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 ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser

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MessageSujet: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Sam 11 Mai - 22:51

» when the world stops and it all starts for us| Eraser

Ahaha.
Sa main se posa sur la porte en bois, dont la texture s'effritait sous ses doigts crispés. Il avait été exilé. Il ne savait pas pourquoi, ni comment. Ce monde ne voulait pas d'un violeur d'enfant. Des gens avaient tué, volé, menti et avaient été acceptés. Mais lui. Ce noble psychanalyste avait été exilé. Il avait du se retirer. Ahahaha. Le Visage rigolait, il rigolait, il tournait, tournait et rigolait encore. Il avait bien raison de rire. Allister poussa la porte du laboratoire qu'il avait mis des heures à rejoindre. On disait qu'un savant fou y vivait et faisait des expériences et il était curieux. Curieux de savoir si ce n'étaient que des rumeurs. Peut-être pourrait-il faire de ces rumeurs une vérité et endossé ce rôle ? Il se mit à rire avec Le Visage et pénétra dans le lieu.

Il ne reçu aucun comité d'accueil, rien. Peut-être le laboratoire était-il vraiment abandonné ? Il fit quelques pas curieux, avant de s'arrêter. C'était si calme qu'il cru qu'il était vraiment seul, jusqu'à ce qu'il entende quelque chose de lourd tomber sur le sol dans la pièce d'à côté. N'importe qui aurait eu peur et aurait fait demi-tour, mais Allister se dirigea vers la-dite pièce qui s'avérait être un véritable laboratoire. Tout était d'un blanc immaculé et le soleil qui se réfléchissait à la surface l'aveugla pendant un instant. Il plaça sa main devant ses yeux et ceux-ci s'adaptèrent à la lumière. Une silhouette était penchée sur le sol et semblait vouloir ramasser ce qui était tombé. Il se pencha à son tour pour aider l'inconnu et sa main effleura la sienne et une série de flash le parcouru. Il laissa retomber ce qu'il avait ramassé, le regard perdu. Il fini par cligner des yeux, se redressant prestement.

J-Je suis désolé ..

Il posa sa main sur son front, encore un peu bouleversé. Il prit une grande inspiration et aborda le sourire poli qu'il avait toujours.

Je me présente, Allister.
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Lun 13 Mai - 8:03



Bon. Je venais de me faire rouler en beauté. En même temps, dès que la donzelle m’avait dit de la retrouver dans un laboratoire paumé j’aurais pas dû me poser de question et lâcher prise. Mais le truc c’est que les gens des autres royaumes sont un peu bizarres donc je me suis dit qu’elle aimait peut-être les endroits glauques. Ouai donc en fait la veille j’avais dragué une jolie fille et en lui demandant si on pouvait se revoir elle m’avait dit de la retrouver dans ce trou perdu ; je dois vous avouer que j’ai hésité mais oh, imaginez si elle était venue. Elle aurait cru que je lui avais posé un lapin et je ne pouvais pas laisser ma réputation de lover partir en fumée comme ça. Non mais j’avais quand même fait le trajet jusqu’au Terres Noiraudes pour cette fille. Note à moi-même, mec fais plus attention la prochaine fois. T’es trop gentil avec ces filles, sérieux.

Eraser en avait un peu marre de poiroter à l’extérieur et il avait décidé d’entrer dans ce drôle d’endroit, se disant qu’il y trouverait peut-être des merveilles qu’il pourrait revendre où des formes de vies non-identifiées qui pourraient l’amuser et lui fait oublier son rendez-vous raté.

