AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Partagez | 
 

 You smell like The Devil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
de la Vallée du Vent
avatar

Messages : 52
Age : 27

Âge physique : Ne sait plus
Âge mental : Qui saurait lui dire ?
Dons : -Nez: Odorat sur-développé et capacité a s'en servir, décortiquer les odeurs et les recrées de manière factice. Elle peut aussi deviner des choses sur les gens d'après leur parfum.
- Urologue: Faculté de changer quelque chose dans l'atmosphère afin de donner une envie subite d'uriner aux gens se trouvant à moins de quelques mètres d'elle. Attention, capable de l'appliquer et de cibler une ou deux personnes seulement.

MessageSujet: You smell like The Devil    Ven 12 Déc - 10:09

You Smell Like A Fairy Tale

 Rp avec : TALIESIN


 Je ne suis jamais allé à Yubaba. Cette cité faite de richesse et de riches. En tout cas, c’est ce qu’il en est dit ici, à la Vallée du vent. Je ne sais pas pourquoi je n’y suis jamais venue. Alors que c’est ici que j’aurais pu vendre mes potions. J’avais pourtant eu l’occasion bien des fois avant la guerre. Mais lorsque je m’en étais rendue compte en somme, je crois que je ne pouvais plus à cause de la guerre, justement. Ou alors je devrais simplement arrêter de me mentir. Il faut savoir parfois donner un bon coup au derrière de notre fierté et l’avouer. « Je suis fainéante. » Voilà. C’est pourquoi je n’ai jamais vraiment quitté la vallée. Fainéantise et désir de rester dans mon confortable chez moi…que j’ai peiné à reconstruire. Que je continue d’ailleurs…à tenter de reconstruire. Si c’est simple de mettre en place des meubles, ça l’est beaucoup moins pour les odeurs. Car ici, tout à garder l’odeur de la peur et de l’appréhension. De mes murs suinte encore les questions sur un possible recommencement. La mort a marquée de son miasme les meubles et les coussins. Alors oui. Je suis encore en train de tenter de reconstruire mon nid douillet. Celui qui sentait bon la joie et le bonheur. Qui était bercé par les effluves de sourire et la quintessence du rire.
C’est donc pour moi un début que cette cité. Je viens tout juste d’arriver et suis en train, avec les matinaux, de placer ma marchandise. C’est amusant et revigorant. L’odeur ici est si différente de la vallée. Les vallonniers ne puent pas. Ils sentent juste différemment. Les citadins semblent aussi plus pressés. Plus fiers. Plus…un peu plus tout finalement. Et cela me met en liesse. Bien que l’odeur de la fleuriste au bout de la rue me donne la nausée. Car il faut savoir et je vous le dis vite fait entre deux placement de flacons souvenirs, que depuis mon cancer, l’odeur des fleurs m’irritent les sinus, titillent mes nerfs et élargissent mon horizon sur les toilettes. Si je peux éviter de rendre le merveilleux petit déjeuner avaler pendant le voyage, ce serait chouette…
Les gens. Je sais les apprécier à leur odeur. Je sais les déprécier pour les mêmes raisons. Mais également pour leur comportement. Même si je garde le sourire. Certains, voir beaucoup semblent penser que je suis un charlatan. Ils passent et s’arrêtent, me demandent ce que je vends. Quand je leur dit que je vends des souvenirs, ils haussent un sourcil méprisant et s’en vont en maugréant. J’ai alors envie de les retenir et de leur faire sentir leur mépris. Combien il sent mauvais. Et de leur dire «  Si vous voulez dire quelque chose, faites-le de manière intelligible. Je ne vais pas vous demander de le faire intelligemment. Mais faites l’effort d’être intelligible ». Seulement, je suis bien trop gentille. Alors je me contente de faire comme beaucoup, comme si de rien n’était.
Cette odeur. Cela fait bien deux heures que je tente de vendre quelque chose. Je recrée même, parce qu’il faut bien que je m’occupe, le parfum des gens qui passent. Les parfums qui me plaisent plus que les autres. Mais celle-ci. Qui sent comme ça ? Lui. Ce doit être lui. Méprisant, arrogant…mais diablement attirant par son odeur. Je n’oserai pas le lui dire ainsi…

-Vous sentez diablement bon. Ou en tout cas, si le diable avait une odeur, ce serait la vôtre…

Ce n'est pas un compliment pour certain. Pour moi, oui. Sotte que je suis de ne pas parvenir à faire le tri entre pensées qui doivent restées secrètes et ce qui se doit d’être dit…

Designed by ClipClap © for Never Utopia| Tout droit réservé



Modif by Virgin lady. Vava de Noyel by me.
Avatar:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
de la Cité Yubaba
avatar

