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 [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.

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de la Terre des Noiraudes
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MessageSujet: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Lun 14 Oct - 16:30


    Jamais le chant des oiseaux du petit matin ne fut aussi triste; lent, sinistre, morne. Et c'est ainsi que devient le quotidien à Skies Kingdom depuis les événements qui ont chamboulé les trois Royaumes : lent, sinistre, morne.
    Ce matin là, dans le centre ville, une foule s'était rassemblée. Tout le monde savait, tout le monde en parlait.. tout le monde avait été convoqué au fameux spectacle de la Reine Rose, mais de quoi pouvait-il bien s'agir ?
    C'était tout simplement un rituel qui se répétait : le cliquetis des armures, le pas lourd des soldats, ceux qu'on entend patrouiller depuis des semaines, depuis l'attentat. Mais aujourd'hui, ils escortent plusieurs prisonniers devant la majestueuse statue du centre ville. On peut reconnaître Hermès, Miette, Envy, Miya, Aspirine ainsi que Meantan. Et on reconnaît la reine Batilda qui sort discrètement de la foule.

    Un pas tourné vers le peuple.

    « Mes chers citadins. » Une pause imposa le silence parmi le public. « Vous êtes aujourd'hui rassemblés devant cette statue de mon arrière arrière arrière (…) arrière.. eum grand père... Kristian Yubaba. C'était un homme sage et réfléchi. Toute sa vie durant, il a combattu pour faire de notre ville un espace de paix, d'ordre et de sérénité. Or, des... parasites sèment le trouble dans la cité depuis quelques temps, et malgré mes avertissements, ces individus persistent à défier la famille royale et à menacer la paix. Il faut aujourd'hui les punir. » Des chuchotements. Des regards perplexes, d'autres approbateurs. »

    Puis soudain, un garde masqué s'avance. Il hésite un peu, fixe les six prisonniers, puis son choix s'arrête sur Envy. Il le pousse pour l'isoler du groupe.
    Le garde se tourne vers la reine. La Reine acquiesce.

    Un poignard, du sang, Envy qui tombe à terre, Envy qui ne respire plus.

    Des cris. Effroi. Horreur.

    « Silence ! Voilà la sentence méritée par ceux qui osent s'opposer à la famille royale ! Il s'agit d'une sentence dure, mais juste. Je sais cependant être clémente - les autres prisonniers sont libérés. Que cela vous serve d'avertissement. »

    Et la reine s'en alla, escortée par ses gardes, qui emportèrent le corps gisant d'Envy de la cité Yubaba.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Lun 14 Oct - 18:28

On vous entraîne sur cette place publique alors que tu protestes véhément : pour qui se prenaient-ils? Et pour qui se prenait cette reine à l'air si hautain qui t'avait fixée comme un déchet, une pauvresse indélicate et stupide. Mais toi, petite pauvresse, tu ne te laissais pas faire : était-ce ainsi que l'on félicitait la solidarité ici ?! Quel stupide royaume ! Quelle stupide reine ! « pour qui tu te prends reine de mes deux ?! pour dieu ?! de quel droit nous traites-tu comme de vulgaires animaux ?! viens te battre face à face si tu l'oses! t'es qu'une gamine qui ne comprend rien de la vie ! » , discours plus ou moins ressemblant durant tout le trajet jusqu'à la grande place, ponctué de mots plus ou moins polis. S'ils étaient ainsi chez les riches, tu préférais rester pauvre ! C'était des cris, tous révoltés, qui ne laissaient en aucun cas percer la peur que tu ressentais. Sois forte. Sois fière. Pour la gosse. Pour ton image. Ton heure venait et tu n'allais pas te laisser faire. Au moins vous aviez retrouvé les prisonniers c'était déjà ça. Enfin vous arrivez sur la place, et en passant, le nombre de gardes vous entourant avait doublé, car tu n'étais pas la seule à te rebeller.

C'est alors que tu entends un chant d'oiseaux, triste, lent, morne. Cela te figes, tu as froid dans le dos. Cet oiseau annonçait le malheur.

