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 Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver

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de la Vallée du Vent
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MessageSujet: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Lun 8 Déc - 22:15

L'atmosphère était riante, les gens qui étaient réunis avaient la pêche.

Si Orphéon avait plus l'habitude de se balader dans la cité du Vent, il se trouvait bien, aujourd'hui, au beau milieu d'une fête à Yotuba. On entendait les percussions jusqu'à loin et la musique le faisait danser avec frénésie, tendant des chopes de bière à l'eau ou à l'autre, ce naturel joyeux très communicatif.

Il avait été à des fêtes plus joyeuses, où tout le monde finissait ivre au quart de la soirée, où la bière et les femmes étaient en surnombre, mais bon...on ne pouvait pas dire que celle-là était très triste. Il entendait l'éclat de rire des enfants, voyait le trafic de pommes d'amour et participait à cette franche camaraderie en y mettant aussi du sien. Il avait emmené avec lui un de ces gros barils qu'il avait lui-même brassé et distribuait de l'alcool à qui le voulait : « Distribution gratuite ! », gueulait-il de sa voix de stentor lorsqu'il n'était pas sur la piste à draguer des minettes. En vérité, c'était une sorte de publicité : Orphéon se baladait un peu partout pour faire connaître sa bière, et il était jusqu'à présent venu à avoir un petit renom. Certaines personnes se déplaçaient même jusqu'à son domaine pour avoir un tonneau.

« Hey, Denise, tu veux danser ? »

Il laissa de côté sa réserve pendant quelques minutes pour se consacrer aux yeux verts de cette chère Denise. La jeune femme était habillée d'une robe simple, mais qui lui allait formidablement bien. Cette fille était normale, et c'était justement ce qui en faisait sa beauté : une normalité qui n'était pas indigne, qui mettait en valeur ses yeux verts et ses pommettes rendues rouges grâce à la danse. Orphéon eut un rire châleureux et tournoya pendant quelques dizaines de minutes dans ses bras, avant de repartir discuter avec tout le monde. Il était comme ça, le fermier : c'était un être social et occupé. Il ne se plaisait nulle part autre mieux que dans une foule bourrée à craquer de gens, de types à divertir et surtout de bière.

Et lui ? Lui, il ne ressentait pas les effets de l'alcool : c'était à la fois un don et une malédiction, puisque le plus petit effet ne lui pèserait plus sur l'organisme, mais qu'il pouvait également garder le contrôler de ses actions autant qu'il le pouvait. Après tout, on pouvait également trouver l'euphorie dans la joie et dans le rire, dans la fête et le bonheur des autres. Et lorsqu'il voyait quelqu'un d'esseulé...

« Hey, toi ! »

Il l'avait repéré depuis un petit bout de temps, le garçon, tout seul qui semblait ne pas vouloir se mêler aux autres. Il ne comprenait pas ce genre de mentalité, mais il était prêt à tout pour tenter de lui faire comprendre le bonheur de danser, de bouger et de boire avec tous ces gens. Il l'amena donc à son petit stand, et, riant, lui fourra une chope dans les mains.

« Bois ! C'est la fête ! Faut s'amuser, gars ! »
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MessageSujet: Re: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Mar 9 Déc - 21:07

Il est huit heures moins le quart. Le téléphone de ma petite maison retentit et me réveille. Cependant, je ne suis tellement pas motivé pour bouger que je reste enfoui dans ma couette, bien au chaud. Qui ça peut bien être dès le matin… ? Je jette un coup d’œil à mon réveil, sur ma table de nuit. Si tôt en plus… Finalement, le répondeur se lance. Une voix féminine qui me rappelle une femme du bureau de police me demande de venir aider ces derniers pour veiller au bon déroulement de la fête à Yotuba, dans le centre-ville. Quoi… ? Yotuba… ? Centre-ville… ? Fête… ? Veiller… ?

Ok, il faut un petit temps à mes neurones pour se connecter. Je ferme les yeux et souffle longuement. Une minute s’écoule de cette manière avant que je n’arrive à capter ce que la femme a dit un peu plus tôt. Ah oui, ça me revient maintenant. Une fête du village est organisée aujourd’hui à Yotuba. Le genre d’événements que j’évite comme la peste. Pourquoi ? Trop de monde. Ils ne sont pas sérieux, ces policiers… Pourquoi ils demandent à moi, de les aider… ? En plus, je ne suis pas policier ! Je n’ai pas à faire leur boulot !