Messages : 97
Age : 20

Âge physique : 25 ans
Âge mental : 42 ans
Groupe : Cité de Yubaba
Dons : Je suis beau - Creation de champs de force

MessageSujet: Re: You smell like The Devil    Ven 12 Déc - 18:28

Yubaba. La cité de la beauté éternelle de toute chose. Il n'y avait rien de plus plaisant que par un bon matin, se réveiller et descendre les marches de son habitat pour pénetrer dans son jardin, un concentré de toutes les plus belles choses qui soient en ce monde, un jardin qui ne devait être foulé du pied d'aucun paysan puant. Taliesin passait du temps à l'entretenir, voir ces magnifiques végétations grandir et s'épanouir, et au final, ce magnifique jardin, créé de sa propre main, ne servait qu'à le mettre plus en valeur, lui, Taliesin, l'être le plus magnifique qui soit en ce monde. Il sortit un petit miroir de sa grande toge, brodée avec précision, et se regarda dedans. Il n'y avait pas à dire, seul le Soleil possédait les vertues nécessaires pour faire briller ses cheveux blonds d'un magnifique éclat doré. Oui, la journée commençait bien, c'était l'une de ces journée propices pour faire un tour au centre-ville, qui était toujours animé par plein de commerçants en ces jours où le soleil se découvrait ainsi.

Ainsi, Taliesin arriva-t-il dans ledit lieu et marcha parmi la foule, en quête d'une quelconque activité intéressante pour la journée. Malgré la foule qu'il y avait, ce n'était pas comme si il se frayait un chemin difficilement parmi tous ces gens comme le font les gens inférieurs. Non, il n'avait aucune difficulté à passer, car beaucoup de personnes se retournait vers lui et reculait de quelques pas à sa vue, intimidé par sa grandeur écrasante, et il avait raison, car ils n'étaient tous que des insectes face à l'être supérieur qu'il était, si ils se montraient dociles en bons chiens, peut être leur accorderait-il un regard, honneur ultime. Et pour ceux qui ne s'écartaient pas, affarés par d'autres activités, il se contentait de les pousser hors de son chemin. Mais attention, il ne poussait pas bêtement comme le font les stupides barbares, non, son geste avait la grâce d'un cigne et l'élégance d'un papillon, après tout, tout geste qu'il effectuait était fait avec une telle perfection que l'on pourrait rester ébahi d'admiration à chaque fois qu'il faisait quelque chose. Quelques fois, Taliesin se demandait ce que l'on pouvait ressentir lorsqu'on était un être inférieur comme tous ces gens, et il en venait à chaque fois à la même conclusion: il était tout naturel de se tourner vers une forme une vie supérieur lorsqu'on était si bas dans l'échelle de l'évolution.

Alors qu'il toisait les différents stands temporaires de son regard ambré et perçant, il sentit que quelqu'un le regardait avec plus d'insistance que la normale. La propriétaire de ce regard était une commerçante comme toutes les autres, aussi pauvre et inutile que tous ces insectes. Mais, une chose se produisit, une chose inhabituelle: Elle osa lui adresser la parole.

-Vous sentez diablement bon. Ou en tout cas, si le diable avait une odeur, ce serait la vôtre…

Des propos intéressants. Cela la plaçait légèrement au dessus des insectes dans l'échelle d'intelligence. D'ordinaire il se serait contenté de répondre en honorant la personne d'un regard, mais en ce jour il était de bonne humeur, ainsi daigna-t-il s'approcher du stand pour voir plus précisemment qui était cette femme. En s'approchant, il fallait reconnaître que la créature n'était pas trop hideuse, mis à part ces cheveux roses qui étaient de très mauvais goût, elle avait un visage qui était au dessus de la moyenne des gueux. Enfin, cela ne faisait pas d'elle une belle femme, mais sans doute devait-elle l'être du point de vue des être inférieurs. En conclusion, c'était une femme légèrement supérieure aux paysans. Pour la féliciter de ceci, il lui accorda l'honneur de lui répondre.

" C'est une observation très pertinente, femme. Il est vrai en effet que mon odeur éclipse toutes les autres, tant son arôme est délicieux. Vous parliez du diable n'est ce pas? Il est incensé de parler de "diable" en ma présence, car je me place sur un plan d'existence supérieur aux divinités. En un sens, si le diable avait une odeur, elle susciterait moins de tentation que la mienne. Est ce à la portée de votre compréhension? "

Taliesin vit les étranges flacons posé sur le stand. Il en prit un très prudemment, comme cela avait été une substance étrange, et le renifla.

