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 Pays des Merveilles

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MessageSujet: Pays des Merveilles   Jeu 25 Avr - 15:34

PAYS DES MERVEILLES
RP Libre. 3 Personnes maxi.

HRP // Pardonnez ce premier post vraiment lame, mais c'est la première fois que je RP depuis 2 ans à peu près. Hihi. Adios. Je fais mieux quand je réponds aux autres, d'habitude.


« Dis, Darren, pourquoi est-ce que tu regardes les gens comme ça ? »

Lloyd soupira, roulant sur l'herbe humide de façon à être dans une position plus confortable. Le ciel était bleu, les oiseaux gazouillaient, le vent frais balayait son visage. C'était le cliché de la journée parfaite avec un soleil parfait et des amis parfaits. Mais Lloyd, lui, était seul, ce jour-là.

Il n'était pas de ces gens-là, qui appréciait la solitude. Il avait, certes, quelques... troubles, concernant les relations sociales dites normales, mais bon sang, qu'est-ce qu'il n'aimait pas rester seul. Il avait sa petite bulle à lui, nous sommes bien d'accord ; cependant, il était prêt à la partager ! Du moins, si votre tête lui revenait. Mais vu que Lloyd aimait tout le monde...

Seulement, entre Si-chou (Lloyd ricana intérieurement à l'idée que Sith Ou l'aurait frappé pour avoir utilisé ce surnom) qui avait des « choses à régler », Shade qui avait disparu au moment où il avait vu Lloyd approcher la bave aux lèvres (c'était « du jus de goyave » d'après le rouquin, et non de la bave), Nerost qui était presque littéralement planté dans sa boutique avec ses autres fleurs... Et bien, c'était un peu difficile de rester avec ses amis.

Lloyd soupira, une nouvelle fois. Gigotant tel un asticot pour se mettre sur le dos, il utilisa son bras en visière et ferma les yeux, espérant ne plus retomber dans cette spirale de souvenirs incluant son petit frère, sa mère, son père, son ex-meilleur ami.

C'était censé être le passé, son ancienne vie. Mais cela semblait toujours aussi proche ; si proche que la culpabilité revenait aussi vite que le premier jour à la Vallée. Nœud au ventre, Lloyd se mordit la lèvre inférieure avant d'inspirer profondément.

Inspire, expire, et ouvre les yeux. Le monde est beau et n'attend que toi.
Ce fut avec une certaine nostalgie que Lloyd se remémora de ces paroles. Pincement au cœur, mais vague sourire aux lèvres, Lloyd appliqua ce que son meilleur ami lui disait. Il n'avait pas tort, Yvan. Le monde était beau. Que ce soit la Terre ou le Royaume des Cieux, tout endroit avait son propre charme.

Mais charme ou pas, le bruissement, émit par le buisson non-loin de là, n'avait pas l'air aussi merveilleux que prévu.

Lloyd n'était pas la bonne vielle Alice, qui se permettait de s'approcher de tout et n'importe quoi pour finir aux pays des merveilles ; surtout qu'ici, aux Royaumes des Cieux, il était fort probable qu'une chose bizarre puisse se passer. Mais ce qui était bizarre était attirant, et voilà que Lloyd s'approcha de plus en plus de ce terrifiant buisson, pauvre petit bâton en main. Parce que c'était hors de question qu'il mette sa main dedans, on ne sait jamais si un lapin carnivore allait le manger.

Lloyd tendit le bâton, et donna un coup sec, faisant résonner un « poke » pas bien rassurant.



Dernière édition par Lloyd le Sam 27 Avr - 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pays des Merveilles   Jeu 25 Avr - 17:31

Pays des Merveilles.




Alors que j'avançais paisiblement à travers les arbres qui formaient la forêt de la vallée du vent, mon regard se dirigea presque automatiquement au dessus de moi, et je pus apercevoir aux travers des branches et des feuillages que le ciel était magnifique aujourd'hui, d’un bleu d’azur sans aucun nuage.
J’avais réussi à prendre de moi-même la décision de quitter les terres des Noiraudes pour m’aventurer dans les Royaumes qu’offre ce monde si intriguant. Et mon choix s’était porté en tout premier lieu pour la Vallée, choix purement stratégique. En effet, j’espérais rencontrer ici moins de monde qu’à la Cité de Yubaba ou qu’aux Landes de Calcifer pour pouvoir profiter du mieux possible de ma marche. Les magnifiques paysages qui m’entouraient et le temps proche de la perfection n’étaient qu’un petit plus que le hasard m’avait octroyé.

