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 J'irai cueillir un bout de ciel; Libre

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de la Vallée du Vent
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MessageSujet: J'irai cueillir un bout de ciel; Libre   Lun 8 Avr - 20:12


Akane & you ?


J'irai cueillir un bout de ciel

Elle, c'était une jeune femme aux cheveux longs, une jeune femme aux cheveux bruns, une orchidée dans les cheveux. Elle arborait un regard couleur monotone ; son cœur était du noir et du blanc, son cœur n'était pas du diamant. Elle regardait à gauche, à droite, elle marchait sur la pointe des pieds, se faufilait tel un chat, fuyait comme un enfant qui n'assumait pas une bêtise.
Il y avait ce vieux manoir, et ce vieux lit dans lequel elle trouvait sommeil – le même lit qui avait embrassé les âmes déchues des anciens dirigeants de cette contrée singulière. Il y avait cette pluie qui s'abattait désespérément contre la pierre froide et qui ensuite se réconfortait sur cette lierre emprisonnée dans les murs de l'habitation.

Mais il y avait surtout elle.
Elle, elle, et elle.
Toute l'attention qu'elle n'avait jamais eue était portée sur elle. Partout où elle allait, qu'importe ce qu'elle faisait, elle ne pouvait désormais plus passer inaperçue. C'étaient les chuchotements de mauvaise langue des Royaumes voisins, les sourires hypocrites des cadres, les soupirs désolés de ses collègues... et le cri du peuple. Diriger un Royaume n'était pas une tâche facile. Les responsabilités pesaient lourdes sur ses épaules.

Comment échapper à ce cercle vicieux et infernal ? Comment trouver quiétude et sérénité à l'abri du regard de tous ? Dix minutes de paix. Non, même cinq suffiraient. Comment ?
En escaladant le manoir bien sûr.

Elle, c'était Akane. De la vallée du vent.
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MessageSujet: Re: J'irai cueillir un bout de ciel; Libre   Lun 8 Avr - 23:00



Ils avaient beaucoup progressé durant la nuit, car celle-ci était fraîche, et laissait des marques sur son sillage. Si ce n'était pas la neige, c'était le gel qui tourmentait les sentiers de la Vallée du Vent. Antigone et Shanshui avaient décidé de poursuivre leur route ensemble, et ils faisaient sans doute bien, car la pauvre région pouvait être dangereuse. Les ténèbres les entouraient, ils ne savaient plus où ils allaient, mais ils devaient progresser, pour au moins trouver un endroit où se reposer, et la fatigue transparaissait sur leur visage. Quand enfin ils trouvèrent un bosquet sympathique - sur lequel ils débouchèrent après avoir traversé ce qui semblait être une haie mal taillée d'un buisson qu'il ne pouvait alors définir; ils décidèrent de s'y installer pour se reposer. Il y avait là un tapis de feuilles qui leur fit office de lit, et Shanshui offrit sa deuxième tenue comme couverture à Antigone, qui n'avait rien d'autre que sa tenue sur elle. Ils étaient proches, mais leur dos s'opposait, de sorte que les deux ne pouvaient savoir si l'autre dormait, ou non. Pour ce qui fut du cas de Shanshui, celui-ci ne parvint pas à dormir. Le froid le tiraillait quelque peu, mais au-delà de cela, il pensait.

Il pensait à ce qu'il pouvait faire pour changer les choses. Au-delà du fait qu'il avait le pouvoir du média, à savoir celui d'informer le peuple, pouvant donc le manipuler, il se posait certaines autres questions : Qu'allait-il pouvoir dire à Akane, qu'il ne connaissait pas, et qu'il projetait pourtant de faire tomber ? Elle pouvait être une femme tout à fait charmante, aimante, mais tout simplement manipulée, car trop naïve, ou dépassée par tant de problèmes. Après tout, elle était humaine, elle aussi. Il devait lui parler, car si elle ne réagissait pas vite, le Royaume allait faire faillite. Et Shanshui connaissait l'état de son peuple, car il était du peuple, et se voulait son héraut !