C’était mal éclairé et c’était le bordel ; mais en soit l’intérieur de l’endroit était cool. Y’avait de drôles de bocaux avec des liquides colorées, quelques bris de vitres au sol qui faisaient crounch crounch quand je marchais et des câbles débranché un peu partout. On aurait dit un semblant de décor de jeu vidéo avec des zombies mais sans zombie m’voyez. J’ai touché quelques pots et j’en en secoué deux ou trois pour voir si ça allait pas m’exploser à la figure ; y’en a un qui a changé de couleur et j’ai voulu le ramener chez moi mais comme un gros con je l’ai échappé par terre. Le truc qu’il y avait dedans a brillé au sol – et sur mes chaussures p’tain - pendant quelques secondes puis il a repris sa couleur initiale ; mais on la distinguait pas bien au sol alors bon. J’ai entendu un bruit et comme un vrai débile j’ai sursauté. Pas que j’avais peur hein, j’ai juste été surpris parce que je pensais être seul dans l’endroit – l’idée que mon rencart se soit pointé n’a même pas effleuré mon esprit – et je me suis penché pour attraper le couvercle du pot auquel était encore rattaché quelques morceaux de verre, histoire de me défendre si on me sautait à la figure – ouai oh je vous rappelle qu’on est dans un décor de zombie/apocalypse alors laissez-moi être prudent un peu – mais ça m’a servi à rien. Y’a un beau mec qui s’est approché de moi, sorti de je ne sais où, et il a dû penser que je voulais ramasser les trucs aux sols juste pour nettoyer parce qu’il a entrepris le même mouvement que moi. Nos mais se sont effleurée et il s’est écarté vivement – moi je pensais que c’était juste à cause de ma peau froide alors j’ai pas trop fait attention – et j’ai haussé un sourcil quand il s’est excusé.


∆ Ah mais non, mais pas la peine d’s’excuser les gens ils savent pas que j’ai la peau froide. C’pas ta faute.


J’étais un peu perplexe quand il m’a présenté sa main en se nommant. Ouai, lui c’était clair qu’il était vachement plus vieux que sa petite gueule d’ange voulait bien le laisser croire. J’ai pas fait de chichi et j’ai serré sa main avec entrain, oh je suis un connard mais pas tout le temps, le mec il m’a rien fait de mal et il a voulu m’aider, alors pourquoi je l’enverrais paître.


∆ Moi c’est Eraser, je suis euh… enchanté? Pardon c’est un peu awkward j’ai pas trop l’habitude d’être aussi formel. Tu devrais peut-être réviser ta manière de te présenter mec, c’est mignon mais ici on a techniquement tous la vingtaine alors ça fait bizarre. On peut être des gamins pendant plus longtemps qu’normalement, profites en un peu!


Ouai des fois je raconte de la pure daube. Mais bon, je suis comme ça, faut pas trop m’en vouloir j’pense pas mal faire. Mais ce mec me faisait rire. Il était séduisant mais ses manières elles étaient un peu dépassées à mon avis.




Dernière édition par Eraser le Sam 18 Mai - 22:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Ven 17 Mai - 2:59

» when the world stops and it all starts for us| Eraser

Le flot d'informations l'avait traversé comme une décharge électrique. Allister ne savait contrôler son don. Dès que sa peau en touchait une autre, c'était comme si ses pores captaient toutes les informations que les pores de l'autre personne contenaient. Des filées d'images et de scènes avaient défilé rapidement, mais toutes restèrent dans sa mémoire, floues et incontrôlables. Il avait vu une jeune femme. Pas n'importe quelle. Dans ce souvenir, dans cette vision, elle avait une importance. « Mary », avait dit une voix. Une voix masculine, puis la scène s'était éclairée. Comme si on lui avait remis ses lunettes. Comme si on avait chassé les nuages, la poussière, comme si on avait remué le ciel et la terre. Il voyait clairement désormais. Elle criait. Pleurait-elle? « Tromper … avec elle … ». Colère. Tristesse. Le spectateur frissonna. « Pourquoi? » Pourquoi, pourquoi. La vision s'effaça et se glissa parmi toutes les autres. Une nouvelle scène apparue. Un jeune homme. Il ne semblait aussi hystérique que cette Mary, mais sa voix avait une intonation profondément déçue. « Mec, là va falloir que tu te fasses oublier pendant un moment. »

De nouveau, il essuya la sueur froide de son front, replaçant machinalement ses lunettes sur son nez. L'intéressé avait haussé un sourcil. Surprise? Suspicions? S'était-il rendu compte que son passé avait été découvert de fond en comble? Malaise. Et lorsque sa bouche s'ouvrit pour répondre à sa présentation -qu'il jugeait un peu trop rapide, pas du tout polie-, il ne put retenir un petit sourire moqueur. Il venait de tomber sur un adolescent dans le corps d'un jeune adulte. « Ah mais non, mais pas la peine d’s’excuser les gens ils savent pas que j’ai la peau froide. C’pas ta faute.  » La peau froide. À y repenser, il avait ressenti un léger froid avant d'être submergé par ses flashs. Il ignorait donc tout. Habituellement, les gens frissonnaient en ressentant le contact des mains analysantes d'Allister, mais comme ce jeune homme avait la peau froide, peut-être n'avait-il simplement rien ressenti. Intéressant.

