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 without tomorrow ; violette

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de la Cité Yubaba
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MessageSujet: without tomorrow ; violette    Sam 29 Mar - 3:25

❝il faudra bien mourir et me finir entre tes lèvres, quand dans le ciel on se soulève, contre la gravité du monde.



Bonsoir. Il est tard et je ne suis pas mort.


Il est dans sa chambre, reclus sur son grand lit de prince, décoiffé, débraillé, indisposé. Ses vêtements ensanglantés suintent la pourriture. Son âme est dégueulasse. Il ne se souvient plus, comme toujours. Qu'est-ce qui s'est passé cette nuit ? Quand est-ce qu'il allait pouvoir arrêter de se poser cette question ? Le temps semble s'être arrêté. Il n'y a que son souffle incertain et ces barbelés qui se resserrent autour de sa nuque, le rendant délicatement plus énervé. Le désespoir n'a pas sa place dans cet abîme de turpitude, juste les bassesses de la solitude. Il plonge dans les méandres de son imagination insatiable, il cherche... il cherche les souvenirs qui lui échappent, inexorables.

« Monsieur All O'Ween... »
« N'entre pas. » Ses pupilles se dilatent, mauvais.
« Nous avons un problème en fait, majesté... »
« J'en ai rien à foutre. »
« Au sujet de la gamine... celle que vous avez ramené hier, elle... »

Et tu te réveilles. C'est ta porte de sortie. Ton œil gauche s'assombrit, ton sourire s'agrandit. Tu t'éloignes des rêves, des souvenirs qui te tirent la langue et tu enfiles en vitesse ta chemise, ton pantalon à carreaux, tu passes une main dans ta tignasse enflammée et tu ouvres la porte. Te voilà. Tu as trouvé enfin un divertissement. Quelque chose qui te fait oublier encore plus.
Tu traverses le palais, impatient, imprévisible. Tu cherches du regard la cause de toute cette agitation. Le servant, troublé, te conduit vers la cuisine du personnel. Et tu la trouves, à table, ses joues gonflées et son air renfrogné. Qu'est-ce qui pouvait bien lui arriver ?

« Elle refuse de manger, monsieur... »
« Ah vraiment ? Peut-être parce que c'est dégueulasse. »

Tu éclates de rire et tapes dans tes mains. « Dégagez. » Pas le temps d'être aimable, tu trésailles. T'es comme un gamin, heureux d'avoir enfin le jouet qu'il réclamait depuis des années. « Alors comme ça, on fait sa fine bouche ? » Tu claques ta langue sur ton palais, énergique. Comme un coup de fouet sur ses cuisses roses. « On m'a réveillé pour toi, princesse. Je dormais profondément. Ça se paye de réveiller le prince. » Tu mens. Tu fais ta diva, pauvre con. Mais t'as rien d'une putain de diva ! T'as un pantalon à carreaux mec, réveille toi.


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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Sam 29 Mar - 5:57


« Se retrouver après le bain, qu’il disait… »
Une promesse qui ne trouva pas de réponse immédiate. Voilà que le bain dure une éternité histoire de bien te décrasser. Car souillon tu étais, Et ceux… Jusqu’au bout des pieds. La mousse. Les bulles et l’odeur de fraise. La douche du prince. La surprise sur la face des domestiques depuis ton arrivée. Violette s’amuse et elle ne compte plus vraiment le temps dans l’eau chaude et le savon. Elle chante et sourit. Elle profite de ce petit instant de paradis. Le chat lui n’est plus. Il s’en est retourné à la rue. Liberté de toitures. Violette admire. Elle observe ce château dont elle ne connait rien. Ce monde qui n’est pas le sien.  Luxe c’est pas son truc. Elle est perdue Violette dans ce palace. Elle est perdue loin de son prince. Reviens-moi All’. Reviens-moi. L’Enfant sauvage qui grimpe dans les arbres, attrapée par le souverain aux allures de Vauriens ressemble désormais à une poupée déraillée.

Ce pull noir est trop grand. Et Ces chaussettes noires bien trop hautes. T’as encore les cheveux humides. Eux aussi en sont noirs. C’est bien trop noir. Tu attends ces gens ennuyants. Des ignorants paniqués à la vue de ton Prince. Reviens-moi. Et lorsque son prénom s’échappe de tes lèvres, la panique redouble. Tu as été bien trop longue et le prince dort. Toi aussi tu aimerais dormir mais tu n’as rien le temps de dire que déjà ton ventre cri famine. Ton cœur s’impatiente. Ton ventre s’égosille pour se faire entendre. Tu as le rose aux joues et la mine mal à l’aise. Alors il t’impose cet étrange repas. Tu ne veux pas. Mais visiblement tu n’as pas le choix. Alors les domestiques t’éloignent un peu plus de sa chambre. Si ça se trouve ce soir tu ne pourras pas le voir. Mon cœur s’impatiente. Sérieusement, je crois que tu me manques. Tu t’installes à table. Il y a trop de couverts. Trop de verres. Trop de lumière. Trop de manières.

« Je ne mangerais pas sans mon prince sans cœur ! »
C’est étrange tu sais, mais ce repas, je ne veux pas le faire sans toi. Je t’attends. Je t’attendrais.  Même sous le regard inquiet de tes si charmants valets. Impossible de manger, si tu n’es pas à mes côtés. C’est un caprice. Je le sais. Même si je ne peux l’avouer. Mais je veux à nouveau te quémander un peu  de tes sourires brisés. De ton attention désordonnée. Alors s’il te plait reviens à mes côtés. Car je sais que sinon, je ferais comme le chat. Je m’en irais à jamais.

La porte claque. Un entrée en fracas. Des cheveux en bataille. Une chemise qui dépasse. Un pantalon à carreaux. C’est lui. Il est réellement venu. Arraché aux bras de Morphée. Alors que tu l’as fait autant patienté. Et toi, tu l’admire et tu ne peux pas retenir ta joie. Elle se lit sur le moindre trait de ta face. T’es heureuse Violette. T’es vraiment heureuse lorsqu’il s’approche. Lorqu’il s’affirme. Un ton sec et sans appel. Visiblement ça sera à nouveau entre toi et lui.