On vous aligne contre un mur. Vous êtes six. Six. Six curieux, six qui se rebellent, six qui forment une insulte envers cette reine qui se croit si géniale. Tu cesses soudainement d'été débattre. Ton sang se fige. Vous allez mourir. C'est la fin. Tu tiens la main de Miya, cette pauvre gamine qui ne vivrait sûrement pas très longtemps tout en fixant ce peuple devant toi. La Reine vous adresse un regard méprisant avant de se tourner vers la populace. Son peuple. Elle tient un discours comme apprit par cœur. Un discours froid, insensible. Elle se tourne vers un garde masqué. Un lâche. Il passe devant vous, vous fixant. Tu lui jettes un regard noir, serre la main de Miya et la rapproche de toi, comme un geste maternel et protecteur. Il passe son chemin et s'arrête devant Hermès un instant. Ton sang se fige. Il se tourne vers Envy. Il a alors un sourire carnassier et le force à s'avancer. Tu écarquilles les yeux. Ils allaient vraiment le faire? Et une personne de son propre royaume, son propre peuple ? Tu n'y croyais pas. Et pourtant si, si, il sort une dague, dague argentée et le plante dans le ventre du jeune homme. Tu hurles. Un hurlement figé, crispé, gelé. Du sang perle alors qu'il se plie en deux sous la douleur. Envy. Envy. Vous vous connaissiez. Vous n'étiez pas proche. Mais vous vous connaissiez. Il a déjà utilisé tes poupées, pour récolter des informations. Et tu l'aimais bien. Oui, vraiment. Il tombe. Un dernier souffle de vie. La mort. Le garde s'éloigne alors que tu sautes sur le corps encore chaud. Tu touches la plaie pourpre. Un monstre. Elle était un monstre. Des larmes t'échappent. Sacrifier un homme pour assoir son autorité ? Monstre était le seul mot qui correspondait. Tu t'éloignes. Déjà la mort s'accroche à toi. Tu n'aimes pas le mal. La mort. La maladie. Tu te réfugies dans les bras du facteur ailé, alors qu'un froid s'empare de toi. Tu les entends s'emparer du corps. Tu murmures « des monstres... Ce sont des monstres. »

Tu te remettras. Car tu es humaine. Pas comme cette femme, cette bête à l'apparence humaine. Tu voudrais les empêcher de s'emparer du corps mais tu ne peux pas. Faible, tu es trop faible. Tu n'as plus la force de les en empêcher. Tu es gelée. Tu perds ta force que tu avais quelques minutes plus tôt. La mort étai passée tout près de toi.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Lun 14 Oct - 18:46

Tu savais qu'une réunion en place publique n'avait rien de bon. Tu savais que tout ça cachait des choses étranges. Depuis quelques semaines, tu n'apparaissais même plus vraiment à la vallée du vent, alternant les simples visites pour récupérer des vêtements et les moments dans le désert, la ou tu pourrais établir un camp calme. Tu savais que tout irait mal. Tu savais qu'il y aurait des morts. Mais pas comme la dernière fois. Pas des morts involontaires. Pas des gens qu'on a laissé mourir. Des gens qu'on allait tuer.

Cette fois, tu n'es pas venu masqué. Tu es venu en tant qu'Erwin, conseiller de la Vallée du Vent. Parce que tu as appris qu'elle avait osé toucher à un de tes concitoyens. Tu n'attendais que ça, qu'elle ose poser ses sales mains de garce sur un des tiens. Beaucoup de prisonniers. Beaucoup trop. Tout serait beaucoup trop long, si elle se risquait à tuer tout le monde. Tu interviendrais. Tu ne laisserais pas quelqu'un toucher à ces pauvres gens.

