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 Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]

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MessageSujet: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Lun 4 Aoû - 23:25

Mélancolie et groupies du passé

Facteur Cheval & Lilithium


Insignifiante. Insignifiante comme une petite fleur parmi d'autres grandes fleurs. C'est ce que j'étais. Un personnage secondaire, un pantin, un fantôme, un squelette sans vie. Enfin, c'est ce qu'il restait de moi. Un loque pourrie, sans aucune attache qui se terre dans le noir et les différents endroit susceptibles de m'accorder un peu de repos et de conversation avec moi-même. J'étais peut-être même devenue folle.

Plus personne n'entendait parler de Lilithium depuis des mois. Elle devait être morte dans un ravin. Ils m'avaient tous oublié. Peu importe, puisque j'ai perdu.
J'avais sculpté des visages. Des visages que j'ai vu, que j'ai aimé, parfois... Des visages que j'avais détruits à coup de batte pour les reconstruire. Des visages que j'avais reconstitués à partir de souvenirs. Ils n'étaient pas mêmes ressemblants à la réalité. Tant de sentiments se bousculaient... La colère, surtout, mais je n'étais pas en état de me battre pour mes idéaux. J'étais détruite. Tout comme ces sculptures dont j'avais soigneusement forgé le moindre détail, de mes propres mains.

J'avais l'habitude d'être forte. J'avais l'habitude d'être entourée. Mais je puisais ma force dans l'amour que me portait une seule et unique personne. La seule personne qui me fessait sentir comme bat-girl, alors que le monde s'effondrait autour de moi. Maintenant, j'étais une bat-girl à la retraire, mon monde était mort, je n'avais plus rien à protéger, plus rien à aimer. J'ai senti mes muscles fondre avec le temps. J'ai senti la blessure couler, couler, couler puis s'arrêter et recommencer à saigner de nouveau à chaque fois que mes frêles doigts effleurent l'argile à la vague forme de Stanislav.

La sociabilité ne m'allait plus. Je me terrais depuis peu dans une ruine fraîchement apparue, comme par mystère, au milieu du désert. Plus personne ne venait m'embêter, j'étais seule avec mes sculptures -certaines soigneusement détruites sur le sol, d'autres rangées comme de petits pains prêts à être vendus-. J'étais toujours la même personne, au fond, mais la colère était tellement forte qu'elle avait laissé place à quelqu'un qui pleurait, tous les soirs, ses défunts proches. Le jour ou la nuit n'avait même plus d'importance. J'essayais seulement de me reconstruire.

Mes seules sorties étaient limitées à chercher de quoi survivre, et dans ces cas, la découverte incontrôlable de mon second don me poussait à être la plus discrète possible. Je n'étais pas prête à rencontrer de nouveaux êtres, pas prête de les voir se briser à leur tour. Je préférais les briser de mes propres mains et rester seule. Je ne pouvais que les repousser. De toute façon, pour eux, je n'étais qu'une exilée de plus, un être qu'il faut exterminer, mais dont ils ont l'envie incontrôlable et inexplicable d'en prendre soin.

La seule personne que j'avais envie de voir, c'était celle qui a nourri mon enfance de rires et de pleurs. Mais elle de daignait plus donner de signes de vie. Et cela depuis des mois. Alors, je ne cherchais plus à savoir, elle était sûrement morte, comme tous les autres. Et ça me rendait malade rien qu'à effleurer l'idée.
Il y avait ce goût aussi, celui dans ma gorge, ocre, amère... Indescriptible. Je ne pouvais ni l'avaler, ni le recracher, et cette substance pâteuse restait là quoi que je fasse. Elle fessait mal et me donnait des nausées. Et au fond de moi, je savais ce qu'était ce goût. C'était celui de ma faiblesse. De la défaite aussi, peut-être ? Du découragement ? De la haine ?... Ou de la peur ? Du mauvais état ? Certainement tout en même temps : j'étais un squelette sans vie, dont l'âme défaillante avait fait ses adieux au monde réel, qui avait fait sa promesse de revenir, en meilleur état. J'avais déjà senti ce goût, mais il n'avait jamais été aussi fort et résistant. Il était presque devenu chronique.

Ridicule.