« Alors comme ça on fait la fine bouche ? »
N’importe quoi ! C’est juste que ta poupée, elle ne voulait pas rester plus longtemps loin de toi. Regardes-toi Violette. C’est violent. T’as des étoiles plein les mirettes devant son sourire de timbré. Il claque la langue et ton cœur loupe un battement. A quoi as-tu pensé ? Oh lorsqu’il te dit que tu vas payer. Le rose de tes joues en devient plus intense. Allons princesse. Qu’est-ce-qui traverse ta cervelle ? Caches-toi donc derrière ta serviette. C’est parfait. Tellement parfait. Ton prince est de retour. Et ton ventre en grogne de bonheur… Ou de faim.

« Je... Je n’allais tout de même pas manger ce premier repas sans vous, non ? »
Voilà ta première réponse. C’est que tu dois rester fière… Même si tes yeux trahissent toujours ta bonne humeur tu te redresse un peu pour lui faire face. Tu te recules de deux pas avant de tourner sur toi-même. Pour lui montrer combien son pull. Te va terriblement -trop grand - bien. Puis tu rajoutes « J’ai même des chaussettes ! Mais vous trouvez pas que c’est un peu trop sombre ? » Tu rougis. Tu souris. Trop d’émotions qui s’entrechoquent dans ta caboche. Tu remets un peu tes cheveux ébène en place derrière ton oreille avant de revenir près de lui.  Délicatement tu avances ta main vers son bras. Pourquoi  désires-tu à ce point un contact ? As-tu peur que tout ceci disparaisse ? Juste pour vérifier s’il est réel. Juste pour recommencer votre étrange manège.

« Alors, venons-en aux choses sérieuse.
Je viens d’en prendre pour perpétuité pour vous avoir réveillé, Mon prince ?
»
Oui, je te provoque. Je te regarde. Non, je te contemple. Je ne lâche pas ton regard. Je ne laisse pas de répit à ma lèvre. Je la mordille sous la timidité. Peut-être un peu de désir caché. Allons mon prince. Recommence à me faire vibrer. Je peux à nouveau sentir ce séisme sentimental qui me chavire jusqu’à l’âme. Je suis à toi, bébé.




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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Mar 1 Avr - 11:30

❝Some of them want to use you, some of them want to be abused.



Ça fait du bien d'être de retour. A la lumière de nos amours. Comme un mégot sur du velours.
Elle se cache, elle cache son sourire. Son sourire est dégueulasse. Mais il te fait vibrer, tu pourrais presque sentir tes pieds frôler le sol, frôler la vie d'un battement de ses cils démesurés.
Les valets sortent de la pièce, ton sourire ne cesse de s'agrandir, tu es incapable de cacher cette satisfaction naissante. Plus elle fuis ton regard, plus tu as envie de t'imposer, de la soumettre encore plus à tes immondes péchés. Elle te provoque cette petite souris, elle veut jouer alors. Tu refuses de perdre son regard, tu t'impose, pour te lier à elle de cette exquise symbiose. Tu trésailles, impatient.

Elle ne sait pas ce qui l'attend quand tu es dans cet état d'euphorie, elle ne sait pas encore quel tyran tu peux être, quel despote tu peux devenir... « Manger avec moi ? » Oh All' tu recules ta tête, surpris. Ça fait un moment que tu n'as pas pris plaisir à manger. Tu ne ressens plus la faim, tu ne ressens plus rien. Il n'y a que le goût des aliments qui te fut épargné. Tu approches ta main du plateau de fruits et porte une fraise juteuse à tes lèvres. « Donc, si j'ai bien compris, tout ce cinéma c'est pour déjeuner avec moi ? »Tu fronces les sourcils. Quel mauvais acteur tu peux faire. C'est presque terrible de devoir mimer cet instant de colère alors que tu es si amusé en ton fort intérieur.

Tu prends l'assiette de la demoiselle et la balance contre le mur le plus proche.  Elle se brise, s'éclate. Des valets nettoieront. Plus tard. Tu dégages la table d'un coup de main et attrape la poupée par le bras. Elle est légère. Si légère. Tu plânes. Anarchie totale. Tu as senti quand elle t'a attrapé le bras, tes barbelés ont réagi. C'était peut-être minime mais ça valait le coup de chercher à ressentir à nouveau. Ça valait le coup de l'allonger sur la table, de te placer au dessus d'elle en bloquant ses poignets fébriles. Tu esquives sa question. C'est à toi d'en poser. Tu la toises de haut, d'un sourire pervertis et tu susurres avec un amour possessif. « Comment on demande, princesse ? »


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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Mar 1 Avr - 14:43


« Manger avec moi ? »
Pourquoi tu lui fais cette tête si surprise ? Avec cette expression c’est toi qui la surprends. Bouche en rond aussi ouverte que ses yeux en billes. Elle qui pensait que tu étais toujours entouré d’une foule de personnes aux petits soins avec toi. Après tout n’es-tu pas le prince ? N’est-elle pas la roturière de ton royaume. Ta nouvelle lubie du moment, hum ? Je te rassure elle le sait bien. Elle en a conscience depuis votre premier regard. Votre premier contact. Mais si demain tout cela doit disparaitre elle veut en profiter à fond. Et bien plus encore. Alors elle fait des Caprices. Elle te sourit et te provoque… Elle te réveille et t’attends pour manger.  Ta nouvelle poupée de seigneur désaxé.

« Donc, si j'ai bien compris, tout ce cinéma c'est pour déjeuner avec moi ? »
Et bien plus encore n’est-ce-pas ? Tu l’observe jouer les Tyrans. Pas franchement crédible le regard méchant. L’assiette fera aussi de pot cassé dans cette histoire. Même si normalement c’est toi qui doit payer… N’attends-tu pas réellement que cela ? Tu te mords la lèvre. Délicieuse Agonie. Voilà que le reste du repas va rejoindre l’assiette. Quel bordel. Anarchie visuelle. Tu laisses faire le souverain pour devenir sienne. Te voilà désormais allongée sur la table dégagée. Prisonnière de son corps. Tes poignets au-dessus de la tête menottés de ses grandes mains. Tu grimaces un peu. C’est Inconfortable. Tu dois cambrer le dos, relever un peu les jambes pour éviter la douleur naissante au creux de tes reins. Ainsi tu épouses parfaitement les courbes de ton bourreau.