Et puis le bourreau agit. Un Yubabien. Un inconnu, pour toi, une tête que tu aura croisé. Une tête qui ne pensera plus, une famille et des amis attristé. Tu fermes yeux, comme pour prononcer une prière. Envers qui? Vous êtes seuls, maintenant. Si l'humain est le plus grand de tout les monstres, alors le Trafalgar est le plus infâme de tout les diables. Et tu ne comptes pas regarder une seconde de plus de ce spectacle diabolique. Peut importe qu'elle parle, tu t'en va. La guerre approche, c'est certain.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Lun 14 Oct - 19:22

Un enfant est invincible, il ne pense pas à la mort, il court toujours en avant. Il n'a pas peur.
Et pourtant. La reine rose n'est pas un gros bonbon. Elle a fait couler le sang et tu trembles de tout ton corps. Sous tes yeux, le corps sans vie du travelo est tombé lourdement.
Tu n'as pas pleuré, tu es restée figée, tenue par la peur et le choc de ce qui venait de se passer.

La foule se presse, fascinée par un spectacle morbide.

Tu aurais voulu crier à ce moment précis. Insulter tous ses gens. Mais tu n'es qu'une petite fille dans un corps d'ouvrier.

Tu descends dans la foule, pour disparaître, quitter la scène de cette mise en scène assassine. Une fois bien camouflée par les badauds, tu redeviens Miette, la gamine au cheveux bleus qui n'a jamais mis les pieds au palais. Tu espères que personne ne t'as vue et sert contre toi, dans l'énorme poche de ton uniforme désormais trop grand, le crâne et les petites phalanges que tu as volés. On te punit pour ça, quelques os ridicules? Tu cherches des personnes connues du regard mais on te pousse dans tous les sens, on tente de t'étouffer.


Merci à Mistypour  l'avatar  (10)



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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Mar 15 Oct - 16:03

« La mort a toujours tort. »


Barthélemy, il est vraiment content. Car aujourd'hui, sa sœur  elle donne un spectacle, et Barthélemy, il aime bien les spectacles. En plus, il a demandé à Star si elle voulait bien l'accompagner et assister avec lui à la représentation du haut de son balcon préféré, et elle avait accepté.  Alors actuellement, il ne tient plus en place, il trépigne, sautille et se dandine de tous les côtés en regardant la place du centre ville où se préparait les festivités.  Tantôt il montre du doigt une personne qu'il a reconnu à sa gouvernante, tantôt il se penche à la balustrade pour mieux apercevoir la scène, bien qu'il soit aux premières loges.

Barthélemy, il trouve que l'air est lourd et pesant, mais il se dit que c'est sans doute du fait de la trop grande attente.  Le petit Prince, il est toujours en retard, sauf pour les occasions comme celle ci, alors il ira pas se plaindre auprès de sa sœur. Puis y a que les bébés qui se plaignent, et le jeune Trafalgar, c'est décidément plus un bébé.

Seulement l'attente se fait de plus en plus longue, et les gens pensent un peu trop fort. Et Barthélemy, ça l'agace quand les gens ils pensent trop fort, parce qu'il s'entend plus penser. Alors il pense plus fort, et ça devient la plus grande cacophonie du siècle dans sa tête.

Puis, soudain, apparaissent six personnes qui viennent se placer en face de la statue de son aïeul, Crestion-quelque chose, accompagné des prestigieux chevaliers de son royaume. Barthélemy, il les aime bien, parce qu'il sont gentils avec lui, et qu'il protège Yubaba des dragons et des sorcières, alors un jour, il aimerait bien devenir aussi fort qu'eux.

Et tout à coup, le petit Prince il reconnaît tonton Hermès. Alors il crie le plus fort possible en lui souriant, se demandant bien quel magnifique tour ce dernier allait encore leur réserver. Vint trois autres personnages, malheureusement inconnus au bataillon, suivit de près par Aspirine, la folle aux cheveux rouges. Il l'aime bien, Aspirine, parce qu'elle est trop chouette. Et qu'elle est trop bizarre. Et pour finir la marche, une sixième personne, elle aussi inconnue, se tenait derrière eux.