Mes cheveux étaient emmêlés, mes yeux fatigués, ma peau collante et mes lèvres gercées. Mon estomac affamé et mes os grinçants. La chemise à carreaux ,que je portais depuis déjà six jours, était trop grande, tout comme le jean sale et déchiré, autre fois bleu clair, maintenant gris. Mes pieds nus jonchaient les débris de terre ou d'emballages de cacahuètes vides. La nourriture pourrait redonner un peu de vie à tout ça, mais je n'avais pas envie de vivre, juste de survivre. Mon état variait souvent, parfois j'étais emplie d'énergie, assez pour détruire toutes mes sculptures pendant mes colères et d'autres fois, je me roulais en boule parmi mes débris et je dormais pendant des jours. Ou dans d'autres cas, je ne dormais même pas, je restais juste là, les yeux grands ouverts mais l'âme absente.

Dans mes souvenirs, l'apparition dans le miroir me rendait une image flatteuse. Mais elle était pleine de vie. Maintenant, quand je la vois, elle est la même, mais elle est fatiguée, et figée, surtout. Comme si la beauté qui l'alimentait avait laissé place à une beauté plus sauvage. C'est sûrement à cela que les coyotes ressemblent à l'état sauvage. Ils ne sont pas rigoureux et tranquilles comme dans les zoos, mais ils sont maigres et survivent malgré eux.
___

J'avais sentie de la présence dans cette ruine. Mais j'avais été trop faible pour me lever et aller voir. La présence n'était plus revenue alors la ruine était devenue mon foyer, rempli de mes visages et des fleurs, séchées ou non. Il y avait des effets personnels dispersés un peu partout, des pinceaux, des couteaux. Mais seul un élément restait à sa place : une batte. Nouvelle, j'avais perdue l'ancienne. J'avais perdue le seul objet qui me rattachait encore à mon passé. Mais la nouvelle était plus forte, cette fois, c'était du fer. Je pouvais à peine la soulever, mes bras manquaient d'énergie. Pourtant, quand je l'avais achetée, elle semblait avoir le poids d'une plume.

Et cette batte aurait bien pu servi. Un bruit, sourd, m'avait réveillé. Mais je n'arrivais pas à savoir s'il venait de mon rêve ou de la réalité. Je ne savais même plus si j'étais en train de dormir, ou de rêver éveillée. Sans même m'en rendre compte j'étais déjà en train d'arpenter les couloir de cette ancienne maison, pour extension de bras le premier objet qui m'était tombé dessus, une statuette. À la recherche des bruits, de respiration, de pas, et je crus encore être dans un rêve, quand je vis la forme humanoïde et déformée de ce personnage. Il me tournait le dos. Il avait l'air de sortir de n'importe quel film d'horreur de mauvais gout. Ou alors, c'était l'ambiance ? En raison de la lumière tamisée, du matin ? Du soir ? Je ne savais même pas.

L’assommer ? Ce n'était qu'un rêve, de toute façon, je ne devais pas me poser de questions, il n'existait pas. Il n'aurait pas mal, puisqu'il n'existait pas. C'était un tour de mon esprit, je ne savais même plus différencier mes illusions de la réalité ou du rêve. Et je me répétais mentalement « il n'existe pas », espérant que ce soit réellement le cas.

J'étais ridicule.

Comment pouvais-je être sur pied, alors qu'il y a 20 secondes, j'étais perdue dans mes pensées ? Comment pouvais-je être sur pied, alors que je n'ai rien avalé de solide depuis des jours ? Je ne pouvais que rêver, je matérialisais mes peurs comme je le fessais avec tout le monde. Et quand je vis le visage de l'homme, je ne pus retenir un hoquet de surprise. Par réflexe, la première chose que je fis fut de courir vers lui malgré mes jambes flageolantes pour l'assommer, tant qu'il ne m'avait pas repéré. Ils appellent ça l'adrénaline, moi, j'appelle ça la peur, ou l'instinct de survie.
Mais l'adrénaline ne dura pas bien longtemps, ma tentative échoua.
Ah oui, les statuettes sont faites de boue.

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Dernière édition par Lilithium le Mer 6 Aoû - 9:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Mar 5 Aoû - 19:04




La vieille grange à flanc de colline avait survécu à la saison de guerre. Narr n'en était pas mécontent. Il s'autorisait à y faire une halte en attendant d'être appelé par le monde. Elle se dressait comme un phare. Au milieu d'un goulet obscur, entourée de bosquets denses, truffés de ronces pour certains. Les dernières éclaircies de la journée projetaient sur le sentier de petits pétales de lumière. Naufrage soufflait par les naseaux, dispersant des essaims de moucherons. Son humain gravissait le chemin anguleux, heureux de voir que les épines n'avaient pas envahi le passage autant qu'il aurait pu l'imaginer. Toute l'hostilité qu'avait ressenti le Facteur à sa première venue ne le touchait plus là. Il se laissa conquérir par le seul caractère familier de l'endroit. Rien ne pouvait plus le contrarier dès le moment où il passait le perron. Plutôt qu'il enjamba celui ci, une poutre gisant en travers.