« Comment on demande, princesse ? »
Prise de position. Désire de possession. Anarchie cardiaque. Arythmie sentimentale. Tu souris un peu plus. Allons mon prince, un petit désire de soumission ? Si j’étais si docile le jeu n’aurait aucune saveur. Alors je te regarde dans les yeux sans flancher. Mon délicieux bourreau. Voudrais-tu que je tremble ? Que je cris ? Que je danse dans ta main comme un vulgaire pantin ? Non… Tu me provoques si bien que ça serait une insulte. Une véritable insulte. Mais tu sais…  les soumises c’est la porte d’en face. Avec tes domestiques et larbins.

« ♪What a wicked game to play to make me feel this way
What a wicked thing to do to let me dream of you… ♫
»
Oui t’es entrain de chanter. Chanter sans le quitter des yeux. Un chuchotement languissant. C’est pas la réponse qu’il attendait n’est-ce-pas ? oh la vilaine fille que tu es. Tu vas continuer de jouer ma grande. Tu passes ta langue sur tes lèvres avant de détourner le regard et la tête offrant ton cou à ses yeux. A ses lèvres. A son souffle. Tu fermes les yeux et tu essaies de libérer tes poignets. L’immobilité. L’impuissance alors que tu voudrais le toucher.

« Punissez-moi s’il vous plait?
Sérieux... C’est bon pour les chiens de votre palais vous savez…
»
A ces mots, tu bouges de passe tes jambes autour de son bassin. « Si prisonnière je dois être. Alors vous le serez aussi. » Tu ris avec douceur et franchise, te mordant la lèvre avec envie. Puis tu reprends d’un ton plus doux et confident. Cette joie étrange. Ce jeu dangereux. C’est à ton prince sans cœur que tu le dois. De toute manière du cœur, tu as largement pour deux. « Vous voyez, j’ai bien fait de vous attendre, non ? »




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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Dim 4 Mai - 15:26

❝call 911 now ! ♥



Je ne fais que m'échapper, pour mieux revenir et te posséder.

Tu la regardes sans la voir, tu la goûtes sans l'apprécier. C'est une sensation amer qui ronge ton palais. Ce n'est pas comme ça que tu aimes jouer, il faut que le pantin désarticulé redevienne humain, pour mieux serrer ta gorge, desserrer tes barbelés, t'emprisonner pour mieux te libérer.
Elle chante, de sa voix cristalline, te provoque cette coquine. Tu aimes ça, te laisser bercer par ses paroles innocentes et concupiscentes, charmantes et puantes. Tu poses un doigt sur ses lèvres. « Chut princesse. Tu salies mes oreilles. »

Il resserre son emprise. Tu la provoques, elle te provoque. Comment ce jeu si couru d'avance peut-il se terminer sans tomber dans le cliché ? Voyons, tu es All O'Ween. Tu ne te prends pas la tête, tu tires sur la couette. Ou sur la cigarette. Ou sur ses jolies gambettes. « Si c'est si gentiment demandé... » Elle veut se différencier des larbins et des servantes. Elle veut t'être inestimable. Mais tu ne touches pas aux déchets, All'. En être un te suffit. C'est une pierre précieuse, une améthyste pur aux cheveux sales. D'une valeur sans égale. Elle enroule ses jambes, tu te colles un peu plus. C'est ce qu'elle veut ? Pourquoi se priver et lui refuser ?

« Emprisonne moi si tu veux, je n'avais pas l'intention de partir. » Tu plaques ses mains de chaque côté de sa tête pour mieux avoir accès à son visage. D'un mouvement machinal, tu passes ta langues sur tes lèvres. Comme un chien devant son repas, comme un homme devant sa princesse, comme un roi devant sa richesse. Comment la contraindre à t'obéir ? Comment la posséder entièrement ? Elle qui t'es si dévouée, petite poupée... Tu ne sens rien putain. Putain de merde, c'est tellement frustrant. C'est insupportable. Tu approches ta tête de la sienne, posant ton front contre le sien. « En effet, tu as bien fait. Mais ne vas tu pas le regretter ? »
Tu secoues tes cheveux carmins, les barbelés autour de ta nuque se resserrant, t'arrachant une grimace vite dissimulée.

Jeu de regard. Jeu de mains. Jeu de vilains. Ta main glisse sur sa peau lisse, à la recherche de vices, à la recherche d'un soupire haletant de la jeune fille. Tu es au bord du gouffre All', et au bord de sa culotte. Tu l'effleures à peine, remontant sur son ventre. Sa peau est sûrement chaude, si seulement tu pouvais la sentir. Tu caches ta tête dans sa nuque, remontant toujours plus ta main jusqu'à sa poitrine pour murmurer comme le diable que tu es. « Dis moi Violette, t'as t-on déjà puni auparavant ? »


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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Jeu 8 Mai - 16:21


« Chut princesse. Tu salies mes oreilles. »
Ce n’est pas le silence que tu veux. Je le sais. Je le sens.  Tes lèvres murmurent par principe. Ton corps s’agite par envie. Je pourrais faire tellement plus. Je pourrais te salir sans faiblir jusqu’au trépas. Juste pour te l’entendre dire, que tu m’adore. Oui que tu m’aimes trop. Je pourrais laisser ma peau blême se tordre sous tes mots. Je pourrais offrir ma chair et mes os. Je pourrais crever de plaisir et mourir de désir. Etouffer sous ton manque. Supporter tes noirs desseins. Chavirer sous le vice de ton être délabré. Savourer tes délires désaxés. Desserrer cette emprise maléfique. Toi mon prince noir au regard asymétrique.

« Si c'est si gentiment demandé... »
Oui je te demande de m’accaparer. Je te demande de jouer. Je te demande de me posséder. Oui je te demande de venir. Oui, je te demande de partir. Je te demande de sourire. Je ne suis pas une bonne personne. Je ne suis pas sage comme une image. Je veux jouer. Je veux t’accaparer. Je veux être remarqué. Je fais un caprice pour ton sourire. Je vais un caprice pour une envie. Je te provoque. Je t’emprisonne autant que je suis prisonnière et je te regarde. Et je savoure cet instant pendant que tu me nargues.