Il pu de nouveau le constater en serrant sa main vivement. Vraiment intéressant. Il aurait bien voulu le noter; mais malheureusement, il n'était pas venu ici dans le but de faire une consultation, mais bien faire des découvertes. Non pas qu'il n'avait pas une bonne mémoire, mais toutes les informations que son cerveau contenaient ne pouvaient pas y tenir au complet. Il couchait donc la grande majorité du temps celles-ci sur papier. Lorsque le jeune homme se présenta, son nom résonna dans sa mémoire. Eraser. Oublier. Effacer. Il était mal à l'aise devant les manières du psychanalyste déchu, habitué aux présentations formelles entre professionnels. Allister passa une main dans ses cheveux, les envoyant vers l'arrière. Il ne se voyait pas parler comme le jeune homme. Ni agir comme lui. Peut-être paraissait-il jeune; un peu plus jeune que la trentaine. Mais il était si vieux, ahhh, si vieux dans sa tête. Il avait l'impression de faire deux fois son âge parfois. Avec toutes les histoires qu'il connaissait, les meilleures comme les moins heureuses.

Mignon? C'est votre définition de la politesse?

Il observa la pièce du regard, avant de poser ses prunelles sur l'intéressé. Ce n'était pas un reproche. Plutôt une observation.

Vous avez visité l'endroit?

Il avait penché sa tête sur le côté, interrogateur. Ce n'était pas désagréable de découvrir un lieu en compagnie d'une quelconque personne.
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Sam 18 Mai - 22:35



Une définition de la politesse? Il n’en avait pas vraiment. Ce n’était pas très important pour Eraser, c’était même superflu. La politesse, ça ne servait pas à grand-chose, si ce n’est qu’à lécher les bottes de gens et à s’adresser aux personnes âgées. En général il ne s’encombrait pas de formules pour parler aux gens ; s’ils n’étaient pas contents ce n’était pas son problème. Il ne manquait pas volontairement de respect aux autres, il ne considérait pas leur manquer de respect simplement parce qu’il n’usait pas d’honorifique. Tant qu’il n’utilisait pas des mots fleuris, on pouvait dire qu’il avait un minimum de respect pour la personne avec qui il conversait. Hors voilà, de se faire vouvoyer ça lui faisait bizarre, parce qu’il n’avait pas l’habitude. Il n’était pas vraiment le genre de personne qui inspirait le respect où qui méritait d’être glorifié. Bref tout ça pour dire que venant de ce joli jeune homme, oui c’était mignon. Parce que ce mec n’avait rien à lui prouver et qu’Eraser n’était probablement pas supérieur à lui ; dans son idéal une personne n’était pas meilleure qu’une autre.


∆ Pas vraiment mais euh… Tu peux pas juste le prendre comme un compliment? J’voulais pas te vexer ; mais tu sais t’as pas besoin de te casser la tête à me vouvoyer, j’ai pas 40 ans.


Vraiment, ce mec avec ses petites lunettes et son air de perdu était vraiment adorable. Ses petites mimiques, tout ça, sa manière de parler… Il lui fit un sourire tout bête, un brin charmeur. Juste un sourire pour lui montrer qu’il ne le trouvait pas désagréable – comment aurait-il pu trouver un aussi bel homme désagréable ? Bon il y avait parfois de beaux connards comme lui-même mais ce n’était pas une généralité – et que de lui parler lui plaisait bien. Qu’il lui plaisait bien surtout.


∆ J’ai un peu fait le tour, mais je crois pas avoir tout vu, c’t’endroit à l’air immense. Si ça te dis on peut visiter la place ensemble ; J’aime bien la charmante compagnie.