Les quelques ustensiles de jardinage n'occupaient plus leur place première. L'arrosoir dans lequel avait poussé de l'aillé avait roulé plus loin. Le garçon n'en fut pas perturbé. Le repos était la seule chose qu'il désirait là. Seul le souvenir du matelas qui moisissait sous les combles stimulait ses mouvements. Ce qui habitait la vieille masure était d'autant plus irrésistible qu'il abandonnait la lutte. A vrai dire il n'avait plus d'autres choix à présent que de se préoccuper de son très proche futur. Son temps se cernait d'une mer d'encre opaque et épaisse qui obscurcissait tant son passé que ses perspectives. L'ironie voulait que son cheval s'avérait être le dernier rempart contre ces transformations. Naufrage demeura au rez-de-chaussée, rangé au fond de la pièce, très content de côtoyer les toiles d'araignées.

Narr sentit son coeur s'agiter à mesure qu'il gravissait les marches qui menaient au grenier. Comme si rien n'avait plus d'importance que ce qui s'y trouvât. A peine son nez eut-il dépassé le plancher de l'étage que le trouble s'emparait de lui. La pièce était méconnaissable. Il foula le palier, glacé par le doute. Quelque chose de vif remua dans son angle mort. Il eut seulement le temps de sourciller. Sa ligne d'horizon bascula tout à coup. Son crâne reçut un éclat de plein fouet. Le garçon tituba mais ses idées lui revinrent vite. Avec elles, un flot de chaleur se répercuta dans ses vertèbres. Ses mâchoires se crispèrent de fureur. Les murs de la grange se mirent à vrombir, comme hantées par l'orage. Il vit rouge, littéralement. C'était le contrecoup de la stupéfaction. Ses mains chargées de toute la brutalité de ses instincts cherchèrent à saisir son assaillant. Son étau se referma sur un cou frêle ainsi qu'un pan de tissu. Campé sur ses pieds, il mit de la distance entre lui et l'autre. Sa poigne verrouillée sur l'habit de l'ennemi, tirant dans sa direction, il décocha de l'autre un lourd revers de poing qu'il espérerait atteindre au visage. Une fois qu'il eut assené l'attaque avec plus ou moins de succès, il lâchait prise. A défaut d'avoir frappé avec autant de punch qu'il l'aurait souhaité, il était au moins parvenu à faire valser son agresseur.

La baraque cessa de trembler. Des fragments de toit et de céramique s'effondrèrent entre Narr et l'intrus. Le garçon qui respirait bruyamment fit quelques pas dans la poussière, s'approchant, tête baissée. Dans ce genre de situation, c'est comme si sa raison se verrouillait, cédant la place à un mutisme sauvage et consciencieux. Galvanisé par ses instincts, il chercha à en finir, débarrasser son plancher de cet être qui, lorsque Le Facteur voulut lui asséner un second coup, le fit hésiter. Une force indicible le poussait vers cette personne tout en le faisant hésiter. Il tâcha de rester focalisé. Fondant sur son ennemi, il s'apprêtait à le plaquer au mur, une main sur sa tempe pour que la tête cogne la première, l'autre était repliée. Il se servait de son épaule pour oppresser le corps de l'autre. Corps qu'il sentit anguleux et affaibli... Avec sa chevelure acide de couleur et désordonnée, le jeune noiraude ne distinguait les traits du squatteur que par intermittence. Son visage n'irait pas s'inscrire dans la mémoire du facteur et cela en valait mieux ainsi. Il se précipiterait plus vite dans l'oubli, lui ce sentiment d'inquiétante hésitation.

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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Sam 9 Aoû - 22:52

Mélancolie et groupies du passé

Facteur Cheval & Lilithium

La terre se répartit tout autour de l'intrus alors que je paniquais. Il était bel et bien Réel. Et je venais de le mettre en colère. Mes mains tremblaient, mon front transpirait et ma vue se troublait par moments. J'avais l'impression d'entendre mon cœur battre à côté de mes tympans et l'atroce goût était on ne peut plus présent. J'étais haletante, alors que je n'avais eu qu'à faire six pas et essayer de l'assommer de toutes mes forces. Mais là où je m'étais attendue à traverser du vide, je fus choquée de rencontrer un obstacle.