« Emprisonne-moi si tu veux, je n'avais pas l'intention de partir. »
C’est idiot mais cette phrase t’arrache un sourire plus tendre. Il ne voulait pas partir. Il ne voulait pas te laisser. Son corps entier t’accapare. Il t’emprisonne. Il te surplombe et t’imobilise. Il était ici avec toi et il voulait y rester. Avec toi. C’était comme un doux murmure qui normalement en aurait fait fuir plus d’une. Mais tu n’avais pas peur. Pas peur de ses mains. De son venin. Tu n’avais pas peur de ces yeux trop perçants. De ce danger trop présent. Non tu étais juste bien. Bien à jouer avec le feu. Avec le prince. Avec tes sens et ta raison. Avec ses sens et son sourire. Bien heureuse la victime dans les bras du Bourreau. Prête à recevoir le fruit de sa provocation.  

« Dis-moi Violette, t'as-t-on déjà puni auparavant ? »
Question étrange. Raison évidente.  Tu ne te laisses pas punir. Tu ne te laisses pas toucher. Approcher. Accaparer. Pas sans le vouloir. Pas sans raison. Alors pendant qu’il se délecte de ton corps. Pendant que sa main remonte sur tes formes pour mieux redescendre. Tu peux sentir son souffle. Tu peux sentir son indécente possession. Sa prise de pouvoir et ses fantasmes douteux. Tu restes la victime de son jeu sans pudeur. Tu soupires pendant qu’il t’effleure. C’est bon et tentateur. Mais tu ne veux pas que subir. Tu veux donner. Tu veux offrir. Faire ressentir. Si sur toi ces mains froides glissent comme celle d’un virtuose sur un piano. Tu veux faire de même. Tu veux le toucher. Tu es froissé. Frustrée. Impatiente. Osée. Alors tu tires sur tes poignets d’un coup ferme et rapide pour les délivrer. Tu pousses un léger gémissement de douleur et de satisfaction avant de pouvoir enfermer sa nuque dans tes bras.

Sublime délivrance. Tu peux enfin te noyer dans la naissance de son cou. Tu peux enfin le toucher. Lui rendre ce qu’il t’a tant donné depuis qu'il est arrivé. Comment pourquoi? Tu ne sais pas. Tu ne veux pas savoir. Tu veux pas comprendre. Tu veux juste profiter. Savourer. Succomber. Lui offrir... Tout ce qu’il a pu te provoquer. Tu laisses tes doigts courir sur sa nuque, dans ses cheveux. Tu les tires. Tu le serres contre toi. Sentir son parfum. Son odeur de tabac délavé. Déraillé. Désaccordé. Tu en soupires fébrile à son oreille avant de chuchoter « Je peux enfin vous rendre ce que je ressens… » avant de revenir caresser son cou de tes lèvres. Tu embrasses les marques. Les barbelés sans réfléchir… Finalement tu te recules pour le regarder dans les yeux. T'as les joues roses et le souffle saccadé. T'as les yeux luisant d'impatience. Troublée. Indécente et pourtant timide. Tu te mords la lèvre pour susurrer.

« Est-ce-que c’est pour avoir envie de vous faire sourire que vous voulez me punir ? Vous ne voudriez pas plutôt en profiter pour me dévorer ?  » Tu chuchotes. Tu rougis. Tu laisses tes mains passer de sa nuque à son torse. Tu le serres. tu l'emprisonnes. Tu le fais tien. Tu ne veux pas qu'il parte. Qu'il disparaisse. Qu'il t'abandonne ou qu'il te laisse. C'est violet. C'est violent quand c'est toi. C'est violette tout simplement.




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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Ven 9 Mai - 20:24

❝haha. game on, sweetheart.



Tu souffres All'. Tu souffres de ne pouvoir sentir son corps contre le tien, tu souffres de cette chienne de malédiction qui s'abat sur toi depuis trop d'années. Combien de temps es tu enfermé dans le noir, la solitude et la turpitude ? Tu n'as cessé de te complaire dans ton mutisme, dans ton misérabilisme. Mais elle est là, cette douce sucrerie qui pique ta langue. Car ça, tu peux encore le ressentir, tu peux encore la maintenir pour l'embrasser, caresser de ta langue sa comparse, dans une danse endiablée. Mais tu veux plus, tu veux la posséder. La détruire pour mieux la reconstruire. En faire ta poupée précieuse, qui te rendrait moins sale, toi le monstre de Frankenstein.

Tu crois faire le pan avec tes cicatrices et tes barbelés, tu crois qu'elles ont toutes envie de te lécher les pieds. C'est peut-être vrai après tout. Dommage que leurs coups de langues hypocrites et cupides ne te font aucun effet. Ils pourront toujours essayer de s'accrocher à tes bas, te faire tomber de ton piédestal. Mais qui voudrait réellement s'enfoncer dans les ronces pour te rejoindre ? Elle n'a pas eu peur, elle a prit ta main. Grossière erreur, pour elle, car maintenant, les barbelés se referment sur sa cage, elle ne pourra plus jamais s'enfuir. Tu vas la garder, près de toi, comme un trophée, comme la source de ton désir ardent.

Elle veut jouer, elle répond, elle ne s'écrase pas. C'est terriblement indécent, c'est terriblement provoquant. Et quand on te cherche, on te trouves. Déjà que tu étais bien présent. Contre elle, tu te plaques plus, pour l'empêcher de bouger, pour mieux t’imprégner de ses formes, les épouser. Elles sont à toi, rien qu'à toi. Tu tuerais qui compte essayerait de te les voler, de te les dérober. C'est ta chose, ta princesse quoi, tu trouves plus les mots pour la décrire. Objet, jouet ? Proie ou invitée ? Tout à la fois, tu n'as pas le temps, ni l'envie de réfléchir. Tout ce qui t'importe c'est qu'elle te supplie de te faire sienne, de ses pupilles dilatées et humides, qu'elle crie pour toi, qu'elle hurle son désir, qu'elle prie pour que tu la laisses te toucher, à son tour.