Toutefois, la chance n’allait pas être de mon côté pour bien longtemps encore. Au bout de quelques minutes, l’envie me prit soudainement de faire marche arrière, ce qui me permit de me rendre compte… Que je n’avais aucune idée de comment retourner en arrière. A vrai dire, le grand nombre de végétaux qui se trouvait dans cette forêt les forçaient à être serré les uns contre les autres, si bien qu’il était difficile pour moi de voir le sol que j’avais foulé.
Je commençais à presser le pas en espérant arriver le plus vite possible à une sortie, mais j’eu l’impression que, au contraire, mes jambes me guidaient encore plus profondément dans la forêt. Je commençais à maudire mon sens de l’orientation si peu développé lorsque j’aperçus, devant moi, une clairière qui avait l’air assez grande. Rassuré de trouver un endroit dégagé qui me permettrait de retrouver plus vite mon chemin, j’allais commencer à courir lorsque j’entendis comme un très léger rire en provenance de la dite-clairière. Je stoppai net ma course, pour essayer de mieux entendre ce qu’il y avait devant moi. Après tout, peut-être n’était-ce que mon imagination qui m’avait joué un tour ?

Je n’entendais à présent plus rien, ce qui ne me rassura pas forcément. Prenant mon courage à deux mains, je m’approchais le plus discrètement possible de la clairière pour essayer de voir ce qu’elle pouvait bien abriter. Et quelle ne fut ma surprise lorsque j’aperçus, depuis la lisière de la forêt, un jeune homme allongé sur le dos et qui semblait avoir les yeux fermés. Enfin, je ne pouvais en être sûr vu la distance qui nous séparait. Par prudence, je décidai de me dissimuler dans un buisson qui se trouvait juste à côté de moi, pour-être sûr de ne courir aucun risque.
Et, je dois bien l’admettre, c’était une très mauvaise idée en soi. Effectivement, l’arbuste qui devait me dissimuler aux yeux de la personne en face produisit un bruissement aussi bruyant que non naturel. C’était sûr, toute la forêt devait maintenant être au courant que quelqu’un avait essayé de se cacher très maladroitement dans un buisson.
Bien évidemment, ce bruit ne put échapper aux oreilles du jeune homme qui était jusque là étendu dans la clairière. A présent, il s’était levé et s’avançait dans ma direction, un bout de bois entre les mains. Je pris une seconde pour fixer un peu mieux cet individu, qui semblait avoir à peu de chose près, le même âge que moi. Puis une multitude d’interrogations intérieures m’assaillirent soudainement. Quel était la meilleure conduite à adopter dans cette situation ? Ne pas bouger, priant que le problème disparaissent comme par enchantement ? Courir à l’intérieur de la forêt, en me dévoilant et ainsi en me mettant en pleine ligne de mire d’une personne ayant un don un tant soit peu offensif ?

Non, la meilleure idée que j’avais en tête était de faire apparaitre mon Doppelgangër dans ce buisson et de le laisser gérer la chose lui-même. Il avait suffisamment fait ses preuves, malgré de nombreux inconvénients. J’allais le faire apparaitre lorsqu’un bout de bois plongea sur moi, aussi vif que l’éclair, et me toucha violemment à la tête. Il semblait que cette fois-ci, mes perpétuels doutes avait pris trop de temps, et sans doute le jeune homme qui venait de frapper était assez rapide. Je voulu, durant un instant, essayer de rester le plus immobile possible, mais la douleur lancinante qui me vrillait le crâne était trop forte, et bien vite je m’effondrais au sol, tombant aux pieds du jeune homme qui m’avait si lâchement attaqué.
Maintenant, le mal était fait : J’étais devant un parfait inconnu qui allait découvrir un être bien singulier tant au niveau de l’apparence qu’au niveau de l’esprit. En même temps, je doutais fortement qu’une personne saine d’esprit puisse avoir l’idée de se cacher dans un buisson au moindre bruit. Mais je n’arrivais plus trop à réfléchir. Mes deux mains posé sur mon crâne, je sentais qu’un peu de sang coulait le long de mon visage. Accordé à mes yeux, m’amusais-je à penser, prouvant une bonne fois pour toute que ce coup sur la tête m’avait causé de réel dommage pour que dans une situation pareille, j’ai une pensée si idiote et inutile.