Je m'attendais à ce qu'il se retourne lentement, pour examiner la personne faible et stupide que j'étais. Mais au lieu de cela, il fut eut un axé de rage, me prenant rapidement au dépourvus. Mon corps se souvenait encore de la dernière fois que l'on avait essayé de m'étrangler et s'attendait à recevoir une décharge d'un moment à l'autre. J'avais beau lui lacérer le bras avec les ongles que j'avais laissés pousser par inadvertance, il ne me lâchait pas. J'avais besoin de respirer, ma condition faible serait prise au dépourvu en quelques secondes alors le coup de poing fut presque une bénédiction, si on en omet les effets secondaires.

Mon corps embrassa le sol, comme il avait si l'habitude de le faire depuis peu, et mon nez se mit à saigner. Haletante, je ne pouvais que reprendre ma respiration sans faire attention aux vaisseaux sanguins brisés ni à la douleur que je m'étais faite en titubant et fessant un faux pas. Mais je me devais de mettre de la distance entre l'être et moi-même.

Je me mis à reculer de manière ridicule en toussant à cause des débris qui me tombaient dessus, jusqu'au mur qui m'aida à me relever. J'avais toujours l'impression d'être dans un mauvais film d'horreur, et ceux-là se terminent généralement mal. J'allais peut-être mourir affaiblie dans un coin de cette pièce, ou alors de la lourde patte de cette énergumène. Peu importe. Mais je ne voyais pas ma vie défiler, et je n'appelais pas non plus secrètement un prince charmant qui viendrait me sauver. En réalité, je ne pensais à rien. Je regardais avec horreur l'homme s'approcher. Lentement mais sûrement.

Le rouge du sang fit contraste avec le rouge de la chemise en m'essuyant avec la manche, alors que le gout métallique s'était faufilé entre mes pales lèvres. J'avais l'impression qu'un collier me serrait la gorge, mais il n'y avait rien, juste le vide qu'a laissé la main de l'étranger. J'avais du mal à respirer et alimenter mon corps de tout l'oxygène qu'il lui fallait. J'avais du mal à avaler ma salive et quand je le fis, ce fut dans d'atroces douleurs accompagné d'un bruit guttural qui résonna dans ma gorge. J'avais l'impression de vivre un remake d'une de mes escapades à la recherche d'une personne, à la différence que cette fois, je ne cherchais personne.

L'être décida de me compresser, créant à l'aide du mur un repars pour ne pas m'effondrer et vidant mes poumons de leur air. Je ne pourrai ni le repousser physiquement, ni mentalement. Mon don pompait doucement de mes forces et je ne pouvais rien y faire. Mes bras avaient beau le repousser, il n'avait pas bougé d'un poil. Sans défense. Il me fallait le déstabiliser, il me fallait reprendre mon air et empêcher ma respiration saccadée de me lacérer la gorge. J'étais une menace pour moi-même.

Je savais exactement de ce dont j'avais besoin pour le déstabiliser. Mais il me manquait de la force. J'avais besoin de quelque chose de fort, de touchant et d'important. Mais il me manquait le temps. Je n'avais pas le temps de m'amuser à inventer des scénarios.

Il y avait un petit garçon, et deux personnes adultes. Ils se promenaient main dans la main et des éclats de rires résonnaient dans ce qui ressemblait à un port à machines. La terre ? Entre deux éclats, j'entendais un mot, Narr, je ne comprenais pas. C'était un mot dur et agressif. Je ne comprenais pas non plus ce qu'ils disaient, ou alors je n'en avais pas envie. Narr, Narr, Narr, ils le répétaient souvent dans ce qui semblait être des phrases.

L'enfant n'avait rien à avoir avec ce qui me fessait face, malgré les mèches flamboyantes qui me gâchaient la vue, je pouvais enfin voir correctement à qui ressemble cet humain. Il s'était détendu à la vue de l'illusion, il n'avait pas l'air aussi monstrueux. Ses traits étaient déformés, mais il y avait de la ressemblance avec sa version la plus jeune.

Je ne pouvais m'empêcher de ressentir cette pointe de jalousie au fond du coeur. Mon enfance avait été heureuse, mais mes parents n'en fessaient pas partie. Je m'étais efforcée d'oublier en faveur de l'amour que j'avais envers ma soeur, mais c'était des images d'une mère faible qui m'étaient revenues. En réalité, elle était même plutôt dure, mais j'étais la dernière image qu'elle avait de mon père. Elle me regardait, mais elle ne me voyait pas. Elle avait été dure pendant mon adolescence et me privait de ma liberté, alors que c'est ce dont j'avais eu le plus besoin. Je n'avais ressenti que de la jalousie envers ma soeur, car elle était plus attentionnée avec elle qu'avec moi. Alors, je n'ai jamais partagé de rires complices avec ma génitrice et j'ai vite fait de prendre ma liberté par mes moyens. Et maintenant qu'elle m'avait laissée pour morte, je ne pouvais que voir ce qu'il m'avait manqué.