Mais elle n'attend pas, elle libère ses mains pour mieux profiter de ta peau. De quel droit ? Qui lui a autorisé ? Elle embrasse ta nuque, c'est explosif. Tu sens maintenant son corps, et tu sens également l'envie d'elle se formant dans ton pantalon. Tu inspires. Tu expires. Calmement. C'est dur de se contenir. C'est dur ouai. Elle veut vraiment que tu la bouffes entièrement ? Elle veut vraiment que tu la saisisses sauvagement ? Elle te cherche, un peu trop. Un peu trop. Tu arraches sa jupe et la toises, venant murmurer à ton tour, haletant, mordillant son oreille sensuellement. Te rendre ce qu'elle ressens ? Si seulement elle savait, elle avait fait de toi un monstre encore plus avide, avide de ses sensations nouvelles et si addictives. Hors de question qu'elle te rende dépendante, All'. C'est elle qui rampera pour en avoir plus. C'est ce qui te plait, les filles qui résistent, c'est plus amusant à briser, c'est plus plaisant à regarder, c'est plus excitant à vouloir les dominer.

Mais pour l'instant c'est toi qui rampe, connard. Alors tu te reprends, tu attrapes ses cheveux en tirant doucement, comme elle l'avait fait, passant ta langue du creu de son cou, par son menton et ses lèvres que tu mordilles. « Qui t'a donné l'autorisation pour me toucher ? » c'est si bon, t'es masochiste de vouloir la faire arrêter ? Ou plutôt, impatient de la voir te demander. Résiste Violette, pimente ta vie. Pimente la mienne. Pimente la nôtre. Tu retires ta ceinture, tu lui attaches les mains. « Ne t'inquiète pas, c'est juste ta punition. Si tu es sage, tu pourras. » mais ne t'inquiète pas je le répète poupée, je vais pas te faire de mal. Quoique... je veux juste te voir dans tout tes états. Parce que tu me fais craquer les joues gonflées, parce que c'est qu'un jeu, un jeu ou tu dois te libérer de ta cage de ronces. Ou bien... essayer.

« Violette... Aaah Violette... que vais-je faire de toi petite chenapan ? Tu as osé me provoquer, maintenant je ne  vais pas pouvoir m'arrêter...  Quoique.. » tu ondules légèrement contre son bassin, pour lui donner envie de toi.  Pour lui montrer qu'elle est maintenant dépendante de ta volonté, et de tes moindres désires. Ce n'est pas une esclave, ni une soumise, c'est juste ton précieux chaton que t'as ramassé au coin du jardin, qui s'est égaré devant ta porte, qui a couiné à tes pieds, qui t'a attiré ton attention, toi l'homme qui n'en avait rien à faire de l'humanité. Elle t'a liberé de ta prison, elle, l'enfant libre et sans attaches, pour que tu puisses mieux l'enfermer dans ta démence.

Tu recules.


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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Ven 9 Mai - 21:44


Le contact. Ce plaisir qui doucement traverse ton corps. Tu es si belle petite poupée. Avide et joueuse. Oui tu veux jouer avec le feu encore et encore. Tu veux te délecter de ses soupires. Tu veux te délecter de ses sourires. Tu veux fondre dans ses bras. Tu veux crever d’envie avec lui. Mourir de plaisir dans ses bras. Un rêve bien indécent. Un rêve indomptable. Il te le rend si bien. C’est parfait. Juste parfait. Un jeu à demi-mot. Pas réellement fondé. Juste assez pour vous rapprocher. Pour vous accrocher. Il laisse courir ses mains sur tes hanches. Il se perd dans tes caresses. Il danse dans tes soupires. Tu te languis des siens. Impatiente. Désireuse. Envieuse. Tu veux plus toujours plus. Adorable poupée débauchée. Délabrée. Désorientée. Tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu ne vois que ces yeux. Tu ne sens que son souffle. Sa langue et ses mains.  Le désir entre ses jambes. C’est dur ouais. C’est impatient. C’est puissant.  C’est sauvage. Il s’empare de tes lèvres. De ton souffle. De ton cou. Il s’empare de tes sens et déchire ta robe. La nudité. La surprise. La passion. A la limite devant ces yeux tu veux bien être simple. Simplement dénudée.

Mais voilà que la situation t’échappe. Voilà qu’il s’empare de tes cheveux. Tu te crispes légèrement malgré sa douceur maladive. Si doux et pourtant autoritaire. Est-ce-que tu as réellement fait une bêtise ? Il faut réellement demander l’autorisation pour le toucher ? Tu ne comprends pas. Tu n’as jamais entendu parler de ce genre de règles. Finalement le silence s’installe dans ton incompréhension. Tu ne bouges plus. Tu ne respires presque plus. Ton cœur loupe un battement. Il  attrape tes poignets pour les attacher. Tu pousses un léger soupire. Tu peux sentir la peur grandir en toi. Est-ce-qu’il va te frapper ? Est-ce-que tu vas devoir t’échapper ? est-ce-que c’était si grave que cela ? Tu ne comprends pas. Tu ne peux pas comprendre. Car toi tu ne sais pas que c’est ainsi qu’il faut jouer. Il te parle à nouveau de punition… Encore et toujours. Tu baisses la tête. Tu regardes tes mains attachés par la sangle de cuir. Tu n’aimes pas cette sensation. Tu n’aimes pas la tournure de cette situation. Tu n’es pas un animal qu’on tient en laisse. Tu n’es pas un oiseau qu’on enferme si on veut qu’il reste chanter à nos côtés. Non s’il continue ainsi tu ne chanteras plus jamais pour lui…

Voilà qu’il chuchote à nouveau ton nom. Mais désormais il n’a plus la même saveur. Mais tu n’écoutes pas. Il n’y a que ce poids sur ton cœur. Celui de la peine. Celui de la peur. Tu ne sais pas réellement comment ni pourquoi. Mais tes mains commencent à trembler. Toi qui le désirais plus que de raison tu te retrouves désarmée. Apeurée. Choquée. Exaspérée. Ça ne te convient pas.  Finalement lorsqu’il recule c’est comme une libération pour toi. Une libération du corps et de l’esprit.

