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 libre ; chimères cruelles

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MessageSujet: libre ; chimères cruelles    Dim 19 Jan - 14:26


Qu'est-ce que tu faisais là? Ça fait un moment déjà que tu ne crois plus en Dieu. Tu ne sais même pas si tu y as déjà cru en fait. Oh, sûrement. En Italie, tout le monde y croit. Tes pieds t'ont portés là, dans cet endroit un peu sinistre, un peu trop magistral pour une personne dont on ignore même l'existence. Tu trouves ça tellement ridicule. Alors pourquoi donc es-tu arrivée là? Tu te souviens le jour où ça s'est fini. Ta foi, ta croyance. Ce jour où ce Dieu t'as totalement lâché. Où était-il Dieu quand tu avais des problèmes? Nul part, il s'est cassé, il t'a abandonné ce Dieu qui devait être tout puissant, ce Dieu qui devait être compassion et pitié. Où était-il, lui, quand tout à commencé à dégringolé? Ce n'est pas lui qui t'a sauvée. C'est le cirque. Encore. Quand les aiguilles plongeaient dans ton bras et que tu plongeais avec elles, ce n'est pas Dieu qui t'as sauvé. Lui n'est bon qu'à te traîner dans la boue, qu'à t'enfoncer encore plus.
L'église est vide. Tu te demandes si c'est parce que moins de personnes croyaient en Dieu. Peut-être. Où peut-être parce qu'on était en plein milieu de la journée et que tout le monde travaille. Même toi tu devrais t'entraîner. Pourquoi tu ne le fais pas? Le froid, le froid t'empêchait de travailler. La neige t'avais surprise, là, dehors, et tu n'avais trouvé nul refuge. Tu avais couru. Et voilà, tu étais rentrée ici, tête baissée. Pauvre imbécile. Tu n'aimes pas la neige. Tu lèves la tête vers le ciel, là, où il devrait être. Dieu. C'est vraiment ridicule. Comment peut-on croire en une personne qu'on a jamais vu? En une personne qui ne nous a jamais aidé? Pourtant, en toi, il y a toujours une part de foi, là, enfouie. Celle qui te pousse à croire en ce Dieu invisible, même si c'est pour le haïr.

« Où étais-tu quand je t'ai appelé? », murmures-tu, les yeux fixés sur le plafond en pierre.

Aucune réponse. Tu ricanes. Evidemment. S'il n'existe pas, comment peut-il te répondre? Tu te demandes comment ces imbéciles, ces pauvres naïfs, ces candides, font pour croire en ces imbécillités? Ces mensonges, ces chimères? Cette Eglise qui se dit pacifique mais qui n'hésite à tuer et à couvrir des crimes commis par leur propres prêtres! Cette Eglise qui se dit aimante mais dont le seul but est d'avoir du pouvoir, toujours plus de pouvoir, encore plus de pouvoir.

« Ils me font pitié, avec leur croyance imbécile ! Ils sont ridicules, avec leur culte idiot, leur dirigeant tout puissant et miséricorde! », t'énerves-tu finalement.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Jeu 23 Jan - 23:56



l'obscurité de la lumière;
la clarté de l'ombre;



Sérieusement, tu ne sais pas pourquoi tu as mis les pieds ici. Trop de monde, trop de bruit. Trop de tout. Oh Supine, tu détraques. La neige tombe lentement, contrastant avec l'ébène de ta chevelure. Le froid se glisse jusqu'à ta nuque. La demoiselle s'enfuit en voyant ton sourire si horrible. Franchement. Tu n'as pas envie de lui courir après pour t'amuser. Tu veux te mettre à l'abri. Tu ne veux plus sentir ces morceau de coton froid se glisser dans ton cou. Tu marches lentement vers le premier bâtiment qui te propose de quoi te défiler de ce froid.