Quelques minutes plus tard, le téléphone recommence à sonner. Je n’ai pas encore bougé de mon lit, comptant me rendormir. Mais vraisemblablement, j’allais devoir bouger, sinon ils m’harcèleront toute la journée. Et franchement, ça ne m’intéresse pas d’être dérangé comme ça. Alors je vais m’y rendre en priant pour n’avoir pas grand-chose à faire d’autre que surveiller. C’est donc avec un effort considérable que je me suis levé et que je me suis préparé.

Au bout d’une demi-heure, je suis prêt et je quitte la maison avec un air las. Je traîne les pieds tout en me rendant au centre-ville. Bien que je sois encore un peu loin, je perçois déjà de la musique provenant de Yotuba. J’arrive sur place cinq minutes après. Comme je m’en doutais, il y a une foule incroyable. Et qui sait que je déteste les foules aussi denses. C’est insupportable pour moi.

De brefs coups d’œil autour m’avertissent de la présence de d’autres flics en tenue bleue. Bonjour votre discrétion, les gars… Je circule entre les stands à la recherche de la femme qui m’a appelé ce matin. Je la repère avançant dans le sens opposé du mieux, autrement dit, vers moi. Sans dire un mot, je lui adresse un signe de la main. Elle acquiesce légèrement de la tête. Nous nous passons à côté sans rien dire de plus et nous poursuivons notre chemin, comme si de rien n’était.

À force de vadrouiller au hasard entre les stands qui vendent toutes sortes de choses, de la plus banale à la plus surprenante, je tombe sur un aux allures pas très glorieuses. Du moins, je veux dire que ce qu’ils proposent… Je pense que si je relisais les lois de ma ville natale, ce genre d’actions serait considéré comme illégal. Je soupire et croise les bras en m’approchant de ce stand. J’ai vu juste. Un homme, toujours souriant, propose et offre des bières à qui veut en boire. C’est gratuit, donc évidemment, il y a beaucoup de gens qui se présentent pour en obtenir une.

Que dois-je donc faire… Le laisser continuer son petit manège tout en veillant à ce qu’il ne se passe rien de mauvais ? Why not. Après tout, je reste un enquêteur et non un policier. Tant qu’il ne commet aucun crime, je n’ai pas à intervenir. Je vais donc rester ici à observer que ça ne tourne pas mal. Apparemment, je manque cruellement de discrétion, moi aussi. Pire que les policiers en uniforme. Sûrement avec mon air blasé et ennuyé. L’homme du stand m’interpelle soudainement. Il m’embarque sans prévenir jusqu’à son stand pour me coller une boisson dans les mains. Je me retiens de laisser échapper une grimace, et lève les yeux vers l’inconnu.

« Désolé, mais je suis de service… Et vous savez que dans mon pays d’origine, donner de l’alcool aux mineurs est illégal ? Je me dois de refuser votre présent. »


Sans attendre l’approbation ou la désapprobation, peu importe, du gars, je pose la boisson sur le comptoir du stand. Puis je me tourne de nouveau vers lui, avec un air las habituel.

« J’accepte de vous laisser faire votre vente, mais dès que la police approche, vous devez décamper sur le champ. D’accord ? »

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MessageSujet: Re: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Mer 17 Déc - 0:08

Alors toi, petit bonhomme au nez rouge, tu lui as tapé dans l’œil. De part ta mine morose, ton œil fatigué et ton air à ne pas vouloir se mêler aux autres, il va sûrement vouloir te prendre en main et sans aucune intention mauvaise, juste t'enseigner la beauté de la vie.

Ce qui étonna Orphéon, c'était que le bonhomme qu'il avait ramené près de son stand ne paraissait pas motivé pour prendre un de ses bières : les plus fameuses de toute la région, si ce n'était plus loin ! C'est comme cela qu'il put être sûr que cet homme n'avait jamais goûté au doux nectar de ses boissons ; car tous ceux qui les entouraient y avaient succombé et faisaient tous la fête dans une amusante et pacifique joie.