Elle tremble ta poupée tu sais All’. Elle a peur. Elle est perdue. Complètement déboussolée. Elle ne comprends pas pourquoi. Pourquoi tu l’attaches. Pourquoi tu veux encore la punir. Pourquoi tu la laisses ainsi. A moitié nue. Elle se redresse lentement. La tête baissée. Les cheveux en bataille. Elle regarde ses mains entremêlées. Entravées. Elle se mord la lèvre. Elle ne veut pas pleurer. Et pourtant. C’est trop.. Bien trop pour elle. Alors les larmes coulent et ternissent ses joues si belle quand elle sont roses. Elle ne regarde pas. Elle n’y arrive pas. Elle tremble un peu. Elle tire sur la ceinture. Elle tire sur son poignet. Elle se fait mal. Elle remonte ses jambes. Elle les referme. Elle se referme. Elle n’est désormais qu’une boule sur la table que tu as dévasté. Réveilles-toi mon grand, elle ne va plus chanter pour toi si tu lui fais mal. Si tu l’inquiètes…

Tu tires sur la sangle en silence. Tu peux sentir ton poignet s’étirer toujours plus. Ça fait mal. Vraiment mal. Tu n’aimes pas ça. Tu ne le calcules pas. Tu n’arrives pas à te détacher. Tu n’arrives pas à comprendre. Tu relèves la tête pour le regarder. Le toiser comme il l’a fait quand il t’a dénudé. Tes cheveux en bataille. Ton souffle régulier. Tu lui offres un sourire sans vie. Un regard vide noircis par les larmes. Finalement tu finis par ouvrir la bouche. Pour soupirer son surnom. Comme s’il te brûler les lèvres. L’esprit et l’âme. Une poupée vide. C’est ce que tu voulais, non ? Admires-donc All’ ce que tu viens à nouveau de briser. Félicitation.

« Pourquoi ? » Oui All’… Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu ne veux pas que je te touche ? Pourquoi tu veux me punir ? La poupée se redresse. Elle descend de la table doucement. Elle s’approche d’un pas hésitant et lent. Bien trop lent. Toujours plus proche de son bourreau. Elle vacille et chuchote à nouveau « Pourquoi cela ? » Elle tire sur la sangle. Elle continue de pleurer tu sais. Elle penche la tête pour que tu ne puisses voir qu’une seule de ses iris améthystes « Pourquoi ainsi ? » Elle tend timidement la main vers toi. Vers ton torse. Ton contact à nouveau. Mais elle hésite tu sais.. Elle baisse la tête. Elle a mal.

« Pourquoi vouloir encore me punir ? Me punir pour essayer de vous rendre heureux comme.. Je le suis ? » Elle ose enfin te toucher. Elle ose enfin te regarder avec ses sanglots et son incompréhension. « Je ne comprends pas pourquoi vous faites cela. »Elle se recule un pas. Puis deux. Le contact était rapide. Trop fort pour elle. Elle est perdue ta poupée tu sais. Elle tire sur la sangle. C’est rouge. Ça blesse sa peau si blanche. « Si c’est ainsi, je préfère tout faire pour m’enfuir… » Elle se mord la lèvre. Elle agonise tu sais. C’est trop d’émotion pour son si petit cœur. Cœur libre et sans soucis. Elle se plonge dans tes yeux. Elle te noie dans sa sincérité « Alors que ... Je voulais simplement me rapprocher de vous. Encore et encore… »

Elle pleure, elle se frotte le visage. Elle est si fragile ta poupée All’. Même si tu vois, tu as ce que tu désires. Elle te dit qu’elle te veut. Plus, toujours plus.  « Encore plus.. Juste pour que vous me remarquiez. Pour vous me gardiez... » Elle tire sur la sangle une dernière fois. Le sang fait glisser sa main. Elle est libre. Elle a mal. Elle tremble. Elle lâche la ceinture devant tes pieds All’. Elle referme ses bras sur elle. Comme pour se protéger. Se cacher. Elle pleure à grosses larmes désormais. C’est bruyant. C’est déchirant... En chuchotant un dernier « Juste pour vous voir sourire.. All’ ».




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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Ven 9 Mai - 23:03

❝hoppipola



Elle a peur, elle tremble. Ce n'est pas ce qu'elle veut. Depuis quand t'intéresse tu à ce que désires les autres, All' ? Il n'y a que toi, toi et ton égoïsme frénétique, toi et ta parcimonie hypocrite. De jolis mots ne te sauveront pas de ta stupidité... la rendront juste plus onirique, sans doute.
Tu voulais jouer, comme un enfant avide, avide de divertissement, qui en marre d'être constamment enfermé dans sa chambre, sans personne avec qui s'amuser, à confronter l'éternel ennui du à sa propre monstruosité. C'était depuis toujours ton plus grand rêve, ou ton plus grand cauchemar, quelle différence ? Tu ne voulais pas qu'elle aussi, ai peur de toi, tu ne voulais pas qu'elle te rejette. Cependant, tu ne pensais qu'à toi, tu ne pensais désespérément qu'à ton plaisir unique, à ton sarcasme ludique, à tes jeux sadiques, ceux qui te faisaient frémir d'excitation. Tu n'as pas pensé à ce qui pouvait la blesser.

La voir dans cet état, déçue, haletante et fébrile. Tirant sur les liens dorés de sa prison, avec la volonté morbide de s'en sortir. Tu recules à nouveau, tes barbelés t'étouffent, ton paradis s'éloigne, elle s'approche, tu recules encore, tu ne l'entends plus, tu fixes hagard les larmes arc en ciel perlant sur ses joues, s'écrasant au sol carrelé de la cuisine. Tu ne sais plus ou tu es, c'est les ténèbres qui t'entourent. Comme d'habitude, il n'y a plus de lumière. Oh All', tu ne te contrôles plus, ton corps refuse d'obéir comme Violette a elle même eu le cran de te résister.  D'un geste compulsif et paniqué, tu tâtonnes ta poches, t'as plus de clopes, t'es en manque. C'est bien un cauchemar.
Oh. Tu perçois enfin sa voix. Tes sourcils se froncent, c'est à en devenir fou. Ça résonne dans ta tête. Et Castiel n'est pas là. Et Castiel n'est plus là. Rien ne se passe comme dans ton plan, elle t'échappe, comme le vent entre tes doigts, comme du sable au gré du tornade, comme un flocon de neige égaré dans les champs verdoyants. Et si seulement c'était sa place, auprès d'un être comme toi ?
Est-ce quelqu'un a seulement sa place à tes côtés ?