Bon, en général tous les hommes n’étaient pas gay mais oh ; Eraser devait bien tenter sa chance. Il avait cessé de compter combien de fois il s’était fait rembarré alors qu’il tentait de draguer un éphèbe. Avec les filles c’était beaucoup plus facile, en général la seule chose qui pouvait les refroidir c’était son air de bad boy et sa manière de parler pas très élégante. Avec les hommes c’était un peu plus compliqué. Il devait d’abord s’assurer qu’il n’allait pas de faire traiter de tapette – quoi qu’à la longue il s’en fichait un peu – et ensuite qu’il plaisait à l’autre. Mais bon cet homme semblait beaucoup trop ancré dans ses conventions éthiques pour se permettre d’insulter quelqu’un aussi vulgairement. Il était probablement trop respectueux des autres ; ça se voyait dans son visage et dans sa manière de s’exprimer. Juste le fait qu’il le vouvoie alors qu’il avait des airs de punk mal léché le montrait bien.


∆ J’suis arrivé de par là – il pointa un cadre de porte délabré à sa gauche – et toi? Histoire qu’on sache où sont les sorties si on décide de s’casser.


Eraser lui tendit sa main en se redressant. Rester accroupit autour d’un pot cassé n’était pas la position la plus confortable et dégourdir un peu ses jambes était une merveilleuse idée.



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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Dim 26 Mai - 3:46

» when the world stops and it all starts for us| Eraser

Il ne pouvait cesser les images de tourbillonner dans sa mémoire alors qu'il observait le visage du jeune homme. Il le revoyait enfant, adolescent, il voyait son évolution au fils du temps, ses nombreux apprentissages, de ses premiers pas à son premier baiser, tout ce qui avait été autrefois nouveau pour lui. Il se souvenait de souvenirs que même le jeune homme ne pouvait se souvenir. Il se souvenait de souvenirs qui n'étaient pas les siens, mais dont il pouvait ressentir chaque émotion, chaque nouvelle surprise. Il ne faisait pas que voir, il pouvait aussi sentir en partie. Il était parfois spectateur, parfois était-il le personnage principal. Il était le spectateur de la déchéance, celui qui ne pouvait rien faire, celui qui ne pouvait que regarder et ressentir sans pouvoir y changer quoique ce soit. Lorsqu'il tombait dans la lune, il revoyait certaines visions horribles. Jamais ne se souvenait-il des bons souvenirs des gens. Toujours les mauvais.

Eraser se remit à parler, le ramenant un peu brutalement à la réalité. Allister avait la fâcheuse habitude de sombrer dans ses pensées et en oublier les personnes avec qui il avait une conversation. Il l'écouta attentivement, toujours avec ce sourire un peu moqueur. Peut-être le jeune homme n'avait-il pas 40 ans, mais notre psychanalyste l'était dans sa tête. Cela pouvait expliquer en grande partie ses manières. Et peut-être aussi du au fait de son passé. C'était une histoire bien triste, mais personne ne la connaissait et n'avait pas besoin de la savoir. Allister le cachait très bien, derrière son visage impassible, ses manières impeccables, ou presque. Il n'avait pourtant aucun remord à repenser à son crime. Peut-être en éprouvait-il encore un peu de satisfaction. Le jeune homme répondit à sa question. Le psychanalyste remarqua l'insistance sur le mot immense, mais ce fut aussi la suite qui l'intéressa le plus. Charmante compagnie? Il sourit un peu plus.

Allister était un homme ouvert d'esprit. Il avait bien vécu une relation avec une charmante jeune femme, mais il avait changé de camp. Un peu comme Roméo et Juliette, ils étaient les amants séparés par une caste différente. Parfois, ils entretenaient des liens un peu plus physique, mais le psychanalyste avait adopté une mentalité différente. Et il était ouvert à bien d'autres relations et ce jeune homme était fort intéressant. Il était « mignon ». Il aimait bien employer les termes de ses congénères. Mais Eraser était plus que ça. Il avait appris par-delà son don que celui-ci avait un baiser amnésique. Qu'il aimait bien s'effacer de la mémoire des gens en l'embrassant. Mais comme un baiser était un contact physique, Allister se plaisait déjà à imaginer le conflit que cela pourra créer.

Finalement, le jeune homme lui montra la sortie, lui tendant la main pour l'aider à se redresser et le psychanalyste la prit, aimant presque ce contact glacé. C'était à la fois agréable et attirant. Il se redressa, faisant durer un peu plus la durée de leur poignée de main, pour la relâcher, un peu à contre-coeur et replaça ses habits, retirant la poussière qui s'y était logée. Il lui fit signe de passer devant, pour le suivre.