" Et, qu'est ce donc que....ceci? "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
de la Vallée du Vent
avatar

Messages : 52
Age : 27

Âge physique : Ne sait plus
Âge mental : Qui saurait lui dire ?
Dons : -Nez: Odorat sur-développé et capacité a s'en servir, décortiquer les odeurs et les recrées de manière factice. Elle peut aussi deviner des choses sur les gens d'après leur parfum.
- Urologue: Faculté de changer quelque chose dans l'atmosphère afin de donner une envie subite d'uriner aux gens se trouvant à moins de quelques mètres d'elle. Attention, capable de l'appliquer et de cibler une ou deux personnes seulement.

MessageSujet: Re: You smell like The Devil    Lun 12 Jan - 21:45

You Smell Like A Fairy Tale

 Rp avec : TALIESIN


 Encore une fois, je prouvais par cette simple petite description olfactive que j'avais raison. Arrogance. Bavardage. Il maîtrise les mots comme moi les senteurs et cela est plaisant. Même s'il vient de me parler comme si j'étais une gourgandine. Hors, moi, je ne suis pas plus débauchée que les gens présents. Je pourrais faire tout un étalage du linge sale que je respire ici, mais nous ne sommes pas là pour ça. Alors aussi beau sois-tu monsieur, je ne te ferai pas le plaisir de me taire. Même si c'est pour te plaire...Cela me rappelle une chanson qui parlait de drogue à la menthe et de yeux verts...

-Vous, vous faites parties de ceux qui, le nez bouché, sont incapables de discernement. Cela fait de vous quelqu'un d'absolument...Je pris le temps, ne voulant pas inutilementinsultéUnique...en un sens.


Et que je papillonne. Parfois, jouer les cruches apporte à boire. Comme on dit. Enfin. C'était ma grand-mère il me semble. Avec son odeur entêtante de tabac et de thé. Un thé qu'elle buvait fort et peu sucré. "Le sucre c'est pour les faibles." Aussi, lorsque j'allais chez elle, ne m'en proposait-elle jamais. Je me contentais de citronnade...et ce, même en plein hiver. Ha...que je l'ai aimée ma grand-mère. Je me demande ce qu'elle est devenue. Ce serait amusant de la croiser par ici un jour.

Vous ne devriez pas...


Trop tard, il l'avait en main. Ses doigts délicats autour du flacon aux couleurs étranges et changeantes, restant dans des tontes sombres. Il n'y avait pas d'étiquette dessus. Juste un mot "Sandman". Je voulais me pencher au-dessus de mon étal pour le lui reprendre des mains avant qu'une catastrophe ne se produise, mais me connaissant maladroite, je préférais et de lui, éviter tout geste malencontreux qui se solderait par la chute et perte d'heures et de jours de travail. Aussi préférais-je, de la manière la plus légère possible, me rendre de son côté. Et ma main, en une caresse légère, sans insistance aucune, se saisit tout naturellement du flacon aux teintes sombres, pailletées d'étoiles.

...je vous le déconseille car c'est un cauchemar. Alors sauf si vous aimeriez passer une nuit affreuse à vous tourner, retourner et suer dans votre lit...vous feriez mieux de ne pas y toucher.


Ce produit se vendait surtout pour les personnes désireuses de "pourrir" la vie de quelqu'un. Je n'avais que rarement eu à faire à des cas de masochisme. Vous savez. Ce genre de personne qui viennent vous demander de quoi se faire du mal. Alors j'ai vendu de la quintessence de souffrance, des larmes de sang et quelques autres petites choses joyeuses. Je déteste ces produits, car je dois moi-même m'y exposer pour être sûre que cela fonctionne. Bien évidemment, ce sont là des commandes faites sur papier et non pas des articles que je vends par pack. Car figurez-vous que je ne prends guère plaisir à faire le mal. Malgré le fait que parfois...j'aime à jouer quelques tours sans conséquences aux personnes alentours, particulièrement celles qui me prennent pour folle lorsque je dis pouvoir leur offrir le souvenir d'une nuit d'été...n'est-ce pas encore une musique ?

-Mais si vous y tenez, je peux toujours vous offrir un avant-goût de ce cauchemar...

Sourire à l'appui, je tendis vers lui à nouveau le flacon que je venais tout juste de lui prendre, entre deux doigts parfaitement manucurées, laissant flotter dans l'air mon parfum. Savant mélange de diverses plantes censés offrir aux gens la confiance et la douceur dont ils ont besoin en ces temps d'après crise.