Une église. Tu le sais, ce n'est pas un lieu qui regorge de chaleur, mais il te protègera au moins de cette eau gelée qui s'évertue à tomber du ciel nuageux. Pas un bruit. Pas une parole. Le bâtiment te semble vide. Tes dents se referment doucement sur ta lèvre inférieure. Supine, tu t’ennuies comme un rat mort. Tu t'adosses à la porte de l'église, les flocons tombent devant toi, et tu perds l'équilibre. Tu te rattrapes de justesse. La porte s'est ouverte lors de ton appuis. Tu lâche un soupir. Tu n'as jamais cru, et tu ne veux jamais croire. Tu vas pour sortir, lorsque tu l’aperçois. Une chevelure blonde, une silhouette, debout au milieu de la grande salle. Tu entends sa voix. Tu sens l'énervement. Oh Supine, que vas-tu faire ? Rien de mal, tu te le promets à chaque fois. Tu t'approches doucement.

- S'ils sont ridicules, pourquoi parler d'eux d'une voix si forte ?

Arrivé derrière elle, tu te décales d'un pas pour t'assoir au bord d'un banc. Tu fermes les yeux, tu caches ton visage derrière tes mains, tes coudes prennent appuis sur tes genoux. Tu te vide l'esprit un instant. Tu ne la regardes pas, même si l'envie est là. Tu ne la connait pas, et probablement qu'elle s'est retournée pour voir qui venait de lui parler. Mais tu n'en sais rien, tu gardes tes yeux fermés, ton visage dans tes mains. Tu essaies tant bien que mal de réprimer ce sourire, ce regard. Tu deviens pire. Tu soupires.

- Si j'en crois ce que j'ai pu lire et entendre, il n'est qu'un horrible gamin, jouant sadiquement avec une fourmilière.

Ta main gauche tombe mollement à ton côté, alors que la droite remonte doucement dans tes cheveux. Tu la fixes. C'est triste, n'est-ce pas ? Si tu en crois ce que tu as pu lire et entendre, tu es comme lui, cet être imaginaire créer pour les plus faibles. Alors tu es le bien ? Tu es l'espoir des faibles ? Tu es un dieu ? Conneries, Supine. Tu n'es rien d'une lumière dans l'ombre. Tu n'es qu'obscurité dans la clarté.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Sam 25 Jan - 16:21

Un instant de silence. Un battement de cœur. Ta colère commence à redescendre doucement quand une voix résonne dans l'église, portant sur les murs, dans la salle. Tu sursautes. Toi qui parlais, là, si fort, tu ne t'attendais pas à ce qu'il y ai quelqu'un. Tu ne peux t'empêcher de sourire, un peu en colère, un peu trop surprise. Cette voix grinçante qui t'as accueillie, tu ne l'attendais pas. Trop franche. Trop vraie.

« je n'ai pas le droit de dire ce que je pense? », tu demandes, en colère.

Tu n'apprécies pas que l'on te fasses remarquer tes incohérences, pauvre femme hautaine et orgueilleuse ; tu n'aimes pas que l'on te contredise pauvre adulte à l'âme un peu trop capricieuse. On ne peut contredire les lumières, on ne peut contredire les puissances. T'agenouiller face à une simple phrase, face à un simple commentaire d'un inconnu t'es impossible. Et puis, ce n'est qu'une simple remarque pauvre colérique, pourquoi le prendre si mal? Peut-être parce que cet homme ne t'inspire pas ; peut-être parce que sa voix te déplaît. Peut-être qu'elle est un peu trop comme la tienne ; hautaine et ironique. Tu te retournes mais tu ne vois qu'une touffe brune dépassant d'un corps plié et replié, tel les contorsionnistes de ton cirque ensoleillé. Il continue de parler, de sa voix grinçante pourtant étouffée. Tu frissonnes. N'est-ce pas sinistre cette situation, là, dans le noir, dans cette église un peu trop vide? Pourtant tu ne peux t'empêcher de sourire. Cela t'amuserait-il Clyde ? Parler ainsi à un inconnu est-ce une chose normale ? Est-ce une chose saine ?

Toi tu ne peux t'empêcher d'éclater de rire face à sa phrase. Un gamin avec une fourmilière, quelle douce comparaison!