Je secouais vainement la tête afin de dégager les mèches rebelles qui défiguraient ma vue pour finalement les placer derrière mon oreille et mon corps coula le long du mur sous la détente de l'homme dont l’expression faciale s'était largement calmée, comme s'il cherchait quelque chose. Je l’entraînais avec moi au passage vers le sol, mais j'avais trop peur, ou trop peu d'énergie pour m'en dégager. Il avait l'air choqué, ou peut-être... Triste ?

"Narr, c'est l'enfant ? Vous êtes l'enfant ?"

Je connaissais la réponse, mais j'avais besoin de l'entendre.
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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Dim 17 Aoû - 8:41





  L'issue de cette rencontre semblait à portée, visible. Narr allait pouvoir abrégé ce moment désagréable et se soustraire à toutes les contraintes. Mais tandis que sa main comprimait le crâne de l'intrus contre le mur, il se sentit happé par les nimbes. L'espace autour de lui se désagrégeait sous le joug d'une lumière si vive qu'il leva ses bras pour s'en protéger. Une fois que la peine se fut estompée, d'immenses silhouettes se mirent à le bousculer de part et d'autres. Ballotté à droite à gauche, l'air manquait à sa bouche. Il titubait dans un corps dont il n'était plus le maître. Une peur cinglante lui laboure le ventre. Alors avec ses gestes décousus, il se relève et fond dans la nuée, luttant contre le courant de la foule pour essayer d'en sortir. A mesure qu'il s'active et cerne les sons qui lui parviennent, il commence à prendre conscience de l'espace alentour. Sa tête bourdonne comme une ruche, les sensations qui s'écoulent en lui ne sont pas celles du présent et il lui suffit d'un coup d'oeil furtif sur ses pieds pour reconnaître une paire de baskettes qu'il aurait juré être trop petites.
Sa vue s'obscurcit, la nuée ne se disperse pas, l'air manque. Il est vite compressé par la marée humaine alors que des cris se mettent à les déchirer les oreilles, ça le pétrifie tout au dedans. Un nouveau noir, aux coudes qui cognent, aux genoux qui rentrent dans le ventre, c'est la frénésie d'un troupeau de bovidés qu'il éprouve. Il le sent, il va rompre le fil du conscient. Puis c'est tout son corps qui jaillit de cette purée organique, il en émerge et c'est comme s'il respirait pour la première fois, là, sur le quai de gare, dans les bras de son père, au dessus des voyageurs pressés de rentrer dans les wagons... Une voix à coté de lui résonne et l'ébranle plus fort que les cents coups de coudes, les piétinements ou les chocs, elle touche quelque chose de si profond et substantiel qu'à elle seule, elle pourrait matérialiser le monde. Elle décide du bonheur et la peine est son sous fifre... Ici, c'est Souffrance qu'elle invoque et inexorablement, tous les sens de Narr y sont convertis, plus rien d'autre que cette impression qu'il est la chose la plus insignifiante et vulnérable à cet instant que lorsque sa mère l'engueule vertement en lui secouant le poignet.

" - Je ne veux plus jamais, jamais que tu t'en ailles comme ça avec tout ce monde autour, Narr ! Tu entends ? Réponds moi !"

L'enfant n'articule pas un mot et lorsqu'il ose enfin regarder sa mère dans les yeux, une grosse levée d'angoisse le submerge et le petit laisse éclater un sanglot incontrôlable.
Quand il revient à lui, appelé par une voix succincte, Narr a ses joues toutes humides. Ses yeux fixent vaguement le plancher d'où il se relève, assit. Il reformule la question qu'on vient de lui poser dans sa tête. Ce souvenir l'avait frappé comme ça alors qu'il croyait tout son passé terrestre irrémédiablement englouti... Ça faisait l'effet d'un défibrillateur, ou du moins ce qu'il en imaginait. Quand le présent le frappa de toute sa vérité, il en eut un haut le coeur. Le garçon en avait oublié la menace de l'autre, et à ses cotés se trouvait cette fille aux cheveux teints comme l'enfer. Il dût s'y reprendre à plusieurs fois avant de retrouver le langage.