Soudain, Barthélemy il l'entend arriver. A force, il reconnaît ses songes entre mille, et avant même qu'elle n'apparaisse au grands yeux de tout le monde, le blondinet a déjà prévenu Star que Mlle sa sœur arrivait, en hurlant. A partir de ce moment là, il n'en peut littéralement plus, il a tellement hâte, qu'il se colle à la balustrade, et, sans bouger, écoute attentivement ce qui s'en suit, ébahi.

Il écoute, il écoute son discours, se désintéressant au fur et à mesure de ce qu'elle dit, reportant son attention sur Aspirine qui ne semble pas aussi joyeuse que d'ordinaire. Il se dit que cela doit être du au trac, puis après tout, elle en a fait du chemin pour parvenir jusqu'à sa contrée ! Alors il ne lui en veut pas.

Barthélemy, il n'en veut à personne de toute façon.

Batilda conclut son discours, Barthélemy inspire une longue bouffée d'air frais. Un chevalier s'approche du drôle de monsieur parmi les six alignés,  Barthélemy, enchanté, le suit du regard. Batilda fait signe au chevalier, Barthélemy se penche un peu plus en avant, le sourire aux lèvres. Le chevalier pousse l'heureux élu un peu en retrait, Barthélemy retient son souffle.

Le chevalier dégaine son immense épée.

Barthélemy retient toujours son souffle.

Le chevalier tue le drôle de monsieur.

Le drôle de monsieur tombe par terre.

Barthélemy ne retient plus son souffle. Barthélemy hurle. Barthélemy crie.  
Barthélemy... Barthélémy est ravi.

Il est aux anges, applaudit, et acclame les magnifiques acteurs. Décidément, qu'il se dit, Batilda ne fait jamais les choses à moitié.

Il rit, et applaudit plus fort encore, puis, regardant sa sœur disparaître, escortée des magnifiques chevaliers et du magnifique tout plein de rouge, Barthélemy décide d'aller jouer aux billes.



Dernière édition par Barthélemy le Mar 15 Oct - 19:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Mar 15 Oct - 16:37

Meantan a écrit:

I'm just so weak...
▬ « ...so weak. ».

Meantan regarde fixement ses pieds. Ses mains sont liées par une corde, oui, ses mains. La veille, lorsqu'il s'était fait jeté, après avoir crié à la reine le fond de sa pensée, le trinôme fut emprisonné, et la mésange redevint humaine, totalement épuisée. Ses jambes, ses bras, son dos, il avait mal partout et n'avait pas dormi, ne faisant que remuer les souvenirs de cette nuit, ce qu'il aurait du faire qu'il n'a pas fait, ce qu'il aurait pu faire pour sauver ses camarades.
Mais non, ils s'étaient fait prendre, et le garçon avait la vague impression qu'ils marchaient vers leur mort. Les mains des autres n'étaient pas liées, du moins, pas celle de tout le monde. Lui, même le haut de ses bras était attaché, ainsi que ses jambes. Sans ses liens, il aurait pu partir, s'enfuir, Miya et Aspirine dans ses pattes. Mais tel qu'il était, il était totalement impuissant. Comme sur Terre. Ce sentiment d'infériorité, celui d'être le plus petit et pourri des microbes, Mael ne l'avait jamais autant ressenti, et il ne trouvait plus aucune force pour se battre. Il avait laissé tomber.
Perdu dans ses pensées, il n'avait pas remarqué que tous les prisonniers s'étaient retrouvés en hauteur, une vraie position d’exécution. Il tourna la tête vers la source d'un  cri, un homme tomba, poignardé par un bourreau. Meantan ne le connaissait pas, mais il était des le rang des prisonniers, à côté d'Hermès. Le jeune hybride écarquilla les yeux devant le corps, non, le cadavre, allongé dans une marre de sang, eut un haut-le-cœur et tomba sur les genoux, avant de vomir, parcouru de spasmes.
Au final, il était faible. Rien qu'un lâche, nul, sans intérêt, avec une grande gueule. Devant la mort, il n'est rien. Son corps s'arrêta, des larmes coulaient le long de ses joues, il n'osa pas redresser la tête pour affronter le regard de la foule, il préféra se relever, tête baissée vers ses pieds. Un oiseau cria, le garçon le chercha dans le ciel, toujours évitant du regard des autres. Son chant, il l'avait compris, l'oiseau le regardait, perché sur un toit.