Alors il ne put fermer l'oeil, enjoué par ses idées. Et les étoiles défilèrent lentement, à mesure que la chaleur du corps de Shanshui se volatilisait. Il mourait, là, dans l'herbe de cet endroit inconnu, à ne rien faire, et espérer un avenir. Sa seule survie résidait dans le levé du soleil, qui parvenait à raviver la flamme sommeillant en son corps, lui lançant des « Lève toi ! Un nouveau jour montre le bout de son nez, tu as encore tout à faire, la vie devant toi ! Cesse donc de regarder, passif, et agit maintenant ! ». Et à cela, le français se réveillait, plein de joie, et d'une nouvelle énergie qui toutefois se dissipait rapidement, car il manquait de pratique et d'action dans sa révolte. Mais quand ce Soleil-ci apparut, et que Shanshui réalisa qu'il n'était pas perdu, mais bel et bien dans un bosquet du manoir des dirigeants de la Vallée du Vent, quelque chose de plus fort vint à lui. A ce moment là, il avait le monde entre ses mains : La faculté de s'adresser directement à Akane quant à la politique menée dans la Vallée.

Se redressant, il s'étira quelque peu, ankylosé par cette nuit qu'il avait passé, immobile, puis il posa une main rassurante sur l'épaule d'Antigone, pour la réveiller sans sursaut - si elle dormait - ou pour tout simplement la prévenir de l'endroit où ils étaient. Quand il fut levé, il dit à Antigone, qui le regardait maintenant :

    « Le manoir d'Akane. Je ne parviens à y croire. Est-ce un hasard ? Un rêve ? J'y ai pensé toute la nuit, et maintenant que j'y suis, je suis contraint de la voir ! »

Ses sensations exprimées, il ne put attendre de réponse de sa nouvelle connaissance : Il fit quelques pas, et s'extirpant du petit bosquet, il tomba face au mur couvert de lierres du manoir. Parcourant un bref instant du regard les plantes qui toujours grimpaient, il remarqua soudainement une paire de chaussures, qui se balançait dans le vide, et poursuivant son observation, il glissa son regard le long de jambes fines, dissimulées sous une robe de belle facture. Alors il continua de dévisager ce corps pour reconnaître le visage d'Akane, qui, perchait du haut de son manoir, le regardait.

Un étrange mélange de satisfaction et de stupéfaction prit alors Shanshui de court. Que faisait-elle là-haut ? Il la voyait, certes, mais pourquoi diable dans ces conditions pittoresques ? Alors des paroles sortirent de son inconscient.

    « Je suis Shanshui, ravi de faire votre connaissance, Akane. L'image que je me faisais de vous était donc véridique : Vous êtes une enfant. Les affaires du Royaume sont-elles plus belles vues d'en haut ? Oh, attendez voir, je vois : Vous n'apercevez pas les habits en lambeaux des paysans, de là. Cela vous rassure peut-être, mais pas moi. Mais il serait ingrat de rejeter la faute sur vous. Aussi voudrais-je vous aider, car je ne doute pas de vos bonnes intentions : Vous aimez votre peuple, n'est-ce pas ? Je ne vous hais point, Mademoiselle; mieux, je pense pouvoir dire que je vous apprécie fortement ! »

Alors il y eut un blanc, et Shanshui haussa les sourcils, se surprenant lui-même. Il se regarda, et vit qu'il n'était pas du tout présentable, sa tenue traditionnelle chinoise pliée par la nuit. Il rougit alors soudainement, et tenta d'arranger frénétiquement sa tunique, sans grand succès, et alors il balbutia.

    « Veuillez m'excuser, Mademoiselle; je me suis laissé emporter; et... Ô misère ! Je ne suis pas disposé à pouvoir discuter avec vous dans ces habits salis par la besogne ! Je vous prie de m'excuser pour le dérangement. Nous marchions avec une amie dans la nuit, et votre manoir fut le seul refuge, mais nous ne savions pas que nous y avions mis le pied... »

Tout était surprenant, en effet; et Shanshui se découvrait une sorte de timidité lui donnant un air charmeur; mais à vrai dire, il s'en voulait surtout de déranger aussi spécialement de bon matin une personne, qui plus est la chef de la Vallée du Vent. Qu'allait-elle faire, à présent ? L'exiler et réduire toute sa motivation à zéro ? Ou bien discuter ? Rire de son air hagard ? Il n'en savait rien, et fut pris au dépourvu par ses propres actes...
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MessageSujet: Re: J'irai cueillir un bout de ciel; Libre   Mar 9 Avr - 16:05