« Un gamin sait faire preuve d'empathie. Cet homme là... cet être... ne sait faire preuve que de mal, que d'une cruauté sadique et pervertie. S'il est vrai qu'il existe et qu'il a créé le monde, alors les humains ont hérité de ses défauts. »

Il retire sa main de son visage. Il te fixe. Tu le fixes. Ses yeux sont dorés. Beaux. Ils ont pourtant une lumière qui à l'intérieur qui te glace, sans que tu ne laisses rien apparaître, pauvre menteuse. C'est la première fois que la lumière te fait peur. Car celle-ci n'est pas une bonne lumière. Elle est laide, superficielle et surtout sombre. Une illumination obscure. C'est ça qui te fait peur. Peut-être sa lumière est-elle différente de la tienne ? Tu cesses de le fixer. Tu vas t'asseoir sur l'autel vide. Un battement de cœur. Un instant de silence. Un frisson.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Sam 25 Jan - 20:54



l'obscurité de la lumière;
la clarté de l'ombre;



Question rhétorique. Un léger tremblement de voix, colérique. Un éclat de rire, puis une réflexion. Tu la fixes toujours de tes yeux d'or, alors qu'un large sourire s'étire sur tes fines lèvres. Il ne sait faire preuve que de mal, et d'une cruauté pervertie. Tu lâches un léger rire, comme absent. Peut-être te décideras-tu à le prendre comme modèle un jour, au moment d'une baisse de régime, qui sait ? Tu te redresses, ne lâchant pas la blonde de ton regard qui change petit à petit.

- Alors une personne méchante et cruelle à souhait est le plus proche représentant de ce dieu créateur ?

Tu aperçois plusieurs changements dans son regard, sur sa peau. Ton sourire devient légèrement désagréable. L'or de tes iris de vide lentement. Tu te lèves tranquillement, donnant presque une impression de ralentit. Tu fais quelques pas en avant, réduisant la distance qui vous sépare à chaque fois que qu'un de tes pieds se pose devant.

Tu l'imagines déjà. Ton souffle effleurant sa peau alors que tes doigts se glisseraient dans sa chevelure d'or, alors que ton sourire dégoutant capturerait son attention. Mais tu n'en fais rien. Tu y vas doucement. Petit à petit. Oui Supine, tu savoures, doucement, lentement, presque d'une façon perverse. Tu te poses face à elle, debout devant l'autel à une distance très raisonnable. Tu enfonces tes mains dans tes poches, essayant de réduire ton sourire pour ne pas être trop rapidement cerné. Et encore, tu sais déjà que ton regard ne cache rien. Il dévoile tout. Il dévoile totalement ce que tu es.


- Pourtant, je trouve qu'il y a beaucoup de haine contre cet être imaginaire, dans tes paroles. Tu as déjà pensé qu'il existait, ou tu y as même cru. Je me trompe ?

Tu ne sais pas si tu as vu juste. Tu n'en sais rien, mais c'est ce qu'elle laisse transparaitre dans sa voix, dans ses mots. Tu l'observes, alors qu'elle est assise sur cet autel qui normalement est une chose sacrée. Mais, y as-tu seulement cru une fois, pour savoir ? Comment aurais-tu pu croire à ce genre de stupidité alors que tu es dans un état lamentable. Par réflexe, tu attrapes ton paquet de cigarettes, et en allume une. Franchement Supine, tu t'en fous d'enfumer ce bâtiment qui est sacré pour certains. Encens et cigarette, la fumée est la même.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Sam 25 Jan - 21:53

Il rit, d'un rire sans joie, d'un rire un peu trop vide pour être sincère. Vous vous fixez. Tu ne baisses pas le regard ; tu ne baisses jamais le regard. Cette fois-ci surtout tu ne tiens pas à le faire. Tu ne sais pas pourquoi. Ton instinct, sans doute. Tu es forte ; tu es hautaine. N'est-ce pas à cause de ça que tu hais la défaite ? N'est-ce pas à cause de ça que tu parles encore à cet homme anonyme, sombre? Être faible ; être lâche ; c'est pour toi un cauchemar.
La question de l'homme est saugrenue. Tu ricanes.

« Bien sûr que non. Aucun homme ne peut ressembler à cet être pour deux raisons. Premièrement les hommes sont faibles et quand bien même la personne est méchante et cruelle au possible, elle ne sera jamais puissante. Or, cet être est puissant. Deuxièmement, tous les êtres humains ont des qualités. Cet être là, s'il existe, n'en a pas. Personne ne sera jamais proche de ce soit-disant créateur, de ce monstre.