Designed by ClipClap © for Never Utopia| Tout droit réservé



Modif by Virgin lady. Vava de Noyel by me.
Avatar:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
de la Cité Yubaba
avatar

Messages : 97
Age : 20

Âge physique : 25 ans
Âge mental : 42 ans
Groupe : Cité de Yubaba
Dons : Je suis beau - Creation de champs de force

MessageSujet: Re: You smell like The Devil    Lun 12 Jan - 23:46

Les gens ne saisissaient pas toujours l'immense qu'il leur faisait de s'adresser à eux, de leur permettre de gouter à son phrasé, d'admirer son magnigique visage, en bref, d'être totalement soumis à sa simple présence. Et cette femme faisait justement partie de ces impis.

" Vous, vous faites parties de ceux qui, le nez bouché, sont incapables de discernement. Cela fait de vous quelqu'un d'absolument... Unique...en un sens. "

Les femelles devraient être tenues en laisse pour comprendre là où était leur place. Il était impensable qu'il laisse cette discussion inninterrompue sur une telle atteinte à sa fierté, à son honneur, à sa magnificence. Mais, pour rester magnifique en toute situation, il fallait avant tout garder la maitrise de soi à n'importe quel moment, ne jamais s'emporter.

" Tu te rattrapes bien femelle, mais néanmoins il est vain de cacher les intentions qui rythment tes propos derrière cette vaine flatterie. Mais après tout, il n'est pas donné à tous de savoir apprécier ce qui est bon dans ce monde. Alors puisque tu es incapable de faire preuve de discernement, j'ose espérer que ces...substances, fruit de ton travail, sauront racheter ton incompétence. "

Mais étrangement, elle semblait réticente lorsqu'il s'empara du flacon, comme si elle craignait quelque chose...

" - Vous ne devriez pas...

- Quel est le problème femme? "

Elle s'empressa alors de quitter le derrière du comptoir pour venir se tenir à ses côtés, afin de lui retirer le flacon des mains, mais au moins le fit-elle délicatement. En tant qu'homme civilisé, il savait respecter les règles de galantise et donc de ne jamais brusquer une femme qui tentait de se faire délicate, ainsi la laissa-t-il faire dans son entreprise.

" ...je vous le déconseille car c'est un cauchemar. Alors sauf si vous aimeriez passer une nuit affreuse à vous tourner, retourner et suer dans votre lit...vous feriez mieux de ne pas y toucher.
Elle marqua une pause, comme réfléchissant à quelque chose.
Mais si vous y tenez, je peux toujours vous offrir un avant-goût de ce cauchemar... "

En prononçant ces mots, elle lui tendait de nouveau le flacon mystérieux, dont l'accès lui avait été interdit quelques secondes auparavant. Mais il n'était pas non plus stupide pour ne pas faire confiance aux conseils qu'elle prodiguait l'instant d'avant. Bien que sa remarque déplacé du début de conversation l'avait quelque peu déçu, il savait bien reconnaître l'honnêteté du défi. Mais toutefois, ce petit défi à sa personne l'avait amusé, et il était prêt à pardonner la misérable prestation qu'elle lui avait donné précédemment.
Il écarta donc délicatement sa main tenant le flacon, la prenant doucement et la posant avec la même grâce sur le comptoir, donc le flacon avec. Il lui fait l'honneur de pouvoir toucher sa divine main, aux doigts si parfaits.

" Etrangement, la proposition ne me tente guère. Il serait déplacé pour un homme tel que moi de subir tel tourment, ainsi que vous le décriviez. Cependant, je reste intrigué quand à la raison de vendre tel produit. "

Son ton n'avait plus autant de dédain que précedemment, l'amusement et l'interrogation que lui prodiguait cette femme lui faisait oublier sa rancune, mais il y avait autre chose... Oui, maintenant qu'elle était proche de lui, il pouvait sentir son odeur. C'était déjà surprenant qu'elle sente autant, mais étrangement ce n'était pas une odeur forte mauvaise, elle était forte mais douce, remplissant l'atmosphère tout en l'apaisant, était-ce la raison de son apaisement? En tout cas, toujours est-il qu'il ferma doucement les yeux, et se surprit à inspirer cette odeur.

" Cette odeur est plutôt particulière n'est ce pas? "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
de la Vallée du Vent
avatar

Messages : 52
Age : 27

Âge physique : Ne sait plus
Âge mental : Qui saurait lui dire ?
Dons : -Nez: Odorat sur-développé et capacité a s'en servir, décortiquer les odeurs et les recrées de manière factice. Elle peut aussi deviner des choses sur les gens d'après leur parfum.
- Urologue: Faculté de changer quelque chose dans l'atmosphère afin de donner une envie subite d'uriner aux gens se trouvant à moins de quelques mètres d'elle. Attention, capable de l'appliquer et de cibler une ou deux personnes seulement.