- J’ai vraiment mal, pour le coup…

C’était la seule phrase que j’avais réussi à sortir. Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un simple bâton puisse me mettre dans un tel état.

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MessageSujet: Re: Pays des Merveilles   Sam 27 Avr - 23:17

PAYS DES MERVEILLES
Oups ?


Lloyd sentit le bout de bois frapper quelque chose de dur, et quelque chose, ou plutôt quelqu'un, lâcha un petit hoquet de surprise. Perplexe, il plissa les yeux, scrutant d'un air méfiant le buisson jusqu'à ce qu'un jeune homme s'écroula à ses pieds.

Lloyd fixa sans ciller le visage de l'inconnu. Il n'était pas plus grand que lui, mais semblait avoir son âge, du moins physiquement –nous savions tous à quel point le physique est assez trompeur aux Royaumes. Mais le plus frappant demeurait dans la chevelure de ce nouveau venu. Blanc comme la neige, luisant sous le soleil. Cela donnait à Lloyd une forte envie de plonger sa main dedans, comme pour s'assurer que cette couleur était tout à fait naturelle, réelle. Mais il se retint très vite en se rendant compte que du sang coulait d'entre les doigts de sa pauvre victime.

Là, Lloyd paniqua. Et si cet homme mourrait, là, maintenant ? Est-ce qu'il allait être enfermé dans un donjon secret et torturé jusqu'à la fin de sa vie ? Est-ce que les proches de sa victime allaient le poursuivre jusqu'au tréfonds de la Terre des Noiraudes ? Est-ce qu'il allait être hanté par l'esprit de ce jeune homme aux cheveux d'un blanc surnaturel ?

Les yeux écarquillés, le rouquin se hâta de se mettre à genoux, près de sa pauvre victime qui... souriait ? Ce n'était pas un sourire qui exprimait de la joie. C'était amer, c'était le sourire que nous arborions quand nous étions face à quelque chose de surréaliste, dangereux. Le sourire « c'est une blague, bordel » que les gens laissaient parfois apparaître.

Cela doubla le niveau de panique de Lloyd. Et s'il avait malencontreusement rendu le nouveau venu fou ? Et s'il avait touché l'hypothalamus ?

Lloyd n'était pas connu pour être une lumière, mais il était bien conscient que son attaque au bâton (qui lui rappelait étrangement un jeu vidéo qu'il adorait sur sa console de salon) avait bien pu infliger des dégâts irréparables sur ce pauvre inconnu qui n'avait rien demandé, si ce n'est un coin tranquille pour.. Pourquoi en fait ? Lloyd arqua un sourcil et chassa vite sa curiosité –ce n'était pas le moment, d'autant plus que le... blond ? Comment on appelait les gens avec une chevelure blanche ? Le jeune homme aux cheveux blancs ? Le vieux ? Le... blanc ? Qu'importe. Dans tous les cas, il avait parlé, geignant un « J’ai vraiment mal, pour le coup… » assez faible, presque chuchoté. Si Lloyd n'était pas aussi attentif (et en panique), il aurait sûrement laissé ces paroles se confondre dans le vent, qui soufflait soudainement avec plus d'ardeur.

C'était comme s'il notifiait à Lloyd qu'il était dans la merde.

Alors le rouquin mordit sa lèvre inférieure, et il se risqua à poser une main sur l'épaule du blessé. « Ça… va ? » , demanda-t-il, avant de se mentalement gifler. Ce pauvre homme venait de se faire attaquer par un inconnu, dans une clairière normalement plus que paisible, et Lloyd lui demandait si ça allait ? Soupirant, légèrement ennuyé par sa propre bêtise, il haussa les épaules et ouvrit une nouvelle fois sa bouche, espérant ne pas provoquer la colère chez le garçon aux cheveux blancs.

« Vous... Vous voulez voir un médecin ? La Vallée n'est pas loin du tout, » murmura Lloyd, comme s'il avait peur d'effrayer le blessé. Ou de se prendre un poing dans sa tronche. « Vous pourriez vous faire ausculter là-bas... Je... Je payerai les frais, bien sûr. Je... »

Lloyd s'interrompit, ne sachant que dire d'autre. Il se sentait coupable d'avoir attaqué sans réfléchir une personne qui ne lui avait absolument rien fait.

S’éclaircissant la voix, il laissa un « Je suis désolé » s'échapper de ses lèvres, n’attendant pas que l'inconnu puisse répondre. Dans tous les cas, même s'il refusait, Lloyd se sentait bien trop mal pour le laisser repartir incognito, dans cet état-là. Et si un ours se décidait à attaquer, attiré par l'odeur du sang ?