La lueur de ses yeux change ; son sourire change ; tu le note, ô toi observatrice. Il se lève, s'approchant de toi d'une démarche silencieuse, un peu trop peut-être. Il ne cesse de te fixer ; tu fais de même. Tu le trouves étrange cet homme là ; un peu glauque ; un peu trop sûrement. N'est-ce pas l'ambiance qui le veut ? Tu ne bouges pas ; tu sais garder ton sang-froid Clyde. Tu sais te raisonner. Alors raisonne!, te cries-tu. Alors tu calmes ta respiration, prenant de grandes inspirations. Il n'est qu'un homme. Faible. Lâche. Comme tout monde. Comme toi, même si tu te le refuses.  Pourtant tu ne peux t'empêcher d'être soulagée quand il s'arrête. Il n'est pas loin. Mais il n'est pas trop près non plus. Il prononce ces paroles un trop vraie, un peu trop révélatrice. Toi qui te veux menteuse, cet homme lit en toi comme dans un livre ouvert. Tu ne peux empêcher un grognement sortir de ta bouche ; cet homme là t'effrayait et t'énervait décidément beaucoup.

« j'ai été naïve, c'est vrai. Mais quand j'étais au fond du trou, en train de mourir à petits feux de ma propre main, ce n'est pas un Dieu qui m'a sauvé, ce n'est pas l'imaginaire humain qui m'a sauvé. Et ce n'est surtout pas sa soi-disant miséricorde qui m'a sauvée !  »

Tu t'énerves ; encore. Ce sujet a le don de mettre en pagaille ton peu de sang-froid. Il allume une cigarette. Pour une raison qui t'es inconnue Clyde, cela te détend ; tu le sens plus humain. Tu en oublierais presque la lumière un peu trop sombre de ses yeux. Presque.

« ils proclament la paix et l'amour mais ils pillent et ils violent ; ils se disent libres mais tout ce qu'ils font c'est de priver les autres de leur liberté. Ce sont des tueurs, sans même un honneur, sans même assumer leurs actes. Ce sont les pires ; des menteurs, des hypocrites. »

Tu craches par terre, souillant ce temple sacré. Tu fais dans la délicatesse Clyde, tu es exquise, élégante. Comme toujours.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Sam 25 Jan - 23:09



l'obscurité de la lumière;
la clarté de l'ombre;



Elle te contredit par de longue paroles. A dire vrai, tu as du mal à en comprendre la totalité. Tu aspires cet air goudronné qui s'accroche malicieusement à ta gorge, pour ensuite le recracher violemment. Tu le sens. Tu as su lire. Tu as su la percer à jour. Naïveté, reproche, haine. Critique, et un jet de salive sur le sol. Tes dents se serrent fortement sur ta lèvres inférieure. Une douleur pour le calme. Ton sourire dégueulasse est toujours étiré sur tes horrible lèvres, mais tu lèves soudainement le regard vers le plafond, perdant la blonde de vue. Tu éclates de rire. Un rire dissonant. Un rire désagréable. Froid. Affreux.

- Ô gamin, figure de Dieu. Entends-tu les paroles de celle qui t'insulte ?! Je te remercie pour le spectacle, c'est grandiose !

Ton visage se baisse lentement, ton regard se portant sur le sol devant toi. Ca commence, Supine. Oh oui, tu commences petit à petit à mieux comprendre. Tu vas pouvoir agir efficacement. Peur. Énervement. Détente. Haine. Tu aspires une dernière fois l'air pollué qui s'engouffre presque douloureusement jusqu'à tes poumons, puis écrase ta cigarette sur le sol. Le pied dessus, pivotant et pivotant, pour que le papier se déchire et que le filtre soit à nu sur la pierre froide de l'église.

- Tu vois, ce filtre là ? Je dirais bien que c'est toi. Écrasée, qu'on laisse sombrer, à découvert, et sans défense. Face à ce que tu nommes hypocrisie et mensonges. Triste sort n'est-ce pas ?