" - Ca s'est passé... J'étais... Je devais avoir 5 ans..." Murmurait-il d'une voix d'outre-tombe.

C'est encore chaud et palpitant au fond de lui, cet être d'un âge lointain, il s'émerveillait des traces que ça laisse. Encore hagard, il laisse retomber sa tête contre le mur décrépit et plante son regard sur l'étrangère.

"- On est où?... Qu'est-ce que tu sais ?.."

Des images fugaces et débiles se mélangent et s'obscurcissent, rien de tangible à quoi s'accrocher. Seul le mystère demeuré épais autour de ce fantôme de l'enfance et cette fille dont il veut ardemment obtenir des réponses... Sauf que ce qui vient de remuer en lui demeure sensible et par réaction, sa méfiance veille.

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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Sam 30 Aoû - 12:25

Mélancolie et groupies du passé

Facteur Cheval & Lilithium



J'étais partagée par l'envie de fuir ou de prendre en pitié l'homme. Il y avait cette partie lâche de Lilithium qui voulait en finir, prendre ses affaires et ses jambes pour aller plus loin, mais j'étais aussi humaine, et ce que je venais de voir ne m'avait pas laissé indifférente. Je n'avais pas pu voir la scène avec autant de précision que je l'aurai voulue, mais j'avais reçu des échos de sentiments et des images. Pures et innocentes. À 5 ans, on ne sait rien de ce que la vie a à nous offrir. Du danger et du deuil.

Mon corps refusait de répondre, si j'avais voulu fuir, je n'aurai de toute façon pas pu. Les illusions sont des être malsains qui pompent toute votre énergie et ne laissent que des résidus sur leur passage.

["On est dans une ruine et je sais un tas de chose que personne d'autre ne sait."

Le sol avait l'air très accueillant et mon corps avait décidé de l'épouser. Je n'avais plus envie de parler, j'avais envie de rester comme ça, sur le sol, allongée, comme je l'avais fait tellement de fois. Mais cette fois, je voyais la conséquence de mon mode de vie isolé, j'étais vulnérable, on pourrait me briser ici, maintenant, je n'aurai aucune réaction.

J'avais mal, de partout, mes oreilles sifflaient, mes yeux étaient humides et ma gorge avait encore ce goût horrible. Sans oublier ce second don qui s’époumonait à essayer d'attirer tout ce qui vit. Au moins, il avait l'air de ne pas avoir de conséquences sur l'intrus.

La dignité quand à elle me criait de me relever, des prendre soin de mon corps et de redevenir la jeune fille joviale que j'étais. Et j'avais beau me dire à quoi bon", au fond, je voulais faire mon deuil et repartir à zéro. Mon rire résonna dans la ruine, hystérique et déplacé. Je me prenais moi-même en pitié.

Je n'avais plus aucune connexion avec l’extérieur, j'étais enfermée dans ma tête à me morfondre de m'être tant laissée allée, en compagnie de bribes de souvenirs et de voix. Quand je me relevais, j'avais la vague impression que c'était de nouveau un rêve. Je n'avais aucune idée de combien de temps j'étais restée allongée là. Deux secondes ? Peut-être même des heures ? Mais mon corps répondait à nouveau. Mon second don s'était calmé, approchant un niveau neutre, mais il brillait toujours en moi. Cela me poussa à croire que L'homme/enfant/monstre n'était plus là, ou que je l'avais rêvé, mais la silhouette déformée me prouva le contraire.

Je tiquais, si l'étranger était toujours là, mais que mon don ne me pompait plus, c'est que mon subconscient avait réussit à le contrôler. Cela signifiait beaucoup de choses, notamment que je devais me reprendre en main. C'était peu-être une nouvelle aire qui se dessinait.

"Je vous avais pris pour un monstre... Je ne savais pas si vous étiez réel..."

Je ne luttais plus contre moi-même et l'étranger semblait soudainement beaucoup plus accueillant.

"Je suis faible, pardonnez mon erreur."