Lloyd frissonna d'horreur, et reporta toute son attention sur cet étrange jeune homme, attendant quelque chose. N'importe quoi. Juste un signe.

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MessageSujet: Re: Pays des Merveilles   Lun 29 Avr - 20:26

Pays des Merveilles.




- Ça… va ?

Tout en me posant cette question, le rouquin posa sa main sur mon épaule. Je ne savais pas trop quoi lui répondre. Il était évident que cela n'allait pas, pourquoi même me le demander ? Mais après tout, sans doute se sentait-il extrêmement gêné lui aussi. Et puis, sa réaction n'était pas forcément dénuée de bon sens. A sa place, j'en aurais fait autant, si ce n'est pire. Alors que j'allais enfin lever les yeux pour regarder mon agresseur, ce dernier pris une nouvelle fois la parole.

- Vous... Vous voulez voir un médecin ? La Vallée n'est pas loin du tout, vous pourriez vous faire ausculter là-bas... Je... Je payerai les frais, bien sûr. Je...

Le jeune homme murmurait, prouvant une fois encore qu'il s'en voulait. Mais je ne m'attardai pas trop sur le ton de sa voix, car ses mots m'avaient un peu plus interpellé. Voir un médecin ? A la Vallée du Vent ? Ce serait une idée merveilleuse... Si je n'étais pas un exilé. Tout prenait la pire des tournures, il me fallait absolument trouver une solution pour me tirer de ce mauvais pas. Mais avec du sang coulant le long de mon visage, ça n'allait pas être simple.

- Je suis désolé...

Il avait laché cette phrase dans un soupir qui semblait vouloir dire : Je baisse les bras.
Cela signifiait-il vraiment que j'étais tiré d'affaire ? Cela m'aurait étonné, car la chose me paraissait bien trop simple. Je me décidai donc à me relever et à faire en sorte de paraitre le plus en forme possible. Mais qu'est ce que ce coup m'avait fait mal... Essayant de sortir un sourire naturel, je me concentrait un peu plus sur la personne en face de moi pour essayer d'oublier la douleur. Ses cheveux étaient d'un roux si flamboyants qu'il paraissait par moment rouge. Un contraste terrible par rapport à mes cheveux blancs de neige. Ses yeux, quand à eux, étaient d'un vert pas vraiment profond, sans vraiment être trop clair. Une couleur qui se révéla être assez agréable à regarder finalement. En réalité, la personne tout entière était assez agréable à regarder, si l'on n'était pas perturbé par une douleur à la tête qui ne souhaitait pas se dissiper. Je devais penser à quelque chose de plus agréable, n'importe quoi. Et si à cause de cette douleur, mon double faisait son apparition ?
Secoua légèrement la tête pour chasser cette pensée tout sauf rassurante.

- Je vous en prie, il n'y a pas de mal... Enfin, façon de parler.

Un rire sortit presque naturellement de ma bouche. En effet, ma remarque absurde m'avait réellement fait sourire. Mais pas sûr que mon interlocuteur apprécie tellement cette boutade, surtout s'il se sentait réellement coupable.

- Ne vous inquiétez pas en tout cas, il n'y a rien de vraiment grave. J'ai surtout été surpris...

Voilà, la conversation était maintenant lancé. Ce jeune homme avait l'air assez agréable, il n'y avait plus qu'à prier qu'il oublie bien rapidement cette blessure... Mais avec le mince filet de sang qui coulait toujours sur mon visage, ça risquait d'être dur. Tout en attendant sa réponse, j'essayai d'essuyer du mieux possible le sang qui restait sur mon visage.
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MessageSujet: Re: Pays des Merveilles   Dim 16 Juin - 22:57

PAYS DES MERVEILLES
Lloyd ce n'est que le chien de la laisse marquée "timidité"  


Lloyd resta un instant perplexe, fixant le liquide carmin teinter les cheveux blancs, nacrés, de l'autre jeune homme. C'était assez fascinant, de voir ça, et ce fut presque avec une certaine curiosité que Lloyd se demanda, songeur, si la couleur maintenant rouge de la chevelure de son interlocuteur était dans la même nuance que sa propre tignasse. Ce n'était peut-être pas le moment approprié, mais Lloyd ne connaissait pas vraiment le sens du moment « approprié ». Le « tact », bien-sûr, reste acquis, mais son cerveau, son cerveau était connu pour divaguer çà et là, entremêlant pensées n'ayant parfois aucun rapport les uns des autres.