De service ? Il devait être de ces personnages qui veillaient au bon déroulement de la soirée. Orphéon ne leur en voulait pas, à ces curieux bonhommes : après tout, il avait conscience qu'il pouvait y avoir des dérapages et que leur présence était nécessaire ; un mal pour un bien. Il n'aimait pas beaucoup l'ordre, les lois, les choses rigides de la société, clairement énoncées, les armes, le feu, la violence et les cris, mais il ne le dit pas. Il se contenta de le fixer avec son sourire toujours aussi marqué, ne voulant que s'en faire un ami. Après tout, il n'était pas face à une division armée, mais juste face à un garçon qui devait être plus jeune que lui-même lorsqu'il était arrivé ici.

« Pour les enfants ? Mh. Je leur donne de l'hydromel sans alcool. Dans le petit tonneau, juste à côté. Dans le mien aussi...et puis j'ai des principes, ce ne serait pas très bon pour leur santé. »

Il a posé la bière sur le comptoir, Orphéon l'a vu juste avant de parler et n'a pas pu retenir une moue déçue. S'il est en service, il comprend tout à fait : en revanche, il pourra bien prendre de l'hydromel non fermenté. Ce n'est pas fort, c'est sucré et il sera plus apte à tenir sa nuit. Ne se décourageant pas, le fermier tira une nouvelle chope, la remplit pour la lui fourrer à nouveau dans les mains.

« Goutte. C'est ce que les enfants boivent. La police ? Dans la vallée du vent, je me balade un peu partout sans problème...Le système est si sclérosé, ici ? ...Tu as de la famille, gamin ? Des amis, des gens sur qui compter qui te donneraient envie de sourire ? Tu vois, ces gens. Que je sois là, ça les rend heureux. Ça leur fait oublier la guerre, la famine, les bombardements, la dépression...pendant quelques temps. Et le lendemain, ils auront un léger sourire aux lèvres en pensant à ce souvenir...et ça, ça me rend heureux. Mais rassure-toi, je sais que c'est pas ta faute. Que ce sont les ordres d'en haut. Mais tu peux pas aller les voir, leur dire que tout se passe bien, et comme ça, ils nous laissent tranquille et tout le monde est content ? »
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MessageSujet: Re: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Dim 21 Déc - 19:15

Eh bien, ce monsieur tient vraiment à me faire goûter son alcool. Enfin, il a renoncé à me faire tester le premier qu’il m’a donné. C’est déjà ça. Mais il persiste malgré tout ! C’est si difficile d’accepter un refus ? Pour lui, on dirait bien. À croire que son alcool représente sa vie… Serait-ce le cas ? En tout cas, il n’abandonne pas. Après que j’ai reposé sa boisson sur le stand, il part chercher de l’hydromel sans alcool dans un autre tonneau. D’accord. Je ne sais même pas ce qu’est l’hydromel.

C’est ainsi que je me retrouve avec un nouveau verre dans les mains. Le liquide a une couleur jaunâtre, comme le miel. À vrai dire, une douce odeur de miel sucré s’échappe du verre. Alors je ne me suis peut-être pas trompé. Le miel serait un des composants de la boisson ? Je n’ai jamais vraiment aimé le miel. En plus, je ne sais pas si je dois croire ce vendeur d’alcool. Si ça se trouve, tout ça n’est qu’un piège pour m’empêcher de faire mon travail, que de toute manière, je ne fais déjà pas.

Et zut. Pourquoi suis-je tombé sur cet homme ? Je me retrouve dans un sacré dilemme entre accepter de boire cette boisson et refuser parce que j’ai une obligation qui me l’interdit. Bon. Je jette des coups d’œil furtifs autour de moi. Si je ne goûte pas, il va m’en vouloir, hein ? Je laisse échapper un léger soupir. Je porte le verre à ma bouche et avale une gorgée. Je pensais devoir retenir une grimace de dégoût, mais finalement… ce n’est pas mauvais, ce truc-là.