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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Jeu 4 Sep - 2:42




Le Facteur demeura interdit là, adossé plusieurs minutes. Il ne cillait pas, son souffle était à peine perceptible. Le souvenir qui avait refait surface avait tout des ailes d'un papillon. Fragile, éphémère et qui s'effrite au moindre mouvement. D'où son état tétanisé. La fille s'allongea à ses côtés... comme si son corps n'écoutait que l'abandon. Il émanait d'elle un sentiment de défaite. Narr glissa un regard à la dérobade sur cet être qui l'intriguait énormément, à n'en pas douter. Mais cette curiosité s’estompait à mesure que le garçon retrouvait ses esprits. Un rire étrange la secoua en avouant qu'elle eut prit le Facteur pour un monstre. La réflexion ne suscita rien chez lui dans l'immédiat. « Monstre » c'était un mot tout petit, il avait une faible portée et incarnait tant de choses à la fois... L'esprit de Narr n'était pas en état de tous les énumérer, c'est pourquoi il ne bronchait pas. Ses yeux s'abaissèrent sur l'inconnue qu'il avait blessée. Elle avait le visage lourd de dépit, le même que les adolescents qui blâment leurs propres existence. Narr avait été de ceux là, il sentait que ses impressions passées, son mal-être faisait écho à celui de cette gamine... Noireaude aussi à n'en pas douter. Il laissa les paroles isolées un moment, le voyage et la fulgurance de cette rencontre ankylosait son corps. Il faisait les mêmes yeux qu'un chat qui ronronne, confiant.

''Je suis le Facteur Cheval. Je suis comme toi.'' Sa voix, même très basse, avait reprit de l'assurance. Son timbre feutré, légèrement abîmé, arrondit l'air.

Monstre. Ca y est, ça revient, un revers vexant. Un coup latent qui lui fait crisper les mâchoires. Il soupire fort par le nez. Non, il n'existait pas plus humain que ce qu'il est. Lui qui pense toujours ce qu'il dit, qui ne mange toujours que ce qu'il aime, qui écoute ses désirs... lorsque ceux-ci ne sont pas débordés par ses instincts. Si, il y avait ce problème, il ne parvenait pas toujours à se retenir. La nature l'avait affublé de rêves carnassiers et sanglants, matérialisés dans ses dents, acérées à l'extrême. Il chassa les visions d'horreurs que ses envies esquissaient. C'est bon, c'était toujours lui.

''C'était toi aussi tout à l'heure...''

Lui ne l'avait prit pour rien... son imagination  se met en veille dans ces situations extrêmes. Il n'était que survie, force, impulsion. Le tout carburant de colère.

''Faut pas que tu aies peur comme ça, j'aurais pu te faire mal.'' Lui dit-il tout bas, le ton relaxé.

Il ne vit pas venir le nouveau noir... il perd toute inquiétude, toute la tension, comme un revers à cette rencontre... comme deux comètes qui se sont explosées l'une à l'autre, il sombre, s'éparpille dans le vide, hors du temps, il s'endort.

Et le cheval veille.

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MessageSujet: Re: Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]   Dim 14 Sep - 10:32

Mélancolie et groupies du passé

Facteur Cheval & Lilithium



Tu sais, je m'en étais doutée, que je finirai comme ça, allongée sur un matelas, baignant dans mon propre sang. Cette maison, que j'avais restaurée et décorée à mon image, elle était devenue vide. Aussi vides que les deux du corps. Ils avaient pourtant étés fluorescents, autrefois. Toutes mes couleurs étaient soudainement devenues ternes, les étincelles qui les fessaient flamboyer s'étaient étreintes.

J'avais aimé peindre des tableaux en rouge, mais cette fois, ce n'était pas de la peinture. C'était le goût qui avait habité ma gorge, puis mes poumons et s'était transformé en sang et larmes.

Pourtant, tout allait bien, depuis cette rencontre. Je m'étais vue revivre, tout comme les royaumes. J'étais devenue une anonyme de plus dans ce monde. On se doutait bien, que la fille aux cheveux de feu était une noiraude, mais personne ne lui demandait rien, car elle les attirait avec douceur et les manipulait avec tout autant de subtilité. Et ça lui plaisait bien, de ne connaitre personne dans ces nouvelles vies. Entre autre, tout le monde avait oublié la fleur de fer.

J'avais appris à contrôler mon second don sur l'étrange bonhomme qui se faisait nommer Facteur Cheval. Et ainsi, apprendre à le rendre neutre. Mais il était bien plus pratique que je l'avais pensé, il m'évitait les regards de travers quand j'avais besoin de sortir de ma tanière. Parce que j'avais peur de tous ces gens, j'avais peur de ces bidonvilles et de la misère. C'était d'ailleurs pour cela que j'avais décidé de rester dans le désert et ainsi éviter le titre "d'ancienne exilée". Ce titre me faisait peur.