La fraîcheur transperçait ta peau, tu frottais avec insistance sur ta chaire pour ne serait-ce que la réchauffer un minimum. La nuit troublait tes yeux et étouffait tes sens. Tu étais donc, désormais à l'affut de la moindre parcelle de terre, d'un misérable son.
Tu semblais légèrement troublée par l'horizon. Ton compagnon de route à tes côtés, tu poursuivais ton avancé. La fatigue te tombait petit à petit dessus, tu désirais être allongée et plonger dans un lourd sommeil, mais pour cela il fallait bel et bien trouver un endroit où siéger cette nuit. Ton regard se posa sur un bosquet, il semblait que l'homme t'accompagnant l'avait également remarqué, alors la décision fut prise : ce bosquet vous servira de lieu où "loger" cette nuit.
Tu fus agréablement surprise, de constater que Shanshui, te proposa l'une de ses épaisseurs, tu hésitas un court instant, car oui, ce n'est tout de même pas correct d'accepter ceci étant donné le temps qu'il faisait. Mais décidément ton corps parla avant ta raison et tu empoignas le vêtement, remerciant de ce fait l'individu.
Tu t'allongeas sur le tas de feuilles, qui te servait pour cette unique fois de matelas, tournant le dos à Shanshui. Tu fermas délicatement tes paupières, essayant de chercher désespérément refuge dans les bras de Morphée, malheureusement ce dernier ne semblait vouloir ta compagnie. Tu étais intriguée, tu ne savais pas si Shanshui dormait.
Durant toute la nuit, tu n'as cessé d'ajuster le vêtement prêté gracieusement. Tu imaginais ta journée, si tu n'avais pas décidé d'entrer dans cette auberge.
Tu étais indéniablement irritée par ce froid.

Le soleil fit son apparition, ce qui ta soulagea. Tu sentis la présence de Shanshui derrière toi, il semblait déjà réveillé. Puis tu sentis sa main sur ton épaule et tu te braquas instantanément. Tu te redressas et contempla les alentours, puis tes yeux se fixèrent sur l'homme.

« Le manoir d'Akane. Je ne parviens à y croire. Est-ce un hasard ? Un rêve ? J'y ai pensé toute la nuit, et maintenant que j'y suis, je suis contraint de la voir ! »

Tu ne répondis pas ou dû moins il ne t'en a pas laissé l'occasion. Il se dirigea hors du bosquet, tu te redressas, histoire de pourvoir voir ce qu'il faisait. Tu fis à ton tour quelques pas pour toi-même tomber face au manoir. Tu n'eus même pas le temps de contempler cet demeure que Shanshui affirma :

« Je suis Shanshui, ravi de faire votre connaissance, Akane. L'image que je me faisais de vous était donc véridique : Vous êtes une enfant. Les affaires du Royaume sont-elles plus belles vues d'en haut ? Oh, attendez voir, je vois : Vous n'apercevez pas les habits en lambeaux des paysans, de là. Cela vous rassure peut-être, mais pas moi. Mais il serait ingrat de rejeter la faute sur vous. Aussi voudrais-je vous aider, car je ne doute pas de vos bonnes intentions : Vous aimez votre peuple, n'est-ce pas ? Je ne vous hais point, Mademoiselle; mieux, je pense pouvoir dire que je vous apprécie fortement ! »

Tes yeux s'écarquillèrent et tu cherchais du regard cette fameuse Akane. Ta bouche s'ouvrit petit à petit, stupéfaite. A vrai dire, tu ne savais pas quoi faire, ni même où tu placer. Tu agrippas nerveusement une de tes mèches de cheveux et l'ondulant sur l'un de tes doigts tu avais une sainte envie de dire à Shanshui qu'il n'était pas très futé.

« Veuillez m'excuser, Mademoiselle; je me suis laissé emporter; et... Ô misère ! Je ne suis pas disposé à pouvoir discuter avec vous dans ces habits salis par la besogne ! Je vous prie de m'excuser pour le dérangement. Nous marchions avec une amie dans la nuit, et votre manoir fut le seul refuge, mais nous ne savions pas que nous y avions mis le pied... »

Tu mordillais ta lèvre inférieure comme apeurée par la situation. Tu attendais la réponse de cette demoiselle, sans broncher, droite comme un piquet, tout en t'écartant légèrement sur la droite pour éviter de trop se faire remarquer.
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MessageSujet: Re: J'irai cueillir un bout de ciel; Libre   Dim 14 Avr - 22:11


Akane & you ?