« Qu’est-ce qu’il y a dedans ? C’est bon… »


Ce n’est clairement pas dans mes habitudes d’avouer que quelque chose est bon. Après tout, je vis seul. Je me prépare à manger avec des plats précuits, donc ça n’a pas particulièrement de saveur. Pourtant, cette boisson a comme réveillé mes papilles endormies. Et le mot « bon » est instantanément apparu dans mon esprit. Cet inconnu est fantastique pour avoir réussi un tel miracle. Il faudra que je lui demande son nom pour le noter quelque part en guise de souvenir.

Mais ce petit instant de plaisir s’avère vite gâcher lorsqu’il me demande si j’ai de la famille ou des amis sur qui compter. De la famille ? Des amis ? Ah, ah. Ça existe réellement ce genre de personnes ? Ils ont la capacité de nous faire oublier le malheur ? Vraiment ? Alors mes parents devaient être des exceptions. Je baisse la tête, regardant le liquide remuer tout seul à cause du vent dans mon verre.

L’inconnu du stand vient apparemment de la Vallée du Vent, de ce que j’ai compris un peu plus tôt. Apparemment, il peut se balader comme il veut là-bas. Se pourrait-il que la Cité soit plus réglementaire ? Je n’y ai jamais fait très attention. L’homme souhaite que je dise à la police que tout se passe et qu’elle devrait laisser la fête se dérouler tranquillement. Plus facile à dire qu’à faire, malheureusement.

« Ça risque d’être difficile. La police ne m’écoute pas vraiment, parce que je ne suis pas un vrai policier. Simplement enquêteur. C’est pour ça que je vous laisse faire. Je ne respecte pas souvent les ordres que la police me donne. Je n’ai pas à obéir, vu que mon travail est de résoudre des enquêtes. »

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MessageSujet: Re: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Dim 11 Jan - 19:32

Derrière eux, la fête bat son plein. Il voit même la jeune femme qui était dans ses bras tout à l'heure bondir et rebondir dans ceux d'un illustre inconnu. Orphéon est heureux. Il aime voir les gens s'épanouir, et il ne lui en faut pas beaucoup pour avoir le sourire...Constater que le « gamin » - l'appeler gamin ? L'âge des gens, ici, pouvait être trompeur – aimait sa boisson était sans doute l'évènement le plus important de la journée. Ça le remplissait d'une joie non feinte, et un grand sourire, un encore plus grand (!) finit de s'afficher sur son visage.

Il aurait été prêt à lui donner la composition exacte de la boisson et sans doute à lui avouer que dans l'hydromel, il y avait une très faible concentration d'alcool...Faible mais bien présente, une peu comme le cidre. Orphéon le regardait, le regard enchanté, les joues rouges et en moins de temps qu'il n'en fallait à l'alcoolique du village pour avaler une bière, il attrapa une chope, la remplit de l'exquis liquide et commença à le savourer.

« Oh, un enquêteur. Mais c'est bon, ça va aller, tu sais. Je ne les vois pas, les fl... »

Ha.

On dit souvent que c'est quand on crie au loup qu'il arrive. Ce proverbe n'avait jamais été autant vrai, car un grand coup de sifflet le fit littéralement sursauter. Un bonhomme à la mine patibulaire arriva vers lui, montrant une carte officielle, et ses grosses lèvres articulèrent un « Vous avez un formulaire d'installation ? »

...Haha.

C'est sans doute ce à quoi la tête d'Orphéon parut ressembler en ce moment : un type qui souriait bêtement comme s'il avait oublié tous ses papiers dans la cuisine de chez lui au moment le plus opportun. Foutus habitants de Yotsuba et leurs habitudes des plus embêtantes...les voilà qui embêtaient déjà les festivaliers...Et le visage de la guerre, de la vraie se rappela à Orphéon. Des soldats, des uniformes. Ceux-là ne se battaient peut-être pas, mais ils l'auraient pu. Une ombre passa sur le visage du paysan, il agrippa la main de Silver et se mit soudainement à courir.

À courir de toute son âme, sans regarder si oui ou non ils étaient poursuivis. Orphéon n'était pas saouls, même après toutes ses consommations : il ne pouvait pas l'être, ses sens étaient affutés, il courait comme si sa vie en dépendait.

