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 « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]

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MessageSujet: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   Dim 20 Oct - 16:45

« Qui vole un bœuf, est vachement costaud. »


Le petit Prince il en a marre de Yubaba. La ville, le bruit, les pensées, les gens.  Lui ce qu'il aime, c'est le calme et les cabanes. Les animaux, et la forêt. Alors il a tout bonnement exigé au palais une sortie. A la vallée du vent, parce que c'est la contrée qu'il préfère. La bas, c'est tout vert et tout silencieux, alors Barthélemy, il aime beaucoup partir là bas. C'est grand,  c'est beau et c'est chouette.

Mais comme il en a l'habitude, il doit être suivi et "protégé" par un garde du palais. Sauf que Barthélemy, il en a marre de se répéter : c'est plus un bébé.  Cette fois ci, c'est Babar qui lui servira de chevalier. Il s'appelle pas vraiment Babar, mais le petit prince il trouve vraiment qu'il a de trop grandes oreilles. Ca l'inquiète même. Il rit d'avance à l'idée de le voir s'envoler à cause des trop fortes bourrasques dans la vallée verte.

Mais il est gentil avec lui, alors le petit Prince il est content que ça soit lui qui l'accompagne.

Barthélemy, à peine arrivé à destination, il sait déjà où aller : les grands champs du pays.  Alors, Babar derrière lui, il se dirige avec empressement rejoindre les vastes hectares de céréales, fleurs et autres produits aux mille couleurs. Le garçon, il en a déjà pleins les yeux et est émerveillé par tant de beauté. Alors il presse le pas et accélère.

Puis il les entends. Des choses comme il a jamais entendu. Barthélemy, il s'arrête brusquement, provoquant la chute de Babar, qui après lui être rentré dedans, tombe tête la première sur le sol.  Le petit prince réfléchit alors un millième de secondes puis, sans prévenir, repart en avant de plus belle. Il court, file et rase le sol de ses petite jambes en direction de ses nouveaux sons, semant sans le savoir le pauvre Babar, resté en arrière.

Et plus il se rapproche, plus il comprend des mots. Incertains. Fugaces.

« Hrbe. Mgnger. Herbe. Hbe. Hrbee. »

D'habitude, ce qu'il entend, c'est des phrases, des trucs bizarres qui se suivent, des mots qui veulent dire quelques chose. Jamais de sa vie il a reçu des choses de ce genre dans sa tête. Puis en simultanée, d'autres sons apparaissent.

« méméméméméméméméé »

De plus en plus désarçonné, Barthélemy il commence à croire que ce qu'il redoutait tant était arrivé. A force d'entendre tout pleins de machins, son cerveau avait fini par planter. Erreur système. Mais il ne perds pas espoir, traverse un champ de blé à toute allure et surgit des céréales, persuadé de découvrir ce qui provoquait ce boucan dans sa tête, couvert d'épi de blé, de terres et de cailloux en hurlant :

« BANZAI ! RAMENEZ VOUS LES BRUYANTS MACHINS ! VOUS ME FAITES MÊME PAS PEUR, MOI JE VOUS CASSE LA TÊTE ! »

Mais Barthélemy, ce qu'il trouve devant lui, c'est une maisonnette agricole, deux vaches et une chèvre, le tout, bien trop tranquille. Mais surtout, deux mètres devant lui, un drôle de monsieur tout bizarre, tout grand, tout puant le fromage, le regardant débouler du champ voisin.
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MessageSujet: Re: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   Lun 21 Oct - 18:24

Aujourd'hui c'est un grand jour. Oui Monsieur un grand jour. Parce que la citrouille de Gervita elle fait pile poil trente centimètres ! Il vient de la mesurer avec son mètre et tout et tout. Le fromager est super fier. Ça fait un moment qu'il travaille sur son potager qui a survécu aux colères régulières de sa chèvre. De tout ce qu'il a planté, n'ont survécu que les navets, les courgettes et les citrouilles. Même les patates elle les avait saccagées la sauvage ! Pas grave, il ne lui reste que des légumes d'Halloween. Petit, il n'a jamais sculpté de citrouilles et cette année il compte bien commencer. Lui qui n'a jamais eu la main verte est tout fier de ses plantations toutes pourries. À Paris il ne plantait jamais. Paris y'a pas de vert et c'est tout petit. Même sur les terrasses c'est trop serré pour cultiver quoi que ce soit. Alors Gervita il est content quand il sème ses graines qui ne poussent pas et se font manger par les piafs. C'est un passe-temps comme un autre.