Un rire. Puis deux. Tu ricanes, nerveusement. Tes yeux désordonnés sont rougis, comme si tu n'avais pas eu ta dose, comme si tu n'avais pas dormi. Tes orbites sont sales parce que t'as pas la force de pleurer. T'y arrives pas. Alors tu rigoles, parce que t'es fou, et que c'est ta façon d'exprimer ton mal-être. Tu la regardes de haut. « Tu aimes te faire passer pour la victime hein ? Haha... je trouvais ça injuste d'être le seul à être sale, alors j'ai voulu te faire tomber dans la disgrâce. Ça t'apprendra. »
Haha. Tu n'es pas doué pour te faire passer pour un démon, All'.

Tu tombes à ses genoux, en continuant de rire, tu ne peux plus t'arrêter. Tes éclats de rire sonnent comme des pleurs, c'est comme ça que tu chiales ta vie putain. Finalement, tu avais raison, c'est toi qui rampe à ses pieds.
Tes rires sonnent faux maintenant, tu noies ton ennui dans la mélomanie. Tu prends les mains ensanglantés, tu les serres. Ta vision se froisse, tu sens l'odeur hérétique de l'hémoglobine chatouiller tes narines, tu vois des bras désarticulés derrière elles qui s'agitent. Illusion. Malédiction.
Tu baisses la tête en serrant ses bras et prononcent ces quelques mots que tu n'aurais jamais osé murmurer dans toutes tes vies jamais passées. « J'ai été un vilain garçon violette. Punis moi. »


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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Jeu 15 Mai - 15:41


Tu sais All’. Ta poupée souffre. Elle te regarde sans comprendre. Elle t’offrirait pourtant sans limite son souffle. Son sourire. Ses soupires. Elle pourrait sans doute tout t’offrir. Alors elle n’a pas compris. Elle n’a pas compris pourquoi. Ni comment. Et Elle est là devant toi à pleurer son incompréhension morbide. Elle ne te fuie pas. Elle t’explique. Elle te montre. Elle te garde. Elle t’avoue l’inavouable avec une aisance libre. Parce que Violette n’a pas de barrière. Elle n’a pas d’attaches. Elle ne veut que tes bras. Tes regards. Tes mains. Ton avidité malsaine. Tes fantasmes détraqués. Ton attention déplacée. Ton importance. Juste être remarquée. Gardée jalousement. Possédée. Juste existée. Donne-lui une place. Un nom. Une vie. Sauve-la de cette solitude voilée de sourires trop tendres. Trop propres…  

Alors elle est là devant toi. Avec son visage tâché de larmes. D’agonie. Les mains couvertes de sangs et de liberté.  Elle te regarde. Elle t’attend. Elle reste impassible, impassible devant ton fou-rire incontrôlé.  Premièrement secret et nerveux. Puis paniqué et délabré. Tes rires sonnent comme des larmes. Toi l’homme qui ne peut pas pleurer. Toi l’homme trop longtemps abandonné. Délaissé. Solitaire sans sourire.  Tu es là devant, tu lui offres un nouveau regard hautain. Entre deux rires. Ta tirade gerbante de méchanceté n’est pas crédible. Violette ne te quitte pas des yeux. Elle se contente d’encaisser. Vide et troublée. Pourquoi tes mots sonnent si faux ? Tu n’es pas franc All’. Avec toi. Avec elle…


Mais tu restes là devant lui. Lui qui s’esclaffe au bord de la rupture. Il va craquer. Il va tout lâché. Déverser sa haine. Sa douleur. Sa névrose. Sa différence. Ses peurs. Il tombe à genoux devant toi. Tu te crispes. Tu ne veux pas qu’il s’écroule. Non tu ne veux pas lui faire du mal. Perdue. Complètement déboussolée par ses réactions. Tu ne comprends pas pourquoi. Une fois encore il reste un mystère. Alors tu ravales ta salive. Tu retiens tes larmes. Tes mains pleurent à la place ton regard aux pierres violines. Ces yeux qui se posent sur ses cheveux carmin. De ses cheveux à son visage. De son visage à ses épaules. Son corps convulsant nerveusement.  Il est comme posséder. Riant à en perdre la raison et le souffle. Riant à s’en déchirer la gorge et les tripes. Mais toi, tu n’as pas peur. Tu restes là à accepter cette réalité. Finalement il se rattache à ton corps. A tes bras ensanglantés. Il te tient, il te garde. Il baisse la tête. Et sa voix suave, se fait murmure plaintif…

« J'ai été un vilain garçon Violette. Punis-moi. »
Mais All’ comment voudrais-tu qu’elle te punisse ta demoiselle désarmée ? Elle ne sait pas ce qu’elle doit faire. Elle ne comprend toujours pas tes jeux interdits et tes désirs tordus. Pourquoi voudrait-elle faire du mal à l’homme qu’elle espère voir sourire ? Elle ne dit rien. Elle se contente de venir à la même hauteur que toi. Un pied d’égalité. Elle aussi vient poser ses genoux à terre. Elle est douce. Bienveillante. Mais elle ne te regarde pas. Sa crinière trop longue. Trop sombre. Fait rideau devant son visage ravagé par la panique, la crainte de mal faire à nouveau et surtout l’incompréhension. Trop de sentiments qui s’entrechoquent dans l’esprit d’un cœur si entier et sincère. C’est dur pour elle…