MessageSujet: Re: You smell like The Devil    Dim 25 Jan - 0:32

You Smell Like A Fairy Tale

 Rp avec : TALIESIN


 J'étais aux aguets de la moindre réaction de sa part. Allait-il prendre le risque de se voir hanté ? Est-ce qu'il me croyait seulement...car il faut savoir une chose. La plupart des personnes sont persuadées de tout mieux savoir que les autres. Aussi, lorsqu'ils apprennent qu'il m'est possible de recréer avec des simples odeurs, un instant, un souvenir ou quelque chose de désagréable, ils me rient au nez. Comme si j'étais cette folle venue de la Vallée. La Vallée des pauvres. Les pauvres sont, par définition, fou. C'est ce qu'il faut entendre de leurs bouches. Et pour les plus hypocrites, ce sera leur odeur qui vous le fera comprendre. N'allez pas leur dire que je sais...Ils vous riraient au nez avec dédain.

Je n'avais pas relevé sa grandiloquence précédente. Parce que j'étais trop occupée à lui éviter tous désagréments nocturnes. Et il ne semblait pas prêt de relever le défi. Je fus soulagée. Une plainte de la part d'un citadin risquait de me coûter trop cher pour que la jouissance d'avoir jouer un mauvais tour puisse être justifié. Et puis ce n'est pas dans ma nature d'être mauvaise.

Le temps sembla quand à lui s'arrêter. Un battement de cils, de cœur. Le vent qui effleure votre visage, un nuage passe, un oiseau le perce. Le Soleil et sa chaleur. La main de cet homme aux attitudes de prince était affreusement douce. J'utilise "affreusement" car c'était surréaliste d'avoir une peau aussi...parfaite. Même moi, qui prend grand soin de moi, je n'ai jamais obtenu une telle...c'est si paradoxale quand à ce qu'il ressort de sa personnalité.

-Oui déplacé...j'imagine. Suppose.Je fini par retirer, presque vivement, ma main et le flacon, repassant derrière le comptoir tout en écoutant ses questionnements.He bien. Je ne pense pas que cela vous intéresse réellement. Tout au mieux, vous allez être déçu de vous rendre compte que des gens perdent leur temps à essayer de faire le bien autour d'eux.Et ce, quelle que soit la nature de cet "autour".


Ma voix, malgré des propos quelque peu durs, était aussi douce que mon odeur. Ce n'était pas le but d'être impolie. Mais j'ai ce défaut qu'est la franchise et je ne peux vêtir d'or et de paillette la réalité pour qu'elle soit plus agréable à entendre. De ce que j'ai cru sentir, ce citadin serait du genre à ne pas considérer les autres. Encore moins les pauvres. Aussi, ayant souvent eu des altercations verbales avec des gens comme ça, je sais ce qu'ils pensent souvent du fait de vouloir aider son prochain. Pour les plus cyniques: Peine perdue ! Ne te la joue pas Don Quichotte !
Mais mince. Si j'ai envie moi, de me battre contre des moulins ?

Quelle odeur ?


J'étais ne train de remettre le flacon à sa place, dans un endroit un peu plus sûr qu'à la portée de n'importe qui. Je déplaçai les flacons et en posai un qui avaient de faux airs d'or, devant l'inconnu. S'il avait envie de voir pourquoi je faisais tout ça, cette odeur-ci pouvait être utile.

Regardez. Je vous ai sorti-là une concoction fraîche d'hier. Quelqu'un qui n'est jamais venu chercher sa commande. C'est d'ailleurs pourquoi je fais souvent payer avant...enfin...quand j'y pense.


Et j'y pensais rarement. Il faut l'avouer. Je pense rarement. Je ne suis pas stupide, loin de là, du moins n'ais-je pas la prétention de l'admettre (haha) mais je suis une éternelle rêveuse. Et j'ai tendance à tout oublier. Ma mémoire sur le court terme est si mauvaise. A la manière des personnes âgées sans les tremblements et les rides.

-Mais je m'emballe. Ceci est un concentré de bonheur. Si on en respire à petite dose, c'est agréable. On a l'impression que tout est beau et parfait. Si on en respire en trop grande quantité...par contre...on peut en mourir.

Et étrangement, c'était un produit qui se vendait beaucoup malgré les risques mortifères d'en respirer en grande quantité...

Designed by ClipClap © for Never Utopia| Tout droit réservé



Modif by Virgin lady. Vava de Noyel by me.
Avatar:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: You smell like The Devil    

Revenir en haut Aller en bas
 

You smell like The Devil

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Centre ville-