Mais il sourit au jeu de mots qui le ramena sur la conversation, il se joignit presque à l'hilarité de son interlocuteur. Il semblait si... libéré de tout. Finalement, cette journée semblait plus radieuse que prévue. Malgré l'accident avec le bâton. D'ailleurs, l'idée d'emmener sa pauvre victime à un centre de soins n'avait pas quitté son cerveau.

Puis soudain, comme si la réalité frappa Lloyd jusqu'au cœur de son être, son esprit se referma. Mère Timidité, Reine Méfiance, ce subconscient bien trop protecteur, ces choses qui tenaient Lloyd en laisse avaient tiré d'un coup sec, et la bulle protectrice qu'il s'était créée revint très vite. Après tout, il se trouvait avec une personne dont il ne savait rien, dans un endroit à l'abri des regards. Certes il était blessé, et couvert de sang et semblait si serein, perdu dans les éclats de rire, mais Lloyd n'avait jamais pensé au fait qu'il aurait pu être un Exilé. Peut-être était-ce pour cela qu'une lueur de panique s'était reflétée dans les yeux de son interlocuteur ?

Il n'était pas bien informé sur les Exilés. Lloyd, par souci ce tact, n'avait jamais trop engagé la conversation sur ce sujet avec Shade -il savait juste, que quelque part, son ami médecin semblait lui-même isolé du reste de ses semblables. Alors, par ignorance, ou peut-être parce que c'était juste dans sa nature d'être ainsi, Lloyd se montra méfiant, ses pensées restant sur le négatif tout en voulant voir le positif. C'était confus, difficile, et cela lui donnait l'impression que lui aussi, avait reçu un coup sur le crâne. Sa victime semblait inoffensive, mais le rouquin n'était pas de ces personnes qui ne jurait que par l'apparence.

« Ne vous inquiétez pas en tout cas, il n'y a rien de vraiment grave. J'ai surtout été surpris... »


Lloyd releva la tête, comme si la voix du jeune homme l'avait tiré d'une transe. Le rouquin mordilla ses lèvres. La timidité avait pris le dessus sur sa méfiance, le convainquant de rester et de ne pas prendre les jambes à son cou. Il resta un instant silencieux, le tourbillon de pensée dansant dans son cerveau mal organisé. Il le savait, qu'il semblait gauche, il le savait, qu'il avait l'air d'un homme bizarre aux cheveux carmins, et par dessus tout, il le savait, qu'il ressemblait à une personne bipolaire un instant méfiant, inquiet et pessimiste, et un autre instant timide, attentionné, mais optimiste.

Finalement, Lloyd ouvrit la bouche, cherchant quelque chose à dire. Il espérait insister sur ces blessures, répéter les mots qu'on lui avait dit, au moment où il s'était cogné contre une branche pendant son enfance... Que « tout semble aller bien » mais qu'il fallait « voir un médecin » quand même. Juste par précaution. Cependant, une bulle vint bloquer sa gorge, ses lèvres devenaient sèches et ses mains moites.

D'un ton que les autres qualifieraient de blasé, Lloyd finit par articuler, maladroitement et frénétiquement, comme si une fois lancé, il ne pouvait plus s'arrêter : « Vous pouvez me tutoyer hein, je pense pas être quelqu'un qu'on vouvoie, ça me met mal à l'aise, vraiment, je suis pas bien vieux, après tout, je-... ».


Et Lloyd voulait conclure par une mélange de « je vais creuser une tombe de m'enterrer » , « pardonnez-moi d'être aussi bizarre », « je ne suis pas blasé je suis trop timide pardonnez-moi ». Mais Lloyd ne pouvait pas choisir, prisonnier de ce sentiment si familier d'impuissance et de confusion, et finit par se taire, et attendre. Comme si cette clairière allait le sauver.

Le vent souffla, Lloyd soupira. Il ne savait plus quoi faire ni dire, alors rester dans le silence semblait être une bonne solution. Lloyd avait toujours été quelqu'un qui attendait des signes, mais il semblait que cette fois-ci, il allait devoir socialiser seul, sans quelqu'un pour le guider, sans la ville pour le pousser.  


[HRP : PARDON PARDON PARDON OMG TU PEUX FAIRE ME FAIRE DU MAL POUR LA PEINE MAIS PARDONNE-MOI ;___; en plus la réponse est shitty urgh désolé]

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