Cela vous embête-t-il vraiment que je vous vouvoie? J'aimerais que vous me fassiez visiter un peu ce que vous avez déjà vu, si cela ne vous dérange pas.

Il replaça finalement ses lunettes, complétant son air de professionnel. Il aimait être parfait, peu importe les circonstances.
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Ven 7 Juin - 0:52



Eraser il était pas con; il s’était bien rendu compte qu’Allister avait fait durer le contact qu’ils avaient eu. Il était bien content que l’autre homme ne se dégage pas violement, ou maladroitement à cause de sa température corporelle d’ailleurs. Eraser savait donner de la chaleur aux autres malgré le froid de sa peau, ne vous méprenez pas; et ce joli lunetteux semblait vouloir y goûter. Mais voilà, souvent les gens étaient mal à l’aise et ils n’aimaient pas ça. Ils évitaient les contacts avec lui en général, sauf lorsque ça incluait de la literie.


∆ Oui ça m’embête un peu; j’trouve ça pas très adéquat. Ça me met un peu mal à l’aise à vrai dire.


Il se gratta l’arrière de la tête, penaud. C’était vrai en un sens que ça le mettait mal, de se faire vouvoyer. Il n’était pas ce que l’on pouvait appeler un « Monsieur » et il ne le serait surement jamais. Il était condamné à rester un jeune con pour le restant de ses jours et ça lui allait à merveille; d’ailleurs c’était sur une base volontaire qu’il restait un grand enfant. Se faire vouvoyer, c’était lui rappeler que malgré ses airs de grand enfant, il n’en était pas moins un adulte. Il chassa ces pensées d’un dodelinement de tête et fit un geste théâtral pour désigner un accès quelconque vers une autre salle.


∆ Suivez l’guide!


Il savait déjà qu’il allait aimer taquiner Allister. Il savait qu’il allait le revoir, après. C’était écrit dans le ciel. Que ce soit par hasard ou volontairement, il allait le rencontrer à nouveau, il le savait, ça lui remuait dans le ventre et dans la tête. Il ne savait pas trop quelle genre de relation ils allaient avoir – allait il coucher avec lui, rester son ami, ou simple connaissance ? – mais ils allaient en avoir une. Qu’ils le veuillent ou non, Eraser savait qu’il n’oublierait pas Allister et vice versa. Peut-être même qu’Eraser allait lui effacer sa mémoire? C’était son genre. Lorsque quelqu’un était mignon comme ça, Eraser apprenait à connaitre cette personne, et ensuite il lui faisait tout oublier. Après, il se faisait passer pour le gars random qui aime les mêmes choses que vous et qui semble être le coup parfait. Il était con comme ça, Eraser. Un beau con. Il savait qu’il allait bien aimer apprendre à connaitre Allister. Ça serait surement plein de surprise et de rebondissement grandiose; comme les aimait Eraser.

Alors il ouvrit la marche, passant par-dessus une colonne qui s’était affalée au sol, surmontant des débris de verre et autres babioles. Ils étaient déjà dans une toute autre pièce, plus grande et un peu plus sombre. Il y avait moins d’objets fracassés au sol, mais un peu plus de machineries et de grands tubes en verre. Eraser se retourna vers Allister pour voir s’il le suivait toujours.


∆ Ça va, tu suis, le géant? D’ailleurs mec, comment ça se fait que tu sois aussi grand alors que t’es fluette comme une fille? T’as pas peur de casser en deux des fois quand y’a grand vent? Faudrait pas te donner de parapluie par jour de tempête, on t’reverrais pas d’sitôt.







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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Mar 25 Juin - 5:26

» when the world stops and it all starts for us| Eraser

Allister pouvait ressentir le malaise dans la voix du jeune homme. Cela ne fit qu'agrandir son sourire, jusque là un peu froid, poli. Il était de plus en plus intéressé, curieux. La curiosité pouvait être parfois un mauvais défaut, mais chez notre psychanalyste, ce n'était pas un défaut, mais sûrement pas une qualité. Il savait l'utiliser à ses fins personnels. Il posait parfois des questions que la majorité des gens n'oseraient demander. On se demande même parfois s'il était vraiment un psy. Mais pour un homme qui avait un passé plus ou moins joli, plus ou moins sombre, il ne ressemblait pas aux premiers abords à un violeur d'enfant. Il était un homme plutôt chic, plutôt poli et semblait mature. Il pouvait savoir tout de vous en un seul toucher. Il pouvait même installer une ambiance calme, de confiance. Il usait intelligemment de ses dons, mais il les utilisait surtout à son avantage. Il pouvait obtenir tout ce qu'il voulait. Et ce qu'il voulait en ce moment, c'était se rapprocher de cet individu fort intéressant.