« Fuit. » l'oiseau dit.
« Comment ? » l'homme avait questionné.
« Vole. » répondit-il simplement.

« Je ne peux pas, je suis faible, je suis attaché, je ne peux rien faire, je vais mourir là, éventré devant tout un peuple. » pensa-t-il. La reine, non, le bourreau Batilda annonça alors que les autres prisonniers étaient libres de partir. Sans se soucier des autres, Meantan attendit alors qu'on lui défasse ses liens, et, le plus rapidement possible, ouvrit ses ailes, prit appuie sur ses pattes, et s'envola aussi loin qu'il le pouvait sans un regard en arrière. Jamais plus il ne reviendrait ici, pas même pour livrer une boîte. Jamais. Dans le ciel, il pleurait, espérant qu'il n'avait blessé le cœur de personne en partant de cette manière. Il ne voulait pas qu'Aspirine, ou Miya, lui en veuille, il avait eu tellement peur de la mort.


© Codes de Star.★ retouches Meantan

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Mar 15 Oct - 18:50

Un chant lent, sinistre, morne.
Feat La Mort
Le Boudoir, perdu dans une immensité de verdure. Plusieurs jour d’attente en compagnie de l’ouvrier et d’Envy. Plusieurs jours de silence, plusieurs jours de préparation mentale. Les philosophes dissertent sur la mort, mais face à elle, tout se désagrège et la peur les saisit. Elle s’empare de moi également lorsqu’une garde aux cheveux roses vient nous chercher. Aucun mot, aucune blague, aucune répartie : seulement la mort dans l’âme.
Puis pire : Aspirine, Miya et Meantan nous rejoingnent en route, poings liés. Ils sont venus pour moi. A peine la force de les regarder dans les yeux. Si désolé. Aspirine, si joyeuse, si insousciente : la mort n’est pas faite pour toi. Et toi Miya, ma protégée, j’ai échoué lamentablement.. Meantan, espérons que les courants de liberté nous suivront jusque dans la mort.
Une sinistre estrade, érigée sur la place publique, noyée dans une foule aussi dégoûtante et insignifiante que d’habitude : les piétons, avides d’événements dans leurs vies tristes et décevantes.
Un appel joyeusement innocent perce la bulle macabre de la place. Levant la tête : Barthélémy me fait signe, enthousiaste, Starla à ses côtés. Quel doux réconfort avant le trépas.
Puis la Reine Rose arrive, accompagnée de sa prestance habituelle. Son discours fait frissonner.
La punition, prévisible : je connaissais les risques de l’excursion.
Le bourreau, Jabber, s’avance, jauge un à un les prisonniers. Il n'a aucune pitié, je le sais, il me l'a tellement répété. Même si je suis l'un de ses meilleurs amis, peut-être le meilleur, il n'hésitera pas à m'exécuter. Tétanisé par la peur, trouillard que je suis, une phrase, un murmure, franchit mes lèvres étirées d’un sourire de défis :

« Mourir doit être une sacrément belle aventure. »

Il s’arrête une, deux secondes, je ne lâche pas mon sourire, la peur liquéfiant mes organes. Il va le faire, si c'est Batilda qui l'ordonne il le fera.
Il passe son chemin ; je m’écroule mentalement. Un bref un instant, le temps qu’Envy soit saisi.
Il fallait qu’il y en ait un. Pourquoi pas l’ouvrier ? Il ne manquerait à personne, Envy est au service de la Reine. Pourtant, elle donne son accord : le sang jaillit. Je ne cille pas.
Envy, l’Envy que je narguais, que je détestais pour de faux, l’Envy belle gosse : mort. Point.
Une partie de moi meurt.
Pourquoi Jabber' ne m'a pas choisi ? Parce qu'il avait le choix ? Parce qu'au final notre amitié vaut quelque chose à ses yeux. Je remercie le ciel d'être l'ami du bourreau royal.
Aspirine s’abrite dans mes bras, le visage contre mon torse. Je la serre, presque machinalement, le regard sur Batilda, s’éloignement magnifiquement. La digne Reine de la Cité des Pêchés.
Meantan s’envole, l’ouvrier disparaît, Envy est traîné.
Un souffle :