Les genoux dans la terre, Gervita se relève, prend son râteau et se met à bêcher en sifflotant tout content avec son chapeau de paille sur la tête et son brin de blé dans le bec. Ce matin il a même mis une salopette pour avoir la parfaite tenue du plus gros des pécors. Après tout, il a bien travaillé son accent de beauf ces derniers temps. Bientôt, le fromager deviendra le roi des bouseux. Ça l'amuse. C'est sa revanche sur sa vie urbaine de parisien. Bref, il est content.  
Plus loin ses deux vaches et sa chèvre broutent, pépères comme jamais. C'est calme. Mais pas pour longtemps parce que voilà que du champ d'à côté déboule une tornade blonde haute comme trois pommes qui beugle comme quatre. Si ni les vaches, ni la chèvre ne sont impressionnées, Gervita ça le surprend un peu quand même. Depuis quand les gnomes ça poussent dans les champs ? Heureusement que ce gnome-là, il a pas l'air trop trop méchant. Enfin assez pour pas lui planter son râteau dans le popotin. Toutefois, pas question de laisser un nain pénétrer ainsi sur son territoire sans se laisser faire.

Comme il est de bonne humeur, le fromager se saisit de son râteau et l'agite au-dessus de sa tête en poussant des rugissements.

▬ RAWR ! Qui ose déranger le troll de la forêt ses vaches magiques ? Serait-ce un hobbit aux pieds poilus ? Ça tombe bien, c'est pile l'heure de mon goûter !

Prenant un air effrayant, Gervita commence à s'avancer vers le gnome et continue avec sa plus belle voix rauque :

▬ Huuuum, j'adore la confiture de morveux sur mes tartines de Kiri. Pitit pitit Hobbit, viens ici que j'attrape ! 


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MessageSujet: Re: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   Jeu 24 Oct - 12:48

« Le méchant n'est qu'un enfant robuste. »


Au début, le petit Prince, il semble perdu. Il ne sait pas où il est, il ne sait pas où est Babar, et le monsieur tout bizarre commence à lui faire peur. Un peu. Car Barthélemy, c'est un homme maintenant, alors pas question de se laisser faire par le bonhomme en face de lui.  Mais quand celui ci agite son instrument à piques (totalement inconnu du petit Trafalgar) au dessus de lui en vociférant des tonnes et des tonnes de machins farfelus, Barthélemy il ne sait pas comment réagir.

« RAWR ! Qui ose déranger le troll de la forêt et ses vaches magiques ? Serait-ce un hobbit aux pieds poilus ? Ça tombe bien, c'est pile l'heure de mon goûter ! »

Le blondinet, il sait pas trop de quoi il parle mais il comprend l'essentiel. Seulement, sa naïveté prend le dessus, laissant de côté sa magnifique quête de maturité : il ne sait pas ce qu'est un hobbit, mais a très vite saisi qu'en face de lui se tenait le premier troll qu'il eut jamais rencontré.  Et qu'il voulait le manger. Accompagné de ses sorcières de vaches. Pris d'horreur, le Prince il commence à reculer, se disant qu'il aurait sans doute du attendre que Babar vienne avec lui.

Et plus il recule, plus le Troll il avance.  Il lui adresse une tête tout bonnement repoussante  qui remplit Barthélemy d'effroi.  C'est dans ces moments-là que le petit garçon, il regrette de pas avoir de don offensif. Pour mettre une chouette raclée à tous les vilains méchants. Mais il devra faire avec, car le monstre, il s'est encore approché. Et il commence à nouveau à lui parler, d'une voix sombre et terrifiante.

« Huuuum, j'adore la confiture de morveux sur mes tartines de Kiri. Pitit pitit Hobbit, viens ici que je t'attrape ! »

Il l'appelle encore Hobbit, mais Bart', il sait pas ce que s'est. Le kiri, ça, il connaît, et il veut surtout pas gâcher ce délicieux fromage avec une confiture de lui-même. Ah, ça non.  Puis au fur et à mesure, le petit Prince, il commence à trembler. Il commence à s'énerver aussi. Parce qu'il n'a rien demandé, lui.

Et c'est alors qu'il fait le rapprochement. Dans les films, ce sont toujours les gentils qui ne demandent rien qui gagnent quand on les attaque. Et, aussi rapidement qu'il fut apeuré, il se retrouve assailli par une nouvelle énergie et une vague de confiance en lui. C'était son moment, sa gloire. L'heure où le grand Prince Barthélemy Aion Trafalgar, premier du nom, allait terrasser les opposants de son prestigieux royaume.

Il ne pouvait pas en douter, car c'est les films qui le disaient. Enfin qui le montraient. Mais c'est pareille de toute façon.

Alors, le garçon il charge. Il baisse la tête, ferme les yeux, et se met simplement à foncer en direction de l'horrible monstre. D'une force phénoménale, celui ci vient percuter le bas ventre du Troll, et, pris d'un surplus d'élan après le choc, vacille sur le côté en chutant sur un machin orange au sol.