« Tu connais une cachette ? », cria-t-il à Silver, pas franchement encore essoufflé. Ils pensaient courser un paysan ? Un type qui a l'habitude de se traîner une charrue ? Qu'ils s'y reprennent à deux fois !
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MessageSujet: Re: Pendant environ une seconde, il ne se passa rien { Silver   Dim 18 Jan - 4:06

Un grand coup de sifflet retentit. Aïe… Ça ne sent pas bon… Pas la peine de se retourner, je gaspillerais mon énergie pour rien. Surtout que je sais parfaitement qui arrive. Un policier qui surveille le festival. On le devine tout de suite au sifflement. Enfin, pour moi, c’est facile, en tout cas, vu que j’appartiens au poste de police et que j’ai souvent suivi la police dans des enquêtes. Discrètement, je pose le verre d’hydromel sur le comptoir, histoire que si je me fais prendre, et bien, le policier n’y verra que du feu.

Ce dernier s’arrête face au vendeur d’alcool. Il lui demande son formulaire d’installation. Je ne le quitte pas des yeux, priant pour qu’il en ait un et que le policier le laisse tranquille. Mais à l’expression de son visage qui se dégrade au fur et à mesure, je comprends qu’il ne l’a pas sur lui. Et zut. C’était à prévoir. Cet homme n’est pas méchant. Mais il semble tellement aimer son travail et procurer du plaisir aux gens… qu’il en oublie d’autres trucs plus importants. Arf. Et revoilà mes capacités d’analyse qui supposent quelque chose en regardant seulement. Si ça se trouve, j’ai tort.

Sinon… Ce policier est tout seul, n’est-ce pas ? Les passants autour ne s’apercevront de rien, hein ? Je pourrais peut-être aider l’inconnu du stand juste pour cette fois. Suis-je vraiment obligé de faire ça ? Ça va puiser dans mon énergie. Je vais sûrement me fatiguer pour rien encore une fois. Enfin bon… J’allais me retourner face au policier et claquer des doigts lorsque je sens l’homme me saisir par la main, m’entraînant à sa suite.

Wh-what ? Que se passe-t-il d’un coup ? Sans comprendre ce qui vient d’arriver, je me retrouve à courir derrière le vendeur. Et qui sait que courir n’est pas forcément… mon point fort. Je déteste ça, même. Je dépense encore plus d’énergie à courir qu’à simplement claquer des doigts ! Pourquoi m’a-t-il embarqué alors que je pouvais l’aider ! Ce n’est pas possible ! D’autres coups de sifflet hurlent dans mon dos. Le policier est à notre poursuite, ça ne fait aucun doute. Dans quelle galère me suis-je encore fourré…

Essayant de rattraper l’inconnu, pour être à sa hauteur, je l’entends me demander si je connais une cachette. Huh ? Une planque ? Instantanément, un plan de la Cité s’affiche dans mon esprit. J’apprécie ma mémoire dans ces moments-là… Arpentant mentalement et rapidement la carte, je finis par repérer un endroit assez prêt d’ici peu surveillé. Aussitôt, j’en fais part au vendeur.

« Vous allez continuer tout droit jusqu’au premier tournant à droite ! Vous tournez et poursuivez sur quelques mètres avant de tourner à nouveau à droite ! Après ça, vous devriez voir un vieux bâtiment ! Cachez-vous à l’intérieur ! Je vais occuper ce policier… »


Occuper le policier… Cette bonne blague. Avec mon pouvoir qui fonctionne une fois sur deux. Je me libère de la poigne de l’inconnu et je m’arrête pour me retourner vers le policier. Il approche en courant, tandis que le vendeur continue sa route. J’attends que le policier soit assez proche et je claque des doigts. Directement après, le policier s’arrête devant moi. Je lui adresse un sourire assez forcé et lui demande s’il peut retourner surveiller le festival. Le policier déclare que oui et repart dans l’autre sens. Je laisse échapper un soupir de soulagement.

Mais je ne garantis pas que mon pouvoir fonctionne longtemps sur lui. Je dois aller rejoindre l’inconnu et vite, avant que le policier ne recouvre ses esprits et se relance à notre poursuite ! Cependant, le flemmard que je suis s’y rend en marchant. J’espère qu’il ne s’est pas perdu avec mes explications un peu trop rapides. J’accélère un peu le pas et au bout de quelques minutes, j’arrive à l’entrepôt.

« Monsieur, vous êtes là ? »

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