« Vivre est une sacrément belle aventure. »
codage par Junnie sur apple-spring






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Dernière édition par Hermès le Lun 25 Nov - 12:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Sam 19 Oct - 15:25

Une exécution publique. D'après le Reine ça serait pour le bien du peuple, pour la paix que l'ancêtre de la Reine, a un jour installé pour que le Royaume prospère. Intérieurement je bout, qu'on-t-ils fait, ces pauvres gens, mises à part vouloir savoir ce qui allez nous tomber sur la tête. Certains d'entre eux ont bravés la fermeture des frontières pour savoir, et certains comme moi, le font pour vivre.
Parmi les six prisonniers qui s’avancent, j'en reconnait certains. Ils sont comme moi, dan la catégorie des marchands qui se fournissaient dans les autres royaumes, et qui ont du trouver un moyen de continuer de vivre malgré la fermeture des Frontières. Hermès, Aspirine, eux deux je le connaissais personnellement, et savoir qu'ils vont surement mourir m'attriste.

Un garde masqué s'avance près des prisonniers, le bourreau, avec l'approbation de la Reine, il en choisit un. Et il le tue. A coups de poignards. Le sang gicle. Le corps désormais sans vie, tombe à terre. Je serre les dents, la Reine vient de faire tuer un de ses sujets de sans froid. Sans hésitation aucune, et sous les yeux de tout un peuple, ainsi que de son jeune frère, qui prend cela pour un spectacle.
La Reine, nous menace, en nous disant que telle était la sentence pour ceux qui ose ce rebeller. Elle ordonne ensuite le relâchement des autres prisonniers, puis elle disparaît escorté par ses gardes.
Je serre les poings, les larmes aux yeux. Pauvre homme, il était mort pour une raison qui était à mes yeux stupides, sur les ordres d'une Reine dont il était le sujet, et surement pour qui il travaillait. Je fis demi-tour et filait chez moi, remontée contre cette Reine, qui tuait son peuple sans sourcillait.
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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Dim 20 Oct - 12:14

Intrigue


❝Un chant lent, sinistre, morne.
"Elle aurait dû y songer, que tout ça finirait si mal. Elle aurait dû se douter que de tels actes ne resteraient pas impunis, que tout ça ne se passerait pas sans complications. Elle aurait dû savoir que des gardes seraient là pour mettre fin à leur petite expédition qu’elle n’a visiblement pas prise assez au sérieux, depuis le départ.
Et à présent qu’ils sont tous conduits vers la place, elle ne sait plus quoi faire. Elle aimerait hurler et se rebeller comme l’a fait aspirine, mais elle n’est même pas sûre que si elle avait été capable de parler, elle aurait pu le faire. En cet instant elle l’admire, la rouquine qui l’a soutenue. Elle aimerait aussi pouvoir se sentir rassurée de voir Hermès aller bien. Mais non. Parce qu’elle ne sait pas si le sort qui les attend n’est pas pire encore que celui d’être enfermé.
C’est froidement que, une fois arrivée sur la place, tu contemples le nombre de gardes. Il a augmenté, considérablement. Et tu ne te fais plus d’illusions, tu sais que tout ça va mal se finir.

Tu songes même que tu vas mourir lorsque vous êtes alignés tous les six. Les trois prisonniers et les trois sauveurs. Sauveurs...Quelle blague. Vous n’avez été capables de rien, au final. C’est peut-être même de sa faute, si les trois prisonniers vont être exécutés. Et définitivement de sa faute pour aspirine et Meantan. C’est ainsi qu’elle pense. Et elle voudrait tellement s’excuser. Tellement. Mais elle n’est même pas capable de l’écrire.
La main d’Aspirine qui se resserre sur la sienne la rassure un peu. Un peu seulement. Parce qu’elle sent la fin arriver.