Barthélemy, quand il se relève,  il a le sourire jusqu'aux oreilles quand il voit la créature, rouge et essoufflée, les mains sur le robinet magique. C'est Hermès qui lui avait expliqué cette technique ancestrale de défense pour une personne de sa taille, et le Prince, il avait écouté avidement les conseils de l'emplumé. Le garçon, il se redresse alors totalement, et chassant les débris de citrouille de sa magnifique  tenue, il s'adresse au monstre, sans perdre de sa superbe :

« Tu as tenté d'abuser du grand Barthélemy, misérable, mais voici ce qu'il t'en coûte. Tu as de le chance que ce dernier soit clément envers les créatures de ton genre. Mais la chance ne sera pas toujours de ton côté. Alors, apprends à te contenir car, n'oublie pas, le valeureux prince veille. »

Barthélemy, il aime bien sortir les phrases chouettes qu'il retient quand il va au théâtre, puis les remodeler à sa guise dès qu'il en a l'occasion. Et aujourd'hui, c'était une bien belle occasion.

Avec tout ceci, le blondinet, il ne s'est pas intéressé à tous les bruits bizarres qu'il entend toujours dans sa tête. C'est en se retournant qu'il fait le rapprochement avec les deux vaches et la chèvre : son don, pourtant normalement inutile sur les animaux, devait en fait fonctionner un minimum sur les bêtes domestiques, ne le laissant cependant pas comprendre ce que celles-ci pensaient.

Barthélemy, il trouve ça trop chouette, parce qu'il se sent ainsi beaucoup plus proche de ses amis à fourrures, à écailles ou à plumes. Mais c'est en se retournant à nouveau, qu'il remarque que la créature s'est finalement calmée, et qu'elle fixe étrangement les restes du bidule orange sur quoi il est tombé.


Dernière édition par Barthélemy le Ven 29 Nov - 18:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   Ven 1 Nov - 13:59

Les deux premières secondes, Gervita est très content de lui quand il voit la terreur dans les yeux du môme. Bin oui, il ne savait pas qu'il était si convaincant en troll des bois. Puis après ça le vexe un peu. Gervita se sait très grand mais tout de même, de là à réellement passer pour un monstre. En voyant le gamin trembler comme une feuille, le fromager s'apprête à stopper net son petit manège quand brutalement les yeux du morveux se mettent à briller. Un truc sauvage s'allume dans son regard et sans que ledit troll n'ait le temps de crier gare, le petit le charge tête baissée.
Pris au dépourvu, Gervita hésite entre s'écarter, bloquer, appeler sa chèvre à la rescousse ou ou... Rien faire. Et c'est précisément ce qu'il fait parce que réfléchir dans pareille situation est loin d'être intelligent. Enfin si, s'il avait correctement réfléchi, il aurait fait le calcul entre sa propre taille et celle de son agresseur et il aurait pu au moins tenter de limiter l'impact.
En parlant d'impact, d'une seconde à l'autre, le gosse rebondit avec une violence inouïe pile sur ses bijoux de famille. Coup critique. C'est très efficace. C'est limite s'il voit sa vie défiler devant ses yeux mais le seul souvenir qui lui revient c'est celui de quand il s'est explosé les parties intimes sur un trébuchet avec sa cousine quand il avait dix ans. Autant dire qu'il aurait préféré ne jamais se remémorer cet énième traumatisme d'enfance. Bref, Gervita a mal. Très mal. Tellement qu'il tombe en arrière en tenant ce qui lui reste de virilité tout en lâchant une volée de jurons :

▬ Put*in de m*rde de saligaud de...

Subitement, il se rappelle pourquoi il déteste les gosses. Ces petites choses-là c'est vicieux. Il est sûr qu'il a fait exprès l'autre bouffon. Ça peut pas être une coïncidence. En tout cas jamais un compatriote mâle n'aurait visé aussi bas. Ah la crapule. Et en plus, voilà qu'il se met à lui faire la leçon, se prenant réellement pour un héros. S'il n'était pas encore sous le choc, le paysan s'étonnerait de la soudaine richesse du vocabulaire du petit.
Curieusement, Gervita n'a plus très envie de jouer alors ça ne le fait pas beaucoup rire. Surtout quand il réalise en écarquillant très grand les yeux que ledit Barthélemy est recouvert de morceaux oranges et jaunes. Ça ne peut vouloir dire qu'une chose. Se penchant pour voir derrière le gnome, le fromager réalise avec horreur qu'en l'espace de dix secondes l'importun lui a explosé non seulement toutes les chances d'avoir un héritier mais aussi sa belle citrouille de compétition. Il se relève alors tant bien que mal.

▬ Mécrééééaaaaaaaant ! S'exclame-t-il d'une voix pleine de douleur et de tristesse, ne trouvant pas insulte plus seyante. Gervita se fait la promesse que plus jamais, il n'imitera le troll. Ça ne lui va pas du tout comme rôle.