J'irai cueillir un bout de ciel

Je me souviens de ce mur gris, de ce mur triste et de ce mur qui pleurait – c'était à mes 14 ans, alors que je venais d'arriver à Skies Kingdom. Je m'étais réveillée avec un mal de tête comme je n'en avais jamais connu. Un mal de tête de la catégorie de ceux où « tu-sais-pas-si-tu-dois-te-lever-ou-pas-tellement-t'as-mal-et-tu-restes-donc-misérablement-allongé-et-t'as-encore-plus-mal ». J'avais ce petit quelque chose qui me rongeait le cœur, le regret, l'amertume, la culpabilité ? Mais j'étais résolue à regagner « l'autre monde », là où j'appartenais réellement, il fallait à tout prix que je rentre chez moi, mon vrai chez moi, au Japon.
La vérité était cependant toute autre, car je ne savais ni où j'étais, ni ce que je pouvais faire, j'étais devant ce mur qui représentait mon désespoir. Et ce je ne sais quoi, l'instinct ou la volonté de réussir me poussa à le grimper. « Tu peux le faire. Tu peux le faire. Une fois en haut, tu auras la preuve que tu peux vaincre tout. N'importe quoi. Tu peux le faire »
J'avais les mains meurtries et les jambes écorchées, j'avais mon corps qui m'abandonnait et la fatigue qui m'envahissait. Mais je l'ai grimpé ce mur. Au sommet, seulement la solitude m'accueillit. Je l'ai fait, mais que pouvais-je faire d'autre ? Rien. A la fin de la journée, le dirigeant de la vallée du vent de l'époque me proposa de trouver refuge dans son royaume.

Aujourd'hui, c'est moi qui tend la main aux autres, et pour avoir été à leur place, je ne sais que trop bien que sans repères, être laissé pour abandonné dans un monde qu'on ne connaît pas ressemble à une sentence pour le crime commis. Pour avoir été trop naïf, trop cupide. Mais aujourd'hui, je sais aussi que ce royaume n'a pas la capacité d'accueillir tout le monde, et n'a pas assez d'influence pour pouvoir changer quoi que ce soit à l'injustice qui règne sur Skies Kingdom...
Est-ce la vanité qui m'a poussée à m'engager dans le rôle de dirigeante ? Ou alors la seule médiocre volonté de prouver à ma sœur que j'étais moi aussi capable de réussir ?

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui encore j'ai grimpé ce même mur.
Et je ne peux que constater que rien n'a changé. Aujourd'hui encore, il n'est rien que je puisse faire. A part sourire dans le vide, aux nuages, au ciel, et profiter quelques secondes de cette brise qui semble vouloir me réconforter.

Perchée sur ce toit du monde, je savais que c'était le seul endroit où je me rappelais que je n'étais qu'une humaine qui jouait aux super héros. Que malgré mes pouvoirs surnaturels, je n'étais pas moins qu'une enfant dans mon cœur qui jouait aux adultes.
Dans un soupir, j'observais le jardin du manoir, ravagé par la pluie. J'imaginais toutes les fourmis qui dansaient dans les flaques. Il y en avait d'ailleurs deux, là devant moi, qui se déplaçaient à une vitesse fulgurante.
Jusqu'à que je me rende compte que ces fourmis parlaient.
Des fourmis stalkeuses et perverses qui rêvaient de voir la couleur de ma culotte pendant mon escalade ?! Je me sentis rougir tandis que je me laissais emportée par la frustration. Je ne m'attendais pas à rencontrer des gens, si tôt le matin. Mais je n'étais pas en fonction, alors je n'allais pas me gêner pour le faire remarquer... Je n'aimais pas me montrer hypocritement agréable, contrairement à ma sœur.

« Hey ! Pourquoi tu me parles comme ça ? T'essayes de faire quoi au juste là ? J'suis pas une vieille et j'suis pas en réunion, j'aime pas ces manières exagérées. Commence par me tutoyer ce serait un bon début je crois. » Je fis la moue une fois mes paroles adressées à mes visiteurs. Je devais avouer ne pas supporter ce sentiment de pression quand on me parlait comme s'il fallait me prendre avec des pincettes. « Et vous essayez de voir quoi tous les deux avec vos yeux pervers, ce que je cache sous ma robe ? Et pourquoi elle parle pas elle, elle est muette ? » Je sentais l'énervement me gagner petit à petit. Mais j'étais consciente que ces deux-là n'avaient rien fait de mal. Je le savais. Je le savais et c'était justement pour cela que je me sentais d'autant plus irritée. Et l'irritation effaçait la Akane réservée. « Mais bon, puisque vous êtes là, je suppose que je dois redescendre... J'suis pas trop grosse, mais qui me rattrape ? »
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