D’autant plus lorsque ce garde masqué cherche une première victime. Elle est rassurée d’avoir Aspirine à ses côtés, de ressentir sa protection malgré la situation. Comme si elle ne lui en voulait pas. Peut-être était-ce même le cas. Et sur l’instant ça la fait se sentir un peu mieux. Un peu seulement. Ce n’est pas cependant ce qui va empêcher ses jambes de trembler. La menacer de la lâcher à tout instant.

Finalement le choix du garde se porte sur l’un des prisonniers. Elle ne le connaissait pas. Elle l’avait seulement vu lors de sa vision un peu plus tôt et durant ce chemin les conduisant à l’abattoir. Et pourtant elle s’est sentie mal, si mal, lorsqu’il a été désigné. Personne ne mérite une telle fin.

Un couteau. Quelques secondes. Du sang. Et tout est terminé. Comme ça. Une vie est prise, juste comme ça. Aussi facilement.

A côté d’elle les réactions fusent. Elle, elle reste juste là, choquée. Elle ne peut quitter ce garde du regard. Il l’effraie, définitivement. Bien plus qu’Isaac encore. Aspirine s’abrite dans les bras d’Hermès, Meantan s’envole. Et elle, elle reste juste là à contempler la flaque de sang. Elle est en vie et elle n’y crois pas.

Elle sent qu’elle va s’évanouir si elle reste là. Alors, luttant contre elle-même pour faire un pas devant l’autre, elle s’éloigne. Loin de l’agitation, loin de la foule, loin de l’indignation. Elle trouve un coin calme, à l’abri des regards, et s’écroule finalement. Elle tombe à genou et pleure, silencieusement.

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Dim 27 Oct - 1:35




Qu’est ce qui a bien pu t’attirer sur cette place, Iule. Quoi ? Qui ? Surtout dans la cité Yubaba, qui toi a horreur de cette ville sans nature, sans âme. Pernille ne t’a rien commandé pourtant. Pas plus que tes fournisseurs. Non, les temps sont encore trop troublés. Mais toi, tu as besoin de marcher, de digérer encore et encore, tu te ballade sans butte, sans ta roulotte. Munin est tellement heureux de ne pas avoir à trainer le boulet Hugin, le lent Hugin, le feignant fjord et sa roulotte bruyante derrière. Non, tout cela, c’est resté à la maison, avec la logeuse qui le gave de pommes, de carottes et de navet. Pas de sucre, c’est trop cher. Mais le poney est heureux comme un dieu avec ce traitement, heureux, heureux. Il a grossi aussi et n’est pas prêt de démaigrir. Iule voyage léger, sa sacoche de médecin accrocher à la croupe de l’Akhal Teke, le chat dans une autre en train de dormir. Mais bon sang, qu’est ce qui te prend, Iule. La foule chuchote, la foule murmure, l’atmosphère est si lourde et tu ne vois rien. Si bien que tu te décides à te mettre debout sur la croupe de ton destrier, tu le sais, il ne bougera pas. Tu fronces les sourcils. Discours de la reine. On a l’impression qu’elle va annoncer la prochaine Kermesse de son royaume. Tiens, c’est la première fois que tu vois physiquement. Elle est si petite. Oui, une kermesse. En l’honneur de son grand père … Sauf que ce n’est pas une kermesse qu’elle annonce. Mais un début de folie. Et pour quelqu’un au pouvoir, ce genre de folie monstrueuse est dangereux. Une folie avec ses victimes. Tu écarquilles les yeux, tu reconnais. Tu reconnais Hermès et surtout Meantan, la mésange. Dans quoi les mi- oiseaux se sont-ils fourrés. Par l’arbre aïeul, que s’est-il passé.