Le gosse a de la chance de n'être justement qu'un gosse et surtout que Gervita ait trop peur de lui coller une. Qui sait quelle autre technique démoniaque pourrait-il sortir de sa botte la prochaine fois ? Mais le brun ne compte pas laisser la mort de son cucurbitacée impunie. Il claque des doigts et voilà que pouf le visage du monstre qu'est Barthélemy est recouvert de fond de teint orange de fard à paupière bleu, de blush rose de mauvais goût et d'un rouge à lèvres absolument immonde. Profitant de l'effet de surprise, le fromager se jette sur sa cible, la saisit par le col et la soulève à bout de bras du sol tout en prenant soin de l'éloigner de ses parties intimes. Le secouant dans tous les sens, il lui indique du doigt la dépouille de la citrouille et le sermonne comme il le peut :

▬ Ouais bin regarde c'que t'as foutu d'ma citrouille princesse de mes deux. Ça va pas d'foncer sur les gens comme ça ? T'as rien du tout dans l'crâne en fait. Maintenant t'vas déguerpir vit'fait, bien fait d'chez moi sinon j'te colle une fessée dont tu t'souviendras toute ta vie. Pis d'abord d'où tu viens ? Sont où tes parents ? T'es pas à l'école ?

Pédagogie, késako ? Connait pas.


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MessageSujet: Re: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   Dim 1 Déc - 13:47

« Allergy. »


Le troll il dit plein de vilains gros mots.

Barthélemy il aime pas les gros mots. C'est moche et c'est malpoli, en plus, ça vaut trois mauvais points en classe avec le professeur de bienséance. Même si le petit Prince il y va jamais, ça, il s'en rappelle très bien.

C'est à ce moment là qu'il réalise que les monstres c'est pas censés parler comme ça. Et encore moins dire de si moches gros mots. Les monstres c'est méchants et ça fait peur. Mais là, le visage de celui qu'il observe devant lui passe par tellement d'expressions que ça en devient presque risible. Alors Barthélemy il commence à douter, et à se dire qu'il vient d'être trompé. Trompé par le drôle de grand machin en face de lui qui se pourrait bien être un humain.

Du coup, le petit blondinet il écoute quelques bribes de ses pensées. Gervita. Gosse. Gamin. Gnome. Cucurbitacée. Fromager. Maquillage.

... Maquillage ? Là Barthélemy, il est vraiment perdu. Il en a marre de ce jeu, lui, il veut plus jouer du tout. Il comprend plus rien, il sait pas si c'est un monstre, un homme, un monstre qui se maquille ou un fromager de cucurbitacées. Mais ce qu'il sait, c'est qu'il a le visage qui le chauffe soudainement. Il aperçoit son reflet dans une flaque d'eau boueuse à ses pieds, surement un vestige de ce qui avait servi pour arroser le gros machin orange. Et son reflet, c'est plus du tout son reflet.

Le petit héritier, il est devenu tout coloré, tout comme une fille. Il est orange, puis bleu, et rose à la fois, et Barthélemy, il a horreur du rose.

Soudain, il se sent emporté dans les airs et se retrouve soulevé par le col. Et en face de lui, face de troll qui est toujours aussi rouge.  Sauf que Barthélemy il manque d'air depuis tout à l'heure. Ca a commencé par le visage qui le brûlait, et maintenant il sent sa gorge se gonfler. Ses yeux commencent également à le piquer, mais le valeureux prince il ne fléchit pas, et garde un visage tenace face à l'assaillant.

De droite à gauche, de bas en haut, il valdingue dans les airs de tous les côtés, ne voyant plus que des morceaux de couleurs se brouiller dans sa vision. Et le grand machin, il parle en même temps. Il parle, il parle, il lui montre le bidule orange, il l'engueule, il lui pose des questions , mais Barthélemy, il comprend plus rien. Il entend plus rien.

Il se rappelle qu'il est allergique au protettrucbidule, et il se rappelle très bien que c'est pour ça qu'à Halloween il peut pas se faire pleins de dessins trop chouettes au visage.

Il se rappelle aussi que tout à l'heure, il a compris que ce qui était peut être un homme, était fromager. Et le petit Prince il adore le fromage.

Mais il se rappelle aussi qu'il a pas pris son goûter.

Alors sentant sa conscience s'évader,  il laisse s'échapper quelques mots du bout de ses lèvres gonflées en fermant les yeux.

« Je grpeux lavoir dru fromgrj skrilvusplé »

Puis Barthélemy, il se rappelle plus de rien.
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MessageSujet: Re: « Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]   

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« Laisse moi carresser tes vaches, Papi. » [PV • Gervita]

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