Tu te places face à ton bourreau avec beaucoup de précautions. Lentement sans précipitation. Comme si le tic-tac de votre histoire prenait le temps de souffler. Tu libères d’une de tes mains pour venir délicatement remettre tes cheveux en place. Derrière ton oreille. Violette. Regardes-toi. Te voilà face à ton prince déchu, presque nue. Troublée. Rougissante. Avec un sourire timide et réservé. Tu penches la tête pour l’observer. Tu aimerais te perdre dans ses yeux désaccordés. Tu veux qu’il te regarde. Alors tu libères ton autre bras de son emprise pour venir délicatement prendre son visage dévasté entre tes petites mains tremblantes. Voilà, tu peux enfin lui offrir ce sourire tendre et trop sincère. Trop timide. Trop naïve. Tu peux venir embrasser ses joues. Son nez. Son front avant de passer tes bras autour de sa nuque. Avant de venir à nouveau unir vos corps dans une étreinte impudique. Tu n’as pas honte. Tes mains se perdent dans ses cheveux et ton souffle sur ses lèvres. Front contre front tu lui susurres dans un soupire intime et fébrile:

« D’accord… Je vais vous punir. Vous punir de m’avoir… Attraper. »
Son rire timide en dit long All’. Regardes-là. Elle n’a pas peur. Elle ne t’en veut pas. Elle essaie même de te taquiner. De Te libérer de toute culpabilité. Alors elle te sourit. Elle te chuchote une fois combien elle t’appartient. Avant de laisser ses lèvres glisser le long de tes lèvres.  Elle longe la ligne de ta mâchoire d’une pluie de baisers. Légers. Chastes. Sincère.  Ses mains toujours cachées dans ta nuque. Dans tes cheveux pourpres. Elle arrive à ton cou, elle souffle sur tes marques avant de les embrasser à nouveau… Tu vois All’, tu as peut-être réussi à trouver, la personne qui pourrait marcher à tes cotés. Toi le monstre complètement bousillé.




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MessageSujet: Re: without tomorrow ; violette    Mer 9 Juil - 21:42

❝il faudra bien mourir et me finir entre tes lèvres, quand dans le ciel on se soulève, contre la gravité du monde.




Ce soir c'est le grand bal
Mets du fard sur tes idées pâles
On va faire tanguer les étoiles
Faire valser leurs vieux discours
Viens danser c'est notre tour 

Dis moi Violette ? Est-ce que tu penses que je suis allé trop loin ? Tu vois, j'suis pas le prince charmant des trafalgars. Je suis même pas un prince en vérité. Je suis un être égaré dont un jour la reine a eu pitié. Elle a fait de moi son enfant, moi qui était tâché de sang. Entièrement. Inexorablement. Je ne suis qu'un être pourri de l'intérieur, qui se putréfie à chaque respiration, prisonnier de cette malédiction pour avoir été trop arrogant. Avec moi tu vas mourir. Avec moi tu vas périr. Avec moi tu vas pourrir. Je vais te contaminer de ce malheur qui ronge les trafalgars. Et pourtant je suis égoïste. Je te veux comme une chose qui l’éblouie, moi qui suis tapi dans l'ombre. Je te veux, comme une curiosité qui pique mes songes. Je te veux car je crois que quand je te voie, j'ai ptet' le cœur qui se remets à battre. Il a du mal tant il est noir. Noir et putride. Je me sens vivant. Tu es ma chose et j'ai pas honte de le dire. Je t'ai dis que je n'étais pas parfait. Violette, je t'ai tant fait attendre. Je ne veux pas que tu me punisses. Je ne veux pas que tu prennes le dessus. Tu ne prendras pas le dessus sur moi. Regarde moi dans les yeux quand je te parle. Regarde moi, Violette. T'es une idiote, une gamine capricieuse qui crois qu'elle va faire la loi avec moi, d'une caresse et d'un sourire. Tu me dégoutes parce que t'arrive à me calmer, à apaiser la colère qui gronde en moi. T'as réussi à me donner une raison de sortir de l'obscurité pour venir te chercher sur ton arbre. Maintenant que tu es là, tu es à moi. Tu ne pars plus c'est clair ?! De toute façon je t'en empêcherai. Pousse toi, t'es trop près de moi. Mais non reviens putain ! Viens là. Dis le moi si je te serre trop fort. Je m'en balance, je sens foutrement rien. Putain. Serre toi plus. C'est un ord.. une demande de ton prince. Finalement je suis ton prince, j'ai changé d'avis. Je ne te promet pas d'être tendre avec toi. Je n'en suis pas capable. Je sais que tu auras peur parfois. Je sais que tu as peur d'être un jouet à mes yeux. T'es pas un jouet, t'es plus que ça. T'es mon jouet. T'es ma chose. C'est la façon la plus forte que j'ai d'aimer. Les autres ne sont rien. Les autres sont transparents. Il n'y a que nous. Toi et moi, Violette. Tiens toi droite femelle. Voilà comme ça. Que je puisse sentir tes courbes contre mon corps. Tu sens bon Violette. Tu es belle violette. Et tout ça, c'est à moi. Parce que je suis un connard, je t'ai recueilli, comme un chaton sans abris. Ne regarde pas les autres. Ne regarde que moi. Si je te surprends à aller ailleurs, je te découpe c'est clair ? Si je te vois t'enfuir, je te charcute. Embrasse moi. Embrasse moi ou alors c'est moi qui le fais. Si je le fais ça sera violent et tu vas encore pleurer. Alors lève toi. Tiens toi droite. Et si tu me veux, ose prendre ce que tu désires. Si tu fais ce pas, tu es à moi comme je serais à toi. Embrasse moi bordel. Me regarde pas comme ça, je veux te bouffer là tout de suite. Je veux que tu sois mienne, sauvagement. Je veux que tu m'emmènes vers ta lumière. J'étouffe dans le noir putain de merde. J'étouffe... Je suis incapable de pleurer, mes yeux sont vides et mes lèvres sont sèches.

En fait, je ne suis pas du tout en train de te parler là tout de suite. C'est ce que j'aimerai te dire mais ma gorge est bloquée. J'espère que tu as compris à travers mon regard désaccordé, et mon corps désorienté.
Finalement c'est moi qui vient de me jeter sur toi pour t'embrasser sauvagement, dignement. Tu es à moi Violette. Je marquerai mon territoire autant de fois qu'il le faudra.



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