La mort. Ils ont tué l’un d’entre eux. Tu te fige sur le dos ton cheval. La mort. C’est la première fois que tu la vois en face. Ils ont tué. Ils ont pris une vie. Echo. Cette pensée a traversé son esprit de but en blanc. Maintenant que tu as ta certitude, que tu sais. Pourquoi penser à elle ? Tu ne lui montreras jamais. Mais Echo … Elle est si petite, c’est encore une enfant. Une enfant de Yubaba. Est-elle habituée à ce genre de spectacle ? Est-ce courant à Yubaba ? Et puis, quand bien même, Iule, si elle était là, qu’est-ce que tu ferais. Quelle légitimité as-tu envers cette gamine. A part qu’elle partage un peu de génétique, d’ADN paternel avec toi. Demi-sœur. Tu secoues la tête, tombant assise sur le dos de ton cheval, molle. La mort. La fin d’une vie. Abrégée volontairement. Et brusquement, tu te souviens. Tu te souviens qu’il peut t’arriver la même chose si tu restes trop longtemps dans le coin. Une cavalière à Yubaba, ce n’est pas courant. Aussi, tu rabats la capuche de ton manteau et tu t’en vas, pour fuir, loin de cette ville de fou. Faire courir une nouvelle, ne pas taire ce que tu as vu. Prévenir Hellhound, puis les gens de la vallée. Que dans le royaume rouge, on tue pour un crime de lèse-majesté.


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Dons : ★ Pluie étoilée.
★ Transfert d'émotions par les étoiles.
Chronologie : ★ Aux côtés des planètes.

MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Mar 29 Oct - 11:29

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Tu es là, sur le balcon, tu surplombes la foule aux côtés de Barthélemy. L'atmosphère est lourde, oppressante. Les regards n'osent pas se croiser, en bas, les gens chuchotent. Les condamnés crient, eux. Comme un dernier appel à la justice, à la générosité inexistante de la Reine. Batilda. Batilda et ses cheveux roses, Batilda et ses yeux dénués de bonté, Batilda et son cœur de pierre.

Elle s'avance, majestueuse. Royale. Hautaine. Près de toi, le petit Prince ne tient plus en place. Il est trop jeune pour comprendre, trop jeune pour voir ça, trop jeune pour réaliser l'ampleur de ce qui se passe à ses pieds. Trop innocent. Mais tu le laisses regarder, impuissante, tétanisée. Il crie, hurle, sautille. Tu aimerais qu'il rentre, qu'il retourne à l'abri, entre les murs de sa chambre, tu aimerais qu'il devienne sourd et aveugle le temps de cette macabre cérémonie.

Envy. Envy est mort. Le sang a coulé. Le sang s'étale sur le sol. De nouveaux hurlements s'élèvent, la foule a peur. La foule a peur de la Reine, la foule est terrifiée. Qui sera le prochain ? Qui sera le prochain à mourir ? Une larme coule le long de ta joue sans que tu la remarques. Alors Batilda la Reine se retire avec toute la grâce dont elle est capable, elle se retire avec ses gardes et son sourire rempli de serpents. Et tu ne peux que la regarder s'en aller, tu ne peux que la fixer pendant qu'elle vous tourne le dos, tu ne peux que la maudire encore un peu plus.

Barthélemy. Barthélemy. Il ne faut pas te laisser abattre. Tu dois t'occuper de cet ange blond, dont la pureté vient d'être souillée par les crimes de sa sœur. Après un dernier coup d’œil à la foule qui se disperse, tu le rejoins. Il est assis dans sa chambre, devant quelques billes colorées. Tu le regardes avec un sourire attendri et triste, si triste que tu as peur qu'il s'en rende compte. Tu t'approches, le serres dans tes bras. Si fort, si fort, tu pourrais le briser. Les larmes coulent, coulent encore. Il ne doit pas comprendre, il ne comprendra pas.

« Tout ira bien. »

Oui. Tout ira bien. Tout ira bien.
Tout ira bien jusque ce que la guerre éclate.


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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    Jeu 31 Oct - 3:23

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MessageSujet: Re: [Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.    

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[Intrigue] Un chant lent, sinistre, morne.

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