouillait qu'elle salissait aussi fort que la boue la souillait sale sourde de ses appels de ses pleurs elle pleuvait mais ce n'était pas grave samson savait déjà
mais elle aussi, elle était déjà un peu trop perdue pour se débarrasser d'elle même.

Elle flottait samson âme un peu brunie par les pétards de la veille mais elle la regardait dans les yeux ses yeux si beaux et perçant jolie concubine elle faisait peur peur de sa prestance de la grâce cette évanescence fugace elle existait si fort concubine comparée à la pauvre samson les joues rougies par seul le vent qui s'autorisait à la caresser du bout des doigts elle faisait si pâle samson petit oiseau tombé du nid parmi les fleurs qui l'aveuglaient
mais l'oiseau ne voyait pas le danger il avait déjà commencé à picorer

pourtant pourtant samson savait
qu'elle avait peur de concubine

parce que la pluie l'emporte ses plumes se décrochent avec sa tête fragile de tous ces mots qui dansent stupide cervelle de piaf les ailes déchirées jusqu'aux volants de sa jupe les tendres gazouillements étouffés par la fumée que dalila lui avait soufflée
un oiseau perdu aussi souillé qu'une tâche parmi le ciel qu'il dévore
mais une tâche restera une tâche on finit bien vite par s'en débarrasser le ciel s'en va il s'allonge devant toi et puis tu tombes ça recommence
tu pleures tu pleus tu fanes
mais tu sais samson les oiseaux meurent quand on leur vole leurs couleurs
bien que tu n'en aies jamais vraiment eu

un rire innocent des minables chants au petit matin pour remplir son rôle c'était aussi simple que ça samson une naïveté sans faille tant que l'hiver n'est pas tant que la pluie n'étrangle pas le chasseur ne sort pas on siffle même s'il n'y aura pas de demain un oiseau c’est fait pour ça rendre les fleurs encore plus belles en chuchotant c'est l'heure c'est l'heure de faner on recommencera demain
tant que le mauvais temps ne s'en mêle pas

elle ne comprend pas samson
que l'orage s'abat déjà

ouais enfin pour t'enfermer dans un jardin j'veux dire.

barrières ou pas tu restes toujours dehors il pleut toujours plus fort
elle s'assoit morne de la haine qu'elle ne connaît pas tout ça tout ça ne mordra pas samson qui comme un bête moineau se pose sur la branche qui se brisera elle sourit avec l'averse pour la bénir elle se tait un instant la bouche sèche le regard amer pathétique elle regarde le ciel samson
elle a très bien compris que concubine déploiera ses pétales s'envolera encore plus haut qu'elle ne le fait déjà

et puis elle se sent triste un peu
de n'être qu'un oiseau à qui on a dit d'être heureux
elle aurait aimé être une fleur comme concubine samson
parce que même sous la pluie

j'aimerais bien aimer la pluie comme j'aime les jardins, mais. Haha j'ai tout de suite l'air encore plus affreuse que d'hab. tu- à toi, ça te va bien. Enfin heu j'dis pas que t'es affreuse hein mais tu. Enfin t'as compris.

une fleur ça ne parle pas ça vit
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MessageSujet: Re: garden&rain - Samson    Sam 25 Mai - 12:47

enfantillage



Comment fait-on pour respirer quand tout autour de nous nous étouffe ?
Pour sûr qu'on a voulu le soleil, pour sûr qu'on a voulu toucher le ciel des doigts.

Qu'est-ce qu'on fait quand on est une fleur, racine liée à la terre comme un fantôme à son boulet, pour désirer le ciel sans pouvoir le toucher ?

Quand on est toi, on ne désire pas, on veut. On possède, on a. C'est une loi première pour toi la possession. Tu veux détruire Samson : tu la détruis. Même si la drogue la fera la première, toi aussi il te faut une pierre pour parfaire son immonde tombeau.
Même si un jour, son tombeau sera plus prêt du ciel que toi et tes vulgaires racines.

Alors se pose sur tes lèvres ce sourire malsain qui conduit à la frustration. Oh oui, Samson n'a rien à t'envier. Regarde là, regarde cette gamine qui tient debout parce que le vent le veut bien. Où est la femme derrière ces cernes marquées par les soirées trop longues et les nuits trop courtes ? Samson n'est pas une femme. C'est une ombre. C'est un résidu de déchet. C'est la femme ratée, l'avorton, la gamine-moignon.

Oh mais tu ne l'envies en rien.
Enfin peut être.

Mais elle rit. Elle rit et dans le fond ça te fait littéralement chier. Samson, c'est ça. C'est la gamine qui rigole quand on l'insulte. C'est l'enfant qui pense qu'on ne pense pas ce qu'on dit. Tu ne la comprends pas, et tu ne penses pas un jour la comprendre. Tu veux pas faire cet effort de toute façon. Les gamines dans son gens ne sont pas de ton quotidien.

Tu fais pas dans le bénévolat des camées de tout Skies Kingdom.

ouais enfin pour t'enfermer dans un jardin j'veux dire.

Euh, va te faire fouttre ?

Alors elle s’assoie à côté, comme si elle était ta pote. Toi. Elle. Il y a un faussé entre vos deux mondes, mais elle ne semble pas saisir. Non, elle elle regarde le ciel. Toi, t'es pas foutu de pouvoir le toucher.
C'est ça la réelle différence entre Samson et toi.

Elle a le ciel.
Toi tu traînes la terre.

Le désavantage d'être une fleur est qu'on ne connaît que la terre où l'on a vu le jour. On fixe le ciel, on vit avec le soleil mais on ne connaît pas le ciel. Être un oiseau est beaucoup plus divin. On vit sur deux mondes, on a le ciel, on a la terre.

Toi, tu ne connaîtras que la chair. Tu n'aimeras pas comme Samson aime Dalila.

j'aimerais bien aimer la pluie comme j'aime les jardins, mais. Haha j'ai tout de suite l'air encore plus affreuse que d'hab. tu- à toi, ça te va bien. Enfin heu j'dis pas que t'es affreuse hein mais tu. Enfin t'as compris.

Samson est spéciale
Samson est spéciale parce qu'elle est plus humaine que tout le monde ici.
Elle rêve, elle vit, elle parle, elle pleure, elle chante, elle hurle.

Samson c'est la vie.
Toi t'es un masque de maquillage derrière un rouge à lèvre de faux-sourire.

T'as pas tout de suite compris que c'était un compliment. T'es tellement habituée à lui sortir de la merde sur sa vie que tu t'attendais à tout sauf ça. Franchement, ça t'as touché. Tu ne l'as pas spécialement montré, mais ça t'a touché.

Assez pour que tu t'assoies à côté d'elle.

C'parce que la pluie te balance encore plus l'effet « gueule cassée » avec tes cheveux courts sur ton visage de monstre que t'as l'air encore plus inhumaine meuf.

Tu balances tes cheveux derrière tes oreilles, en mode « ouais ouais je gère mon délire capillaire et je suis une belle gosse ».

mais tu peux pas t’empêcher de sourire gaminement parce que. Dans le fond.

Mais. Merci

samson est plus humaine que toi.

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