Ma tanière était, quant à elle, devenue un atelier plein de fleurs, à l'odeur enivrante et douce, avec des touches épicées de ma propre odeur. Un lieu agréable en somme. J'avais aimé me coucher près des fleurs, qui s'étaient propagées sur les poutres, le sol et les murs, pour peindre le portrait du facteur et ses formes, que j'avais vue se transformer quand je lui rendais visite, dans ses chaudières.

Chaudières dans lesquelles mon corps a fini par brûler.

Il était devenu méconnaissable sur les tableaux. Et les tableaux avaient commencés à ressembler aux délires d'une jeune fille en fin de vie. Peu à peu.

J'avais retrouvé la personne que j'avais cherchée, au tout début. Mais il n'y a pas eu d'amour paternel, c'était un vieux marchand qui avait réintégré la ville, se plaisant parmi les hommes fauves et qui gagnait sa vie humblement. J'avais pu discuter avec lui, pendant quelques heures, mais la discution avait été pleine de rires gênés, et de ma toux colérique. Il n'y avait plus rien eu. Je ne l'avais plus revu. C'était un étranger et je ne m'étais pas attendue à plus de sa part. Mais j'étais déçue. J'avais imaginé des accolades, des rires gorge déployé, comme dans les feuilletons. Mais je n'avais rien vu de tout ça.

Alors, j'étais encore une fois allée me consoler près du Facteur.

Il avait dû supporter la pauvre Lilithium dans tous ses états, à travers ces deux ans. Il l'avait aussi vu faner, dans des toux de sang et des yeux en pleurs. Mais c'était des larmes de douleur, pas de tristesse. Je m'amusais à réveiller de vieux sentiments en lui, et cela me rendait heureuse.

J'avais été heureuse.

Au début, la maladie s'était logée dans la gorge de ma petite fleur, pendant qu'elle se laissait aller contre le sol de la maison en ruine et ses statues détruites, créant ce goût que je décrivais comme des épines de ronce. Mais les épines avaient commencé à se mouvoir, déchirer les parois sur leur passage pour aller se loger dans mes poumons pendant qu'elle vivait. Je m'y étais pourtant attendue. Mais quand je me suis rendu compte de l'infection, c'était déjà trop tard. Je crachais du sang, faisais des malaises et mourrais. On n'aurait rien pu faire, de toute façon.

Elle était allée au contraire de ma guérison mentale. Mais tu sais, la douleur a fini par s'arrêter.

En même temps que mon coeur.

Mais la maladie ne m'a pas eue vivante. S'il y avait tant de sang, c'est que cela ne venait pas de mes poumons, mais des veines que j'avais sectionnées. J'étais Lilithium. J'étais forte. Je préférais mourir de mes propres mains qu'étranglée par celles de la maladie.

Il a trouvé le cadavre peu de temps après, le sang était encore chaud, mais le coeur s'était déjà arrêté. Ce qu'il avait vu, ce n'était qu'une Lilithium figée dans son sang. Avec une vague ressemblance à la fleur qu'elle avait été. La maison était tout aussi morte, sans personne pour dire bonjour aux plantes. Le facteur n'avait jamais été très démonstratif d'amour, ni très drôle d'ailleurs. Alors quand il a enveloppé le corps, ce fut sans larmes. Quand il a laissé le feu lécher la dépouille, ce fut sans pleurs. Il s'y attendait, lui aussi. je n'avais pas besoin de larmes. J'avais besoin de force.

Et encore un peu de temps après, une jeune fille, accompagné de son père, est venue ici. Ils ont nettoyé, aseptisé, et en avaient fait une ode à la fleur de fer. Une galerie, entre autre. Avec des visages connus, des visages que j'avais aimés. Ma soeur, Miles, Gervita, Castiel, Sweety, Stanley, Shy, Oxymore, mais beaucoup aussi beaucoup de Facteur Cheval. Parce que je l'aimais. Pas d'amour, c'était quelque chose de plus authentique. Parce qu'il m'a aidé. Parce qu'il était intéressant à dessiner, sculpter et observer.

On peut visiter les délires de Lilithium, et même si elle est morte, tu peux te faire tromper par des illusions qui jouent dans la maison. Ou même sentir son odeur épicée parmi celle des fleurs. La jeune fille se plait à dire que sa sœur est allée sur terre. Même si on sait tous qu'elle est morte, les yeux ouverts et les veines ouvertes, sur le matelas, en haut, dans la chambre où personne n'a le droit d'aller.

Je vis toujours, ne m'oublie pas.

(c) Madouce sur Epicode
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Mélancolie et groupies du passé [PV. Facteur Cheval]

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