Un pied devant l'autre. Tu réduis lentement, tranquillement la distance qui te sépare d'elle. Et finalement, tu es à côté de la blonde. Tes mains sortent de tes poches pour se poser sur l'autel auquel tu prends appuis. Tu la regardes de haut en bas de ton regard ignoble. De bas en haut. Tel un scanner. Tu l'observes, essaies de remarquer le plus de choses possibles. Déchirée, mais délicieuse. Ta langue passe doucement sur tes lèvres, humidifiant ces dernières. Tu es stupide Supine. Débile, mais fou.

- Jouons. Tu es la lumière, je suis l'obscurité. Au premier qui flanche sous les paroles ou les actes de l'autre.

Tu lui adresses un clin d’œil qui n'a rien de bienveillant ou de rassurant. Il est vide, tout comme toi. Comme ton regard, comme ton sourire. Ils n'en apparaissent que plus effrayants, dégoutants, repoussants. Tu veux jouer. Tu veux voir ce que ça peu donner. Tu es l'ombre. Elle est la lumière, ta lumière. Plus elle brillera, plus tu seras sombre. C'est ainsi que ça fonctionne. Et ce, jusqu'à la fin. Ton regard se lève de nouveau vers le plafond, essayant de distinguer les cieux que tu ne peux pas voir. Regarde bien. Admire la lumière et son ombre, juste derrière elle.
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Mar 4 Fév - 20:57

Il rigole, ricane, s'approche. Et il est là, à côté de toi, souriant, fou. Il t'observe, là, partout. Il t'observe, t'analyse. Toi tu cesses de bouger, tu ralentis ta respiration, tu te calmes. C'est ton instinct qui te le souffles, là, dans ta tête, discrètement, secrètement. Tu ne veux pas qu'il t'entende. Et il ne t'entendra pas. Tu l'espère en tout cas. Un jeu, qu'il te propose, un jeu, qu'il veut faire. Étrange. Trop. Ça te fait penser à ce film que tu as vu quand tu étais sur Terre. Ce type, ce clown, qui te dis alors que tu te réveilles dans un lieu totalement inconnu « Bonjour, on va jouer à un jeu ». Saw, si tu te souviens bien. Là, c'était exactement la même ambiance. Sauf que cette fois, ce n'est pas un film, ce n'est pas un clown, ce n'est pas une cave. Là, c'est la vraie vie, c'est un vrai homme aux pupilles d'or, dans une église. Un mauvais pressentiment. Si cette scène te fais penser à un film d'horreur, ce n'est sûrement pas pour rien. Il s'y croit n'est-ce pas ? Toi tu ne bouges pas ; le fixant, le dévisageant. Tu es la lumière, il est l'obscurité. Tu es le bien, il est le mal. C'est cela n'est-ce pas ? Évidemment. Il est fou. Fou, voilà un mot qui le convient bien. Tu plisses les yeux. Hausse un sourcil.

« Pourquoi jouerais-je ? Et pour quoi jouerais-je? »


Deux questions se ressemblant, mais essentiellement différentes.



HRP:
 
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MessageSujet: Re: libre ; chimères cruelles    Dim 23 Fév - 0:41



l'obscurité de la lumière;
la clarté de l'ombre;



Tes paupières se ferment lentement, privant tes iris de la faible lumière régnant dans l'église. Dans tes yeux apparait une lueur horriblement malsaine. Tant de d'interrogations. Tant de questions, que même toi, tu ne peux pas y répondre. Elle seule peut y répondre, elle seule a la solution, simplement parce qu'elle a posé les questions. Tu la sens méfiante. Sur ses gardes. Mais après tout, qui n'est pas sur ses gardes en te voyant, même de loin. Qui n'a jamais eu peur de toi, et des signes avant coureurs de ta folie ? Tes dents se serrent doucement sur ta lèvre inférieure alors que tu retiens un rire dissonant. Ce son qui appel presque au vide. Tu ne découvres pas tes iris de tes paupières. Tes lèvres forment la première syllabe que tu vas prononcer. Froid.

- Pourquoi ? Mais pour passer le temps voyons. Quant à pour quoi, tu es la seule à avoir la lumière pour éclairer cette question.

Elle ne le sait peut-être pas encore. Mais pour toi, ça a déjà commencé. Tu comptabilises déjà les points. Ton sourire s’agrandira ou se videra encore plus en fonction de ses prochaines parole. Supine, tu souris.


Grrr:
 
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