Il n'avait prêté que peu d'attention sur le changement de décor, ses yeux se contentant d'observer Eraser. Eraser et sa peau glacée, sa démarche, ses cheveux. Il était aussi beau de dos que de devant. Allister ne s'était pas pressé et l'avait suivi d'un pas détaché, lent, le dos droit, la tête haute. Il aurait pu sembler observer la pièce d'un regard attentif. Pourtant, celui-ci n'avait que d'yeux pour le jeune homme. Ce ne fut que lorsqu'une colonne se dressa sur sa route qu'il reprit contact avec cette réalité qui n'était pas vraiment la sienne. Il passa par-dessus avec une agilité un peu surprenante pour un homme de sa carrure et de son apparence. Une nouvelle pièce s'ouvrit à eux, un peu plus propre, un peu plus mécanique. C'était fort charmant et calme. Personne ne pourrait venir les embêter ici, n'est-ce pas? Le jeune homme se tourna finalement vers lui. Il se mit à commenter sur sa grandeur et sa minceur. Il se mit à rire, l'étouffant du revers de la main. Oh, peut-être paraissait-il inoffensif, aussi « frêle d'une fille », il avait pourtant une toute autre personnalité derrière ce visage un peu plus souriant. Il avait bien envie d'expérimenter son deuxième don.

─ Parfois, ma grandeur me porte bien des malheurs. J'envie les gens un peu plus … petits.

Allister était le genre d'homme qui savait s'adapter à toutes les situations. Mais il avait ce côté un peu faible. Il enviait ces gens plus petits. Parce qu'il était grand, cela faisait de lui un homme qui devait se montrer fort.

Il fit le tour de la pièce, entraînant derrière-lui une ambiance plus suave, plus tentante. Il voulait se rendre plus attirant en usant de son don. Il caressa du bout des doigts les machines qui n'avaient pas servi depuis un certain temps, tournant le dos à Eraser. Il les laissa glisser en longueur, sensuellement, comme s'il caressait le corps d'un jeune garçon blond. Il en salivait juste à y penser. Il détacha ses doigts de la machinerie pour revenir vers lui, entraînant l'ambiance avec lui. Il pouvait presque la voir parcourir la pièce et lécher les murs, venir de poser sur Eraser comme de petites particules. Il se contenta de sourire et de poser une délicate main sur son épaule. Il prit une grande inspiration, comme s'il allait parler à contre-coeur.

─ Je vais donc essayer de … te tutoyer. Mais tu .. me pardonneras si je te vouvoie parfois?

Il avait pris un air innocent, un peu niais, la tête légèrement penchée sur le côté.
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Sam 29 Juin - 4:34




Il était drôle, ce mec. Un peu bizarre, avec un air dérangé. Eraser le trouvait canon, c’était indéniable, mais il avait l’air un peu barge sur les bords et il ne savait pas trop si c’était une bonne chose de trainer avec lui. Mais diantre qu’il aurait aimé le renverser contre une machine sans attendre plus longtemps. Ce mec était clairement plus âgé que lui – mentalement tout du moins – et ça le laissait un peu perplexe. À la longue il avait fini par remarquer qui était plus mature et surtout plus âgé que lui. En fait sa manière de parler s’expliquait très bien, mais si ses airs de jeune homme le faisaient rêver comme s’il avait effectivement eu la vingtaine. Cet homme avait un air de manipulateur, autant dans sa manière de formuler ses phrases que dans son choix de mots. On aurait dit qu’il le pesait un à un et qu’il tentait d’arriver à un but précis. Sauf qu’Eraser ne voyait pas trop à quoi il voulait en venir.

Il n’était certainement pas le genre de mec à se faire abuser et qu’il comptait lui faire les poches, il ne se retiendrait pas de lui étamper son poing sur une de ses jolies pommettes. Mais ça semblait aller plus loin que ça. Eraser était un peu con, alors il avait de la difficulté à imaginer ce que l’on pourrait vouloir de lui. Dans le pire des cas c’était un psychopathe qui allait tenter de faire de lui une peluche ; ou peut-être un pervers qui s’attendait à se faire faire des saletés dans un lieu crade? Bon ça, il était tout près à le lui accorder, si c’était ce qu’il voulait. Si bien qu’Eraser ne cilla pas sous les mots innocents de l’autre homme. Il tentait de se la jouer à la Bambi, là?

Ce mec transpirait le faux et ça puait à cent kilomètres à la ronde. Il avait si con que ça, Eraser? Bon c’était pas le mec le plus brillant du coin – et certainement pas avec ce lunetteux diablement sexy dans la pièce – mais il n’était pas si débile que ça. Il ne dit cependant rien sous ses minauderies, se contenant de le fixer comme s’il était une toute nouvelle découverte qui le laissait perplexe, avec ses paupières basse et ses sourcils haussé.  


∆ Uhm, non, pas de problème. C’est déjà mieux si tu essaie, nan?


C’est à peu près là qu’il se rendit compte que les mots qu’ils échangeaient était un peu bizarre. Il y avait de la tension dans l’air. Comme s’il se retenait de faire quelque chose dont il avait envie. C’était pareil du côté d’Allister. Il avait l’impression que l’autre homme cachait une envie derrière ses mots et derrière ses gestes. C’était sexuel en fait. Et ça le mettais un peu mal à l’aise. Oui oui, lui, le grand Eraser, ce coureur de jupon invétéré. Il était un peu mal. Alors il se recula de deux pas, se soustrayant de la main d’Allister. Il était un peu chelou ce mec ; en fait non, pas qu’un peu. On aurait dit qu’il allait l’avaler tout rond et c’était bizarre. Tentant, mais bizarre. En fait, il ne savait même plus ce qu’il voulait. Tout ce qu’il savait, c’est que l’air était devenue sexuelle et que ça le faisait flipper.


∆ Et si euh, on sortait dehors un peu en fait? J’trouve que l’air est… pesant.







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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   Sam 29 Juin - 5:01

» when the world stops and it all starts for us| Eraser

Les dernières paroles de son compagnon d'aventure ne le surprirent pas. Il relâcha son ambiance, la remplaçant par celle qui était déjà présente, un peu mystérieuse et angoissante, avec toutes les machines qui les entouraient. Notre psychanalyste poussa un soupir. Il pouvait presque palper le doute qui traversait les yeux du jeune homme. Il était déçu et c'était bien le mot. Et Allister était un grand lâche. S'il n'obtenait pas ce qu'il voulait, ce n'était pas la fin du monde. Il laissait simplement tomber. La seule chose qui pouvait éveiller en lui une quelconque flamme de détermination, c'était qu'on lui propose un défi, un marché. Ou alors un enfant blond. Mais en ce moment, il ne savait même pas ce qu'il attendait d'Eraser. Quoiqu'il en fut été, il n'en avait plus envie maintenant.

Il n'avait plus envie de rien. La flamme était éteinte et il n'en restait plus qu'un vague souvenir de cette ambiance sexuelle qui s'était créée quelques secondes auparavant. Il n'y en avait plus aucune trace. Rien qu'un petit goût amer qui traînait dans la bouche d'Allister. Le goût de la déception.

─ Si tu veux.

Il se dirigea lui-même vers la sortie, le contournant comme si de rien n'était. Son visage avait, malgré sa forte déception, gardé un sourire poli. De toute façon, un peu d'air frai ne pouvait que lui apporter le plus grand bien et lui remettre les idées en place. Cet air contenait trop de poussière pour un homme respectable comme lui, dans un complet sombre qui devenait sale trop rapidement. Il sortit à l'extérieur, n'ayant point jeté un coup d'oeil dans la direction d'Eraser. Il s'étira un moment, se passant une main dans les cheveux et nettoyant sommairement son ensemble. Il prit une grande inspiration, soupirant lentement.

─ Ce ne sera pas la peine de me faire visiter tout le laboratoire, j'ai des clients à rencontrer aujourd'hui.

Il fini par le regarder dans les yeux, toujours en souriant.
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MessageSujet: Re: ▲ when the world stops and it all starts for us | Eraser   

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